CHAPITRE n
De la natiœe et des parties constituantes des vins du Rhin en particulier.
Nous allons prëalaLlemcnt exposer nos vues pariiculières et le re'suhat de nos propres expëriences sur les vins d’Allemagne, en commençant par les vins du Rhin. « Un vin du Rhin vrai- <c ment gënëreux, dit Serviere, provenant d’une « bonne annëe, d’un excellent cru, et possëdanl <c les prëcieuses quali tës qui ne s’acquièrent qu’a- « vec le temps, est une boisson dëiicieusc pour <c le connaisseur.
Quoiqu’il ne soit pas aussi abondant en matière sucrëe et en spiritueux que les vins du Midi, il contient plus d’ardme (bouquet, goût de terroir), que l’art ne peut aucunement imiter.
Un pareil vin, qui, meme avant d’opërer sur le goût, satisfait déjà le sens plus fin de l’odorat, coûte toujours au-dessus de 6o ëcus la mesure. Deux points essentiels déterminent le prix des vins du Rhin : l’annëe et le vignoble. L’on trouve , par exemple , des vins de Hochlieim de la meme annëe, mais d’un enclos différent, dont une pièce en moût se vend 3oo florins, tandis qu’une autre en coûtera mille. Il en est de meme du vin de Rudeslieim, et il existe une grande différence entre ceux