‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 21 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

secs, et, en second lieu, en prévenant, par son acide et son arôme, la décomposition des humeurs.

Cest dans cette maladie qu’il agit vraiment comme par encliantement, et son usage y est fortement indique, non-seulement à l’inte'rieur, mais encore à l’extërieur. F. Hoffmann fait à ce sujet des re'flexions très- judicieuses , lorsqu’il dit : Et quidem in fehrihus malignis vino nil datur excellentius. Malignitas dignosciiiir ex motiium et viriinn defectu , nec non valde depressa sanguinis spirituascentia , ex tardo circulo ejusdenij, quee cuncta dispositionem quandam cruoris ad putredinem désignant : igitur in iis niorhis restaurare vires, spiritus erigere, circuluin sanguinis liber iorem reddere, transpirationem nioeere expedit, et in eo versatur omnis alexipharmacorinn virtus, etc.

4. ° Dans la gangrène humide : dans cette maladie il faut employer les vins du PJiin les plus généreux, conjointement avec d’autres médicamens appropriés , et cela en fortes doses.

5. ^ Dans l’apoplexie nerveuse , quand elle attaque des sujets faibles, et qui étaient atteints, avant l’accident, de manque de mémoire, de confusion dans les idées, de découragement, de vertige et d’une faiblesse extrême de tout l’organisme, avec un pouls petit, lent et tremblant, froid aux extrémités , balbutiement , etc.

DES VINS DU RIÏIN. l(j

Dans celte dangereuse catastrophe, les vins de Johannisberg , de Rudesheim et de Hinteihausen, sont speciaiement indiques. Il faut en (aire prendre une jusqu’à deux cuiilcrees à soupe par heure; et, dans le cas où ils ne peuvent être pris par la bouche, il faut les administrer en lavement par demi-tasses, ou par tasses, et en laver la tête et le dos du malade.

6.^ Dans toutes les maladies n'ientales , où il n’y a point de pléthore ni de congestion vers la tête, où l’activité vitale du cerveau et du système nerveux n’est point exaltée, mais dans lesquelles on remarque plutôt un relâchement , une détente et une lenteur dans les oscillations de l’organe cérébral. C’est par cette raison que, d’après les résultats de notre expérience , le vin du Rhin produit de si merveilleux effets dans la mélancolie et la manie tranquille , dans les aliénations mentales causées par de vifs chagrins , par un amour violent et mah heureux , surtout s’il y a en même temps inaction dans les autres fonctions de l’économie animale, lorsque le pouls est lent et à peine sensible, qu’il y a défaut d’appétit, et que le sommeil est trop long.

C’est à de pareils sujets qu’il faut administrer les vins du Pdiin les plus généreux et aux plus fortes doses, à cause de l’apathie du système nerveux. Que le médecin ne perde pas de vue, dans ces circonstances , les influences atmosphériques ,

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