‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 22 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

les habitudes du malade , et qu’il n’oublie point les moyens moraux, qui doivent être employés en même temps que les remèdes. L’on peut, dans ces mêmes cas , employer les vins du Rhin de qualité inférieure, pour servir à des aspersions et à des fomentations sur la tête.

7.'' Les sujets affaiblis par l’abus des plaisirs de l’amour ou par l’onanisme , qui souffrent de la consomption dorsale, et chez lesquels il y a écoulement involontaire de liqueur séminale , doivent recourir aux vins de Marckbrunn , de Laubenheim , deHocbheim, de Bodenbeim et deNierstein. Mais, en administrant ces vins , il faut observer les conditions suivantes , qui sont de la plus haute importance :

a) Qu’on ne les ordonne jamais le matin, mais seulement à table et après le repas;

b) Qu’on les fasse prendre en très -petites

dosés ; *

c) Qu’on examine si, après l’usage du vin, le malade éprouve des congestions passagères ou des érections du membre ;

d) Il faut 5’informer si le malade a déjà bu de ces sortes de vin, et si l’usage lui en est familier: si cela élait, il faudrait lui indiquer une autre sorte de vin du Rhin , ou lui faire boire une excellente qualité de vieux vins de Würzbourg.

Mais , si les malades sont en même temps sujets

DES VINS DU RHIN

à de mauvaisçs digeslions, à des diarrliees passagères, il faut leur deTendre les vins, du Rliin et de Franconie, et leur ordonner les vins rouges, fins et ge'nèreux , de Franee.

Dans la colique, si elle n’est point de nature inflammatoire , mais si elle tient à une affeetion des nerfs du bas-: ventre et du canal intestinal; lorsque le pouls est irrégulier, vite et petit; que Turine est pâle, limpide, et qu’elle passe en petite quantité' ; que les extre'mite's sont froides , la face pâle et de'compose'e, et que les malades sont si faibles qu’à peine ils peuvent quitter le lit pour quelques instans ; qu’ils se plaignent en meme temps d’un frisson ; qu’ils sont tourmente's par des obstructions , et que les matières fécales ressemblent à des baies de lauriers.

Dans cette espèce de colique, il faut administrer aux malades opulens , outre les médicamens appropriés, des vins de Johannisberg , de Hoclilieim, de Bacliarach, du haut et bas Labnstein ; ils ne se trouvent pas moins bien de l’usage des vins de Mittellieim, de Scbwartzacb, d’Erbach, deLaubenbeim , de Bodenheim , etc. , qui conviennent également.

Pour combattre les funestes effets de l’opium , de la jusquiame et autres poisons narcotiques végétaux, il faut, après les vomitifs préalables, administrer les vins du Pihin â courts intervalles et

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