CHAPITRE Iir
OU, enfin, lorsque la fièvre hectique est symptomatique, et quelle s’est formée par nie'tastase à la suite de dartres , ou d’une j^ale mal soignée , ou après une leigric ou des croûtes de lait trop promptement guéries ;
Si, avec cela , les forces sont diminuées , si la peau est sèche et affaissée ; si furine coule ahondamment, si elle est claire et limpide comme de l’eau, ou d’un hrun- rougeâtre, lisérée de hleu ou couverte de points graisseux ; si le pouls est tantôt lent, tantôt fréquent, et si, enfin, il s’y joint une salivation débilitante.
4.° Dans la goutte sereine , tant idiopathique que symptomatique. Dans la goutte sereine idiopathique il faut ordonner les vins généreux de la Franconie, lorsque l’affection primitive tient à une faihl esse générale du système nerveux, ou à une faiblesse particulière des nerfs optiques ou des nerfs ciliaires, et quelle n’est point une suite de l’embarras gastrique ou d’une surabondance de sang. Dans la goutte sereine symptomatique, surtout lorsqu’elle paraît après des éruptions cutanées rentrées , l’usage des vins de Leisten et de Stein, joint à d’autres remèdes convenables, est absolument nécessaire : mais , si la goutte sereine s’est formée à la suite de la goutte cérébrale ou d’autres rhumatismes longs et violens , si les organes de la digestion sont en meme temps affec-
DES VINS DU PALATINAT, elC. 5l
les , les vins purs de Bourgogne sont les plus recommandables J ainsi que nous Font prouve de nombreuses observations. Il est vrai que Schmucker préconisé beaucoup les vins du Rbm contre la goutte sereine; il fit meme piler 6o à loo cloportes dans ce vin, pour en faire prendre au malade, a jeun, le suc exprime, soit pur, soit dans un bouillon de veau frais et non sale.
Quant à nous, nous pensons’ devoir conseiller plutôt, au lieu de vin du Rhin et de cloportes, des vins de Stein ou de Leisten , avec du sel de tartre. Pour la classe indigente on peut, au lieu des vins vieux de la Franconie, qui sont fort chers, employer ceux de la Moselle ou du Palatinat.
Nous avions coutume de faire prendre au malade, pendant le repas, un ou deux gobelets de vin de Stein ou de Leisten , et un verre dans le courant de Faprès-midi, vers quatre ou cinq heures. Si cependant, avant son indisposition, le malade était accoutume' à boire du vin, nous augmentions la dose d’un verre.