‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 29 sur 105 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

propre observation, peu fournis en spiritueux et en matière sucre'e : il leur faut beaucoup de temps pour mûrir, et ils renferment beaucoup d’acide. Ce vin croît en telle abondance aux environs du monastère de Neubourg, non loin de Vienne, que l’on a coutume de dire que ce couvent a un robinet toujours coulant, ou qu’il possède assez de vin pour n’en pas manquer, quand meme toute l’anne'e il ne cesserait de s’en écouler par un robinet toujours ouvert.

A AVippacli dans la Carniole croît un vin auquel on donne le nom de faiseur d’enfans. Les vins d’Autriclie possèdent si peu de spiritueux et de matière sucre'e, que nous ne conseillons nullement leur emploi dans la me'decine : c’est pourquoi nous n’en dirons pas davantage.

Mais le beau et riche pays de la Hongrie offre d’excellentes sortes de vin, qui sont indispensables sous le rapport the'rapeutique. Je n’en citerai que ceux de Tokai; mais nous en parlerons plus amplement'dans le chapitre des vins doux. Serviere a bu en Hongrie d’excellens vins blancs à très-bon marché ; mais ils ne supportent pas le transport : il croit cependant qu’on pourrait parvenir à les transporter sans risque par le simple procédé de la concentration par le froid. << Ce sont les vins « rouges, dit l’auteur classique précité, que l’on « transporte en plus grande quantité de la Hongrie

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