‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 38 sur 105 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les nausees et les vomissemens icUopatliiques.

La diarrliëe, lorsqu’elle dépend d’une grande faiblesse dans le canal intestinal , soit à la suite de la dysenterie , soit après avoir pris des poisons. En pareilles circonstances nous ordonnons les vins de Bourgogne les plus gëne'reux , purs , ou avec un mélange de jaune d’œuf et de muscade ; nous prescrivons aussi la boisson appele'e en Allemagne Bischoff, qui est composée d’oranges non mures , avec d’excellent Bourgogne : mais il ne faut point mêler E essence de Bischoff au Bourgogne.

La lienterie et le flux de ventre. On peut employer ici le Bourgogne et le BiscJioff' ayec beaucoup de succès.

Dans la convalescence des maladies vermineuses^ après avoir préalablement expulsé les vers.

Dans cette période nous administrons souvent le vin de Bourgogne rouge, et à larges doses, pour fortifier le canal intestinal et pour écarter la disposition aux maladies vermineuses.

Le vin de Bourgogne est particulièrement utile,

4.” Dans les maladies scrofuleuses , surtout pendant la seconde et la troisième période. On pourra faire boire aux adultes, depuis une demi - bouteille jusqu’à une bouteille entière de la seconde classe; les enfans en prendront de trois à six cuillerées à café par jour, proportionnément à leur âge et à l’intensité de la maladie.

DES VINS DE FRANCE J CtC. /j.^

5. ^ Dans toutes les maladies ve'iicriennes , surtout quand elles ont déjà dure quelque temps et que les malades sont très-aflaiblis j ainsi que pendant Fusagc des oxides mercuriels , lorsque les organes digestifs se trouvent dans un état d’atonie. Dans toutes ces circonstantes nul vin n’est si bien indique' que le Bourgogne; il agit en augmentant l’action du mercure et en la déterminant vers la peau.

Cependant, dans cette maladie, il ne faut l’administrer qu’avec mode'ration, et jamais au-delà d’une demi -bouteille ]aar jour. Son usage est aussi très -avantageux dans la gonorrbe'e invéte're'e , avec ulcère dans le canal de l’urètre, et lorsque les malades sont extraordinairement affaiblis.

6. ^^ Dans les empoisonnemens mercuriels et les maladies cause'es par le mercure, oii la masse des humeurs est souvent totalement alte're'e ; quand il se forme des tumeurs et des e'ruptions d’une espèce particulière, ou qu’il s’y joint des exostoses douloureuses qui se convertissent fre'quemment en une inflammation e'rysipe'lateusc , l’usage du vin de Bourgogne est le souverain remède, inde'pendariiment de l’acide pbosphorique, du quinquina et du soufre, combiiie's avec le musc et les e'corces d’orange, ainsi que de$ bains de houblon, de soufre et de bois de genièvre. Nous ne craignons pas meme d’assurer, d’après nos observations multipliées , que, sans l’usage modère' du vin de Bourgogne et des

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