‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 37 sur 105 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

le vin de Bourgogne faisait des prodiges. Dans la goutte ce'rebrale symptomatique, il ne rc'ussit que lorsque fart est parvenu à rappeler la maladie primitive de forganisme , en laissant subsister une faiblesse locale de la tête et du cerveau.

Dans l’amaurose secondaire, lorsque la goutte ceVebrale se rejetait sur les nerfs optiques, sur la re'tine ou sur les nerfs ciliaires , et quelle produisait la cécité' , nous avons vu le vin de Bourgogne , joint à d’autres me'dicamens convenables, produire des effets surprenans. Mais il faut non- seulement que les malades boivent ce vin pendant la maladie même, ils doivent en continuer l’usage pendant la convalescence, et encore six mois après. Il est important de remarquer que, pendant l’usage de ce vin , les malades doivent strictement s’abstenir de boire de la bière ou de l’eau-de-vie. Nous faisions boire à ces malades, pendant le dîner, deux, trois ou quatre gobelets de ce vin, et à souper, un ou deux. Entre les repas, pour se désalte'rer , nous leur recommandions une forte infusion de thym inêle'e avec un peu de Bourgogne. Dans ces maladies, les vins de Volnay, de Beaune, de Chassagne et de Nuits, sont très à recommander, ainsi que le Cliambertin rouge, le vin de Poinars et celui de Moracbé.

Nous ne conseillons à aucun malade le Bourgogne blanc de Mersault ; le Chambertin blanc ,

DES VINS DE FRANCE, elC.

au contraire, convient aux gcmtteux qui ne souf^ frent point de la digestion, et chez lesquels les accès de goutte sont quelquefois accornpagne's d’iie'morrhoides.

2^ Dans les fièvres intermittentes malignes ( ataxiques ) , lorsque le système est vivement e'branle', et dans la convalescence des fièvres putrides, lorsqu’il survient une diarrhée affaiblissante ; surtout encore dans les fièvres gastriques , notamment :

Dans la fièvre bilieuse ;

Dans la fièvre pituiteuse , avec prostration des forces et sécrétion accompagnée de glaires : dans ces circonstances il faut allier les meilleurs vins de Bourgogne aux remèdes indiqués ;

Dans la fièvre vermineuse , pour réveiller la sensibilité du canal intestinal, et pour exciter faction de festomac et des intestins.

Les vins de Bourgogne conviennent encore ,

5.*^ Dans toutes les maladies* des voies digestives, lorsqu’elles n’offrent point le caractère de finflammation, et que les saburres gastriques ont été évacuées par des vomitifs, etc.

Il faut compter parmi ces maladies :

Une trop grande irritabilité de festomac, comme, par exemple , la cardialgie ; les squirrosités : ces cas exigent beaucoup de précaution , ef des doses petites, mais souvent réitérées.

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