CHAPITRE V
tomes d’inflammation sont passes, et que la dyspnee et les accès de sulFocalion ne soient pas trop violens , et que les symptômes prouvent au me'decin que la maladie n’est pas produite par un vice organique ou par une maladie du cœur. Il faut consulter , à cet egard , les ouvrages classiques de Mazv, de Senac , de P. Frank, de Kreysig, de Richter, de Testa et du baron Corvisart.
Les vins de Bourgogne fins opèrent d’excellens efïèls , lorsqu’il n’y a point de vice organique dans les poumons ou dans le cœur ; d’après notre expe'rience , ce sont les seuls, vins rouges que ces malades puissent supporter, et le plus souvent, joints aux remèdes indiques , ils ramènent les forces et la santé'.
Les vins de Bourgogne sont indique's tant dans l’hydr O thorax que dans l’iiydropisie du peTicarde, dans celle des poumons et du mcdiastin ; car ils fortifient le système î^unplialique , ils aident la digestion, ils relèvent les forces vitales de'primèes, et ils favorisent faction des autres remèdes tant internes qu’externes : mais il faut les administrer avec pre'caution et en augmentant par degre's le s doses.
Le malade ne devra boire ce vin qu’à dîner, jamais le matin ni le soir. Les doses seront proportionne'es aux circonstances et à la situation particulière du sujet. Si, par exemple, le malade est accoutume' au vin , et s’il en Luvait un peu
copieusement dans Tëlat de santé , la nécessite' exige de lui en faire prendre une suffisante quantité' pendant la maladie : que Ton ordonne^ par conse*quent, au malade qui en a f habitude , dès le commencement , deux ou trois verres de vin à dîner, et que tous les huit jours on augmente d’un verre, jusqu’à ce qu’il soit arrive' à cinq; qu’on le laisse alors quelque temps à ce nombre, puis l’on diminuera ou l’on augmentera la quantité , d’après l’exigence des cas. Si, au contraire, le malade n’est point accoutume' à l’usage du vin, qu’on ne lui en permette d’abord qu’un seul verre , et successivement on pourra aller jusqu’à quatre : mais il faut toujours que le me'decin consulte la disposition du malade , et observe s’il n’y a point une idiosyncrasie opposée au vin; en ce cas, il faut aussitôt en cesser l’usage.
Ni le Bourgogne, ni aucun autre vin rouge ne peut être permis dans l’hydro thorax, lorsqu’il y a obstructions dans le bas -ventre, ou constipation. Dans ces circonstances il est convenable d’administrer les Bourgognes blancs fins , ou de vieux vins du Rhin.
lO.*’ Dans l’hydrocéphale interne, dans l’hydropisie des ventncules du cerveau , il faut employer les vins fins de Bourgogne de première classe ; mais jamais il ne faut se hasarder à prescrire du