‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 55 sur 105 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

plusieurs miasmes morbifiques, qui eiitreliend raient la maladie. Nous avons d’ailleuis remarqué que, dans les maladies goutteuses , les vins rouges purs et généreux de France convenaient beaucoup mieux que les blancs.

J’en ai fait fexpcVicnce sur moi -meme : la goutte que j’ai héritée de mon père, me prescrivait de boire à table, en petite quantité, les vins les plus généreux de France et de Würzbourg; mais il s’en fallut de beaucoup qu’ils me fissent autant de bien que les vins de Bourgogne et de Bordeaux. Depuis que je me sms habitué à l’usage de ces derniers , je suis moins souvent alfecté de la goutte, et je ne souffre plus autant de maux d’estomac, qui sont presque toujours alliés avec la goutte.

Observons néanmoins que les personnes attaquées de maladies goutteuses , qui font usage à table des vins rouges de France, doivent absolument renoncer à la bière , et la remplacer , pour se désaltérer, par de l’eau sucrée, ou par de l’eau légèrement colorée de vin rouge ; car le vin et la bière sont incompatibles dans cette circonstance, et agissent d’une manière fâcheuse chez ces sortes de malades.

Les vins rouges généreux de France sont indiqués dans les cas suivans :

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