‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 59 sur 105 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

cale indique suffisamment les autres medicamens à administrer.

L^on peut aussi , dans ces maux de la télé , recommander les vins de Haut-Brion , de Montferrand , de Libourne, de Gaillac et de Grand-Constant. Nous avons souvent] réussi par leur moyen à combattre les maux de tête chroniques et nerveux les plus opiniâtres ; mais il fallait quelquefois que les malades montassent progressivement d’un verre à une demibouteille par jour, à boire sans mélange pendant le repas : alors seulement se développaient entièrement les effets bienfalsans de ces vins , et les maux de tête disparaissaient rapidement.

9.^ Dans la phthisie nerveuse , lorsqu’elle ne lient pas à un vice organique, et que le système nerveux n’a point souffert par l’ahus des liqueurs spiritueuses, comme du vin, des liqueurs, de i’eau-de-vie , etc. ; mais qu’il a été plutôt affaibli par les chagrins, par un amour malheureux , par l’onanisme ou par l’excès dans les plaisirs de l’amour ; que les malades sont tristes , mélancoliques, et que la diarrhée alterne avec des maux d’estomac et le manque d’appétit.

Dans cet état les vins rouges, fins et légers, de France , administrés d’ahord en petites doses, sont extrêmement salutaires ; mais il ne faut point oublier d’unir à l’usage de ces vins un traitement physique et moral. Les vins de Château-Margaux,

de Alc'doc , première et seconde qualité, ceux de Haul-Brion et de Galiors, sont spécialement indiqués pour ce genre de maladie.

10. '' Dans la phthisie pituiteuse, lorsqu’il y a sécrétion plus abondante de glaires dans les poumons, par suite de faiblesse dans cet organe; qu’il se manifeste une' toux accompagnée d’une forte expectoration, sans fièvre néanmoins; lorsque le pouls est petit, ou lent et ondulent; quand les malades maigrissent, qu’ils se plaignent de lassitude et d’abattement ; qu’ils manquent d’appétit , et qu’ils témoignent l’envie de boire du vin.

Dans ces circonstances il faut permettre au malade de boire à dîner, avec modéiation, des vins de Méd oc de première et seconde qualité , pourvu qu’ils soient purs et qu’ils ne contiennent point d’eau-de-vie.

11. Dans l’atrophie des enfans. Dans cette maladie dangereuse nous avons souvent guéri les sujets sans autres moyens qu’un régime nourrissant et de facile digestion , ainsi que des bains tièdes de drécbe et fusage des vins rouges de Bordeaux.

Dans celte maladie, les vins de Côtes, de Gabors et de Grand-Constant sont particulièrement indiqués : on en fera prendre aux enfans de deux ans , toutes les deux ou trois heures , une demicuillerée à thé , et à ceux de trois à neuf ans une cuillerée entière ou la moitié d’une grande cuillerée.

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