‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 62 sur 105 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

l’cauj mais en conservant toujours la proportion de deux tiers d’eau pour un de vin.

5.^^ Dans la maladie tachetëe de Werlliof (inorhus maciilosus PV^erUiofii). Si la maladie est accompagnée d’une faiblesse ge'ne'rale et de constipation, et qu’à cause de cette dernière on ne puisse ordonner les bons vins rouges de France, il faut administrer les bons et vieux vins blancs, à plusieurs reprises par jour, mais pas à trop fortes doses.

Dans cette maladie nous avons trouve le traitement suivant extrêmement utile. Nous faisions mettre une ou deux oranges en tranches dans une pinte d’eau fraîche, et nous y ajoutions un quart de pinte jusqu’à une demi-pinte de vin de Haut-Barsac ou de Bergerac, pour en faire boire au malade à sa soif; en même temps nous lui faisions laver, trois ou quatre fois par jour , les extre'mite's , l’êpine dorsale et le ventre, avec du vieux vin duPihin, en choisissant le moment où le malade ne transpirait pas.

Souvent , par ce simple procède , nous avons réussi à guérir les malades , sans avoir recours à d’autres médicamens : quelquefois aussi nous y associâmes une décoction de quinquina et de broux de noix, avec l’éther sulfurique et la teinture d’oranges.

Quand la faiblesse était très - considérable , le pouls petit et tremblant, les malades buvaient

trois verres tic Barsac pur dans le courant de la journée, ou du vin de Grave, et, pour la soif, une de'coction de diéclie mëlee de vin de Grave ou de Barsac.

Tous les vins blancs de Bordeaux et de Bayonne dont nous avons parle', quand ils sont vieux et ve'rilables, sont, en ge'ne'ral, indiques dans cette maladie, pourvu qu elle ne soit pas compliquée d^une fièvre silie'nique ; car ce phénomène contre-indique l’usage de toute espèce de vin.

4.^ Dans l’asthme de Millars , s’il n’y a point de symptômes inflammatoires; si le pouls est petit ou variable; lorsque les accès attaquent les enfans avec violence et que l’on ne peut me'connaître une prostration des forces, et lorsque la maladie consiste dans une affection nerveuse du poumon.

Dans ces circonstances il faut combiner avec prudence fusage de ces vins avec celui du musc, de la valériane, etc. Nous avons habituellement donné le vin par cuillerées h thé, selon l’intensité du mal, jusqu’à la quantité de trois, quatre, et meme six cuillerées. Les vins de Barsac, de Grave, de Castillon et deSainte-Foi, sont particulièrement à recommander, pourvu qu’ils ne soient pas trop soufrés ; dans ce cas ils exposeraient la vie de fenfànt, en irritant les organes de la respiration qui sont déjà en souffrance. Cependant nous ne conseillons point fusage du vin dans les premiers jours

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