CHAPITRE VIII
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})lesse idiopaüiique du cerveau, ou qu’il provenait d'une atonie des organes digestifs ; lorsque les sujets e'taient pâles^et de mauvaise mine; que la maladie n’e'tait point le re'sultat d’une pletliore dans le cerveau, ou de quelque violence externe sur latéte, qui pouvait faire soupçonner un vice organique dans le cerveau ; lorsque le mal n’e'tait point permanent, mais passager , et qu’il se terminait par des convulsions et des e'vanouissemens ; lorsqu’il e'tait la suite d’excès dans les plaisirs de l’amour; que le pouls e'tait habituellement petit, ou lent et ondulent; que les malades e'taient très -irritables, colères et susceptibles d’effroi ; qu’ils se plaignaient d’un sommeil insurmontable ; que le sommeil ordinaire ne les restaurait point, et qu’ils en e'taient encore • plus fatigue's qu’auparavant et ne pouvaient malgré cela s’en défendre ; enfin , lorsque la constipation et la diarrhée se succédaient alternativement.
Dans ces circonstances , de tous les vins que nous avons recommandés celui de Porto agit le plus efficacement et de la manière la 23lus sûre ; il apaise le trouble du système nerveux ; il rend le ton aux parties solides, et favorise la digestion : par ces effets il fait disparaître le vertige , et rétablit l’harmonie des divers systèmes et la santé. Pendant l’usage de cette boisson bienfaisante, il est sévèrement défendu au malade de boire de la bière ni des liqueurs fortes. Qu’on lui permette de boire à
DES VINS DESPAGNE, elC. IO9
dîner, proportionnëmeiit à sa consdlulion et d’après le degré d’intensité de la maladie, un, deux ou trois verres de vin de Porto ; pour boisson ordinaire il s’en tiendra à une légère infusion d’écorce de cannelle ou d’oranges, mêlée d’un peu de vin de Porto. Qu’on lui recommande en même temps l’exercice en plein air, un régime nourrissant et de facile digestion. Les alimens aigres, le fromage, les viandes grasses , les poissons , lui sont sévèrement interdits. Il faut qu’il s’abstienne aussi du coït.
Il n’y a pas long -temps que, par l’usage du vin de Porto , nous sommes parvenus à délivrer du vertige un seigneur habitant la campagne; mais nous ne devons pas oublier de remarquer qu’indépendamment de.ee vin le malade fit encore usage d’une potion composée d’une infusion de racine de bénoïte et de semences de moutarde, avec l’éther acétique, la teinture de cannelle et le sirop d’écorces d’oranges, et qu’on lui frictionna toute la tête avec l’éther sulfurique deux ou trois fois par jour. Lorsque le vertige fut calmé , que les organes digestifs se trouvaient fortifiés, et que l’appétit s’annonça, nous lui fîmes prendre une décoction concentrée de quinquina, avec de la teinture de valériane et de cannelle, toutes les trois heures une cuillerée à soupe. Nous continuâmes les frictions avec l’éther sulfurique deux fois par jour, et le malade prit de deux jours Tun des bains tièdes,