‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 72 sur 105 · CHAPITRE VI II · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI II

dans lesquels nous faisions mettre des herbes aromatiques, notamment la valériane, le caiamus aromaticus, le liouhlon , les fleurs de camomille et de lavande, rahsinthe, la menthe poivrëe, etc. Après avoir fait usage de ces moyens pendant quelques semaines, le malade fut entièrement gue'ri de son vertige. Il observa, encore long-temps après, le re'gime que. nous lui avions prescrit. Le detail de cette maladie fait partie d’une Monographie que nous nous ^proposons de publier; c’est pourquoi nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet.

b) Dans les paralysies, lorsqu’elles tiennent à une alfectiun primitive de quelques ramifications nerveuses , et que les parties paralysées sont menacées d’atrophie, que ce soit une paraplégie, une hémiplégie, ou une hlépharoptosis , le principal moyen à employer, indépendamment des autres médicamens indiqués, sera toujours le vin de Porto. •

Dans ces maladies primitives .du système nerveux, oii, selon notre manière devoir, le système musculaire n’est que secondairement affecté, le vin de Porto produit d’excellens effets. Nous lavons recommandé aux malades à la dose de deux à quatre verres par jour,- et quelquefois aussi nous l’avons employé utilement de la manière suivante. Nous faisions digérer, pendant huit à dix jours, dans une bouteille de vin de Porto , deux onces demoutarde

DES VINS d’eSPAGNE, ClC.

pilee , et une demi -once d’excellente ecorce de cannelle, avec trois gros de racine de galanga et une demi- once de racine de vale'riane. Après avoir filtre' la liqueur au travers d’un linge très- lin, le malade en prenait un gobelet tous les jours à dix heures du matin et un autre à quatre heures après midi. Plusieurs personnes, chez lesquelles la paralysie avait son siège dans les nerfs sacres , furent entièrement guéries par l’usage dè ce vm.

Pour réveiller en meme temps la sensibilité dans les parties paralysées, nous avons encore fait usage de frictions spiritueuses sur le dos et l’os sacrum , répétées plusieurs fois par jour.

Il est inutile de remarquer que toute espèce de bière et tous les médicamens affaibiissans étaient interdits au malade, qui était obligé de suivre un régime particulier pendant tout le traitement; nulle maladie n’exige un régime plus exact et plus sévère que celle-ci, et nous pouvons hardiment affirmer que ce n’est qu’à ces conditions qu’on peut obtenir une guérison radicale.

c) Dans toutes les maladies des organes de la digestion, par exenqjle, dans la cardialgie, dans les vomlssemcns spasmodiques, dans les diarrhées qui ariivent après les indigestions, et qui, en devenant habituelles, produisent une extrême faiblesse , tant dans les organes de la digestion, que dans le corps enlicr; dans toutes ces circonstances, dis -je, le

Page 1