‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 83 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

tari:lie, comme le racontait le malade, fut supprime par les soins de son me'decin ; mais aussitôt après cette maladie il se forma une liydropisie de poitrine : , le malade enfla depuis les pieds jusqu’à la ceinture ; la diflicultë de respirer alla jusqu’à l’e'toufrement ; l’appëtit et le sommeil disparurent ; une toux sèche et sans expectoration tourmentait cet infortune; il ne pouvait se coucher sur le côte, mais il était obligé de se tenir sur son séant dans son lit ; il était extrêmement affaibli , et pouvait à peine se soutenir. Son médecin continua à le traiter dans cet état, et employa tous les moyens indiqués par l’art pour calmer les souffrances du malade et le délivrer de cette dangereuse maladie ; mais, depuis la scille jusqu’à la digitale pourprée, tout fut infructueux. Les vésicatoires, les cautères ne produisirent aucun soulagement; l’enflure des pieds augmentait à vue d’œil, et le malade courait risque d’étouffer. Dans ce moment critique je fus consulté. C’était un jour de Janvier : le froid était excessif, le ciel pur et sans nuage ; le vent du nord soufflait, et la constitution générale portait le caractère inflammatoire. Je trouvai le malade dans une extrême faiblesse; la respiration était courte, le visage livide, les yeux sortis de leurs orbites; l’albuginée était enflammée, et les vaisseaux gorgés de sang. Le pouls était petit, mais régulier; la lan- ' gue chargée de mucosités blanches et jaunâtres ;

DES VINS DE DESSERT

les pieds enfle's et froids au loucher ; l’haleine courte, et la dyspne'e exalte'e jusqu’à fe'touf fern eut. La peau était sèche et brûlante ; l’urine ne coulait qu’avec peine, et avait une couleur de paille, avec un depot blanc, glaireux; le ventre était dur et serre'. C’est dans cette triste position que je trouvai le malade , et je crus fermement qu’il n’avait plus deux jours à vivre. Cependant j’ordonnai aussitôt le me'dicament suivant :

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