‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 82 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

mes surtout son influence vers Fonzième ou le qua- • torzième jour de la lièvre nerveuse , lorsque la diathèse inflammatoire e'tait passée, que le pouls était rallenti, mais que le système nerveux soulFrait encore.

2.^" Dans les diverses espèces d’asthme , tant humide que sec, lorsque cette maladie prend le caractère d’une affection chronique des poumons, sans quelle soit jointe à une maladie du cou ou de la poitrine, a une pneumonie, ou à un vice organique du cœur, et lorsqu’il n’existe point en meme temps une pléthore générale , ou de fortes congestions du sang vers les poumons; mais que l’asthme est goutteux ou scrophuleux , et que Fon jieut soupçonner des tubercules ; ou , enfin , lorsqu’il s’agit de l’asthme spasmodique convulsif ou même paralytique.

Outre les moyens curatifs indiqués, Fun des premiers est l’essence de Tokay , prise à la dose d’un demi-verre ou d’un verre entier par jour. Nous ne pouvons nous dispenser de faire aussi connaître le mélange suivant, que nous avons employé avec le plus grand succès dans ces sortes d’asthme, et au moyen duquel nous avons même quelquefois réussi à délivrer entièrement le malade de son asthme, quand celui-ci était la suite de Falfaihlissenient de la sensibilité dans les poumons, ou d’un amas de glaires qui s’y rencontrait, ou d’une pneu-

DES VINS DE DESSERT. 129

monie ataxique, jointe à uneliydropisie de poitrine. L’on fait infuser une ou deux onces de tabac d’Hollande (knaster) dans douze à treize onces d’essence; ou , si l’on ne peut s’en procurer , dans du Masslach , ou, à de'faut de celui-ci, dans du bon Tokay ordinaire : on met ce mélangé dans la cave, où on le laisse huit à dix jours ; après quoi on le filtre et on l’exprime bien. Toutes les deux ou trois heures le malade en prend une cuillerée , et, après un usage de douze jours, une cuillere'e et demie toutes les trois heures, pour tout médicament. Dans certains cas nous avons donné le matin un demi-verre, à quatre heures après-midi, un autre demi- verre ou meme un verre entier de ce vin de tabac ; dans les intervalles on administrait les autres remèdes indiqués. Ce mélange fut entre autres d’un grand secours à un vieillard de soixante-douze ans , attaqué d’une hydropisie de poitrine. INous allons tracer ici une esquisse de cette maladie intéressante.

M. le capitaine de B., habitant sa terre de R., près de INaumbourg, petit homme, d’une constitution faible, avait été attaqué, vingt ans auparavant, d’une péripneumonie , dont il avait dû la guérisoif aux lumières et à l’expérience de M. le conseiller aulique Heim , de Berlin. Cependant il était toujours un peu asthmatique depuis cette époque, et il fut attaqué, en 181 5, d’un catarrhe violent avec expectoration, qui augmenta beaucoup la dyspnée. Le ca-

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