‹ Traité sur l'usage et les effets des vins dan les maladies dangereuses et mortelles et sur la falsification de cette boissonChapitre 90 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

irès-suscejRÎLIe de tromper le jeune mëdeein, et qui peut devenir aussi dangereuse que celle dont nous venons de parler.

Dans celle rougeole la lièvre est peu intense ^ la faiblesse et ra,battement sont très- considérables dès le commencement de la maladie ; Fe'ruption languit , elle parait inégalement par groupes et d’une couleur pâle; elle disparaît, et revient bientôt, mais elle est plus forte aux extrémités qu’au visage ; il survient des évanouissemens , des vomissemens et des diarrhées affaiblissantes. Les malades parlent dans le délire. La toux devient humide; la langue est sale ; le pouls irrégulier, tantôt petit et fréquent, tantôt ondulent; l’urine est plus souvent claire, que foncée, laiteuse et trouble. La desquamation se fait , avec irrégularité ; il se fait des métastases , et il est très-souvent difficile de sauver la vie au malade.

L’expérience des plus grands médecins, tels que W. Wedel, PlOSenstein, Hufeland, Jahx , Goe- Lis, Hencke et Reil, confirme l’opinion que, dans cette espèce de rougeole, les poumons sont gravement affectés ; et, d’après notre propre expérience , cette affection est plutôt de nature nerveuse et paralytique qu’inflammatoire , surtout si cette rougeole n’est pas bien soignée à l’époque de la desquamation , ou que d’autres causes nuisibles influent sur le malade, notamment sur les poumons,

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et donnent lieu à des rechutes. Dans aucune e'poquc de la rougeole nous ne saurions autant reconi” mander de fixer son atierilion sur les poumons et sur la peau que dans celle de la desquamation ; et dans les deux espèces de rougeole dont nous venons de parler, aucune espèce de vins n’a produit de meilleurs efTels que lès vins de dessert.

Ils sont particulièrement indiques dans les cas où le danger et le degré de la maladie exigent Fusage du musc, du camphre et du phosphore; où il faut administrer au malade des éthers , des infusions de valériane, de serpentaire, de caîamus, de fleurs d’arnica, associés aux éthers ou aux acides dulcifiés , et lorsqu’on s’est bien convaincu qu’il n’existe point d’inflammation ni d’hémorrhagie, mais une faiblesse générale, et une altération chimique dans les humeurs , qui sont la cause de la rougeole. Cependant, il ne faut pas encore recourir à celte méthode curative et à l’usage du vin dans la première ni dans la seconde époque de la maladie ; et nous sommes entièrement de l’avis de Boerhaave, Fr. Hoffmann et .1. Brown, que dans ces périodes la rougeole est ordinairement de nature inflammatoire, et qu’elle demande un traitement antiphlogistique, modifié suivant les individus et les circonstances, et suivant que la diathèse inflammatoire prédomine dans tel ou tel système. Mais il peut y avoir des rougeoles épidémiques qui, dès le commencement

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