CHAPITRE X
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maladie J où les enfans, comme le dit Jahn, commencent à se défigurer entièrement, et semblent ne plus être que tète et ventre ; lorsque leurs traits prennent un air se'nile ; que les yeux se cavenl • que les glandes sous le menton, aux mâchoires et aux oreilles, se gonflent, s’ouvrent et laissent écouler une sanie fétide : dans ce fâcheux état nous avons obtenu de grands succès de l’usage des bains aromatiques lièdes , des bains «de sable échauffé au soleil, conjointement avec un régime convenable , et l’usage de poudres composées de musc et de limaille de fer, ainsi que des vins de Madère et de Malaga. Ces remèdes ont produit des résultats bien plus avantageux que l’emploi , si fortement préconisé , des plantes vénéneuses, telles que la ciguë, le napel, etc., ou des muriates de baryte ou de potasse. Nous prescrivions le musc sous la forme suivante :
Prenez : Musc, un demi-grain à trois grains;
Limaille de fer, un huitième de grain à un demi- grain ;
Oleo- sac char, de calamus aromat. , un demiscrupule.
Mêlez pour une dose.
S. A prendre toutes les quatre heures un paquet avec du thé de millefeuilles.
Lorsque nous ne pouvions pas employer les bains dans les maladies scropliuleuses, soit parce que les enfans témoignaient une aversion insurmontable
DES TINS DE DESSERT
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pour ce remède , soit parce que les parons ^ imbus d’un fatal pre'jugè contre les bains , ne voulaient point les permettre , nous ordonnions des lotions avec du vin rouge aromatique, à pratiquer, trois fois par jour, sur le bas -ventre, le dos et les extrémités, en faisant auparavant un peu chaulfer ce vin.
Nous terminerons cet essai sur les effets et les vertus des vins par un passage tiré des Commentaires de Mathiole sur la Matière médicale de Dioscoride, dans lequel il recommande leur usage :
Cum profecto vmitm sit Uquor omnium suaçissLmiiSj, prœcipiium humance vitœ honurn ac præstantissimum suhsidium, vitalium spirituum regenerator maæimus, ac omnium corporis tum faculiatum, tum functionum instaurator optimuSy cor lœtificet , tueaturque summopere : nulLi mirum esse dehet, quod plantain, quœ fructum fert eoc quo vinuin eocprimitur, vitem quasi vit am appellaeerint veteres. V eruin non oh id' gaudeant, juhilentque ii , qui vino nimis indulgent , quod ego ipsum Lot laudihus extulerirn. Quippe cum omne extremum ( ut in communi proeerbio est) sit vitiosum, si vinum immoderate ^ et plusquam deceat , hibatur, periculosos atque horrendos procréât morbos.
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