‹ Traité sur le système de ventilation "Howard" pour l'expulsion de l'air corrompu à mesure qu'il se produit et l'introduction simultanée de l'air pur dans des proportions égales, sans courants d'air sensibles [microforme]Chapitre 2 sur 4 · VENTILATION PARFAITE AU MOYEN BE L'APPAREIL PATENTE. DU DR. HOWARD · texte numérisé non relu

VENTILATION PARFAITE AU MOYEN BE L'APPAREIL PATENTE. DU DR. HOWARD

J'écrivis, il y a quelque temps, une petite broctiure au sujet de la: Ventilativn,.dans laquelle je donnais la description d’un a ppareil de: mon invention.pour purifler parfaitement l'atmosphère d’un apparte ment, sans y établir de courants d'air ou dè cliangements de tempéralure. Ayant eu, pendant neuf.ans,.à.veiller à la santé d’ün grand! nombre de patients dans un très petit local, ce füt par suite d’une: nécessité absolue que j'inventai l'âppareil en question, et jusque là je: n'avais fait qu’un pas-vers le complément de mon système. De sorte: que des hommes spéciaux.et. des sociétés scientifiques, après avoir: reconnu la perfection de l'instrument, me fireut'observer, comme: je le savais d’ailleurs, que je n'avais accompli que la moitié de ma: tâche et qu’il me restait à découvrir le moyen d'éx ulser l'air corrompu aussitôt que formé ; aucune invention sem lable, exempte: d'objections sérieuses, n'ayant été jusqu'alors découverte.

Par une série d'expériences suivie avec une patiente observation,je: découvris : 1°, L'élévation à laquelle il est nécessaire d'éxpulser l'air corrompu d’un appartement; %,. Un moyeu d’ÿ arnver sans l'usage embarrassant et dispendieux de la vapeur, de l'eau, des chevaux ou des bras humains. Mon système est donc complet et parfait, et la présente brochure le développe enentier, tandis que la première ne J'expliquait qu'à demi.

hose étrange, le corps humain émet dé toute sa surfice des substancesempoisonnées pour lui-même st pour tous les êtres vivants qui l'environnent. Entourez un homme du gaz d'acide carbonique et : il meurt. Cependant tout adulte émet jouruellement par sa bouche, de douze à seize sa cubes de ce gaz, outre une quantité indéter. minée qui sexhale de sa peau.

On à observé à Calcutia au'un certain nombre de personnes enfermées dans un cachot sans véntilation, sont mortes après des souffrances horribles, laissant pour toujours dans l’histoire un souvenir lugubre. Cependant la plupart des autorités chargées de l'administration de nos prisons, de nos cours de justice et même : de nos grands établissements d'éducation, jouent, sans le savoir, le rôle du tyrant indien,auteur de ce méfait. Elles ré ussissent à abréger

et à affaiblir un grand nombre d'existences lors même u'elles ne &

les détruisent pas complètement. A quoi attribuer, en effet, la pâleur maladive des nombreux élèves de nos grandes écoles, la mortalité dans des proportions alarmantes qui se produit parmi la jeunesse de l’opulente Cité de Mon tréal, le nombre considérable d'en. fants débilesque l'on remarque dansles grandes villes, et particuliè-

rement dans Paris, où l’on persiste à tenir les fenêtres coustamment

‘fermées ? A rien autre chose qu'à la ventilation imparfaite : cab | . Le 3 .

A De

c'est un fait pleinement établi que l'absence d'air pur produit.

plus de maladies et de déçès que la privation de nourriture et de vêtements. La raison en est t:utesimple ; chacun de nous se ressent du manque d'aliments et de vêtements lorsqu'il en est privé et il chérche à s'en procurér ; mais nous ne savons pas toujour: quand nous respirons une atmosphère empoisonnée, propre à engendrer la maladie et à canser quelquefois la mort. Les statistiques font voir que la: proportion des décès dans les différents districts en Angleterre, est basée sur la densité de la x te pûr conséquent sur la proportion d'air corrompu qu'elle respire. La durée de notre vie dépend donc de la pureté de l'atmosphère dans nos demeures.

Devons-nous, pour cela, ouvrir nos fenètres toutes grandes ? Cela n'est pas possible avec uu thermomètre souvent au-dessous de zéro, à moins de vouloir hâter la mort des consomptifs et produire des rhumes chez les gens en santé, par l'introduction dos courants et par des changements subits de l'atmosphère. Laisserons-nous des vides sous nos portes ? Uela refroidit les pieds et chasse Ie sang vers la tête en produisant des résultats nuisibles bien connus. Que dire de l'admission de l'air chaud à travers nos planchers ? En nr l'air on le prive des principes vitaux qui le rendent salubre.

Quels sont donc les qualités générales requises pour un système de ventilation parfaite ? :

Sur ce point heureusement les hygiénistes sont d'accord :

lo, L'air corrompu doit être chassé aussitôt que créé,

2, Une quantité proportionnelle d'air frais doit être introduite sans refroidir la température ni causer des courants d'air.

3o, L'air frais introduit doit être exempt du gaz d'acide carbonique, de l'hydrogène sulfuré, de la poussière et de la vapeur.

Prenons ces points en sens inverse, en commençant par le dernier.

Les vapeurs sont souvent imbues de miasmes produisant des frisons, etc.

La poussière, si elle est inorganique irrite, le système. Mais le professeur Tyndall a démontré qu'une forte proportion de la poussière de nos cités est ORGANIQUE.

Il y a trouvé des germes mycroscopiques de la fièvre scarlatine et de la petite vérole, Elle contient également des animalcules impalpables produisant la corruption et la gangrène dans les plaies découvertes.

Dans le Ventilateur Howard, la poussière et l'humidité sont égaloment interceptées par une couche de ouate. Notons en conséquence qu’elle peut s'adapter spécialement aux wagons de chemins de fer, ainsi qu'aux hôpitaux et aux chambres des malades, attendu que les fièvres malignes, la peste et la petite yérole sont neutralisées par une atmosphère sèche.

Le gaz hydrogène sulfuré s échappe de toutes nos usines à gaz; l'acide carbonique ct l'hydrogène sulfnré s'exhalent d corps de toutes les personnes passant sous nos fenêtres; les deu

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sont des poisons mortels. Uno couche de charbon de bois contenue dans appareil en question les absorbe complètement. L'air putride abondo dans toutes nos villes, le lait et les viandes qu'il atteint se corrompent rapidement ; le charbon de bois absorbe encore ces ‘apurs la chose est évidente.

# gravure ci-dessous indique la manière dont un courant

<untinu d'air frais est introduit au moyen du Ventilateur, sans produire aucune variation dans l'atmospherc.

La chambre A contient une couche d'ouate placée entre deux plaques métalliques finement perforées, La chambre B, faite d'une manière semblable, contient une couche de charbon de bois, Le tout est surmonté d’un couvercle convexe en ferblanc perforé.

L'air, en passant à travers ces chambres affectées par la chaleur de l'appartement, est ainsi légèrement échauffé dans son trajet. Grâce: à Ta forme du Ventilateur l'air s'introduit à l'intérieur en prenant une direction verticale ascendante, et non horizontale. Il ne peut donc y avoir aucun courant sensible ; l'air s'y divise

en de nombreux codrants continus étsè déchar-

e dans la chambre comme l'eau d’un arrosoir.

ous ces filets d'air, descendant d'après une loi bien connue, font mouvoir l'air qui les entoure N presque à angles droits de leur ligne de direction. De la sorte, il se produit un jet constant et simultané de particules d'air dans toute l'étendue de l’appartement et dans toutes les directions, ce qui constitue un dés grands objets de mon système. Lu. S oici une preuve évidente de la loi atmosphérique indiquée plus haut; A côté de la flamme d'une bougie r:!cez une carte, soufllez sur le coté de cette carte opposé à la bougie, le bout de la flamme inclinera à un angle droit dans. la direction de votre souffle.

Expliquons maintenant la théorie des mouvements de l'air dans un appartement,

Le gaz d'acide carbonique est plus lourd que l'air atmosphérique ordinaire ; de là les théoristes ont prétendu que lorsqu'il, s'exhale de notre corps, il tombe au bas de l'appartement. Mais il n'en est pas ainsi. L’haleine de l'homme est réchauffée par la combustion dans l'intérieur de son corps. Elle est ainsi rendue plus légère que l'air extérieur et s'élève vers le plafond ; l'air froid tombe et la remplace ; les couches d'air les plus froides, les plus lourdes et les plus pures touchant au parquel. Les personnes qui s’échap.

érent du cachot de Calcutta s'étaientcouchées la face contre térre. i votre tête touche au plafond d’un apparten at rémipli de monde, l’odorat vous fers apercevoir que Pair corrémpt s'y trouve ; demandez aux pl Soufllez sur des bulles de Dh pop leEnE votre haleiné méfie ra, mais elle él8vera avec elle une bonnequantité de savon et d'eau. Comme tout le monde conviéñit que l'air chaud

te

“ordinaire monte, l'idée d'introduire l'air chaud par le sommet d'un appartement et de l'expulser par la base n'a'de parallèle que 1e plan des amis de Guliver qui fesaient monter le courant de l’eau an sommet d'une montagne.

Le Ventilateur Howard opère donc comme suit: L'air froid s'introduit dans l'appartement en le traversant dans une direction verticale ascendante, atteint le plafond, descend transversalement par la force de son propre poids et soulève le gaz d'acide carbonnique léger et rariflé qui s'échappe de notre bouche, de la mème manière que le courant polaire supporte le Gulf Stream ; il s'échauffe puelque peu en traversant ce gaz, mais il ne s’y mèle pas. Comment a-t-0n découvert tout ceri ? Par l'observation. Chose curieuse, les phénomènes naturels paraissent toujours en contradiction avec nos notions préconçues. Il n’y a qu'un seul meyen de’ voir ‘Comment agissent les idfluences de la nature: c'est en les obser-vant patiemment. Les extraits suivants d’une léttre déjà va par la presse de Montréal, démontrent clairement de quelle maniere les gaz agissent dans un appartement.

Expérience dans le dertotr des hommes de l’Hospice des Aliénés de St. Jean, P. Q.

Cet appartefnent est d'environ 40 pieds carrés sur 10 pieds, de hauteur et.contient 37 lits ; près du centre'se trouve un petit poële à <harbon et.une colonne, éloignés l’un de l’autre de 12 picds.

Février ?, 1870, à 7 heures P. M.

Te fixai sur la colonne trois thermomètres espacés de trois pieds et aussi dix verres remplis d'eau de chaux et dix feuilles de papier de plomb espaces d’un pied les uns des autres. Je fermai alors les ventilateurs et les autres issues. À minuit le thermomètre le plus PAppEoCE de la colonne était à 56», le suivant à 620, et le plus élevé à680,

L'air extérieur était à 270 au-dessus de zéro. Tous les verres d’eau de chaux étaient décolorés ; mais leur blanckeur augmentait en proportion de leur élévation jusqu'à 9 pieds ; ceux à 7, 8,et 9 pieds d'élévation étaient recouverts d'une croûte qu'on pouvait enlever avec le doigt, mais celui à 10 pieds n'était pas plus décomposé que celui pe à 3 pieds de la base ; il en était de mème du Papier de plomb. La décola:ation n'augmentait que jusqu'à neuf pieds d'élévation.

La nuit suivante les mêmes dispositions furent prises, seulement les 6 ventilateurs et le con uit HS À RASE (2 pieds en superficie) furent ouverts. Je pus me servir du système Montgolfier et l'estimai qu'il s’introduisait dans l'appartement 61,800 pieds cubes d'air par heure. A 7h P. M. les thermomètres marquaïent comme suit : Air extérieur 110; à l'intérieur 56 630 et 70. A minuit: Air

extérieur 8 au-dessus de zéro, à l'intérieur 560, 63:et 70. A 7h. A. M. le 4: air extérieur 40 au dessous de zéro; à l'interieur 580, 620 et 62,

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Nuit aux mêmes positions que la veille. Le matin du 4, l'eau: «dr Chaux an-dessons de 7 pieds n'était pas du tout décolorée, an dessus elle l'était légèrement. Il en était ainsi du papier de plomb. L'eau de chaux et le papier de plomb à 10 pieds d'élévation n'étaient pas affectés du touts

Ces expériences démontrent :

1°. Que le passage de 61,800 pieds ces d'air à l'heure par les

ventilateurs, avec une témpérature extérieure ‘au-dessous de zér

ne refroidissait pas sensiblement l'appartement. %, Que l'air pur.

quoique introduit à une hauteur de pieds, était le plus rapproche RE

do. Qbservez très-particulièréement que tout ce que contenait l'appartement d'air impur se trouvait entre 7 et 9 pieds du sol : donc, en autant que les entilateurs sont concernés, il en a suffi de six pour conerver l'air suffisamment pur dans ün appartement renfermant 32 personnes, lorsque chaque patient n'avait pas plus d'un tièrs de l'espace jugé ‘ordinairement nécessaire. !l: accomplissent par conséquent tout ce qu’en réclament les hommes et les sociétés scientifiques qui ont rendu témoi nage de leur mérite, et une plus longue dissertation flevient inutile. On trouve. il est vrai, des personnes qui ne peuvent croire à l'introduction dc l'air dans un appartement à moins de sentir le vent souffler sur elles, malgré qu'on leur dise que cè qu'il Jeur faut c'est le renouve. lement de l'AAnOSBUÈre sans Courants d'air. Avec ces gens-là |; discussion est inutile.

Mais le plus important reste encore à faire. Il s'agit maintenan! de donner effet à la première des trois randes lois hygiéniques savoir : « Que l'air corrompu doit être chassé aussitôt que créé ; ou, en d’autres termes, que l'atmosphèrefdoit être renouvelée assez promptement pour qu'aucune personne ne #oit exposée à respiret de nouveau l'air déjà exhalé de sa personne ou de celles des autres. Pour accomplir ceci, le courant d'air corrompu que l'on chasse doit suivre une direction verticale ct il doit ÿ avoir ur conduit d'échappement.

La troisième concinsion des expériences plus haut détaillées établit un fait très important. C'est que les débouchés des conduits d'échappement doivent se trouver entre 7.et 9 pieds au-dessus Qu parquet. Celte découverte une fois faite par l'observation, porte en elle sa propre preuve: Parkes démontre que nous émanons de rotre corps, non seulement des gaz, mais aussi des particules de matières organisées et désorganisées : il est très naturel que ces gaz el res malières soient portés par la respiration un peu au-dessus de nos têtes, et non au-delà. En outre, les gaz dilatés par la chaleur, qui s’échappent de nos. corps se refroidiraient en s'élevant à uné hauteur un peu considérable, s’'appesantiraient et s'abaisseraient

ur, étre de nouveau respirés. Il est presque amusant de voir, orsque l’on a une fois découvert un fait, comme il parait facile à établir 5 d ni ,

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On comprendra mainténant pourquoi un foyer ouvert ne suffit pas à la ventilation. | ni €

10. Le feu consume l'oxigène et enlève à l'appartement plus d'air pur que d'air corrompu. 2%. Un foyer, par sû position, attirera les exhalaisons malsaines en les faisant passer au niveau des organes de notre respiration, avant de les enlever. |

Que dire alors d’un simple conduit d'échappement ? De tels conduits agissent souvent autant comme mayen d'introduction que comme moyen d'expulsion. Quand l'air extérieur n'est pas positivement plus froid que l'atmosphère de l'appéranient, l'air corrompu de l'intérieur, étant plus lourd, ne s'élève pas et le conduit d'échappement devient inutile. « Posez, (comme disent les logiciens) une assemblée de cinq cénts personnes ; Parkes détermine la superficis requise pour l'introduction et l'expulsion de l'air à un fiers de pied carré par tête; par conséquent cinq cents individus nécessiteront une ouverture de 466 pieds carrés! Ce qui constitue d’une manière satisfaisante, le .reducrio qu absurdum. A dun docs LS Fe

Autant vaudrait retourner aux arènes sans toits de l'antiquité ou s’assembler en plein air, sous l'ômbrège des arbres et des parapluies, ainsi que le firent nagubres les fidèles de l'église de Brantree, RAA nS que la fameuse. causé des church riles, était pendante. Mais supposez que nous abandonnions de désespoir les calculs de la science et que nous nous rabattions sur lé sens commun, (qui n'est souvent que le synonyme d'absurdité peu: commune ;) admettons qu'il faille des conduits d'échappement de dimensions suffisantes pour satisfaire l'exigence de toutes les consciences ; qu'arrivera-t-il alors ?

Mais l'alarme deviendra générale. :

La superficie de ce conduit étant démesurée, il agit moitié comme expuiseur et moitié comme introducteur de l'air; de sorte que la température d’un appartement, s'assimilant à l'air du dehors, iln'y a que peu de ventilation, et de chaleur aucune.

Supposons une assemblée publique ; le desideratum est un appareil pour'expulser l'air éorrompu, car noùs n’émanons de notre corps qu'une moyenne d'à Le près deux ou trois pieds cubes de gaz malfaisant par heure. Telles que les choses sont maintenant, quel malaise n'éprouve pas le malheureux public à de pareilles réunions pendant nos étés plus que tropicaux ! Dans de pareilles circonstances, l'atmosphère extérieure est d'égale température avec celui de l'appartement et se tient en équilibre avec lui. Ces issues sont donc inactives et stagnantes ; et tout ceci arrive à l'insu de chacun, peudant que l’exsudation: et les exhalaisons sont particulièrement copieuses et malsaines. Ici, dans tous les cas, un appareil d'expulsion est impérativement requis. HAL HR Gi

. Dans les hôpitaux, chaque patient a besoin de 3000 à 6000 pieds cubes d'air pur par heure. Il est manifeste que de ! simples ouvertures sont ici insuffisantes et, si elles sont placées au bas de l'appartement. comme cela arrive souvent, l'air qui s'exhale d’un

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