‹ Traité sur les champignons comestibles, contenant l'indication des espèces nuisibles; précédé d'une introduction a l'histoire des champignons, avec quatre planches coloriéesChapitre 1 sur 32 · PARIS, CHEZ BELIN-LEPRIEUR, LIBRAIRE · texte numérisé non relu

PARIS, CHEZ BELIN-LEPRIEUR, LIBRAIRE

quai des Augustins, N° 55,

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Ox à plusieurs ouvrages sur les Champignons : le nombre r’en est pas cependant aussi considérable que ceux que l’on a publiés sur les autres familles de plantes. On peut les diviser en trois classes :

Ire, Ceux qui traitent des Champignons sous le rapport de leur histoire naturelle; par exemple, de leur physio logie, des lieux qu’ils habitent, du temps de leur apparition, de leur classification , etc.

ITe. Ceux qui les considèrent par rapport à nos besoins, c’est-à-dire dans celui de leur propriété et de leur utilité. :

Ille. Ceux qui réunissent tout à la fois ces deux objets.

Mais ces ouvrages sont presque tous ou trop étendus, ou bornés aux localités ; ils sont aussi, pour l'ordinaire, d’un prix très-élevé, ce qui est un des plus grands obstacles à leur publicité,

En Allemagne, on possède plusieurs ouvrages qui ont pour but la connoissance des Champignons, et qui traitent de leur usage.

En France, le Traité des Champignons de M. le docteur Paulet, publié en 1793, en deux gros vol. in-4°, quoique connu favorablement, mérite d’être

plus répandu. La première partie de cet ouvrage est purement scientifique ; dans la seconde, l’auteur traite de tous les Champignons, au moins de ceux qui sont d’une certaine dimension , et qui étoient alors connus. Le principal but de ce savant ouvrage est de présenter un grand nombre d'expériences tentées sur les animaux , pour constater les bonnes où mauvaises qualités des champignons, de rapporter plusieurs exemples d’empoisonnemens occasionés par ces productions, ainsi que les moyens employés pour y remédier. Les vues de Pauteur sur les groupes, ou sous-genres, SOnt au tant de bonnes observations pour l’histoire naturelle des Champignons. J’ai souvent emprunté de cet ouvrage ce qui est relatif à la manière de les apprèter pour la table. |

L’intention de Bulliard, en publiant son Histoire sur les Champisnons de la France, estimée à cause de ses belles figures, n’étoit pas précisément de nous faire connoître les espèces utiles et malfaisantes, bieu qu 71] parle quelquefois avec assez d étendue des espèces comestibles ordinaires.

Îl n’y a pas, à ma connoissance, un ouvrage moderne sur cet objet, en Italie, où pourtant, à ce qu’il paroît, on recherche plus lés Champignons, et où on en fait une plus grande consommation que dans aucun pays. Hechelt, qui vivoit au commencement du dix- huitième siècle, désigne, dans ses Nova genera Plantarum, un nombre considérable d'espèces ou variétés comestibles ,

par l’épithète de fungus edulis ou esculentus, mais

les descriptions de cet auteur sont souvent si courtes, et pourtant si peu précises, que l’on ne peut pas bien reconnoître ses espèces, excepté celles dont il a donné d'assez bonnes figures.

Dans l’ouvrage de Batarra, qui a pour titre : Fungorum agri Ariminensis Historia, 1555, in-*, postérieur à celui de Micheli, les descriptions sont un peu plus étendues, et les dessins sont en plus grand nombre, qnoiqu’un peu inférieurs pour l'exécution ; mais dans le temps où il l’a publié, la science n’avoit pas encore la marche actuelle qui a tant contribué à nos connoissances réelles, et à l’histoire naturelle ; on peut donc regarder ces écrits comme de peu d'utilité pour notre temps. \

Les champignons de la Russie, qui sont d'une st grande ressource pour les peuples de ce vaste empire, nous sont entièrement inconnus, car on peut compter presque pour rien le peu d’espèces dont parlent Gmelin et Pallas, et dont plusieurs ne sont que nos espèces les plus communes. : |

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