‹ Traité sur les phrénopathiesChapitre 35 sur 58 · FOLIE AVEC DELIRE · texte numérisé non relu

FOLIE AVEC DELIRE

Dans cette variété , nous ne rencontrons plus une aliénation à sa première période ; les impulsions irritatives et les efforts de l'imagination ont offusqué les symptômes primitifs : plus d'abattement , plus de tristesse , dans cette vésanie.

Cette aliénation, ordinairement continue dans sa marche , n'est presque jamais périodique. Elle se manifeste rarement d'une manière brusque, mais procède lentement et augmente progressivement en gravité. Dans la plupart des cas, le délire devance les procédés fantastiques.

Le malade est obstiné , mais on découvre un motif erroné dans son système d'opposition : il a des projets sur lesquels il ne souffre pas de contradiction : il tient à ses révélations, à ses imaginations, avec une fermeté inconcevable. Il se met nu , découpe ses habits ; mais on découvre a travers toutes ces actions une aberration dans les idées. Le malade refuse de manger, mais ce refus n'est plus un simple caprice du caractère ; il prétend qu'une voix lui a ordonné de s'abstenir de prendre iiucun aliment.

La paraphrénie jointe au délire annonce non-seulement la longue durée de cette maladie , mais conduit encore souvent l'aliéné a la tombe : un amaigrissement, une fièvre lente , la consomption pvdmonaire , les in-

fiammations intestinales, naissent souvent dans le cours de cette affection.

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