‹ Traité sur les phrénopathiesChapitre 37 sur 58 · CONVULSIONS ET DELIRE · texte numérisé non relu

CONVULSIONS ET DELIRE

Épilepsie , convulsions mentales , liyslerie : écarts de Timagination^ etc. : type périodique, intermittent ou rémittent : affection dans le plus grand nombre des cas incurable , se terminant par une mort instantanée ou par le marasme.

DÎELANCOLIE, MANIE, DELIRE.

B.... , aliéné , âgé de trente-six ans , marche la tête baissée , parait absorbé dans de tristes idées , offre un front sourcilleux et le regard inc|uiet. L'accent de la voix est plaintif.

Par momens, il est agité ; sa marche est légère , il menace les gens de service, en vient à des voies de fait; très souvent , la nuit , il se lève et assure entendre crier sa femme et ses enfans : le bourgmestre de sa commune l'appelle.

Cette variété d'aliénation mentale offre une marche ordinairement continue , et c'est en cela qu'elle se distingue de la mélancolie maniaque qui , plus souvent , se caractérise par des rémittences et des intervalles lucides parfaits. C'est par le symptôme fondamental, la mélancolie, que la maladie débute ; la manie y succède, et le trouble dans Timagination ne s'annonce ordinairement qu'à l'apogée de cette affection. C'est le

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premier S3miplôme qui disparaît à la convalescence ; les emportemens se dissipent à mesure que l'altération des idées cesse : l'état de tristesse est le dernier phénomène morbide qui persiste a la guérison. Si le délire est vague et ne se rapporte point à quelque faculté instinctive, l'ambition , l'amour, l'avarice , etc., il laisse un grand espoir de guérison.

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