G3 TRAITÉ
es! évident, ai la poutre ab éprouve une traction dans le
sitioti primitifs, puisque les pièces de bois on ètpp s'oppnseronlà son mouvement. Il est nécessaire iei , d'après la position du coffre, que les pièces o et p aient leurs analogues du cÛté de la Aicr 0]jjins(i L :'i elle a'b' , ainsi qu'on le voit dans la/ïg. iSa.Dans le cas où 1'™ craindrait que la pontre ab tic fùl point fixée assez solidement , on e'tabli-
lesquels s'appuieraien! les jiièco de Ijuis/i' et i/, que l'on placerait perpandiculali-ement aux palplanches.t' et t. Si , iiiaiflii: tutli; nouvelle tiiar[!i.TLti;, i-eilc poutre ab éprouvait encore quelques chaugemeus dons sa position , ii faudrait alors enfoncer de nouvelles palplancbes au-dessus de celles kit' eltyJSg. i5t el i?i3, afin d'annuler l'effort qu'oiorccraienl contre elles les pièces de bois ooppp' et 17'.
Manière d éfaillir l'assemblage, des'vis, des (faons el des leviers, pour obtenir une grande pression sur la tête des coffres . Évaluation des efforts produits sur ceux enfoncés dam la citadelle de Calais.
§ 73. La poutre ab étant dans une position lire, ou introduit dans les ouvertures circulaires pratiquées en j-et là 1 e* '54, °"cui pièces de boisou de fer j-.r etvr, que l'on joint ensemble \w îles !>:>[ii's de fer a" b", a" W- On place ensuite sur le coffre a'b' le cliàssis ( 'rf(V, que nousavons représenté en plan et en cnupo, dans les/%. 143 et 144, Pl. XXII, sur lequel on élève la charpente c'y.
SUR LES PDITE «HTESIESS. l6g
composée de pièces placées les unes au-dessus dos autres , comme on le voit dans les Jig. i5i cl i54- Dans cet état, pour que colla charpente puisse éprouver une pression capable de faire descendre le colïi-e a'V, on y pose deux arbres x'u et le'" départ et d'autre de la poutre ah, el dont on peut soulever les estremites h avec un écrou v'v', dans lequel eotrcntdcuï visdV'. En élevant donc, au moyen des leviers ki, cet écruu, on exerce, à l'aide des deux arbres x'u et x'u, une pression sur la charpente u"p" d'autant pins grande, que la hauteur lies pas de vis est plus petite relativement à la circonférence décrite par l'cxtrcmilédes leviers k'i ctKi,fig. i5i et i5Sj et qu'il y a plus de différence entre les longueurs rr' et xg", situées de part et d'outre du point d'appui x. Nbusavons vu à Calai!, des arbres de 1 S pouces (o-,46o) de diamètre se rompre, i:r H'.ils nvoi'-; ^j!:'ilI<: <;i][? la pu .'>,]■.. i. llr- i-.\u!T.bi*ji]f un moment de leur rupture était équivalente à un poids de près de Soooo kilogrammes. - ' '
Position que tendent h prendre les vis , à mesure que les . écrous élèvent l'extrémité des arbres poses sur la tête des coffres.
J ^4- Nous avons représenté les vis il'it' comme ayaut une direction perpendiculaire à celle des arbres x'uel x'u; mais quoiqu'elles ne soient pas eu réalité loiit-à-fait placées ainsi , ori sent cependant que plus les extrémités de ces arbres s'élèvent , plus aussi ces vis tendent à prendre la position que nous leur avons donnée dans \afig- i5i.
Manœuvre île la sonde dans ï intérieur îles cojpvs pen~ dant le temps qu'on les fait descendre à l aide de la pression exercée a leur partie supérieure.
S 75. Tandis que la pression dont nous venons de parler a'eiereesur le colfre o'i', on descend la lige de la sonde dans son intérieur , caque l'on fait facilement, puisque les arhres i'u eix'a sont à une certaine distance l'un del'autre(eiron conçoit ipe c'est peiulant le tempsqu'on ramène un jonr l'instrument qui s'est rempli de sable, que cette pression produit le plus grand effet.) Lorsque le coure s'est enfoncé de quelques pouces, on démonte alors l'assemblage ; on enlève la sonde et les arbres jc'u et j/u, et l'on élève la charpente o"p",fig. l5i, avec d'autres pièces de Lois; puis l'on rétablit tont cet assemblage , afin !:-[-.! r mit l;i [.'le île milTrc a'b' une nouvelle pression. Lorsqu'on voit qu'elle ne produit plus d'effet, et que l'on aemployé tous les moyens qui , sans endommager ce coffre, pouvaient contribuer à en opérer l'enfoncement, il faut «lois se résoudre à en introduire de nouveaux dans l'intérieur de ce dernier. A l'aide de cette succession de coffres, on parviendra enfin à traverser toutes les couclics de sable, et à les isoler entièrement du vide intérieur que l'on
Lajîg. ; do la Pl. IV représente en coupe deuicofires el une buse, que l'on a enfoncés successivement pour parvenir aux couches de calcaire craïeux qui renferment les eaux qn'on cherche a ramener à la surface du sol.
Ulginzod By Guogte
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Ce soudage, par ^uii.': dr >j inconstances particulières, n'a pas élé continué, et il n'aurait pu l'être qu'en cnfoQ-
i pouces (o",o54) d'épaisseur,' alin de pouvoir y introduire des binai de 7 pouces (o",i8g) de diamètre cité-
ï,e tableau suivant est relatif à un autre sondage que l'on a entrepris dans an lerruiu de saille absolument semblable i celui qui a donne lien nu* opérations dont Tait mention le tableau précédent; et pour Cire certain do vaincre ton les les dilftciilr?* i|ui pouvaient se présenter,
descouches'nr^llenses situées à 118 pieds^i-^SJau-dessousdusol.
SUB LES PUITS ■lliTESlEBS. ^5
Instruinens dont on doit se servir pour faciliter le passage des coffres au milieu des bancs argileux qui souvent sont interposés entre des couches île sables.
S 76. Lorsque des couche, de sable sont séparées les unes des autres par des bancs d'argile, il est nécessaire, pour que les coffres puissent les traverser, de se servir des inBtrumens représentés par les jig. î8, aget $7, afin de pouvoir pratiquer uu Lrou cylindrique d'un diamètre assez
1res peu de terrain Terme à déplacer.
Lorsque les argiles sont tendres, et qu'on s'est déjà servi des instrumens que nons venons de désigner, il fan! alors employer celui que représentent en plan, en coupe et en
lieu de ces argiles ou des couches de sable que l'on doit traverser, des lits de cailloux, on se sert alors, pour les briser et Les retirer des ciseau, du hardi , du double tirebourre, et quelquefois des lariéres représentées parles fig, ïS et 38, loreque ces cailloux sont d'un très pelit volume. Comme nous sommes entres, lors de la description de ces dillerens outils, dans des détails assez étendus sur les moyens do les manœuvrer,, nous croyons inutile de revenir sur cet objet.
Moyens que l'on doit employer pour ramener au jour les instnunens qui sont au fond du trou de somle, lorsqu'on ne peut y parvenir avec le câble lie la chivre-
pas trop fortement; c:ir il c>t alor: livî dlllicili; >!■■ ic> retirer, et souvent lus câldos ne peuvent résister an* efforts que l'un fait pour y parvenir. Le résistance que l'on éprouve provient presque toujours île ce que quelques ciu!1:ii:\ , .jrj -ir détachant (!rs prlic.-. supérieures que l'on a traversées, tombent au fond du trou de soude , et
iîe ces irislrumens. Lorsque ce cas se présente, on prend deux pièces de Lui [!<■ 'i p'iuce> ( "". t'iu) de largeur, de 3 pieds (i-) de longueur environ , et de 5 pouces (o-,i35) d'épaisseur, et l'on pratique sur l'une de leurs faces et sur toute leur largeur , une entaille formée de deux plans qui se coupent à angles droits, pour recevoir sur l'une de ses arêtes la tige de la soode. Lorsque ces pièces sont ainsi taillées, ouïes assujettit l'une et l'autre à cette tige a l'aide de boulons et d Venins, que l'on serre lorsqu'elles sont dans une position horizontale , et élevées de 8 à io pouces
pieds (<j",7-'f5) ;\ ( "",994)1 gl t ' onl ' ,|luc ^is eitrémités .i t ,oi, M ,o U c«( 0 V 7 i)à(o-,3 a 5). Col arbre, quelW
et d'une rêverie horiwlauJ^ est dispose de manière a ce .|M Sun extrémité la plus faible corresponde :i l'aie du iruu de sonde, cl quVll.; ~ù!l élevée de S ii 1) pieds (a",5g<i) j ( j",gilt) au-dcsiu; du pUncliêr sur lequel les ouvriers travaillent. Quant à sou autre citremité , elle est Usée eu
quelques pièces de cliat]iiinte. La partie siraérïojire do cul
prise entre Joui Landes de fer de 11 è 4 pieds (tr.tjjfj) à {i",ujg)de longueur, ut du a pouces tiligues (o-,oli!i ) de largeur , que Ton y ;i:<-nuTtiL ,i I aide d<: limdons etd Virons. La liaude supérieure e:i u ■ c - ni 1 1 l -J-i? [ml un croclieL qui s'ap-
snpérieure de l'arbre dnul non-- i^nlnns, afin de pouvoir y suspendre une chaîne de 1er de :> j fi pieds (i",(ïm4) à (i-,g4g) de longueur, CclLe ebainc sert à soutenir la manivelle que nuus a'iniï dêcrile dan. > , .ni J n pii^aul dans l'anneau, dont elle en suT'imiIilée. ririanl an ereeliel de far qui termine cotte cliaine , 011 le passe dans une des mailles supérieure!. . j ni 1,1 oimpufrul: el comme il pentetre
Comme la manivelle d'ii'^eid ri s mie position telle.
sur laquelle du recommence i ] ei ajouter, pour qu'en Imiaillant. lu inunivL-ltc mil luujiitii-.-i à peu près à la hnu-
pcuva'nt elre facilement mis en place sans qu'on soit oblige de changer la position de la grue que représentent les J! S . »i A % , et dont on se sert dans le cours du soudage. 11 .suffit., pour bda, d'enlever les monlans vertïcaui qui
à ee qu'ils soient parallèles aui an-lis. du iiiaStn; seuil. Ces Niiinl.iu;. verlieauy m: sutil il'aiMruis jamais m plaen ime Juru-p'au a Iwsoin de frapper sur Ire coffres; et ils sont de- .uilo onlovi-s lorEque le montant cesse d'agir, ponr que l«ouvrim puissent >e remettre s II nuniivello.
OirnlUnr i/ue Ton donne un trou dr sonde tortque hm
; jB, !.e. coffre- ne il ci uni jamais élre enfonces dau P
sable, l'on ne fore dans ces arçiles qu'un trou dp 8 pouces
I on a reconnu ijii'ell.s -oui -upei] r, ù do iicavclles cdu-
flu'i de -aille, qu'un in di'lerrimc à donner un plus grand il iumélre à ce (ron pour le passage des coffres. Dans le cas où I on i-iaindrailqueleooursoumeinenldesargilesn'cmpecL.il île manœuvrer la lige de la sonde, il faudrait alors
iSl THATTE
adaptés à celte lige, jusqu'à ce que l'on eût la certitude qu'on peut, sans inconvénient, continuer l'appiofondissemenl du trou de sonde sur h largeur que nous venons d'indiquer.
Mali/s pour lesquels on arrête l'enfoncement des coffres lorsqu'on ne doit pins traverser i/ne des couches argï-
S79. Lorsqu'on a traverse toutes U> couches de terre, de sable, de caillou, etc. , et que l'on est parvenu à colles d'argiles situées au-dessus du calcaire craieui, on arrête l'enfoncement des coures aussitôt qu'ils sont entrés de 3 à 4. pieds (a-,975) à dans ces argiles, prec que
l'on n'a plus i redouter aucun éboulemenl do sable. L'on
poursuit jusqu'à ce que l'on soit arrivé sur le calcaire craïeux , afin de jwuvoïr descendre , depuis la surface du sol jusqu'au point où l'on est parvenu, des buses d'un diamètre extérieur de 7 pouces (o", 189)1 e: de 3 pouces (o*,o8t) de vide intérieur. Les argilesau milieu desquelles ces buses sont enfoncées, et qui souvent ne différent
variable; mais leur percement ne demande que du temps, et l'on est presque toujours certain de vaincre Les obstacles qu'elles pourraient faire naître, tandis qu'il n'en est pasde même pour traverser les couches de sable. Les difficultés qu'elles présentent s'aecroissoot en effet suivant une progression bien plus rapide que celle qui snit l'épaisseur de ces couches.
sr.jf
ït'iff
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I ï'aprés ce udïleiiu . 4ui \ u i ï 1 1 li •■ rii|ij3ruli]jnJisbtfncn i du trou de soude ctuiL (rtu^u-j juin , (-.il il.; rnovcii, du J pied* 7 ligues C°">99)i mais il est nécessaire que nous fissions remarquer que >.i t*--. .ii^iL-s .u:iimiil i : iii parfaitement pures et homogènes, te travail eût été plus accclcic, et il est probable qu'on aurait pu s'enfoncer île l> pieds ( f,r>2i) par jour.
Pour compléter lout ce qui a rapport à la manuHivre de. la sonde, nous allons maintenant entrer dans quelque; détails sur la manière dimt on doits'y prendre pour i alongur ou pour en dé-a'.seiiibler les différentes parties. Manitre d alonger la sonde.
strn les nm AnTÉBima. i85 plus grande profondeur, on La soulève à l'aide du câble auquel elfe est attachée; on file le coin cfejîg. 19, Pl. VI, et l'on pose la manivelle sur le coffre. On redescend eusuite peu à peu la tige de la sonde jusqu'à ce que la partie supérieure de la première barre soit près de cette manivelle. On fait alors entrer celte tige dans L'ouverlure no, fig. 18, clans laquelle on la lise à l'aide du coin de, que l'on frappe fortement. Il est alors impossible qu'elle glisse dans cette ouverture nn; d'abord , parce qu'elle est retenue par lu coin jfew« qu'en outre la partie supérieure de la première barre qui , par suite de l'en fou rchemeut , a de plus grandes dimensions que le corps de la sonde, est en contact avec le coin de la manivelle. Celte lige étant ainsi maintenue dans une position lise , on relire les boulons et les ocrons places à l'extrémité inférieure de la tète de la sonde, que l'on euli-\e provisoirement . et l'on ajoulc une barre au-dessus de celle retenue dans la manivelle, ce que l'on exécute facilement en la suspendant au câble de l'enginal'aidedcl'cïrïcr.&,jîg. t5,P/. VI, et d'un boolon, et enla dirigeant ensuite à la main jusqu'à ce qu'elle s'emboîte |iarfai temenl avec la partie supérieure de celle retenue au-dessus de la manivelle. Lorsqu'on les a réunies avec des Louions et des ccrous, on enlève de nouveau lu coi 1. de. on laisse redescendre la lige, cl l'on replace celle manivelle nnneuau-dessiiusde I. pnilie supérieure du barreau nouvellement ajouté, afin de retenir cette sonde et de remettre la tête que l'on avait enlevée. On ajoute ainsi successivement autant de barreaux qu'il on faut |>our atteindre ïi line profondeur donnée.
Manihte de désawmtilrr les différentes tiges composent la longueur totale de la sonde.
S 81 . Si, au lieu d'auguienler la longueur de la lige, ou veut au contraire l a diminuer, on se conduit à peu prés de la même maniera : on ù\e la manivelle immédïalement au-dessous de l'enfourchement de la première tarie, comme 'nous l'avons dit ci -dessus , et l'on enlève la idlcde la sonde. On adapte ensuite l'éïrier tle.fig. i5, à i'enfourchenieni de \„ jir.jin itrti îi j c 1 it . ainsi que dans l'une des ouvertures, oiil'un f,ii( ]>;issi!r )<■.- bunlons, à l'aide desrpiîU J.\-; barres s'i.ss^mbbnt rauv i:llfs. On dte le coin de . la manivelle; et nyyis ;ivuic élevé le càMc, on la replace d'une manière liie iiuméil intimant au-dessous de là partie supérieure du troisième barreau. On desassemble enfin les deux premiers; bru nuint les boulons el les
liî* paruis lie l'eti.'.i^n :<.Ti |ir..[i.jijéi' .ilj -dessous du sol- Eu
répelaut l'opération que uous venons de détailler, on parvientà retirer du trou foré et à les dcsassembler., tous les barreau* qui composent la longuet» totale de la lige de
M<miire He dêsassetnbler trois barreattx h la fois, lorsque
S Si les travaui desondage atteignent une grande profondeur, on jieut alors , pour abréger l'opération , en-
lever trois barreaui à la fois. Pour cela, on adapte au cableg, immédiatement au-ile.'sus de l'anneau abc,fig. là, PL fi, un autre élrier gbhq, représenté par les/îg. au el il, même planche, qui porta le nom île diable/ el lorsqu'on a éleïédeui barreau* de lu soude , comme noua rions de le dire, el que U manivelle est tirée d'une manière invariable un peo nu-dessous de la parlio supérieure du Iroisièmo barreau, un ouvrier, à l'aide d'une échelle placée contre le poinçon de l'engin, enlève le Louions, fig. .5. Aussitôt on rtd£seead In câble et l'on fait entrer daris la partie abed de l'élricr gl'lit/, fig- ao et ai, le troisième barreau , que l'on y relient par frottement à l'aide de la pièce fiie ab ei de la clavette mobile cl. On élève ensuite, à l'aide de ce même cible, la lige de la aondc au-dessus du sol d'une hauteur à l,i longueur de ro barreau; et
iotsque le quatrième se nintiirc m \mir , un cnliicla partie supérieure dans la manivelle de laquelle on a eu soin de retirer le coin de, fig. ig, pour qu'elle resldl posée sur le coffre. Ku étant alors les boulons et les «tous situés » l'eilnimilé inférieure du troisièino barreau, on enlèrera facilement la partir iU- ia (!( : sa!;M mblée; mais il faudra avoir soindc neldclierque peu i peu te càbte de l'engin, al in qne le balancement des deuii premiers IraN-eaux n'occasionne aucun aecideul. Ponr en retirer de nouveau* , on recommence la même upéraliim, et l'on désassemble ainsi nullement, et sans danger* lojsceui qui conqiosenl la longueur totale de la tige..
Les moyen» que nons avoros déerits pour descendre oit remonter la sonde, peuvent encore, à l'aide de deui élricrs
iSH mit™
gu de deiu clous lournans, éprouver quelque? modilica-
Voïci, dans ce cas, comment on s'y prend lorsqu'il s'agit de ramener la sonde au jour. On soutient d'aburd la lipide cette sonde dans le trou, soit avec dos clofs,.soit avec une clavette qui passa dans les ouvertures pratiquées immédiatement au-dessous dos parties mâles de moufles qui terminent les barras. On enlève ensuite la manivelle en détachant le crochet adapté à l'une des mailles delà cbaîue de l'arbre que l'on emploie, ot L'on ajuste un premier clou limitant qui lient <lj l ci;!u rrlL-r: l. , par l'intermédiaire d'un croebet . au cable de la chivre-son nette, à la partie supérieure de la tige qui se trouve immédiatement située au-dessus de l'ouvorturo du trou de sonde. On soulève ensuite le tout avec le treuil de 1» grue, jusqu'à ce qu'un premicrou second assemblage de barres se présente hors
et d'une clavette, la lige de sonde sur les pièces de bois •"""'< J>S- "3â,f/. XV,- pour desassembler les barres supérieures, et pendant qu'on les dépose sur lo sol, coqui se failen lâchant peu à peu le câble; on ajusta îin second clou, tournant à celbw vint Mi-p-inhii-." ihms !■.- In m A. sonde, ou y passe le crochet du cible, et tandis qu'on soulève la sonde, un ouvrier désassemble le premier clou tournant des barres posées sur le sol, pour l'ajuster scelles i-eslantes dans le (rou. Toutes ces opérations ou manœuvres se succèdent sans interruption, et se continuent jusqu'à ce que tonte la sonde soit ramenée au jour.
Différence que font naître dam la longueur du temps i/ue l'on met à établir des fontaines jaillissantes , les variétés de terrains que l'on doit traverser.
§ 83. On conçoit que les opr : r;LtLi>i^.tl!i ^i-iby: di'Mt'iinent extrêmement longues, lorsqu'il faut rechercher de» eam souterraines à une grande profondeur- Quelquefois les difficultés que l'on rencontre sont tellement sjandes,
grande rapidité. Ainsi, lorsqu'ils no doivent être pousses dans de pareils terrains qu'à -jo ou 80 pieds (2a",j3n) ou (25 n ,g87 ) de profondeur, la fontaine peut être terminée en huit ou dïi jours. On se sert, dans ce cas, pour opérer le sondage, de l'engin représenté dans les Pl. X, XI et XII, et l'on ne fait usage que d'une seule espèce de coffre.
travailler avec facilité, n'a que 4 ou 5 pieds ( î-.agg) ou (i-,6i4)de profondeur, et la manœuvre delà sonde s'opère à l'aide de quatre ouvriers. Doux font le service du treuil pourélever on abaisser le cible, et les deux autres sont appliqués à la manivelle. Tons les quatre ensemble peuvent enfoncer les coffres au moyen d'un mouton pesant deux cent cinquante àlrois cents livres.
Suspension des opérations relatives à l'approfondissement du trou de sonde jusqu'à ce que les buses soient enfoncées dans le calcaire.
Ij Ri. Lorsque l'un a découvert des conclus de calcaire, ii faut alors suspendre l'approfondissement du trou de sonde . cl descendre dans l'intérieur des coffres les buses qui do#ent servir à former le vide intérieur de la fontaine jaillissante; mais avant d'entrer dans les détails sur la
nous nous occupions '1'' lent rmisiniction , et que nous fassions connaître <:im.Tiwr; qu'an leur donne ordi-
$85. Les buses sont des lu vaux de buis de 10 pieds f.V,ï48)de longueur, de 7 [muces (o->i°9) de diamètre extérieur, et de 1 [Kiuces (o*,oo5) d'épaisseur. Pour les perceT avec régularité, on emploie des innchiucs mues par l'eau «11 par tout .mire ngenl , el l'on peut voir, dans l'Architecture hydranlique do Bélidor, la description d'une de ces machines: Mais, comme dans les différons pays on l'on établit des fontaines montantes de fond , on n'e pas a sa dis|H»ilion'de pareillis macliines ; etcommeil faudrait quelquefois faire venir ces tuyaux de très loin, on pnHer* loi confectionner dans le lieu même où l'on a entrepris les
Manière dont on confectionne les buses.
$ «6. Pour foret eus husos avec facilite, on établit, à l'aide d'un niveau ou d'une cqtierre garnie d'un lil-àptomb, uiiedini-put.' i'iiu|n'H : f di« |ji(Via principales «A, cd,efei gh,.fig- i5&e> i5 7 , Pl. XXIV, des soutiens m, o, n, 7, ut d'autres petites pièces, parmi lesquelles celles A/etj-î,/ïg. iSC et iS 1 ) , servent de support à la tarière ai'. Lorsque cette charpente est parfaitement établie, on place à la tète de la tige al! un manche/ï, a l'aide duquel on imprime un mouvement de rotation à la tarière, on morne. temps qu'on la fait avancer de a' vers 6'. Comme elle est alors obligée de pénétrer dans la pièce ij-, que l'on a préalablement (liée avnr J.s irriwliels île fer rflttttt aui pièces ab M crf, elle y fait un trou cylindrique, dont le rayon est égal à la distance qni eiisto entre l'axe de la tige n'A' et la partie la plui évasée de cette tarière. Pendant l'upéralion du percement, il faut avoir soin, puisque l'on ne peut pas faire tourner la pièce sj, delà poser alternativement sur ces quatre faces \, alln derendie le trou le plus régulier, possible.
Examen des différentes directions des trous forés , Iars~ que la pièce de bois qui doit servir à former les Alises
§87. Si Cette pièce e si très inclinée, par «.temple, dans la position aàcd,ftg. 160, il est évident qu'en la posant
successivement sur ses deux faces ni, et de, on y percera, un] que le tige a'i',Jig. i56, change de place, deux n ous npqm etnogm; et en effet en commençant à faire agir la tarière, que nous supposons soutenue par les petites pièces de bols mobiles H et ji dans une position boriionlale , elle, s'avancera en perçant le trou nngm -' or. si la pièce ahil était également horiîontale, cette tarière cntierait
sur la face ni, mai.'- si son aie n'est pnint horizontal, il s'ensuit que la tarière percera un autre trou npqm, qui n'aura de commun avec celui nagm que la partie ne«i, l;iij!;ojlc i'jro dautani plus étendue que la pièce nierf sera inoins inclinée. Si Bon inclinaison était telle que la liane ca,fig. iOi, tombant du point c sur !a ligne hori ion ta le dit. Fût égale à la moitié du diamètre de l'ouverture circulaire que tend à former la tarière , il en résulterait alors que l'intersection de la surface qui terminerait le vide pratiqué dans l'intérieur de la pièce ubal, avec le plan ou la face bc, serait représentée jjar deui circonférences qui se toucheraient à l'extrémité de leor diamètis. On voit donc que si l'on pose alternativement cette pièce sur les deux faces ni et de, la tarière l'évidera suivant une surface qui sera régulière par rapport à l'aie de celte pièce. Dans le cas où elle serait parfaitement horizontale , son axe se confondrait «lors avec celui du trou cylindrique formé.
.i j i Lv l i<
Avantage de percer la pièce de bois d abord sur la moitié de su longueur, et de la retourner ensuite, bout pour
% 88. D'après las motifs contenus dans le paragraphe procèdent, on sent qu'il sera préférable do percer d'abord S;i [Hic' ti'jcl mil- kl rv i ï ■ i t : ij su loiï£UO!;r . il? la [ ^-[-ili r-
gueur. Ce moyen doit surtout être employé lor-q ii'"n n | .;[.-. bit:n ecrUiin qu'ulle ^oi; horizon Lt le. parce que li.ïi^ des doux trous forés doivent toujours se rejoindre, cruel que soit l'angle qu'ils forment entre eut, ou milieu de la longueur de cette pièce. Supposuns en effet qu'elle soit dans la position nbcd, fig. 1C1 ; le premier trou fore sera alors représenté par les lettre! npqnt. Or, si l'on retourne, bout pour bout, cette pièce, la face Se prendra la place de celle 'H?, et réciproquement; le trou foré, dans CBCaS, Sera donc représente par les Irlms i>fir/g,Jîg. ' <"»■'!, et l'un cl l'autre se rejoindront en pq. Si la pièce abcd est sensiblement horizontale, l'angle opn approchera d'élro égal à déni droits, et dans cec;is l'ait! di: Irmi foré sera , à peu déchoie près, la mime que celui de cette pièce.
Nombre de tarières que {on emploie pour forer les buses. Dimensions.
§ 89- On se sert ordinairement do quatre tarières pour percer un trou'de 3 ponces (o",o8i). La première a apoua5
Iy4 TlUltlî
es. (o-,o54) de largeur, 8 pouces (o",H7) de longueur, et 01ignes(o-,oi4) d'épaisseur. Les trois autres augmentent successivement la largeur du trou fore 1 de 4 lignes (o™,oog) chacune. L'une d'elles est représentée on face et en prolil par les Jig. 164 et '65. Leur partie inférieure est recourbée, el facilite, lorsqu'on les retire de l'intérieur de la pièce de bois à forer , la sortie des copeaui.
Forma </ue ton
g iji. Lorsqu'une liuse est forée , ou pratique à l'une de
167 , Pl. XXV, d'un diamètre plus grand que^celui du vide intérieur mV. Pour la former facilement , on se sert d'un instrument queles/ig. 168, 169 et 170 représentent eu élévation , eu pion et en profil. Il est composé d'une
ciplcs iid.efjfgeiii. (Les mânes lellres indiquent, ilans les Jig. 168, 169 et 170, les mêmes parties de l'instrument.) Le cylindre kb s'introduit dans le trou déjà fore oie', fig. iGG, et sert à soutenir et à diriger cet instrument dans l'axe de la huse. Lorsqu'on le met en jeu et qu'on lui clochant sur toute la hauteur lo, enlève peu à peu , et à mesure que le cylindre Ai 5'aviucc, des copoaui qui se logent dans l'ouverture p. L'extrémité tranchante h doit nécessairement dépasser un peu la base du cylindre fg, el elle doit en outre être un peu inclinée par rapport à l'aie de
l'instrument, pour qu'elle puisse s'introduire plus facilement dans l'épaisseur du tuyau m'e'.jfg. t66.
Les visp'p" traversent le couteau il, et servent à le Hier dans la partie cylindrique /g. Deux rainures nn.fig. 171, sont pratiquées à cet effet dans l'épaisseur de ce couteau pour les recevoir; et l'on pent, sans que ces vis changent déplace, l'avancer ou le reculer, do manière à lai donner plus ou moins do mordant. Elles ne servent en effet qu'à le presser lorsqu'on veut lui donner une position nie contre la face verticale de l'ouverture p, dans laquelle se logent les copeaux. A l'aide des deux écrous q, g et de!» vis i, qui passe dans la plaque cylindrique de t61e eV, on peut facilement, et par un mouvement très lent, faire avancer ou reculer le couteau il. Lorsqu'on lui a donné la position qu'il doit avoir , 00 le liie alors d'une manière invariable à l'aide des visp'/i'ct des écrans 917, que l'on serre l'un et l'autre contre la plaque de tûle ée~.
Lorsque le cylindre^ est totalement entré dans le tuyau fore, et que par conséquent l'ouverture circulaire abcd, fig. 16G, est terminée, on donne à l'autre extrémité de ce mémo tiiyanla forme vqnta. Pour y parvenir, on se sert d'un autre instrument analogue à celui que nous venons de décrire, et dont les fig. 174e! 175 font connaître toutes les dimensions. H est, de même que le précédent, composé de quatre sections cylindriques principales al, ef> h et **■ P flrlie /è"> formée d ' une reuille A= t°le d'une épaisseur rfg, et adaptée, à l'aide des vis oV, sur le cylindre de bois no, est terminée à sa partie supérieure par deux faces verticales qq, qq, entre lesquelles se place le
couteau ml. Sa partie tranchante la' dépasse un peu ia base m> du t;lii^li-'/y, do manière crue la distance oo' soit égale
nïeoa'acefteqr.Jig. 170. Lorsqu'il est ainsi pose, onle [iie alorsaui faces verticales ijq,qq, à l'aide devis eequi passent dans les ouvertures circulaires ti,rfdu couteau ml, Jig. 176. La vis met les écrans M servent, de même que dans l'instrument représenté p,ir les/r'i;. iGX, iGy et 170, à donner un mouvement lent à ce couteau, afin do l'avancer ou de le reculer à volonté. De plus, pont que les vis e,e nu s'opposent pointa ce umuvemo.ut, 011 donne am ouvertures circulaires dd,Jig. 17G, pratiquées dans l'épaisseur du
(irand diamètre nue celui de ces vis. Leur action so borne j]|in s h rapprocher l'une de l'autre les d eu s phcjU'js ./•/, .
cd del
s applique parfaite] rrn il sur celle rs,ji<ç. îfifi, l'on no d. plus alori
xe l'extrémité du to
Lursquel'ou veut augiiiuiiler l'épaisseur n
cjlindricrai ainsi que If
drique de I ■tlesvi
écrire, en rendent In munonvre Ut.s facile. Celle amélioration dans leur construction est due au sieur Beurrier, fontenier d'Altérille, hcaniuc fort intelligent, et qui a diiji petet, avec succès, dans différentes priiesdu dépar- I émeut de la Soumur, pl lim i.-m-i fontaines jaillissantes. Les modèles qu'il a faits lie ces inslrumens , et qu'il» lemis ù M. l'inspecteur divisionnaire des mines Baillet , nous ont servi pour en donner une description complète. ■
Frettes de fer que l'on adapte à la partie inférieure de
S y ■ Lorsque les mjani ou buses sont confectionnes de manière à ce qu'ils puissent parfaitement entrer les uns dans les outres, on établit o chacune de leurs'eitremilés, à l'aide d'un instrument analogue à celui représente pJr les fig. 168 et 173, deus petites rainures gônn'o'p elxjvuik, fig. iOG. Dans celle eiislanle à la partie inférieure de cha-
ijue tuyau, l'on introduit avec force une frettcdefer xdki, qui se prolonge au-dessous de l'anneau circulaire eijlu, d'une longueur vd égaie à celle oy, et qui entre dans la rainure d'un autre tuyau, avec lequel doit s'assembler,
rieure d'un tuyau ne duit entrer dans la partie supérieure d'un autre qu'avec frottement et à l'aide de légers coups de mouton. Les jîg. 178, 179 et 180 représentent deux de
Si les buses devaient être enfoncées à une profondeur telle qu'on craignit qu'en frappant dessus , elles ne se fendissent à l'endroit de leur jonction , il serait préférable de Tes construire avec quatre pièces de bois que l'on disposerait entre elles comme le sont celles des coffres cylindriques dont nous nous sommes précédemment occupés. On serait sûr alors qu'elles ne présenteraient aucune défectuosité, et qu'elles offriraient beaucoup plus de résistance am chocs du. mouton que les piemières.
Formes que Ion donne auj: lujauj: ou aux buses.
§ 91. Souvent on construit les buses de manière à ce que les parties qnï doivent entrer les unes dans les autres soient coniques. Les^. 181 , (8ï , i83 et 184 représentent des tuyau 1 confectionnés suivant celle méthode.
aua ies puits »bt£sieïi5, 199
Sabot placé à l'extrémité de la buse ou du tuyau qui doit entrer dans le calcaire.
Sg3, Le tuyau qui doit entrer dans le calcaire est garni , comme on le voit dans les Jïg. i8:ï et 186, d'un sabot en fer analogue à celui que l'on adapte à l'extrémité inférieure des coffres.
Sonveut on surmonte ce sabot d'un cuir de vache dont la chair est en dehors, afin d'intercepter toute communication entre les terrains do craie ercenx d'argile.
Les buses bien confectionnées doivent coûter, terme moyen, 1 fr. 5 cent, le pied courant.
Rejet des buses qui offrent des défectuosités.
S 94- H fout toujours avoir soin d'eiaminor les buses avant de les employer, afin de mettre au rebut celles qui présenteraient des défectuosités; car s'il s'y rencontrait quelques fissures, la grande pression exercée contre leurs parois par les eaux qu'elles doivent contenir, tendrait à élargir ces fissures et à détruire piumptement la fun-
Manière il" introduire les buses dans tes coffres.
j tj5. Lorsqu'on veut introduire les buses jusque dans la couche de calcaire que l'on a rencontrée, on se sert de doux pièces de bois a* et cd,fg. t87,évidces
ci renia lie me Qt en npq, et que l'on adapte à la partie supérieure d'une deces buses, laitlc'o quelquefois en gorge abcd, comme un le voit dans lajig. 188. On attache ensuite anx deu.ï boulons m et o, qui servent, avec les écruus dli àé, à serrer ces deuï pièces, les eitremités d'une corde, ;'l hude de bquelle on suspend verticalement cette buse au câble de l'engin. Lorsqu'elle est dons cette position, ou la descend jusqu'à co que les eilretnilés de* deui pièces ah e! ftc reposent sur le coffre ah,fig. iBg, On ôle alors la corde attachée aui boulons m et o; on la remet à deux [jll'cls iL'iiiltinMcd i. celles aù et bc adaptées à la partie supérieure d'une second: - !n L :.- . eL lo i-^q li'ùÏIo est de nouveau suspendue au câble de l'engin , et que aun ciLremilé" inférieuraeatsor le point il'entrer dans la partie supérieure de celle qu'on vient .le p'»i:r, ou retire le câble, alin lie faire agir peu à peu, et par de très petits coups , le mouton sur
dent pièces qui serrent ta partie supérieure du second tuyau. Ensuite on désasscmble celles ai et cd,f<g. 187, posées sur leconVe *b, fig. i8<}. Comme il n'existe plus
deui tuyaui , ou l'effectue eu lâchant peu à peu le câble , jusqu'à ce quo les dcui pièces dont nous venons de prier soient posées sut' le coffre comme l'étaient celles ah eterf.
venons de décrire, ou pourra descendre autant de buses qu'il eu faudra puur ai teindre li-iulrnit où les coffres se terminent. Passe' ce point, on ne peut plus les enfoncer dans les argiles qu'en les frappant à petits coups de
Avantages il enfoncer hs buses à laide de Iris légers coups île maillon. Instrument dont on je sert prnir les retirer île l'intérieur du trou de sonde lorsqu'elles
miimodc l'observer dans deuï sondages dîffdrens , que des eoilloui se dérangent de leur position, et s'opposent alors à l'enfoncement des buses; l'inconvénient qui en résulte est très grave , et si l'on cherchait à vaincre la résistance ^n'opposent ces caïlloui an frappant un peu fort sur ces busosavec lo mouton, il ost prosque certain qu'on les fendrait, ainsi que cela est arrivé dans les deux sondages que nous venons de citer. Il est préférable , dans ce cas, de les retirer. Pour y parvenir, ou fait bander le câble , et si elles
ressont sorties, les deui pièces de bois ah et cd,Jig. iS-;, autour de la troisième, pour la soutenir sur le coffre. On
enlève les bandes do fer r:b, de et rf.Jig. 179 el 180 , et l'en recommence à dik-nMiilder do nouvelles buses jusqu'à ce qu'on les nil toutes ramenées au jour. Dana II- cas où il en resterait une partie au fond du trou l>ai- suite d'une rupture qui s'upireriiit à l'une do leurs jonctions , ou se servirait alurs'd'un outil représenté jiar la fig. G8, Pl. IX, composé d'une pièce de fer ah de 7 pouces (o",i%) il ■ ■ [.in^ueur, mobile autour d'un oie c, etqui peut, -e plaeir veiliiaLiueut au moyeu d'une rainure faite dans la liarre de fer de. Comme le point de suspension de ia pK-e.- i-:.t ilil [.eu au-dessua du centre de gravité de cette morne pièce, il s'ensuit, lorsqu'elle n'est pas geuéo dans Sun mouvement . qu i lie se met toujours dans uue position horiiuntale. Par conséquent , ai l'on adapte à la tige de la sonde cet outil, et qu'on le descende dans l'intérieur du luvau, la pièce ai se logera dans la rainure de la liarre de; maïs aussitôt que cette pièce aura dépassé l'cxlréiiiilë de-, tuyaux, elle se
lera tous. Il ne s'agir* doue plus alors que de soulever
qu'on les aura désjsseinlilé-, 0:1 repassera dans le trou de
caillouiqui obstruai ni I le pasMi^e, cl on les brisera , ou on les ramènera au jour à l'aide du double tire - bourre. Ces divers accideus. relai.lenl de beaucoup les opéra lions, et découragent souvent ceui qui veulent entreprendre le percement "de Fontaines jaillissautes. Cependant loiïqoc Ira travaui sont conduis jm habileté el persévérance, el
qu'on ne cherche pas surtout à les terminer trop promptement, on est preneur imijuurn certain de vaincre les obstacles qu'on jitiit rencontrer. Lorsque l'on a rendu au trou de sonde la régularité qu'il dmt avoir, on y redescend les tuyaui jusqu'à ce qu'ils soient entres de 2 pieds (o-,65) dans le calcaire, que l'un iiue préalablement sur un diamètre de 7 poures (.r,:Hi;). pour qu'ils ne puissent y entrer qu'à frottement dur. On introduit ensuite dans leur intérieur la lige de la s. mile garnie d'au instrumeul semblableùcelui représenté par les/g. î3, s5 et 16, Pl. VII, et l'on perce ce calcaire jimt[.ï m que l'eau que l'on y trouve n'augmente plus de volnmo. Quelquefois cette eau s'élève dans les buses ,;v,:e une iiraïuie vitesse, et se répand même à la surface du sol; mais plus souvent elle resto 91ationnaire à quelques mètres au-dessous.
On a quelquefois remarque qu'après avoir rencontre des sources d'eau dans le calcaire craïoui , et qui remontaient à une certaine hauteur, on eu découvrait d'autres eu approfondissant le trou de scinde, dont le niveau était plus élevé que celui des premiers, d'où l'on en a conclu que ces différentes eam n'avairul entre elles aucune communication , puisque leur pesanteur spécifique était la
Ces faits, que l'on a plusieurs fois constatés, ont engagé di:[érer.s propriétaires 1 poursuivre des sondages à une grande profondeur dans des terrains de craie, dans l'espérance de découvrir des sources de plus en plus abondantes. Quelques succès ont, à cet égard, été obtenus; cependant il n'est pas a. notre connaissance que la différence de
à 'partir des points oii les terrains éprouvent ciuelques variations dans leur natuj-e, et si, dons ce cas, leur niveau so tient à une plus grande hauteur que celui des
Si le sondage ffil entrepris ibn.ï tles terrains exclusivement composes de calcaire craîeuï , et qu'on n'enfonce
nairemeul, il peut arriver que les eaux ne s'élèvent pas au niveau qu'elles auraient atteint. Ou conçuit , en effet , que des fissures peuvent exister ie long des parois du. trou de sonde, et permettre aui eaux des sources principales de s'écouler. Dans ce cas, elles ne sauraient s'élever qu'a une hauteur égale a celle qui existe entre l'endroit où l'on suppose que le5 fil Irai lu us s'opèrent, et relui par oil les eaui se rendent dans le trou do sonde; et cette hauteur est d'autant plusgrandc, que Ij quanti tJ de iluiile ijui -iëcouli; [Miles fissures est plus petite, relativement à colle que les sources sont susceptibles de produire. Mais 6Ï ces eaui se déversaient a la surface du sol avec une grande vitesse, il est évident que les lissures qui pourraient exister dans les
inllucncc sur la diminuliuu du volume d'eau sortant au jour, pan» que la gravité serait en partie détruite par la
qu'il serait toujours convenable, quoiqu'on n'en ait pat l'habitude, d'enfoncer des lujaui île plomL, de lûle, de fer-blanc nu do bois , dans des terrains de calcaire craieui,
ciiflercgs endroits de la hauteur du trou de sonde. Mais comme ou ne peut sa voit a priori à quelle profondeur ils devraient être enfonces, il fondrait alors qu'an ne les descendît que peu à peu ( et qu'on eût soin de tenir note du
quelques variations. Ces lujaui devant s'enfoucer faoile-
ûu non des fissures sur la hauteur du trou do sonde.
V ^rtlirrr Ici basa. ^
§ jrj. Dans les petits soudages, lions ceui de 5o à (io pieds(i6" , ,a43)à ( 19V19), par exemple, on retire quelquefois les tuvau.ï avi'i; l'iijilrtiuierit i.'présmle en plan et on élévation parles fig. -J^Bt 79, Pl. JX. Use compose -le cpiutie branche <i/« i <i, sur LV^rus-mv desquelles existent des via de forme triangulaire. Eu l'introduisant dans le
rotation, il y trace alors un errou, et lorsqu'il est parfàiii'meiil i-ngaee. 4 j 1 1 le srjn N'v..- ;i JVmU' il u cable de l'engin,
206 TIUITi
afin de ramener ou jour ces tuyaux. Quoique col instrument soit quelquefois employé, il ne rempli l qu'imparfaitement l'objet qu'un se propose; car si les buses tiennent un peu fortement dans le trou de sonde, la partie supérieure de la première dans laquelle il se trouve engagé ne pouvant résister à l'effort que le cible exerce , cet instrument, par suite de la vitesse avec laquelle il est enlevé , détruit alors l'écrou qu'il a formé, et cet effet arrive d'autant plus proTuptcmeot que les pas de vis sont plus petits
§ 98. Souvent, dans le percement des fontaines jaillissant:-.. li;s ouvriers n'ont pjî l;, précaution d'enfoncer les buses jusque dans la calcaire , par ce qu'ils pensent que les terrains qui se trouvent compris entre celte roche et la partie inférieure de la dernière couche de sahlc, ont une assert grande cohésion pour qu'on n'ait à craindre aucun i. ; L)-.ili-ruc:il. lA'jpi.Yicticc contiiriic à cet égard leur opinion; mais le grave inconvénient qui résulte de ne pas enfoncer tes buses jusque dans le calcaire, provient de ce que los eaux qui suintent à n-avei-s b-s couches argileuses communiquent presque toujours à celles qui proviennent des ruches que ces ceudus i i.jjuni'iit . utje odeur de ga* hydrogène sulfure. Nous avons éprouvé les eaux de plusieurs fontaioes , dans lesquelles , de l'aveu des ouvriers, Ir-S buse; n'a tarent [yji- ejilijiirees|i:*qiii. dans le ealoiru; et toutes manifestaient i olIi.-liï- dcja^tcable de ce gui. Il est donc probable, puisqu'il n'y a que les eaui de cesfon-
Diaitizoo bv C<
513 a LES PUITS MITK3IEKS. ÎO^
laines qui soient ainsi viciées, qu'on ne doit en attribuer la cause qu'aux pyrites ferru gin eusesquise trouvent en contact avec les eaui inférieure* cun luîmes dans les (i»ures de la roche calcaire. Ainsi, en ayantsoin d'y enfoncer dea pieds (o~,C5o.) l'cîtrémilé des buses, ou évitera que les enm qu'on cherches se procurer ne soient imprégnées d'hydrogène sulfuré. Le trou de sonde ne devra pas avoir tout-àfail le diamètre de ces buses, afin qu'elles ne puissent entrer dans le calcaire qu'à frottement dur. C'est le seul moyen à employer pour que ces caiu soient parfaitement isolées. Quanti eului Joui on fuit i t uu]qudois usage dans les environs d'Aire, de Rélliime (inu/ la position Je ces villes ilans la PI /"), et i[ui consiste à jeter de l'argile au fond des buses et à la presser ensuite avec la lige do la sonde pour Ta forcer de s'introduire entre leurs parois
de celte ar^le est prumplement détruit.
i,ue ''les eaux souterraines î'eïevent dans les iiucj .
s'élèvent dansleur intérieur pour se répandrA la surface du sol, ou pour rosier slalionuaires à quelques mètres audessous {dans ce dernier cas, on se sert, pour les lumener ail. jour, de pompes semblables a celles que I on construit dans tous les pays), il faut alors retirer les coures à l'aide desquels on a traverse les masses do sables mouvans. A
cet effet, on introduit dans la partie supérieure du plus petit coffre unique, et en se servant du mouton, une pièce de bois de 18 pouces (o",487 ) de longueur parfaitement équarrie. Lorsqu'elle y est enfoncée de i pïed(o",3î5) environ, on y pratique, ainsi que dans les faces opposées de ce coure, une ouverture cylindrique, dans laquelle ou chasse une autre pièce de 5 pouces (o",r35 ) de diamètre ,
ëtrier de fer, dont on place les deui branches vis-à-vis les eitremiiësde cette ouverture cylindrique. On pose ensuite horizontalement, entre la partie supérieure de la pièce de bois introduite dans l'intérieur dn coffre et letrier qui la dépasie de 6 pouces (o",i63), une poutre, à laquelle en donne une direction perpendiculaire à celle qui sert d'aie àectétrier. On disposeen outre, parallèlement au.i faces du coffre sur lesqoejles elle s'appuie, deux semelles, qui supportent deui vis chacune, dont les ecrous sont pratiques deux à deux dans une mémo pièce lie bols. En élevant alors cesécrous, à l'aide de leviers qui traversent les têtes de ces vis, on établit nu pression assez grande contre celle poutre pour ramener le coffre au jour sur une hanteur éfialeà celle parcourue par ces écrous. Lorsqu'on les n
on adapte des tasseaux sur les deui fèces du coffre parler , et l'on place dessous ces mêmes tasseaux i
ces de bois, que l'on assemble comme le sont celles de la fu;. 187, Pi. XXV, et dont les extrémités reposent sur les ikrous. En tournant les leviers introduits dans les télés des vis, on élève de nouveau cocoiïrc, et commo la pression qu'éprouvent ses parois est beaucoup moi nsgiandeaprès celte seconde opération , on peut itlors se servir sans incon-
liauleur. Lorsqu'il rat ainsi ramené au-dessus du sol, il ne
que l'on fait facilement en otant les clous et lc/hm guettes de fur dout nous avons indiqué l'usage. On j<eul ainsi retirer successivement tons les autres coffres uniques qu'on 0 été dans te cas d'employer pour traverser des sables mou-
Cames des variations qu'éprouve le volume d emi produit par les fontaines jaillissantes. Moyens de le rendre praqut toujours contant.
§ tuo. Les fontaines éinblies d'après les principes et les
peuvent donner, pendant quelque temps, un volume d'eau a peu près constant, ou du moins qui ne varie qu'en raison des ebangemens qu'éprouve J'almospbèrc , et d'au lui^i'ut li^ sécheresses ou lus pluies. Quelquefois cepen-
yi'uiii' <] muriution indépendante de ces variations atmosphériques s'opère dans le volume d'eau que produisent ces fonuines. Pour remédier à cet inconvénient, il faut, à 2 7 .
mi bleu à la tige d'une sonde, dounerune trenlainede coups dans les buses de ces fontaines. Comme la diminution dans le volume d'eau qu'elles produisent ne provient que du rélrecisaement des fissures d'où celle eau s'échappe, il s'ensuit que ces coups de piston doiïBnl leur rendre leur largeur primitive en forçant les parties calcaires qui y sunt intercalées de remonter au jour.
Nous avons eiéculé ces opérations sur nue fontaine creusée, depuis l'année 1810, dans un terrain dont la
après avoir donné vingt impulsions ma piston , que le volume d'eau produit était , au iiiv''in: Cv.- I;i husi- . ■> 1 mitréscuJies par heure, tandis qu'il n'était, avant cette opération, que do i5 rnf'tnii tij», (,li:i'îij;ii's jours après, nous avons recommencé à faire agir le piston , mais lo volume d'eau n'a plus éprouvé de variation. 11 faut donc avoir soin, pour remédier a m iu.dj r.n vuivpi t'K ™s fontaines peuvent être sujettes, et jkhit rjnVlli's puisant toujours fournir un volume d'ean A peu près constant , de donner de temps à autre quelques coups de piston dans l'intérieur des buses
grand nombre de cas, df qui résulterait dn produit par la vitesse due à une b eiiste entre le niveau cons'
elle sort pour se répandro au jour- Jl parait que, dans lii 1 1] il jin i-l lit- Imitâmes jaillisfanlL's m îinjulaiiLii-i di;
vent produira toute la quantité d'eau suscepliblede s'écouler un un temps donné, par une ouverture égale à celle des tuyaux de cas fontaines, et avec une vitesse exprimée en function de la racine carrée de la «auteur dont uuus venons de parler. Piousavoos fait qnelqmH expériences à ce sujet sans pouvoir trouver de résultats coustans, ou qui eussent entre eux les rapports que noua cherchions. On tomberait donc dans de graves erreuis si, connaissant à priori le niveau des eaux et le diamètre d'une fontaine forée , on cherchait à déterminer à quelle distance au-il.:.-;yi;s <ic niveau il faudrait que ces caus sortissent ponrs'ea procurer une certaine quantité, d'après celte fausse hypothèse, qu'elles remplissent ces lujaui à pleine gueulcbée, et que leur vitesse déduite de la hauteur do chute, est égale au quotient de cette quantité d'eao produite par la surface de «■s mêmes tuyaux.
aperça desdépentes 511e puni occasionner l 'établissement des fontaines jaillissantes .
tj toi. Ces dépenses dépendant évidemment <îc!a nature
l'épaisseur et la cohiis;»:! iin coucbtâ- de sables qu'on rencontre, en apporte une très grande dans le temps qu'on
(4,V°) (voir la %. 3 de WPI. Tf) dans des trains argilcus cl calcaires, et entremêles do quelques coud»* de sables et de cailloux, a cofité, pour le forage, l'achat el l'enfoncement de, colfns, ilmn fi . . tandis qu'il faudrait nu moins dépenser 8 on 9000 fr, si l'on devait traverser 38o pieds (iî3",4î) de terrains composes des couches suivantes :
S;jMi^ Sun* cinni^uziCL inOli.':: i.'.'illinii., t3o ^ y 'i3
Argiles dures et compactes , contenant par groupes des pyrite* ferrugineuses 100 3i,4M
Calcaires cnùcui avec silei pvromaques. i5o *8, 7 »
Quant aux dépenses qu'occasionneraient des terrains qui seraient principalement composés du [erre végétale, d'argile et de quelques faibles couches de sahles et de cailloux, comme ceuï que représentent lesjîg. 4 et 5 de la Pl. [I, elles seraient peu considérables , et nous pensons que si le sondage ne devait atteindre qu'une profondeur de 130 à i3o pieds (38", 98) à (4a",a3),et qu'on n'eût besoin que d'enfoncer des coffres de 45 i 5o pieds (14- ,618) à (10,34a), l'établissement de la fontaine n'érigerait pas
vail qu'entraînerait rétablissement d'une fontaine dansuu semblable terrain , et la dépense s'élèverait tout au plus à la somme de i5o fr.
Pour donner un eiemplo de la manière dont les dispenses s'accroissent , lorsque les terrains deviennent plus diffi.-
d'un sondage que l'on a entrepris en i8s5, dans la ville du Rouhaii, département du Nord.
Les terrains que l'on a traversés sont ainsi composés à partir de la surface du sol :
Argile, i
Argile
Épaisseur totale des terrains ,
10 So.Oî
€umme, avant de commencer ce sondage, on avaitouvert un puits de 13 pieds 11 pouces (7", 445) de profondeur, sur 4 pieds 7 ponces {l",48g) de largeur, on p'a alors enfonce de coures qu'à partir dé la base inférieure de
Le premier de ces coffres avait 1 pied 7 ponces (o-,5i 4) de vide, et 3a pieds 1 pouce ( io"44) deiongoeur.
Le deuxième, t pied 1 pouce (o"3ia) de vide, et 78 pieds îopouceS (î5",Gi)de longueur.
Et le troisième, 8 pouces (o-,ai7) dévide, et 83 pieds :> jKiuces (17", 09) de longueur.
Ainsi, ce» trois coffres, qui étaient composés de madriers d'orme de 1 poueo (o",037) d'épaisseur, sont perdu sol, de lofijiitïls.'j [joiu;e< ( '<VY~' i); et comme le troitinué le sondage jusqu'à vSj [>ieds 10 notices (55" ,6a) ,
ras (o',o8i). Mais à partir de celle profondeur, le (rnu foré, par suite d'un éboulenient qui s'est opère
de 4/ pieds To^pouces ( , ce soudage n'a
l d'ailleurs fait perdre au chef Ouvrier l'espérance d'à,river jusqu'au calcaire craieux, c*ni, d'après les probabilités que l'on déduit deç lieux environ naos, doit exister au-dessous ries terrains de nouvelle formatinn que l'on a traversés.
Ce sondage a r.xiy 1 ili-su niuis el demi de travail, et :<
pour la ma in-d'<e livre, compris le chef ounûi
il les opérations tioo I
sar les coffres Bon
Pious ne faisons mention ici que de la somme de aocorr.; mais le propriétaire, qui a fait faire ce sundagealin d'obtenir une assez grande quantité d'eau pour alimenter un.; machine à vapeur de vingt ehevaui, à moyenne pression, a dépensé une somme totale de 2(196 fr. Dans celle de tiçfi fr., sont compris les frais de voyage dedeui ouvriers, le transport d'instrumens et l'établissement de pompes en bois dont il a fallu se servir pour épuiser les eam du puits dans lequel les coffres ont été enfonces.
Ce sondage aurait pu être beaucoup miem conduit qu il ne l'a été; d'abord, nous avons remarque, lorsque nous nous sommes transportés sur les lieui,que les coffres n'étaient construits avec aucun soin 5 que les madriers, ou plutôt Lesplauches qui les composaient, avaient une trop faible épaisseur? et ce qui le prouve, c'est que le troisième coffre n'a pu dépasser que de 4 pieds 7 pouces ( r',489) celui dans lequel il avait été introduit, eleela , parce que l'élasticité de ces planches s'opposait à ce que les effets du mouton so fissent sentir à l'eitremile inférieure de ce coffre. Nous avons en outre remarqué que la dislance qu'on a laissée entre ces coffres était beaucoup trop grande , et qu'on s'est ainsi retire la facilite d'enfoncer un quatrième coffre, ce qui cependant aurait été facile, si Ton n'avait laissé entre eux que^ a distance dont nous avons
parle dans le cours de notre uuvnij;«. Enfin , imus • inculque l'on aurait dû, puur continuer le sondage avec sécurité , enfoncer des tuyaux de tûle de r ligne et demie (o-,i;<>7) d 'épaisseur , et de 3 pouces ( o",ofc!i ) de vide intérieur ,- dans les 4g picdsC pouces ( ij*,jo4) qu'on a creusés au-dessous du troisième coffre. Par ce moyen, on aurait provenu l'écoulement de parois qui n'étaient nullement solides, et qui devaient nécessairement céder à la pression des terrains niYM"Mi:n'-.. Il;n>s le cas où on aurait craint , par suite de La résistance qui peut-être aurait pu s'opposer à leur descente, de ne pas pouvoir (airs agir le mouton sur eu*, on aurait ajusté à leur partie
des boulons et des ccrous, aliu de les serrer fortement contre ces tuyaux, et ou aurait ensuite chargé de poids ce rnoises, afin de faire descendre par pression tout 1'assemLlage*
Si l'on avait suivi cl fait tout ce que nous venons de dire, et que l'on eût employé des cofti-es cylindri-
u ne bien plus grand.: iiiih de terrain , et ilestàcroire
Quelquefois îles sondages peuvent atteindre une assez grande profondeur sans entraîner de grandes dépenses; l'exemple Suivant en donnera la preuve :
Un propriétaire du village de (liinéliein, arrondissement de Uethune, département du Pas-de-Calais, a fait
g dans une prairie sitncc prés dc a
tourner la roued'un petit moulin , donl lediarrtèïrè est'dn g pieds (î-,954), et qui fait 4oo livres île farine' par 'j4 heures, est du n pieds -(3" ,57 ) aiwtessua'dn niveatr de relies qui coulent à la superficie/ 1 ■ ......-!!.. ,
Ces fontaines on! été eronsees i une profondeur de 140 pieds (45- ,48) environ; elles ont exigé chacune à peu -prfei dix jours de travail de (piatre ouvriers, et ont conté, terme moyen, 3oo fr. ».
Les lerraios que la sonde a traverses sont ainsi composes :
Craie reconuuesur unednaissour de. . 3o 9,745 La par tie de l'arrondissement de Béthrme, connue sous le nom de bas-pays, et on se trouve situe le village de Gouéhem, dans lequel ces fontaines ont été établies, est tellement horizontale , que las eaux de la superticiu ne s'écoulent qu'avec une extrême lenteur. Aussi , l'aspect de ce pays, si varié dans ses productions, étonne singulièrement les étrangers qui le parcourent, et qni , se trouvant toujours au centre d'un vaste 1 ' horizon , 'ne peuvent s'expliquer d'où proviennent lés "eanx que la sonde du mineur y lait sans Cesse drjcbuvrh-. 1 Ces -eaux, qui s'élancent d'une profondeur de' rSrV'a 3oo pieds 1.
; procure des eaux 1res limpides. Pfirus
Terre végétale. . .. . . .
Sable
\i;;il.' usse/ homogène.
îo. 6.49Î ■ 3" 0.745.
Co 19,490
(4H",;3J à (ft7-,45i)., s'élèvent presque toujours jusqu'à la surlacedu^ol, et s'y répandent on gros bouillons, ou , au. moyen do petit? ajolagos placés sur leslrases, en gerbes d'une admirable limpidité.
Mous croyons mile de consigner
bien «induit;, et ils nous mettront à même de faire quelques observations sur l'approfondissement journalier auquel ou peutparvenir ; ,. .
dans des ealcairos eraïeu*. Ce
soudage, lorsque nous nous soin- . - -
mes présentés sur les lieui, avait p.i,.^
alleïut-uueprofoiideurde l'iit 5 fi 44>9J7
Onctmtinualetiavail,et, dans - - . -
la journée, on remonta quatre l'ois la sonde, qui s'enfonça des quantités variables suivantes; il .
■ ' t». 7* ! ■o,*3 70 *>. '8 ••■•o,ïi7
(in «ut ie»ucoup de peine.oour, ' . :
tmverser, vers laliu de la journée^ suruu,enauteiu i ç|e. ùpouees61iei ( .., r . . . .', „; . (o",uQ..Jecal<aitejaunât r e f awjs ,
ours craïeui , dans tapie! un aillait, et ilelait icllfirn nr ri ur et ipactu , 'qu'il' i fallu medre Hefii
Ledciuitoie jonr, itvànt du tnih- £jg f ,„„ „„„,. menfwlBIniMil.ohe'Iaità. . ■. . i.,r <, 15.ni
On cuntinua de traverser do bancs de calcaire jaunâtre, et l'un sWouçh dans In journée dp quatre pieda (ivtfft
Le troisième jour, mi matin , on *Uili >4S 4 47.53$
firisc-jauniira , «l'on senfnnça .te j pieds 8 pouces (o",86C).
euil a (48 ' ■ 48,40
On traversa du calcaire craîcui d'une couleurLlBnc foncée , et , dans la journée, la sonde s'enfuuça de deui pieds neuf [Hiuces (u-,8g3).
Ijj cinquième jour on cHaït a. . . i5o 9 /ig.at}
Ou traversa 1 pieds 4 ponces ( o\ 7 S8) de calcaire semblable an
avait atteint une profondeur totale du t53 1 ïio,u5
quinzième, on a toujours sonde dans ,
le calcaire craieuj bfeuilre, et i l'on j^ii^u.! «i™.
s'est arrêté à la profondeur, de ,(*). ,..■;> 176, |3, 57,57
D'après ce que neus venons de rapporter, on voit que le trou lie ooode a été, approfondi, à partir de i38 pied* 5 pouces 6 lignes (44*,977 ) au-dessous de ja. .surface
to. G 0,884
Le a-
de" 4'
. de a
Le 4'
de ï
Le5-' '
de 2
aui5-
,. de i3
Ainsi, l'approfondissement a été, terme moyen, par jour , de a pieds 4 pouces.
lï'iulaiii cet qiprolbrirlisit-mt-nt, !.! maître soudeur et quatre luauituvrcs oùt été constamment employés à faire tourner la manivelle.
Comme ce trou de sonde , à partir de la profondeur de
(■) Leiiwuiqucl'oiiB^iliiriTrmeulrcncDnliœ.igïpiadila^.iîS)
]38 |HBds 5[«uecs(ilig[ifs(/i/ ( -,977), iKti repria sur une hauteur do 37 pieds 7 pouces fi ligues ( m" ,35 J T pour Lui donner u» diamètre de 8 pouces fo-^aa), ak'n de se procurer une plus grande masse d'eau, ri que chaque jour h
( i-,787); il s'ensuit qu'on peut, à prtir d'une profondeur de 140 pied- (.'|.*>-,.' t >j ) environ au-dnssous de la surface du sol, approfondir de pris de 1 pieds (o",G.7) par jour, jusqu'à i3o pieds (S3',5a), un trou de sonde de H pouces (o",i3) de diamètre, dans an calcaire cr.iicni, compacte el homogène.
Lorsque ces calcaires ni: sont pus H op durs et qu'on m: rencontre pas do cailh m un peut fucilement approfondir, par jour, de 3 pied.^ ' r' ) i-rivii-nn , lui trou do sonde de 3 ponces (o",o8 1 )■ de d^in^rn- , «Jrjj'i p:u-vcnu ù ,'îou pieds (y 7",^.^ ) il u -dessous de ki surface du sol.
Le chef nuïrier qui a entrepris le sondage dont nous venons do faire mention . était convenu avec le propriclairc qui l'employait, qu'il recevrait } l"r. pai -pied couru ni jusqu'à 100 pieiU ( I i ' ( ", ./ ÎH ) ; nr, comme n t5o pieds (■iS-,7 3 )' ™* ouvrier pouvait , chaque jour, approfondir le trou de sonde do s piods (o-,65) environ , sur 8 ponces (o-,ai) de diamètre, et qu'il recevait 8 fr. ^ur ce travail , il lui reslait encore , après avoir pajé les quatre ou- \riers qu'il eroplojait, à raison de 1 fr. aoeent., un benélic- nelde3fr. loconl.
s élèvo pas au-delà de sept ou huit, -ont,™ général, peu disposes a entreprendre l'élu lil i r-t.l.k- !'■> u te i iieajui Hissantes
cm montantes do fond. , à prix fait . Cependant ils j consentont [orsqn'ils ne doivent travailler que dons dos terrains composé» de couches argifenses plus ou moins compactas et de calcaires Eratsnx, et il» demandent ordinairement 3 fr. par pied (o",3a5 ) jusqu'à 100 pieds (3i-,48f,) , 3 f>. 5o cent, depuis 100 pieds (3a", 484) jusqu'à ti5 pieds (4o- ,60), tir. depuis is5 pieds ( 40", 6u) jusqu'à 1 5o pieds (48-,73),4 fr. 5o cent, depuis i5o pieds (48-,?3) jusqu'à i75pieds (56" ,847), cl 5 fr. depuis cette profondeur jusqu'à celle du une pieds (6V|*.!)7)-
Lorsqu'ils doivent ac transporter dans lee différente* parties de 1= France , ils dama ndont 8 à 10 fr. par jonr,el veulenl en outre rjo'on leur fbnrnisse les ouvriers dont ils ont besoin , et ifu'on leur paie leurs irais de voyage. En général, ils n'ont pus repondu 0 l'attente des propriétaires qui les ont appelé»; et c'est pour qu'on poisse, sans leur secours, entreprendre, à l'aide de in sonde dn mineur, des
dans tous les détails que de semblable* recherches cerm- Procédds employés par les Anglais pour rechercher des
g 101. LespMCÉdés que non avonsiàit connaître dam
tiifués depuis un grand nombre d'années dans le nord de la France; et si, jusqu'à présent, l'on no s'est inclusive-
ment servi que de coft'res et de buses eu Lois, soil pour maintenir les couches de saules qui souvent font partis des ta irai as qu'on est obligé de traverser avec la sonde, soil pour isoler les eaux pures et limpides que l'on renconlre, do colles qui ne peuvent servir aux usages habituels de b vie, c'est afin de restreindre, autant que possible , les- dépenses qu'entraine l'établissement de ces fontaines; mais on. pourrait, à l'exemple des Anglais, substituer à ces cofFrcs et à ces Lnses , des tuyaui de fonte et de cuivre dont l'emploi facilite et abrège souvent de beaucoup les opérations du sondage. Depuis quelques années, un grand nombre do fontaines onl été forées dans les environs de Londres, notamment à IlieLcmond , Brenlfoid, Kjugston, oie., en employant dta cylindres
blissent, en An^lctoni 1 . cu^ H-i^ljini 1 ;. |>ivscntcnt quelques diffcrencBS avec ceux que l'on outitsproud en France, nous eu donnerons ici une deseriplinu qui, quoique n'étant que succincte , n'en paraîtra cependant pas moins clain aux personnes dont l'attention se sera lixco sur les détails que nous avons consignés dans le Cliap. IV de cet ouvrage.
Lorsqu'il s'igit d'établir une fontaine forée, on élève d'abord verticalement quatre arbres de chenc ou de sapin do 33 pieds (8", ni ) de longueur environ, que l'on éloigne les nus des autres de maniéreà ce qu'étant placés aux quatre angles d'un carré , ils laissent cotre eux une distance de 8 pieds ( i m ,Sgg.). Ces arbres, qui sont destinés à former les arêtes extérieures d'une ibatpcule solide, et qui
trouvent un point d'appui ihm> le -ni, ..ont, en outre, |orlailement tonsiilidiij ['n.cmbI L - j l'aide de liuit outres libres ou gaules, qui se croisent deui à deui dans les plans qu'on suppose passer par l'aie des premiers. On dresse ensuite à G pieds (i m ,gy6) environ au-dessus du sol, au moyen do quatre giies qne l'on fiicaui arbres verticaui, un planchersur lequel se placent les ouvriers c ha r-
Au-dessus de te premier plancher, et à peu près à a4 pieds (7", 79) de la surface du sol, on en établit un second, et l'on y assujettit un treuil muni de deui manivelles coudées, autour duquel s'enroule le cible portant le crochet' qui soutient la sonde. Ce plancher est, de m finie que le premier, établi avec des gîtes horiiontau* tirés d'une
eaux. Lorsque toute cette charpente ni élevée, et que l'on a dressé dans l'un de ses angles une échelle pour que les ouvriers puissent , avec facilité, monter sur ces planchers, on commence les opérations du sondage; l'on doune ordinairement 6 pouces 1 lignes (o-,i6G)aulrou que l'on fore,
et lorsqu'il aatteint «mnilp |;niiiiudi'!i]-, nu pluli'il
lorsqu'ons'aperçoilque^wjiarDi^omjucuncconsistance, 011 y introduit des luyauï ou cylindres de fonte de 4
(ot,t43) de diamètre ou de vide intérieur, et de 9 pieds (s-,tjii)de longueur. Leur partie supérieure et inférieure présente, sur une hauteur de 4 pouces (0", 108) , un
is cylindres. Lorsque
uitalerrient les terruius sublcm. Lis parties do ces cylindres qni s'emboil tlll lesums d.in. les autres, Onl ï lignes ( ii'.no.'i ) d'épaisseur , c( sont i l.im.tsl-cs, lorsqu'elles sont parfaitement assemblées^ par trois ou quatre ris à léte fntnfes, dont le ditmetre WtdWrFDn S lignes (o-,«t i ).
Lorsque ces cylindres suiii puscs il.. ris le trou de sonde, et qu'on veut les (aire descendre h nu sii.- 1 n- n ci ûlllour de «relui qui est hors de l'intérieur du i l !iuuiedirj(eïi]i<il au-dessous lin juiTuii |- | rLi i^i'ln^i- h ,i!iu r|ire les ouvriers
des corps pesons, tels que . rp-.i:,..i i . il. -. bombes, etc. ; niais comme le poids de ces corps ni' snllit pas toujours pour que ces cylindres puisse] il atli'indrc l.i téli- des utiles ou des terrains rennes sur h-vpiels lep'.'SetU les sables
de 4oo livres, semblable à celui que représente la/ïg. io5 ,
el qilC l'on tri il L.U !r: lini;.- i'e lieu \ lisveiscS Vi:l l icilleque Ton place , tuulc;- brs loi;- ijui- l'en eu a besoin , entre
quatre menlonuets garnis de rouliaui, et on le dirige sur les cylindres de f.nili- li laide du ne pièce île bois verticale qui remplit le meule but que les éeoperclu-s des fig. 8o et $7, Pour le UJaun iivri r faeileinenl ri loidfl du cable auquel il est attaché, si.\ hommes se placent oui deut manivelles du treuil, et tandis qu'ils élèvent ce mouton, un
ï»6 marri j
ouvrier situé à 3 pieds ( i") environ de diatanco décentre du plancher, tire à lui l'extrémité do ce câble, cl veilla constamment à ce qu'jl ne présente jamais plusde deux tours sur le .treuil. Lorsque ce m o ut un est parvenu au plus liant point de sa course, laquelle peux èlredoioà il pieds (3",i48)i(3-,ag8), cet ouvrier L'ahanJoono à lui-nicme, nn lâchant lo cible qui le soutient, et il tombe alors perpendiculairement sur l'espèce de bonnet eu fonte dont es! recouvert le cylindre supérieur. Cette manœuvre est répétée pondant tout lo temps que le mouton produit de l'eflèlj mais lorsque les cylindres ne s'enfoncent plus, los ouvriers places sur le plancher le plus près du sol redescendent los barreau* de sonde qui sont .soutenus verticalement par la charpente, près de laquelle, on les ramené facilement en les faisant glisser parallèlement à emmornes, entre deux rainures existantes dans les deux planchers; et ils font agir de nouveau , soit les tarions , soit les langues do serpent , aliu do continuer l'approfondissement du tron desondo. - ,.■ ,
I>= Anglais n'emploient que dis tujaux iiarfai tentent confectionnés! et toules les parties qui dormit entrer les .unes dans les autres sont tournées avec beaucoup de soin. La foute dont ils sont formes doit fttre homogène, grise et très douce, aliu d'offrir au choc une beaucoup pins grande résistance que la funlo blanche. L'épaisseur de ces tuyaux doit être aussi parfaitement égale, et cena enndition n'eut jmis une des moins difficiles à remplir lorsqu'il s'agit de los couler.
Enganéral, les travaux que les ouvriers anglais «Mrs-
prennent potit rechercher des caui souterraines, sont faits aveçi une grande précision, et sont surtout conduits avec une' extrême prudence. Sou* ce ilen'.le rapport, ors ouvriers ont une expérience et une habileté qu'on chercherait m vain dans ceux du nord de la France. :
Comme les cylindres de foute dont nous Tenons de unus ocoapcr résistent 1res bien aux percussions qu'on leur fait éprouver, et qaa leurs dimensions sont beaucoup plus faillies que celles des coffres que nous avons décrits, on parvient presque toujours, à l'aide do cylindres d'une seule et même largeur, à contenir les .sables q ne l'on rencentre, lors même que leur épaisseur surpasserait celle do 100 pieds (3a",484)-
Lorsque ces subies sont parfaitement maintenus, on poursuit alors au milieu des argiles te Innu de sonde , eu lui donnant , jusqu'à ce que l'on ait nlleint le calcaire craïeui , un diamètre de 4 ponces (o",to8). On enfonce ensuite, depuis la surface du sol jusqu'à ta naissance des sources d'eaux pures, des tuyaux de cuivre de 3 pouces 8 lignes (o*,oij7) de diamètre intérieur, et de i lignes f o",oo4 ) d'épaisseur. Ces loyaux , que l'on étamo ordinal rcment à l'intérieur , servent à isoler ces eaus de celles qui leur suitt supérieures, et qui, souvent , provicuui iiL di- tenu iris i riiferniunt des groupes ■le pyrites ferrugineuses, Pnur puuvoir les enfoncer facilement, ou les soude successivement Jan uns aui autres, en introduisant un fer rougedaus leur intérieur, jusqu'à l'endroit où Us se joignent. Lorsqu'ils sont dén'nilivemeHt en pUojf, on remplit alors l'espace cpai vxists entre les cylin-
dres de fonte et ces tubes de cuivre, afin qu'il n'y sic aucune esiiéce île commuuicalion entre les terrain» supérieurs et inférieurs, soit avec de l'argile, soit avec un mélange de cendres de houille et de chaux vive.
La méthode que noue venons de décrire, et qui , comme on le voit, a beaucoup d'analogie avec celle que l'on pratique en France, présente, sous le rapport de la maind'œuvre, d'assez grands avantages; l'expérience prouve, en effet, que l'on passe |>lus proi tintement les couches de sables en se servant de i:jli mires de Tond' que de cuOVes eu bois, et cela, parce que le terrain n'a pas besoin d'être foré sur un aussi grand diamètre; mois, d'un autre coté, les tuyau de (bute et de cuivre entraînent des dépenses beaucoup plus considérables. Aussi, nous pensons que, quoique les eaux se répandent à la surface du sol en traversant des tuyaux de cuivra que des buses de bois, on ne doit néanmoins employer les procédés anglais que lorsqu'il s'agit d'établirdes fontaines dans des terrains qui présentent, pour être traverses, de grandes difficultés, et qui exigent l'emploi de trois ou quatre coffres, parce qu'alors les dépenses sont à peu pris semblables dans l'un et l'autre cas.
Le besoin impérïeui que l'on avait de se procurer de bonne eau dans la citadelle de Calais , a fait recourir & la méthode que nous venons de décrire; des Anglais se sont, en conséquence, livras, aprts avoir obtenu du gouvernement français la ratilicationdu marché qu'ils avaient pré-
L i J l'IOd C. Cl
4c loun.droiLti les dillëréns cylindres do fonte et de usina qui leur étaient nécessaires,! des retherchflS-d'eaoï'sou termines dans cotte ptodelle. Leurs opérations ont été
assidu, ils sont parvenus à ramener à 18 pieds (5",o4;) environ au-dessous de la surface du sol , et de 3oo pieds (10g") de profondeur , de l'eau de source qui donne, an niveau de la buse, c'est-à-dire au fond de l'eicava lion conique de iH pieds (S" ,847) qu'ils ont formée, un volume d'eau de tj',5u cubes pur vingt^ualre lionre*. Ces ouvriers , d'après leur marelle, devaient en fournir une plus gran do quantité; niais on sent que la condition qu'on leur avait imposée relativement à la quotité de ce volume d'eau ne pouvaité(re remplie, et il est évident qn'iudépendamîneal de leur volonté, la masse de liquide qui devait sortir paruno Mise de 4 pouces (o~,io8) de diamètre, et dont l'ouverture devait être a 18 pieds (5",847) ""-dessous de la surface du sol, pouvait être plus ou moins considérable que celle qu'ils avaient promise-, il suffit d'avoir de simples notions sur la manière dont les eam se répandent dans le sein de la terre, pour que l'on soi! convaincu de ce que nous avançons ici.
Les eaux qui coulent actuellement dans la citadelle de Calais ne sont pas aussi pures que celles que produisent différente* fontaines que l'on a creusées à dcui ou trois lieues do cette ville. Néanmoins elles nous ont paru, lorsque nous les a vous goûtées, propres i servir aul usages de la vie, et ily alien d'espérer qu'elles n 'éprouveront aucune détérioration. Cependant nous n'oserions l'assurer, parce
que les eaui-que l'on s'était procurées, par euitedos travaux que l'on avait entreprises l8iç>dans cette citadelle, m sont peu à peu altérées; et ce n'est que quelque temps après que ces travaux ont elé terminé-, qu'elles Boni devenues tout-a-fait saumatres.
Lopied courant des cylindres de fonte que l'on emploie ordinairenienl dans la méthode anglaise, el dont nous asons.dojiué U* dimensions, ptse-ai livres, et doit coûter 8.fe.
Le pied courant des buses en cuivra pèse 4 livres , et coûte 10 fr.,5oo. , : i- ' ■ - '.
Ces deux données, jointes à colles que nous avons rapportées dans.le paragraphe précèdent sur la prix delà maind'ieuvre, serviront à dresser approximativement le devis des fontaines qu'on voudrait établir eu ne se servant que do cylindres métalliques pour passer les couches de sables et pour isoler des terrains envirouuans les eaux centrales qu'on djin ehe k ramener à la surface du sol. .
Cbriséi/utrnces <!i:di;Ui:s des i"tin ,-i di:< observations conte- " " "' " nus dans cet ouvrage.
$ io3. Nous terminerons ici notre ouvrage sur les fontaines jai Hissa nies ou immlanlcs dr- fond . parce que nous pensons', d'après mus hs détails dans lesquels nous som-
ptMf, par It S*-*. - 1» .1 r r„.,„n,i«i c.' ■). F'v . fit de peter? 0" defnrer, à taide de ta sunde du mineur ou dtijbnttnier, les pairs artétiens depuis a5 jusqu'à' tou
WV^W.WOT iHTïsiiNS, »3i
Nous avons en «ITet expost! et faii tonnai Ire avec ilélail : Les principes Avpiw l^quelf J.; sondeur fontenier doit se goider dans la fceliererifc drt* terrains susceptibles de renfermer des eaux qui puissent s'élever à la surface du sol ou se tenir slalieu noires, à rf^txuesAièlfe? -au-dessous do cette . su i&ce; ' .„-' .l jj..' . H !
Lis travaux ijuc l'on doit exécuter, à l'aide de la sonde du mineur, pour Ir.ivriMir 1rs différons terrains au- (lcssoi]s(l(!sr(iiels eiisit-nl. ces eaux;
3°. Les difficultés <jo"mi ■•.-nctuiJi i souvent dans le perdes fontaines foré» peuvent être sujettes, et qui tendent à
'El 5°. Les'dépense-; que peut entraîner l'établi s cm eut de ces fontaines, eu égard aux ililicrciilcs natures du leirains que l'on doit traverser .pour .arriver.aui. C«udies.de calcaire qui recèlent ces eatn.. ... , • '.