CHAPITRE PREMIER
Sondages relatifs à la reclierclie d'eaux souterraines exécutés dans t ancienne province it Amis, et profondeur à laquelle un «f paivenu.
% 3. Les premières rcclierches sur les fontaines jaillissantes paraissent avoir été entreprises dans l'étendue de terrain que comprend le département du Pas-de-Calais , composé de l'ancienne province d'Artois, du Boulonnais, du Calaisis, del'Ardrésïs et d'une 1res petite portion de la. Picardie. Au moins, celte opinion, est générale; el ce cjui tendrait a la conlirmer, c'est la dénomination de puits artésiens donnée am fontaines du même genre établies dans
siècle,, lès mui jaillissantes de la basse Autriche , et 1» puits fores des environs de Modène et de Bologne, ainsi qn.j In limnirnr ipinr " lj- ï r. pi.TCLT d.ins Ju lort
Urbain, dont l'eau s'élevait an-dessus du solàuoe hauteur dequinie pieds ('). Cependant, les procèdes pour cta-
connus que dans les couliées du uurd de la France; et ce n'est que depuis peu d'années i|u'on a commençai recher-
(■) VoîtleMimiimdc M. WAx. -;é <k,i, le Bulletin <U laSaciitf
,i7l'„LLj.l.-:l^:j ,V:f l!u [UOLI I II' ^UlCr l8«.
clierdausdifîérontespartÏDS du. Royaume et dans quelques comtés méridionaux de L'Angleterre , des eau* souterraines à l 4 aide de la soude du mineur ou du fontenier. La découvertede ces fontaines, dans l'Artois, provient sans doute de l'approfondissement peu difficile de quelques pu its creusés dans les environs de Bclhune (voir la position de cette ville, Pl. I") , et dans lesquels l'eau so sera élevée jusqu'à la surface du'sol; ruais depuis ces premières données, on a recherché ces eaux à l'aide de travaux moins dispendieux que ceux qu'exigent las constructions do puits ordinaires, et l'un est arrivé peu à peu, par l'invention de divers instrumens , à Inverser des terrains d'une grande épaisseur. Maintenant ou lait jaillira la surface du sol, lorsque les circonstances locales le permettent, etd'une profondeur de plus de trois cents pieds, des eaux si limpide et ; : i pures . quelles se.nl prerque :;■:■];[(:;; , ibnï ce:[j;ri:, pays, employées aux usage* les plus ordinaires de la vie.
Nature des terrains dans lesquels UseuuxsOAtcontenues.
g 4. En examinant avec attention 1» différentes coupes des terrains représentés dans les plantées II, III iy, et que l'on a traversés dans les communes d'Ardres, Choques, AnneEÏn, Aire, Mertille et Biengel (noir la positinxtlr ces communes dans la Pl. I"), on reconnaîtra que les eaux, ramenées an jour par la sonde, sont toutes contenues dons les tissures des roches crayeuses que recouvrent des conclics horiiootalcs Je terre végétale , Ai: sable , de cailloux roulés etd'argile plus ou moins gris». Toutes les
iÎq même indique des successions de couches semblables à celles-ci. Elles ont en outre appris que plus ou s'éloignait, vers îe nord-est, des communes d'Aire, Saint- Venant, Mcnille, etc., et pins l'épaisseur de ces couches horizontales augmentait, plus par conséquent le calcaire craîeux s'enfonçait au-dessous de ces mêmes couches. Ou en a donc conclu qu'il ne fallait que très peu s'écarter da la ligne ponctuée a'b'c' Q* (Pl. J"), pur se procurer, sans de grands travaux, des fontaines jaillissantes.
Raisons qui doivent faire rechercher, dans le déparlement du Pas-de-Calais, tes eaux montantes de fond, l'ers la limite des terrains cannas sous tes noms rfehaut et de bis pays.
§ ï. En considérant sous le rapport géologique le terrain du dé[iartemenl du Pas-de-Calais, nous pourrons facilement expliquer , et d'une manière générale, quelles sont les cause» qui s'opposent à ce que les travaux qu'exige la découverte de ces canx, au-delà de la ligue ponctué) a' b' c'd', soient aussi faciles i exécuter que ceux que l'on entreprend présde cette ligne.
Si l'on examine']? terrain du département du Pas-de- Calais , en partant de DouLens, et en s'avançant vers la ligne n, o,p,q, on remarquera qu'il est en tout composé de calcaire craîeux, à l'exception de la partie désignée par la ligne ponctuée passant par les communes de Landrethun, Colanihert , Desvres et lïeufchâtcl , formée da
SUR LES PUITS ABTÉBIEHS. 33 roches d'uneépoqoe iiien antérieure ("); lie plus, que te calcaire , dont les caractères minéralogiques sont absolument semblables a ceui qui distinguent la ernio du bassin de Paris, n'est que It picluii^'iin/r t ilu plateau de calcaire qui, sortant de dessous les sables de la Beauce. s'étend dans lous les sens , pour former le sul de la ÎVormandic, de la Picardie et de la Champagne. On voit ce même calcaire, dans le déparlement dn Pas-de-Calais, se présenter, surtout au cap Blanc-Nei ( Pl. /") , sous
peu distincte. 11 th. lJod ticiL l pr.'.;r[iie pas de silei pyromaquesj maison y trouve une grande quantité de pyrites ferrugineuses. Dans d'autres endroits , des puils néecs-
de dius<! [iii'i-, la uiùme; cii artères miuiiralogiqucs, est divisée en baucs li['n/.":i[.Liii d;j iLi'ni ou trois pieds, par des litsdesilfïpvi oMNirjiu',, (i;!k.'; i:iLl.'iiï, presque toujours gris noirâtre. Dans d'autres localités, nous avons de pltts remorqué îles couches homogènes, composix'j ik 1 £11 m^iuu substance que ces silex , ayant trois ou quatre pouces d'épaisseur, et s'étendanl, avec uneparliiite régularité, sur
C) Nom nous l'ail L-iiruiaiirv. ■ «ri Mtm.arc pblogiijiii- , cpt l.i Soctëii cTAgriruUur? Je Roulngne a f*il irnprimrr en ifti3, tl dutit un Lrou*c ud mrail Jniiî k> J:,n :t k: s J/;...m . la naliile il l'jniii:i]uc[é
un assez grand espace. Ce calcaire craïeuxse montre presqu'à la surface du sol dans toutes les parties du département du Pas-de-Calais situées au sud-ouest delà ligne ponctuée àlidd 1 , dont la direction moyenne est à peu près nord-ouest sud-est. Les plateaux- les plus élevés qu'il
fr>r::]i'S(irit(:T]tï-i!. iju : s ]in:- d(- ;ii!Li[( ! :, val léeasanS' nombre,
qui divisent, pour ainsi dire, en mamelons l'étendue de pays que nous considérons, I.a lerre végétale dont il est recouvert y est presque toujours de peu d'épaitsenr, et
miment appelée haut pays, présente parfaitement tons les
couches de calcaire craïeux, dont la texture et la couleur n'oDVent que de très légères variations. ■ ■■■ ! .
Si, au lieu de parcourir le pays que nous décrivons, on examine celui qui se trouve au nord-est do la ligne ponctuée d H c 1 , on remarquo que l'aspect tant intérieur qu'extérieur en est tout différent. Il ne présente en effet, à partir de Dunkerque, Hasbroug, Lille , etc. , qu'une plaine immense y dont l'reil ne peut embrasser les limites, et qui n'est que le commencement de cette Tasle étendue Ai- [i-rr.iin. plnls ijui fijritïc-ri L te m>I <]e la Hollande i de la basse Allemagne et de la Pologne, On ne rencontre dans ces terrains, parfaitement nivelés, aucune espèce déroche qui puisse faire établir quelques rapports du formation entre ce pays et celui connu 5ous le nom de haut pavs- Quant aux sondages entrepris danscette étendue de terrain jusqu'à Gand et Anvers, il n'ont fait connaître, comme nous l'avons déjà dit , que des couches horizontales plus
végétale , de sable ,
sés à nue grande profondeur, le calcnire craieux, appartiennent donc à ces terrains de nouvelle Formation dus à )a destruction deToches préciistnntes, et dont les débris, long-temps Charles et lourmeiilt-s par les eaux, première cause de celte destruction , se sont sans douie déposes ensuite tranquillement au fond de mers ou d'immenses iacs, pour former les couches horizontales dont nous venons de déterminer la composition.
D'après ces observations , un voit que les terrains de nouvelle formation commencent à paraître suivant la direction a' b' c rf, «qu'elle pentétre considérée comme la limite du haut et du bas pays. Elles indiquent do plus que ces terrains , eu s'adossant sur le penchant des collines qui terminent le haut pays, recouvrent le calcaire craieux. quidisparalt vers cette limite, et s'enfonce, à îles profondeurs plus on moins grandes, sous ces infimes terrains auxquels il sert de base. La profondeur à laquelle on te rencontre, quoique dciviiaut ^i-iniivilcimml de plus en plus grande, à mesure que l'on s'éloigne vers le nord-est de la limite a b' c 1 if, paraît être cependant très variable dans une faible étendue de terrains. Les diftereus sondage.exécutés a Béthune prouvent en effet que ces lerrains de
dii à quatre- vingts pieds d'épaisseur, tandis qu'à deui lieues au nord de celte villr. calcaire, que l'on nomme improprement iname dans le pys, puisque l'analyse chimique n'y a fait découvrir que des traces imperceptible* d'alumine, est à plus de deux cents pieds au-dessous du sol, qui cependant est, à peu de chose près , de niveau avec celui des environs de Belhune. Cette variation dans
du sol ne se fait pas remarquer seulement prés de cette ville; mais elle a également lieu du coté de Lille», Aire, Saint-Omer, etc., et l'on doit remarquer ici , comme on l'a Tait dans d'autres lieux, que les .inégalités existantes
Ionien! apercevoir à la superficie du sol. Au reste, cela se conçoit facilcmenten réfléchissent à ta formation, parcouches horizontales , des terrains dont il est ici question. ,
l'as-dc-Calais, on doit facilement se i-ondre compte des
s'étend le long de la limite a' V C rf. Comme il ne s'agi t
nouvelle formatfun avec la superficie du calcaire craieux, il s'ensuit que, dans les endroits ni. commence l'intersection de ce terrain avec les plans inclinés (ou le penchant
SUR LES ft'trs *Hr£ilE>S.
fleclierchcs des eam souterraines au-dessous des vallées
§ fi. Il ne faut, cependant pas rmire , d'après ce qui précède, que l'on ne peut rcncunlrsr de fontaines jaillissantes, oa au moins înontantcsdcfoDÙ', qu'à partir de la limite a' II c' if, cl en s'avaQçant vers le nord-est. En elTet, les eaui se répandant, comme nous le verrons, dans les lissures du calcaire craieui, il en résulte que dans le fond des vallées du haut pays on peut de même rechercher avec succès des catiï souterraines ! ainsi dans la vallée de laTernoi S c,à»]cngel{M 1"), on a exécuté, on iH™, trois sondages très près li - nus dus autres (noir Pl. V) ;
11- jln rilii r :. jusqu'il la pi nfi nid !■ Il r Ji> in Jiil'ris.
le deuxième jusqu'à celle de 80 pieds, et le troisième jusqu'à»™ pieds. Le premier trou n'a point donné d'eau; le deuxième n'a pu être continué , parce que les ouvriers, peu habiles, n'ont pas su retirer la sonde qui s'était cassée on s'engageanl dans dessilei, et quoique approfondi jnsijn'a n'a p; .1 j , i[ n'a pas non ;ii us dun d'eau ; le [rthisiinirt-. à U profondeur do 100 pieds ne paraissait également donner aucune espérance d'en trouver; mais ayant été poussé de tu pieds dans une terre bleuâtre très «.liante, dont la partie inférieure est jaunâtre et ruaroense, on a rencontre do l'eau qu i de su lie cslremontocjusqu'à la surface du sol. Or. il est évident, dans ce cas, que ces eaux ne se sont élevées
la couclie argileuse qui les retenait ciip'.ivr.s Mi-dcsous <h la masse calcaire reconnue par trois sondages successifs.
Cependant, il faul remarquer que l'on ne peut trouvei de fontaines montantes (le fond dans le haut pays, qu'en établissant les travaux ài: recherche au fond des vallées qui
que s'ils étaient situés su-dessus du plus lias fond de ces vallées, on augmenterait alors, à mesure qu'où s'élèverait sur leurs flancs, la dislance qui existerait entre la surface à laquelle l'eau se tiendrait stationnaire, et celle où seraient situés les travaux de sundage.
Motifs d'après /estpiih </■; ,o"<U:i!<-< -.'.j/r'-r.? t<>':jo;tr.i rirt poursuivis jusque dr-'t: les couches tk calcaire craititx-
§ 7. D'après les différentes coupes de terrains que nom avons fait connaître, et que l'on a traversés dans le département dn Tas-de-Calais pour rechercher des eau# souterraines , on voit que l'on a toujours été obligé de poursuivre les sondages jusqu'au calcaire crafcui, et que ce n'est que dans ce seul terrain que se trouvent ces car». Les Taisons en sont faciles à saisir, en réfléchissant au gisement do ce calcaire, et on le comparant à celui des terrains de nouvelle formation; toutes les coupes rapportées dans les Pl. II, III, If et F prouvent que, dans le tas pays comme dans le haut, ce calcaire est toujours recouvert par des couches horizontales , composées principalement d'une argile dure, compacte et homogène, qui possède à un haut ili';;r<i !.. [iroiu-iHi- il 'être imperméable à l'eau. Toutes ies fois donc que ces couches argileuses s'étendront à une grande distance , [es eaux situées au-
SUH LES PUITS 1ÏTÉ51EB5. 3g
dessous d'elles seront loujours comprimées, et ne pourront avoir d'écoulement qu'en en suivant 1h parlie inférieure. Or, d'après la configuration du terrain du Pas-de- Calais, les eaux qui proviennent des pluies et des rivières ou de ravins situas dans le haut pays, doivent évidemment se répandre dans les fissures du calcaire craîeux.qui , s'étendant dans toutes les directions possihlcs, leur donnent la facilité de s'inliltrcr au-dessous des couclies des
s'ensuit alors que , ne pouvant trouver d'issuepour s'écha]idor, au moins en entier, des fissures qu'elles remplissent . elles doivent nécessairement y séjourner, ec éprouver, dans la vitesse dont elles peuvent d'abord être douées , un ralentissement d'autant plus grand, que ies couches horizontales d'argile superposées au calcaire sont plus étendues, et que les issues par lesquelles ces eaux peuvent se répandre au jour , sont plus éloignées et plus étroites. 11 est donc alors évident que si Ton perce les couches argileuses, elles s'élanceront, k partir de rendrait où elles eiercent leur plus forte pression , contre les couches de terrain qui les recouvrent, avec une "vitesse dépendante de celte pression, et qu'elles s'élèveront à une hauteur d'autant plus grande, que la différence entre la vitesse qu'elles acquerraient , en raison delà hauteur totale du réservoir, et celle qu'elles ont au moment où elles 6e répandent au jour par des ouvertures naturelles, sera plus petite (*). Si elles n'a-
("J L'tiénriim dei e*ux que l'on k procure ■ l'aide de U «onde du mi-
vaient aucune vitesse , comme, par eiemple, si elles étaient retenues <h ns le fond d'un iiaspin, elles s'élèveraient alors à une hauteur égale à celle qui eiislerait entre les points d'où elles s'infiltrent dans le sein de la terre, et ceu< d'où elles commencent à s'élancer. D'un autre cote, pour que ces eau. jaillissent à la surface du sol, il faut qu'elles ne puissent pas se répandre toujours en profou-
inférieurs. Il faut donequedes terrains compactes se trouvent au-dessous de ce calcaire, ou que les parties inférieures de celte roche ne contiennent plus deiissures: or, c'est ce qui eiîste dans un grand nombre de localités. D'après do
«rablci couina cm rainiralej: Dans ce ras-ci, rclfvjiinn qCE l'on remorque ne dépend eue de la pression produite par divers çaz, dus h la
réaction réciproque qui F.' n r-..'.- 1- re *U;li-r -tHï-t substances minérales
répsndue-s dans le srin ite t.. i.i:v. On peut 11... l-l- sujet, 1rs inujres-
contenucs dons les .Wm.ii.-i s qu ils eut r- ■ ;l : L"t ; sur las calot minérales de Yieliy, uliiiSb'resd.iis le.' yt 'j:,..?-, Jv ,!/k,t' ;.-..iir l"kuuru iBau. Ces ingé-
prrssiun Qu'cicree à leur surface, el 1 une grande profondeur, le gin acide lasbouiipjc [|ui se ■Ilii l..|i|>.- I ,r. île 1ii>i l"i , r] 1 1 .. lie.]] . L'ue cansesusloeucl celle-ci produit pi ul-itt i It.vjtie;] J :s r. un bouillantes du GcjlUr, une des pins S rsnil.ssm,r,-..,,i,.| , | 1 l.ii:d,-,.i ,».,., 1 les elfos sonl sicilraordi-
Lu (:;■:•! b-, Ci
nombreuses observations recueillies dans divers endroits, et particulièrement à Valencieuncset àMouchy-le-l'reui, près Arras , on a en effet pu se convaincre que des terres argileuses- très compactes se trouvent au-dessous du calcaire craycni. M. dAubu.issùn , dans son Traité île Geognosîe, les comprend même dans la formation crayeuse qui copsiste, à Yaienciennea , en une alternative de couches de calcaire et d'argile {*). Ces argiles sont d'une formalion plus ancienne que celles qui existent constamment en
lianes horiioulaui au-dessus de ia craie $ et quoiqu'elles paraissent avoir des caractère) presque identiques avec oes dernières, leur gisement leur assigne cependant une place différente dans l'âge relatif des roclios, lequel ne pourrait .'tre apprécie si l'on ne considérait que leurs caractères minerai agi ques.
Celte alternative de couches argileuses avec la craie est
ia Pl. V; et , en supposant même que In couche abc d, que l'on a traversée, poil luis marneuse, il n'eu est pas moins vrai qu'elle a la propriété de s'opposer parfaitement au passage des eaux situées dans le calcaire qu'elle re-
Expirieuen qui tendent a prouver que la eaux son- . ttrraines du haut puys ont leur pente dirigée liera le bas payi, ...
S M. Noué avons dit que. les taux se répandaient, dans le département du Pas-de-Calnis ,*à partir du bauLjrays, . à l'aide des {issuiWsans nmnl.re dont «ont traversées les couches de craie, et qui , uvatit euivc elles dilTerciis points de communication , facilitent l'inliitralioii de ces mêmes esux jusqu'au-dessouî des Iciiain.-; du lias pays. Quelque.»
1er un nouveau degré de certitude à cet te opinion, et donner la preuve que les ean.,tks itniuiin es, 11 i ssanlos dcsonvii-ou.s de cette ville, de Choques., de Lillers, etc. , proviennent du jiays situe nu sud-ouest de ta ligne ponctuée a' U dê. Cea expériences ont eu lieu nr deux fontaines creusées près .de la place d'annes, peu éloigné™ l'une de l'autre, ut situées sur nne limite (m passerait parcelle ville et telle de Saint-Pal. .
Comme elloi avaient peur Lut de déterminer quelle pouvait être la direction de la pente des eaux qui donnent naissance à ces Pu niai nés, nous avons lai l donner plusieurs coups de pislon dans les luises de celle qui est au sud-ouest de. la seconde. L'eau qu'elle produisit , au lieu d'être transparente, acquit une couleur laiteuse que lui donnèrent les pierres calcaires ramenées par la l'oree d'aspiration. Presque au même instant , les eam produites par la seconde fontaineacquirentégalementunesemblahle couleur. Or,co ' . 6..
fuit très simple ne peut avoir lieu que parce que les eaux de ces deux fontaines communiquent ensemble, et que leur pente se dirige du sud-ouest au nord-onest. Nous avons en outre remarqué que si l'ouverture de la première de cesfon-
à l'eau qui tend à s'échapper , avec une certaine force, par
vallc de temps, beaucoup pins considérable. Plusieurs fontaines creusées iLïllers, et situées, les unes i l'égard des autres, comme le sont à peu près celles dont nous venons de parler, présentant des résultats analogues, on doit en conclure que la pente des eaux souterraines auxquelles ces fontaines sont dues , s'opère en allant de Béthune, Lillers^ Cliqques, vers Saint-Venant , Marville, etc. , et de plus qu'elles proviennent des terrains situes au sud-ouest de la ligne de séparation du haut et du bas pajs. Les cn-
Nédonchclles , etc., communes de l'arrondissement de- Saiot-Pol , Cl dont on n'a point explique la cause, sont sans doute dus à Finiiltrati on journaliers des eaux qui alimentent ces fontaines, inliltrations (fui , i la longue, produisent des effets tellement extraordinaires , qu'ils ne paraissent nullement on rapport avec la faible cause à laquelle on les attribue; mois cette cause peut être ici comparée à l'action contiuucd'une force dunt les effets finissent toujours par surpasser ceui produits jwr une autre force, quelque grande qu'elle soit, si l'action de celle dernière n'est qu'instantanée.
SUS LES PUITS AUTE&lE.fS. 4$
Utilité île la description géologique du département du Pas-de-Calais, pour avoir des idées précises sur les fontaines jaillissantes.
J g. Nous avons cherchés décrire avec détail la constitution géologique du département du Pas-de-Calais , parce que celle localité nous scmMc une des plus intéressantes à examiner, pour avoir îles idées précises sur les fontaines jaillissantes ; mais, afin de faire voir qae'lcs faits déduits de cette localité peuvent cire généralisés, nous remarquerons que do semblables fontaines, construites dans les environs de Boston , en Amérique, sont, comme celles du Pas-de-Calais, alimentées par des eans qui pro- • viennent du calcaire crayeux; et que des travaux exécutés à Schecruess, en Angleterre, au confluent de la Medway et de la Tamise, ont de même prouvé qu'if existait, à Ïjo pïedsan-desBous do bancs argileux, du calcaire crayenx contenant des eaux très pures et très limpides. Aussitôt . que l'on eut percé dans cet endroit !a couche argileuse qui les comprimait, elles s'élevèrent àla hauteurde 344 pieds; maïs ensuite elles redescendirent, ol se .tinrent statïonn aires à 120 picdsau-dcssousuolasurfaccdusol. Ce mouvement ascensionnel provenait sans doute de l'oscillation qu'elles éprouvèrent lorsqu'on détruisit la pression qu'elles exerçaient contre les couches argileuses superposées au calcaire. On peut en effet considérer le pui ts que l'on 0 ouvert, comme une des branches d'un siphon , dont les fissures souterraines forment l'autre branche. Le terrain traversé à Scheer-
ingé dans la classe des le
Calais, le caltaire craycui. Il et eu effet principalement ■.'ini:|iu.v:j ilu i.iblr de couleurs [:K : h]]^.r ili' l..:[ïv
verte al de silei ioii!c.>. d'art: l>: noirâtre très tenace et semlilablu à quelques variélds de celles que représentent les coupes' de terrain duni 1 mus avons fait mention. Souvent "
quelquefois avec des pyriLes ferrugineuses des morceaux de calcaire, cumule celle traversée à Aire, et dont la Pi. fil (g* couche) -représente l'coaisseur. On voit donc que' ces
localités se ressemblent |.mri'iLik nr sons le rapport géologique, et que les can.v qu'un y ri'nciinlre ionl loulei renfermées de la mimo manière dans la roclie de calcairecrayeux sur laquelle reposent U:.-, lerr.tijis de nouvelle
fnsalnbritif rfm rm;j' située eriin' ilrs cmtc/tn iirgilrmcs . Incanvénieus de leur mëluny avec celles lies conciles
ijiii. Lorsqu'on enlirpiend de> sondages pour établir des fontaines jaillissantes, on reueuiilie quelquefois des masses d'eau* considérables qui proviennent des couches
■ lagcs inrrepnl prAs dé 1
Di j.t'iod b, Gu
supérieures au calcaire crayeui ; mais ccaeaux, don! le goûl ël rôdeur sont presquetoujours désagréaLles, ne sonl
48 nuiTÉ
poîut celles qu'on veut obtenir. Elles n'éprouvent pua d'oillours nue assez forte pression pour parvenir au jour, parce qu'elles ont simplement tronssude à travers les couches horizontales des terrains de nouvelle formation, et ne sont point descendues des lieui élevés d'où partent celles
grande durcie de o,-J3 d'ép*'
' " :lL»ppé dea maina des ouvrir™, glissa ioum'
■ qu'ils om déclaré, i'. que frite sonde, lorsqu'il* voulurent h retirer, leur u paraissait tombée dana un vide,; a", qu'elle ur perlait point but un 1er- "nrmoou solide par *a partie inférieure ; et s c . qu'elle était agitec se en mouvement ainsi qu'elle aurait pu l'eu* par tu fort courant. » Ce oc fui qu'avec beaucoup de peine qn'ila parvinrent i In retirer i déjà
■„: li .',nù .i qu'il» eurent entiirement dégagé l'oriDce dacoffre, il
s hauteur, un volume d'ean considérable, dont Ja force et l'abondance aient Telles, qu'il» curent à peine le temps dose fiirAnl eTer , rtipi'ila
utili cl Ion] Ira dallais du sondage, a Si , au lieu de re.liercher des cauï centrale» i l'aida des LraVBUI dispen. dieu* que l'un a rnt i: [■ri ■■ .'i '■ i L.iu [ir ( ;1 L FojtjiiiLiljleau , on avait d'abord
ijui sont contenues dans les fissures du calcaire crayeui. Ces premières caoi, en traversant les couches d'argile dans lesejuellcs so trouvent , i peu de distance les uns des autres, des groupes du pyrites ferrugineuses, sont souvent viciées, et ne peuvent être d'aucun usage. Aussi les tra-
eaux corrompues de cellesqu'on rencontre dans lecalcaire. Ces dcrnicvessont ordinairement très Mines, très libres, d'une limpidité parfaite, et n'éprouvent presque jamais de variations dans leur nature. Les diflërentes analyses chimiques auxquelles ellr* onlété soumises, n'yontfait connaître qu'une 1res faible quantité de sels à base de chaux, les seuls qui cependant pourraient en altérer la pureté (*).
En supposant mime que les eaux situées au-dessus des terrains de calcaire crayeux fussent pores et limpides, ce ne serait point un motif de ne pas rechercher celles qui sont directement au milieu de ces terrains; et en effet, la vitesse de ces dut mi'-i.^ .iiir.i uri.uii omiiniiellcmciH par suite des frottomens qu'elles éprouvent eu traversant des tissures nombruusif m souvent très élundues, sont beau
OlleiiittdaniAt.ÎKvilIc, ii^rt.ri(mcni de U Somme , diflïiïiiTci f.,T, -
NiUn- tu Llû.tlminn . <ni|.i*<l.'lH' r-..„,„| 'i. (Jn.,,,1
V u: i.' U ,\l.,.1 le, isulik-pWi.updl, t[ ÙY qurtiph-? >mii l.»nr. i.
l'.r.J^M .liitj.irjuc ■ dcraanlrc au'i! ï epih: prcur lii.i- nl i..ui>L
cmi|) moins dépendantes de l'influence atmosphérique que «Iles qui ne proviennent que de localités peu éloignées; leur volume éprouvera donc , dans des temps do sécheresse , d'autant moins de variations, que les terrains au milieu desquels ces eaui Gltreront, seront à une plus grande profondeur.
Observations sur tes roches crayeuses. Baisons déduites des paragraphes précédent , et qui prouvent qu'on ne doit reclierchcr des eaux souterraines que dans ces
J ti. Avant déterminer les observations qui nous servi routa établir les principes du sondenr-fnntenier, nous ferons remarquer que les roches de calcaire situées au-dessous des terrains de nouvelle formation , sont tes seules dans lesquelles on doive rechercher des eaui souterraines. Nous savons, en effet, qu'il suffit qu'une couche perméable soit contenue entre des couches sensiblement imperméables, pour donner lieu à des foutanifjs jaillissantes ; ni (l'jipré.-i les faits que nous avons rapportés, on doit en conclure que si la couche perméable présente des affleuremensdans des lieui élevés, qui lui permettent do recevoir les eaux extérieures des pluies, des rivières et des ravins, et qu'ensuite elle sa propage entre les couches imperméables, en descendant dans les lieui plus bas, sans que ces eaui aient d'issue pour s'épancher, au moins en entier, il sufllra , pour obtenir dans ces lïeut des fontaines montantes de fond , et quelquefois jaillissantes au-dessus du sol, de
percer la couche supérieure imperméable, et de garantir leBancnement des eaui le long Je la paroi du Irou ascendant. Or, puisque ce sont là les conditions qu'il Tant rencontrer pour obtenir do ces fontaines, on conçoit très bien, d'après les différentes natures de terrains que nous connaissons , que le calcaire est le seul dans lequel on devra rechercher des eaux souterraines {*). Nous aïons en effet
pralon^ensuLloTndLtlinÎDrJTaDn' les lieu* les pluTbas;
fissures sans nombre, qui pernictlent à l'eau de s'y répandre , et d'y circuler avec une grande facilité. Nous citerons
avons,aV:incé relalivumuil à tes [ÎMiires, dus observations qui [fruisoni i[eu communiquées par M. rin.^pucre'.u ^'/n'irai des mines, GiHct de Laumaat. En oiaminant Les grottes de IVaucogne, situées dans le département de la
deux rivières portant les noms de Bandiaxex de Tartloire,
Les cscavalions produites par ces rivières communiquent les unes au* autres, et l'on peut les parcourir pendant l'espace de deui lieues sous terre. Elles renferment des ruisseaus capables de faire tourner des moulins , des grottes et des cavités immense! , dans lesquelles L'infiltration des eaui produit des stalactites et des stalagmites gigantesques. En entraînant eoulinnellemant avec elles des parties calcaires, elles augmentent ces cavités et produisent quelquefois des cboulcmens considérai] Les. Ces
foin,™™ e donner Un J l'ftatliHemcnt de foduine. JalIBunta.
eau» donnent ensuite naissance, à quelques lieues de là, jpHliiMfaliUeinférieui'c, à plusieurs fontaines jaillissantes naturelles au-dessus de quelques flaques d'eau qu'elles alimentent, et sortent, k peu de distance, au pied d'uu rocher 1res èlové, pour former la rivière de Touvres, qui, àa,4oo mètres de sa source, Fait tourner douai à quinze roues hjdrauliques de la belle fonderie à canons de Ruelle, près Angoulénie. Un autre fait que l'on remarque dans le dcparlcmeut du Pas-de-Calais, et qui a de 1res glands i apports avec ceui que nous vouons do citer, c'est qu'au bas do l'énorme escarpement vertical de calcaire du eap Blanc- Nea, des jets d'eau sortent avec une grande vitesse des fentes de ce calcaire, et en détruisent peu à peu la jiartie inférieure. Il est donc certain que ces eaui proviennent de
rares existantes dans le calcaire de ces moniagnes, elles se
répandent dans, toutes sortes de sens.
du sol , ei qui proviennent de lieu! plus ou moins ■'lu.igru's . ont un écoulement direct dons la mer. Nous citerons à co sujet un passage d'un mémoire intéressa ni M. Baillcl , inspecteur divisionnaire au Corps royal dos mines , a lu à ta Suciiité d 'Encouragement dans le mois de février de l'année iSjî , sur certaines fontaines jai) lissantes decou-vertas avec la sonde dans îles environs d'Abbeville.
i. La fontaine forée de Nojelles sur mer, que nous
- venons de citer , a eu! percée dans un champ qui sert de
■ pâturage, et où l'on manquait d'eau. La sonde j a » atteint le terrain aquilïre (la craie) à 17 mètres envi- » ron de profondeur, et a ouvert une source abondante » de bonne eau qui '.n-A auisilùt élevée (lans ks îjuem.
- Cette eau est reçue dans un bassin creusé eiprès et dis-
» ordinairement, 6 marée basse, a la hauteur de i mètres
- au-dessous de la surface du sol ; maisà marée haute, elle ■■ s'élève presque jusqu'aux bords du terrain , et un clapet •■ convenablement place sur l'orifice des buses, empêche
■ l'eau de retourner vers sa source, et la conserve dans In ' Jjaïsiri iTiiand la mer vient à baisser dans la baie de la » Somme. .
plusieurs localités, et principalement sur la cèle de France, depuis Dieppe jusqu'à Montreuïl- De nombreuses sources situées sur cette côte ne répandent en effet de l'eau à ta surface du sol que lorsque la mer est basse.
Ces faits, quelque singuliers qu'ils paraissent, peuvent cependant facilement s'expliquer, en considérant que les eaus douces et limpides se rendent dans la mer à des profondeurs plus ou moins grandes avec une certaine vitesse. Or, cette vitesse doit nécessairement éprouver un ralentissement lorsque, par l'effet des marées, le niveau des eaui de la mer s'élève, puisque la pression qu'elles exercent aui endroits où s'échappent les eaui douces , est alors plus considérable ; et c'est par suite de ce ralentissement
pourrait («s présenter le- mniii-savaiLlagpspiHir la recherche des foulaines iuiml ailles <lt- fond. Ainsi on ue doit point établir de liaïaui dans les terrains primitifs, tels que les granités, les gneiss, le, porphyres , lis serpentines, etc., qui presque luns n'olliTul qui; dr.i ruelles peu fendillées, cl dont les fentes suiïoul ne s'éiomlcul qu'à une petite profondeur. L'eipéjienee prouve que les eam que recèlent ces terrains y sOurili-ri! île finis eûtes à une faible distance do la partie supérieure par laquelle elles s'y infiltrent. Dans les terrains de calcaire , les lissures se propageant au contraire à de grandes dislances, soit on largeur, soit en profondeur; les tim peuvent alors circuler avec facilite et se répandre au-dessous des vallées dont le fond est presque toujours recouvert par des terrains d'argile, de salile, de cailloux roulés, etc. On doil aussi s'ahslanir de rechercher des eaux dans les terrains^chisteui ,
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parce que les pyrites ferrugineuses qu'ils renferment, se décomposant facilement , communiquent à l'eau qu'on y rencontra l'odeur et le goût du gaz hydrogène sulfure.
Nous terminerons ici toutes les observations ut les conséquences que rions avons déduite' de l'étude des différens lieui dont nous nous stimmi-s oceupés, et nous allons actuellement établir les principe! nui doivent guider le sondeur-fou lenicr dans les recherches qu'il peut cnlre- [irctidri! jujhi- découvrir des eaui souterraines.