CHAPITRE D
Recherches des terrains propres a donner naissance h des fontaines jaillissantes.
§ i3. Av**r docommencer des Iravam desondage pour reclierchcr des caui souterraines, il sera nécessaire d'avoir une parfaite connaisse ne e de la constitution, tant superlicielle qu'intérieure, du pays dans lequel ces traTans seront entrepris. Cette constitution devra être reconnue sur la plus grande étendue possible , et l'on devra , en mémo temps , recueillir toutes les données qui pourront indiquer quelle est la liaison de ce pays ou de ce terrain avec ceui qni l'environnent. En en parcourant la superficie, on remarquera s'il cjiste des affleurement de calcaire crayeuï àt*s les parties les plusélevées, ou si la couche do
Stin LLS rtllTS ABIÉS1EBS. 5g
terre végétale dont il put être recouvert est peu épaisse. Dans le cas oit l'on découvrirai! de ces afdeurumcns, un examinera les vallées., et l'on s'assuma par quelques soudages provisoires, ou en consultai]! la succession découches traversées pr lis |>uiK lis plus profonds du pys, si le calcaire crajcu.\ qui se mon lie lu jour ilau« les parties élevées se prolonge au-dessous des terrains de transport dont la fond de ces vallées est ordinairement recouvert. En explorant aiusi un pays', si l'on reconnaît qu'il a da très grands rapports avec ceux dans lesquels on a découvert des fontaines jaillissantes , un pourra se livrer alors aux travaux que leur percement exige. Lus indices d'après lesquels ils seront entrepris indiqueront en ciTet des terrains propres à la reclierelie d'oui souterraines , puisqu'ils offriront, d'après ce que nous avons dit dans le cliapitro précédent,, toutes les conditions qu'exige l'établissement du fontaines jai!lissjuti-> ou montantes de fond. Quant, a, la hauteur de ces uni ^ dans les r avant ou buses à l'aida desquels on les iscile du -.'i un ij unnaiil , il est iuifîussilde delà déterminer <ip/-:W, puisqu'clledépeud delà dilférence qui doit exister euln! [:■ pi ni d'où elles commencent às'in- SJlrer dans la partie supérieure des roches calcaires, et l'endroit d'où on veut les faite jaillir. Or, comme la han-
des données très incertaine*, omis elles dépendront toujours de la configuration extérieure du sol.
Observation importante sur les causes qui peuvent s'opposer à l'élévation des eatix souterraines dans les trous de sonde.
J t4- Nous ferons ici une observation importante, c'est qu'il peut arriver qu'un trou de similis tomlic sut des fissures remplie ù"e;iii, sans ipivl le puisse pour cela s'élever au-delà de qni'lr[iie* u n'-r s <lr l'i'iirtroit où on l'aura rencontrée, quoique cependant ces lissures soient sans cesse entretenues par drs eaiu provenant de très grondes hauteurs. Eu effet , si celle eau peut avoir une issue dans une vallée voisine, plu-. |>ii>li)nt!t< que celle dans laquelle on aura établi de. tiuvuin de .(nntagc , ot que cette issue soit plus pelite que la grandeur de ces fissures, il est évident que l'eau ne s'élèvera ibns le trou de sonde qu'en vertu d'une pression qui sera la différence entre celle qu'elle eiercerait contrôla couche argileuse, si elle n'avait
tTlalc de l'eau du réservoir, et celle moins forte due à In
pourrait avoir dans une autre 'vallée plus profonde. Il pourrait même arriver qu'elle ne s'elevat pas dans le
quelles l'eau s'écouleraitélaient do mêmes dimensions que les lissures; car alors cette eau en sortirait i pleine guen-
est bien plusccrlain do trouver des fontaines iaillissantes dans des pys analogues à ceui qui sont si lues au nord-
(SI de la ligne ponctuée lih'diV ( Pl. /*) , et dans lesquels les caui peuvent seiendre îi dits distances immensessous des couches argileuses sans trouver d'issues, que dans lis jiajsqtii ,.pr leur [iiihle étendue' m: peuvent empêcher les eauï qu'ils cimtii'iunm de répandre dans quelques vallées voisines plus profondes que celles où sontêlablis les travaux de recherche; et en effet, la vitesse qu'acquiè-
necessaircment la (irex.it.ii qu'elli s feraient susceptibles "d'eiereer en raison de la hauteur de leur chute contre ],:■; dur!» ii.ijïr\nu'„!,U.s superposées, aux calrnires
Obstacles qu'opposent les calcaires hamaghnes a la
quelles ces eam peu riaient s'écouler fussent très petites, il serait cependant prieure pusiihlc que les recherches que
sonde, fuLnt infructueuses; mais ce n'est pas une raison de perdre l'espérance de se procurer des fontaines jaillissantes. On peut en effet tomber sur un endroit où les roches calcaires sont, tir-; Loritosèiie:; , et ne contiennent point, dans loule i 'étendue du Irou de sonde, des lissùres qui puissent donner issue à l'eau dont ces roches sont entourées. Plusieurs exemptes de ce genre se sont présentés dans le département du Pas-de-Calais , et nous en citerons un très remarquable. Un propriétaire a fait forer, dam
un faubourg de Béthunc , un trou de sonde qui , après avoir traverse 60 à 70 pieds de terrains de ntinvrlli: l'onua-
les eaux se sont élevées à .la surface du sol. Un autre propriétaire , dont l'habitation tient presque à celle du premier, voulut aussi se procurer une fontaine jaillissante : il- lit en conséquence ]jercer d'abord 90 pieds de terrains composés, de sable ci d'arcili; ^rise, (iirilenant une grande quantité do pyrites, ensuite io5 pieds de calcaire, que l'on avait rencontre, comme ou voit, à la mémo profondeur que dans le preuiin i- soudj;;.! : mais quoiqu'on eut traverse 175 pieds dr: icrraisis de différentes natures, on ne put se procurer d'eau. Découragé et ne pouvant cipliquer l'anomalie qui paraissait exister entre deui terrains dont les caractères étaient les mûmes, ce propriétaire a totalement abandonné les travaui qu'il avait entrepris.
hé/fexiont sur les différentes parties du soï d oit proviendraient les eaux snit/crrtiinu* i/u'un pourrait rencontrer au-dessom île la surfu,:,: inft'rit-Jirr d'une couche argileuse.
5 [û. L'eicmplc que nous venons de citer prouve que si l'on n'a pas eu d'eau à 17S pieds au-dessous de la surface du sol lorsqu'on s'en est procuré à une profondeur beaucoup moins grande presque dans le même endroit, c'est parce que le trou de sonde a été pratique dans un calcaire homogène et sans lissures. Cependant, si l'on eu eût continué l'approfondi s se meut, il eût été peut-être pos-
SUT. teS PUITS iHTÉSltNS. 6î
siLle de rencontrer une couche argileuse, ou ou moins sensiblement imperméable , au-dessous de laquelle se seraient trouvées des eaui susceptibles de s'élever jusqu'à la surface du sol. Mais il faut remarquer qu'elles ne pourraient provenir que d'endroits plus éloignes queceui d'où s'écoulent les eaux ramenées au jour par le sondage, dont nous avons fait mculiiui dans 11- paragraphe précédent; et en effet, s'il en existait su-dessous do celte couche argileuse, ce oc serait que parce que les bancs de calcaire qu'elle recouvre en recevraient, par suite de ta favorable position de leurs affleureiiicns au jour, des pluies, des ravins, etc. Or, cëtle couche argileuse pouvant descendre de lïeui élevés et se propager au-dessous d'nno ou do plusieurs vallées, il est évident que les eaux situées au-dessous d'elle ne pourraient provenir que du calcaire sur lequel elle repose, et non de celui qui lui est supérieur, puisqu'en raison de sou imperméabilité, elle ne [jouirait leur livrer passage. Ce que nous avançons ici paraîtra d'autant plus probable, que les sondages entrepris à Blcngcl (-vailles Pi, 1" et y) ont donne la preuve que toute la masse de calcaire crayeui fghk ne contenait point d'eau, et qu'il ne s'en trouvait qu'à la jonction dë la couche argileusn abcà avec d'autre calcaire situé au-dessous d'elle. Dans ce cas-ci , il est évident que cette eau ne pouvait avoir d'issue avec le terrain supérieur, puisque le couche Argileuse aboi, qui peut-élre s'élend à une grande dislance, et remonte insensiblement jusqu'à l'endroit où !o calcaire qu'elle recouvre se montre au jour, s'opposait à ce que estte eau refluât dans la masse fghi.
Rations poiirlcsqiidU's cr. iloUj/oxKiaWc l appmfondisse-
% 17. En général, toutes les fois qu'on trouvera du calcairecraïcuilrès-nomogène, Usera nécessaire d'y enfoncer
nature; car on sait par dpérieuce que c'est presque toutes autres que se rencontrent les cnui souterraines. Celle superposition, par 1b, viilr^ <ill Je- u'wiu es qu'elle produit, doit an effet faciliter leur iuuUralion. C'est même à cette cause qu'on doit attribuer l'augmentation qu'éprouve le volume d'eau produit Joi:.'jii'on rurivi? à la jonction des lits de calcaire et des c.riit- Ljm-.- <],: sili'v. En supposant donc qu'on trouve, i-n pei-r-mi quelques pieds le calcaire crayeui , (le l'eau ijLii |ncipw ?<j répandre à la surface du sol, on est presque certain que le volume en deviendra plus considérable, si, eu continuant l'approfondissement du trou desonde, ou rencontre de petita litsde cailloui analogues à ceux que contiennent les terrains représentés dans les Pl. II, III, If et V.
(Misrijiirncci ih'iluitn lia lii-tu: explorés.
§ 18. Toutes les fois qu'un pays no présentera pas les caractères gcologj<fni.-r- durit lions ,i\<.nis parle dans ce eha- . pitre el daus le piccédcnl, en devra s'abstenir alors d'y
rechercher des eaux simtomim -■. . puisque les terrains dont i] serait compost: oc présenteraient pas de coucha perméables à [eau, contenues entre d'autres couches sensiblement imperméables.