‹ Traité technique d'histologie (volume 2)Chapitre 34 sur 81 · GÉNÉRALITÉS SUR LES ÉPITHÉLIUMS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LES ÉPITHÉLIUMS

L'étude que nous venons de faire des épithéliums est loin d'être complète; nous avons laissé à dessein de côté toute une série de tissus épithéliaux ou d'origine épithéliale, dont nous nous réser- •vons de parler à propos des organes dont ils font partie. C'est ainsi que nous traiterons du cristallin et de l'épithéliuni pigmenté de la choroïde à propos de l'œil, de l'épidermeà propos de la peau, etc. Nous avons voulu sinqilement indiquer un ensemble de procédés qui peut servir à étudier les différentes formes de ces tissu's.

La revue rapide que nous avons foi te ainsi des diverses espèces d'épitiiéliums nous a permis de constater certains faits saillants que nous allons résumer ici.

Les différentes formes de cellules épitliélialos qui ont passé sous nos yeux l'appellent la classification que nous avions indiquée au dé])ut; il importe cependant de ne pas oublier que les formes de ces cellules sont loin d'être invariables, et que, dans les diverses couches d'un même revêtement épithélial, les cellules sont différentes les unes des autres. Sous des iniluences pathologiques même fort simples, la forme des cellules épithéliales peut subir des changements considérables, par exemple un épithélium cylindrique peut se transformer en épithélium pavimenteux, si par hasard la muqueuse qui en était recouverte est amenée à l'extérieur, comme on l'observe souvent dans les polypes ou les tumeurs polypeuses.

Fonctions Lo uiouvcment des cils vibratiles nous a montré d'une façon fiiiîdi'ïî's! hien nette la vitalité de ces cellules et nous a rappelé les mouvements des cellules lymphatiques. Comme ces derniers, les mouvements des cils peuvent s'observer sous le microscope, et sont soumis à peu près aux mêmes conditions pour leui- existence et

• Cornil et hnnvier, Manuel (l'hislolof;ie pnllioloiïiquo, 18C9, p. 7/i.

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leiii' énergie. L'observation des cellules ù cils vibraliles souiuises à l'action d'une matière colorante nous a montré que la vie de ces cellules ne consiste pas seulement dans la l'acuité de produire des mouvements, mais encore dans la capacité d'accepter ou de refuser les échanges chimiques. Du reste, les cellules épilhéliales ont toutes une activité nutritive spéciale, puisque l'on constate, dans l'intérieur de beaucoup d'entre elles, de la matière glycogène, de la graiâse ou du mucus. Presque toutes les cellules épithélialcs jeunes, dans leur période d'activité, peuvent être considérées comme des glandes unicellulaires ; les unes retiennent dans leur intérieur les produits élaborés (matière glyeogène, graisse), les autres les laissent exsuder à leur surface (nuicus des cellules caliciformes). Tout en formant des couches de revêtement et de protection, ces cellules sont donc aussi des organes de sécrétion, aussi bien que celles qui tapissent la paroi des glandes. La seule différence, c'est que dans les glandes, le produit de la sécrétion d'un grand nombre de cellules est réuni dans des canaux qui arrivent à une même embouchure, tandis que hors des glandes chaque cellule aune sécrétion individuelle. La grande division des épithéliums en épitliéliums de revêtement et épithéliums glandulaires , tout en conservant sa valeur au point de vue pratique, n'est donc pas fondée au point de vue de l'histologie générale.

Quant aux rapports du tissu épithélial avec les autres tissus, il 'jpK';^, y a encoi'e beaucoup de problèmes à résoudi'e. Cependant la découverte de la couche d'endoihélium sous- épithéUal nous explique pourquoi les épithéliums des muqueuses se détachent, si aisément et sont sitôt disparus sur les cadavres, tandis que l'épidcrnie, sous lequel n'existe pas de couche analogue, demeui'c bien plus longtemps adhérent.

Nous ne possédons encore que des notions ti'ès-insuffisantes sur la nutrition et la reproduction des cellules épithélialcs. La manière dont ces cellules sont attachées au tissu sous-jacent, la nature du ciment intercellulaire, sont autant de problèmes pour la solution desquels nous ne possédons encore que des données très-incomplètes. Du reste, les épithéliums sont tellement différents les uns des autres, soit au point de vue de leur structure, soit au point de vue de leurs fonctions, qu'ils ne se prêtent pas à des considérations générales. Nous renvoyons aux chajjitres spéciaux (|)eau, glandes salivaires et autres, muqueuse stomacale

et iiilesLiiiiile, olc.) pour les considéralioiis physiologiques ([ui, dans l'état actuel de la science, peuvent être présentés à leur sujet.

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