CHAPITRE II
Outre le microscope que nous venons d'étudier avec ses accessoires, l'histologisle a besoin d'une série d'instruments que nous allons passer en revue. A propos de chacun d'eux, nous indiquerons les qualités qu'il doit avoir et les délauts qui fempôchent de remplir son but. Quant à l'emploi de ces instruments, nous en traiterons quand nous parlerons des méthodes générales.
Lames et lamelles. — On appelle laiTies portc-objct, les plaques de verre sur lesquelles on place les objets pour les examiner, et lamelles couvre-objets, les plaques plus minces dont on se sert pour les recouvrir. Dans le cours de cet ouvrage, nous nous servi-
Lames
Lamelles.
rons simplement des mots lames et lamelles, et il sera entendu, une fois pour toutes, que pour nous les lames sont les porte-objet et les lamelles les couvre-objet.
On trouve les lames de verre chez les fabricants de microscopes, chez les marchands de verrerie pour les laboratoires. Il y en a de deux espèces. Les unes sont simplement faites de verre de vitres, c'est-à-dire de verre soufllé choisi dans les bonnes qualités ; elles ne sont jamais parfaitement planes ; sur les bords, elles présentent une cassure nette avec laquelle on peut se couper dans les doigts, ou rayer la platine du microscope. Les autres sont des lames de glace qui sont parfaitement planes, parfaitement transparentes et arrondies sur les bords ; leur seul inconvénient est leur prix élevé.
Pour les lamelles, l'industrie française n'en fournit pas encore de parfaites, les Anglais seuls nous en livrent d'assez minces. Pour permettre de bonnes observa- A lions microscopiques, elles devraient toutes
avoir la môme épaisseur (voy. plus haut, p. 22). Mais comme on les obtient par le soufllage, il arrive que sur une même plaque souvent l'épaisseur varie. Le mieux, c'est de trier celles qu'on peut se procurer, et de les classer suivant leur épaisseur, en réservant les plus minces pour les plus forts grossissements.
. Aiguilles. — Les aiguilles dont on fait usage en histologie sont généralement fixéès sur un manche; on peut aussi employer des aiguilles ordinaires qu'on adapte à un manche soit au moyen d'une vis de pression, soit par tout autre procédé. On peut se servir avantageusement dans ce but des porte - mine qu'on trouve dans le commerce, ou des porte-crochet. Les aiguilles à coudre ordinaires A (fig. 27) sont bonnes, mais pas tout à fait assez fines; pour leur donner une bonne pointe, il suflit de les repasser sur une meule. Il importe aussi qu'elles soient très-propres et très-poUes; les rugosités qu'elles pour-
ri
Fig. 27. — Aiguilles pour la dissociation des tissus, disposées sur des porte-mine.