‹ Traité technique d'histologieChapitre 25 sur 106 · îi 'YW.W'YK Ti:<:il.MnrK J)fllST0L0a4f · texte numérisé non relu

îi 'YW.W'YK Ti:<:il.MnrK J)fllST0L0a4f

dos crlluh^s, de TépaissfMir plus ou moins ji^rande du t-imenl inlorcollnlaiiv, du noinhn» des rouelles do collules snperpos<*es, enliu di^s rapports do eo (issu avec les parlios sous-jacenles, aveo l(»s vaissoaux o( avoo los noiis.

La roiHiaissaiico coniplôto d'uii ôpithéliuni ne s'obtient que par la o(nnl)inaison do oos doux obsorvalioiis. Nous exposerons donr suoo(»ssivonion( los procédés à suivre pour étudior les oolhiles isolées o( los luélhodos à ouipioyoi' pour faire dos préparations (pii |»orniel(oul (roxaniiurr los cellules dans leur ensemble.

.TléthodeN pour l*éliide de» celliile» IsoIccn. — LoS rellules épî-

. lliélialos jM'uvonI oiro sépaiéos ies unes des aulres, soil direcl(MU: ni par dos pi'océdé> mécaniques, soil à Taide de réactifs cliimicpios ipii dissolvonl hi cinionl inlorcollulairo et laissent les rellulos ilollor libiomoul dans b» liipiido de la préparation. ni<5«iMaiioii Mot/Pfis tnvraniques de dissociât ion. — Le moyen le plus simple 1"^ .-ii-uiii.x. ol le plus lapide pour se procurer dos cellules épilbéliales ronsisle à racler avec un scalpel une suri'aco couverte «répilbéliuni.La i>elilo masse (|ui rosie adbéroiilo à la lamoderinslrument est diluée dans une gouUe (Feau sur une lame ibî verre, ajiilée avec une ai|J!:uillo et divisée ainsi on rra^^menls Irès-pelits. La préparation recouverlo d'une lamelle présenle dos lambeaux plus ou moins j^nands (répitbélium à lùlé descpiols il osl l'acilo de trouver des cellules é|)itbélialos isolées. Les cellules obtenues de celte façon sont toujours modiliéos daii^ leur rormo, non-seulement par le scalpel ou los ai«»:uillos, mais surtout par Taclion de l'eau, (pii altère <*os éléments et los rend s(Miv«'nl méconnaissables. Aussi ce procédé no donne (pie dos ré>ullals tros-imparfaits, et no (kûl être employé que dans los cas où il est nécessiiire d'avoir immédiatement une notion ap|>roximalive de la forme ou do la disposiliorurun épilbélium. Los épilbéliums muqueux peuvent être dissociés ain>i avec quebpie succè>; pour les épilbéliums [dus consistants, le résultat do ce procédé osl médiocre. ciiiii..* l'a iin)ven analojiuo est eiuplové avec axanla'ie pour Texamen

«■pitliclial.< • . ^ -Il 1

•'•*'•• de répitbélium de la paroi buccale. Il suilit (b* rat'lor avec ronij:le

pan»i lmr<-al<>. . . , . i i* •

la surface intérioun' de la joue, ol de dissocier dans un peu d«» sdivt» sur une lame de verre la petite masse cpii est restée à Tongle |iour trouver dans la préparation beaucoup do cellules épilbéliales isolées. Ces c»»llules se montrent pour la j>lupart comme des plaipies irrégulièrement poUitonalos, possédant dans leur intérieur un novau ovalaire, l'iitouré d'un semis de «granulations

KPirniair.Ms. 23:;

plus ou moins abonilanlos; d'aulros, on moins ^qnnd nombre, sont fusifonnos, très-nllongées, munies d'un noyau on forme de lialonnet. Lorsque ces cellules sont dé[)lac<M»s dans la préparation, soit par une pression exercée sur la lamelle, soit par le courant produit par une goutle d(? liquide déposée sur l'un de ses bords, elles prennent allernativement Tune ou Taulre de ces deux lormes, suivant qu'elles se présentent de face ou de profil. Klles sont donc en réalilé |)lales, minces, el possèdent à leur centre un novau ovalaire iM aplati. L'extrême minceur J-

(le leurs bords leur donne vuie ^^ ^

<*:i*ande llexibilité; aussi très- V i

souvent ils sont ri^pliés sur le fi-

corps de la cellule, sur lequel ; ' ,r

ils ligurent une strie latérale. ^

Kn faisant varier le point à ^..

Taide d«* la vis micrométrique, ^ ... . ......

. * ' I'k;. go. — Deux celliilrs de r/'pillir-

On se rend lacdement C0Uq)te |i„ni de la paroi interne de la joue.

de cette disposition. Lescellul(\s - /^ ''i^'"^^ d'empreinte ; 5^, jrrannla.

^ , tions. (370 d.)

présentent encore sur leur sin-

Éace des lignes droites, irrégulières, qui peuvent être observées avec de forts objectifs sur une cellule parfaitement étalée; ces lijOies ne sont autre cliose que l'empn'inte des celhdes voisines, ipii les recouvraient en partie pour former le revêtement.

Lorsque deux c<?llules isolées ensemble sont restées en relation (fig. ()0;, il est facil( de s'assiner que les dépressions et les plis de leur sitrfaccî dépendent de leur emboîtement réciproque.

Os cellules plates peuvent être ramenées à la Ibrme spbérique par l'action de la potasse à 40 poiu* 100; elles diminuent :dors de diamètre, .^i l'on ajoute de l'acid»' acélicpie pour neutraliser la potasse, toute la masse kV la cellule devient granuleuse, sauf une bordure claire, que l'on considère généralement roniine une membrane.

Le raclage peut aussi être emnlové pour l'étude à Télat c. iiuioa à ciis vivant des cellules épitliéliales à cils vibratiles. (Ibe/ \\\ gre- ^«ivim vivant. nouille, après avoir ouvert la bouche de l'animal, il est facile dVnlever par ce procédé à la surface du pharynx des land)eaux d'épitbélimn qui, recouverts d'une lamelle, montn^nt sur leurs bords des cils vibratiles. Mais poin* bien éhidier les mouvements «le <es cils, il faut procé<ler d'une façon un ])eu différente, et

2U TRAITK TRCHMOUF: OniSTOLOniR.

oxaminor IVpitlirliuin tlans riinnuMir aquoiiso, où il so ronsf^rvf^. On riTVf» d'ahord un œ\\ à la ji^ronouillc, et Ton niel uno jronllf (rininieur aqneiiso sur h* i)orl(î-ohjel chanibro humide; jniis on rarlo sur le pharynx un ^)eu crépilhéliurn qui est placé dans l'hu- UH'ur aqueuse ; le tout est rerouvert ifune lamelle, et eejje-ei est bordée avec de la paralline.

Dans relie préparation se trouvent des ran}^M»es plus ou moins louîp^ues de eellules nnuiies de eils vihraliles qui s'agilenl l'I produisent dans le licpiid" un courant manifesté par le déplacement des jilohules du san}J!: ou des granulations qui y na}i:ent. Lorsque ct^r^ corpuscules arrivent au voisinape des rils, ils sont rejelés au loin. Les groupes de cellules qui n'adhèrent pas à la lame de verre (*t qui flottent librement dans le liquide son! déplacés par Taclion <les cils sur ce dernier et tournent sur eux-mêmes; ce mouvement de rotation devient plus nipide lorsque les cils prennent un i)oint d'appui solide sur une pailie (répithélium dememée lixe.

^^i Ton examine la préparation h* lendemain, on remarque qn dans le c<'ntre les cils ont perdu le mouvement ; ils font conseiV» sur les bords, c'est-à-dire là où ils ont eu de roxy;ièu(» à leur disposition, (le qui prouve cpie c'est bien là la (wusr de vcUr persistance (b»s mouvements, c'esl qu'en soulevant la lamelle léj^éremenl, c'est-à-dire en redonnant do Foxyji^ène, on rend le monvemenl à des cils qui l'avaient p(»rdu.

Kùhne ' a déjà fait crtte remanpie (pie l'oxy^^ène active les mouvements ties cils vibralih's, tandis ipie l'aeidf» carbonicpic et riiydrojrène les arrélent.

Ariion ^* ' ^*" cliaulV»' la préparation, les cils qui s'étaient arrêtés re-

'^ Ih/Ï'»'"'^ prennent leur mouvement ; c'est vers :M) dejrrés que leur aelivilé *''J ■',',';!,* ii\^ est au maxinnun ; si la tenq)éralure eonlinue à s'éb^ver, le-; mouvements diminuent peu à \u)\\ et à Wlde«rrés ils civ-SMit tiuit à lait, lue l'iûs chaullës à c • de^né, rien ne reiul plus Iimh's nu>uvenients aux cils vibraliies ; d* |)lu>, h* noyau, ([ui auparavant n'était pas visible, apparait nettement dans! intérieur de la cellide.

Il est intéressant de rapprorher ers l*ail> di' Taclion de la rhaleiu' et de l'oxvjrène siu' les mouvements amiboïdi's tles relliiies lynqdialiques ; il y a là une anab»j^Me à p«Mi près compléle.

* Ki'hiif. Ci'l»»'!' ilt'ii Kiiilliiss «l'T Ga<p aiif «li » Fliiimn'ib"N>«»^uii;r. 1 •»■'/. /»î • wn- Tuv. Annlttnii'\ I. U, ISGG, p. 37*2.

ÉPITHKLILMS. 237

Xous avons essavé raclioïi de toutes les matières colorantes que nous avions à notre disposition sur les celhiles à cils vibralib. Celles qui ne tuent pas iuiniédiatenient les cellules : le sulfate el lacétale de rosaniline en solution dans Teau, le carmin nrulre, If picrocarminate neutre, etc., ne les colorent pas tant quelles ont des mouvements vibratiles. Mais au moment où les uiouvenienls s'arrêtent dans les cils, la matière coloiante pénètre daus la cellule et se fixe sur le noyau qu'elle colore d'une façon iiilense, tandis que le corps do la ç(?llule reste généralement plus [Mile. Les propriétés vitales de ces cellulfîs ne consistent donc pas >eulemenl dans le mouvement (K^ leurs cils, mais encore dans la ri^ulation diî leur nutrition. Tant ({u'elles sont vivantes, elles peuvent résister à l'entrée» de la matière cc^lorante, et ce n'est qu'au moment de leur mort, indiquée ici par l'arrêt des cils, (jue celte matière peut se diiluser dans leur intérieur.

Moyens vhituiques de dissociation. — L'isolîition des cellules se fait mieux au moyen des réactifs chimiques qu'avec les procédés mécaniques directs. Les substances que l'on emploie pour «•ela dissolvent le ciment inlercellulaire et fixent en même temps les cellules dans leur forme.

Parmi ces réactifs, le séruui iodé (voy. p. 7(5) est un des sérum iodé, meilleurs pour isoler les cellules épithéliales. Les tissus doivent y être placés en tout petits fra{^iuents et y rester vingt-qtiatre lieuresen été, deux à plusieurs jours en liivei'.

Si Ton veut arriver à une dissociation com|)Ièle, tout en coni^'ivanl les éléments dans letu* forme, il faut laisser les tissus plusieurs jours dans le réactif, en ayant soin d'y ajouter de teujps à autre quelques gouttes de séiuui fortement iodé, à mesure que celui où le tissu est plongé se décolore par suite de la transformation de riode.

Auboul du teiiq)S indicjué, le ciment inlercellulaire est à peu pieMJissous, ou du nioins Irès-ramolli. Kn même temps, l'iode a lixrli's i:r||ules dans leur forme, de sorh' (lue, tout en se disso- «laul, f|l»'s c(uisfM*venl celle «jue leur avait donnée rarrangr'ment du tissu dans le(piel elles s(» trouvaient.

'-' fragment retiré du ^férum iodé est raclé légèrement sur sa surkui' épithéliale avec un scalpel, et le produit du raclage est périr sur la lame di; verr(» dans une gouttii de sérum. Agitée avec 1 extrémité d'une aiguille dans li: liquide, cette prttit<^ masse se "^Fie et se dissocie. La préparation recouverte d'une lamelle

rjx TKAiTi; TiiiiiiMoi;!': d'iiistulogie.

|)iOsi'iiti' des tr.i|riiii'iils di' lissii ruiii posés df rangées do rollulfs, cl dos rvllnli.'s isoir".'s nii plus ou moins grand nombre. C(w r;'|hilcs, lïxocs par l'iode, pussôdrni, œinine iions venons de le dire, la ïoiiiio qu'cllos îtvaioiil dans le lissii ; ainsi œllcs qui soni drlaclii-cs do répilli(''iiiiiii dit cylindrique consorvoni une Ibiiuo piismaliiiiic, en rapport avoo la [irossion (jiie ces ôlénicnls osorcL'iil !os uns sur los aulrcs.

\,i' traili'inoiil |iar lo sôniiii iodo est d'une ffiTindc utililô pour

l;i solution do jiliisii'iirs p!'o))lonii'S hislulu^iipios.

Criiuirs llelativomont à l'ôpîtliôliuni puhnonairo, on discute onrori-

iMiUioiiiini pour siivoii- si lo i' 'ïoIoijiciiI ôpilliôlial lapisîo siniplomonl la

'"' ' ' fossclto inlor\-asculaire ou

s'il s'ôiend jKir-tlossus les

.i^3^ vaissoaux. Il ost l'acilo d;-

--^^' ' - -" losoiidro ci>ttL' question i

l'aido du sôruin iodô. Il

sulHl di' placer un rrugnicnt

'le poumon di' (i;i'ononillv

dans ce réiiotif jnsqii'à i-e

que répilhéliuni se détiii'lii'

l'arilcinenl, de rai-lor onsiiitr

léyèrcuient avee un scal[>cl .

la surlace interne de ce ]H)u-

h.;.6l.-UmiH..L..ioiv,,iUH.iLu„,,ui,„o- """" I'»"'- «Im-nir, dans le

naire ik la grenouille, imliî »|iri-s l'aclioii |lJ'oduil (lu raclaj^^e étonilu iJu si-rum ioilB. — «, iiienibruoe t..rinéi> . ' . ,, , 1 ,,,™„rf<

parlPspiïc|»MenilolhéU»lcs;/i,tnBSsi'.le ''*" "" m iiuii. ut j,iaiiu.

|iroto|ii!isiiia; M.nojau. (sooii.) Iainhi'au\ plats à bords pil-

les, lin eeilains points de ees laïuheaus se Irouveul des i,'i'oupes de noyaux entourés (l'une petite ruasse de |)roloplasHia iirMV in, et d'oi'i parlent dos |iHs railié> dans toiili.'s les direct uns. (les lauibeaiLX sont extrèinenient minces : li uis bords sont souvent plisst-s on l-elOii!ilés sur oux-iiiôiiies. Oiilie les noyaux el le protoplasiiia qni les entoni'e. les l'dluli's f'-pithélialfs du iioniuon de la }:renonille sont donc conslitiiées pai' une laim; trés-mincoqui s'élond jiar-dcssus les vaissi auv, laiiilis cpir les noyaux avee le proloplasma occu])Oiit la Ibssetle iritervaseulaire.

C'est aussi an uioyen du sériuii iodé que l'on peut arriver à la solution d'une ([ueslion controversée à propos des cellules profondes de répidcniio. Dans le corps muqiieux de Malpighi,

lîlMTHiailMS. 23î»

Nhiôn' a découvert, sur des préparations d'ensemble ol)t(»nues par coupes, que les cellules épilhéliales sont séparées les unes di's autres jwr des dentelures (voy. plus loin); d'après lui, ces denlilures correspondent à des canaux poreux creusés dans rintêrunir d'une membrane cellulaire très-épaisse et (pii Ibnl comnmnicpier Time avec l'autre deux cellules voisiuiîs ; a^i^ canaux soraienl ranalojrue de ceux qui existent dans certaines cellul»'> végétales. Mîix. Schultze- est arrivé, à l'aide de bi macéralion prolonj^ée dans le sérum iodé, à isoler ces cellules, et il a vu qu'elles sont dentf^lées sur leurs bords. L'hypotbèse de Si'hnm doit donc être abandonnée, car si elle était ibndéc, les «tIIuIhs isolées ne devraient pas présenter de dentelines saillantes. D'après Scbulize, ces c<»llules s'en{,nvneraient par leius opines à la manièn» des roues d'iîugrenage, pom* donner au revêtement une <!:i'ande >olidité.

Wus récenunent, Hizzozero* a repris, en la modilianl, Topinion di* S'hron, et tout en admettant, comme l'a démontré Schnllzj», que les cellules ont des pitpiants, il penst» que ce> piquants ne s'enfrrènent pas, mais se correspondent par h'uv< jMjinli's.

Pour arriver à tlissocier les cellules du corps nnupieux de .Valpi}:hi, il jaut d'abord enlever, sur la peau iVaîcbe des doigts deriioiiuue, de [letits land)eaux ayant i à T» millimètres de coté. t>n l»*s débarrasse du |»annicule adipeux, puis on b's place dans <|ur|qu«*s ii'iitimètres eub^'s de sérum iodé. La r.iatéraliou dans ••«' liquide doit être poursuivie pendant trois semaines, un mois e( iniMuc plus, et il faut avoir soin d'ajouter (piebpies ^^oultes de ^'•runi fdrif'inent iodé à mesure qm; la solution se décolore. Au bout du touq)s que nous vrnons (rindi([uei', l'épidenne n'est pas niuioHiàiiu df»jr|é sidlisant pom* ((ue l'on puisse en obtenir l'ucib*m»înt liis cellules en ra<'lant siuq^lemeut sa surface. Il est cependant po<sibbî d'en taire la <li.ssociati(m. FV)ur cela, bî IragnuMit d»'|»'au H jdacé siu" \me lame de verre, (»t à l'aide d'im scalpel a trenipi* dure, ou v prati(pu* des coupes perpendiculaires à la

•s A'o//. >|„i,.srlnjtr< l'iilprsiirhiiiijîon rur Naliirh-lin', I. IX.

'S huit:/', Uir Slarhpl- iiiid . Biflrz<'ll«Mi der ticlVien Sdiicliti'ii drr K|)i»l<'rmisi, dKk^r l>fl;i,terc|iiUicli«n uiid drr EpiUieHalkrobsv. T/Vc/ioi/'v J;r//. , l. X\\, 1861, p 260.

^ HizzTiZfitfj, Siilb stniKiira drj;li Epiti'Il paviiiW'iilusi stratificati. \\ Vrnli^nfhlnU^

Cclliilus ù ciU

vibnitilo?»

isoIlVs

H l'uidi* du

9''rum iod«'.

■■'. rtr^

Fie. 02. — Deux cellules ilii corps muqueux de Mulpiglii, isolées après uiacéralion dans le séruui iodé. — r/, rspace compris eulrc le noyau cl la masse cellulaire; //, denUi de la cellule (880 d.}

•2i0 TRA1TI-: TECHMi^lE D'HISTOLOGIE.

siiii'acc. Il siillil alors (ra<;:ir avec los aif,aiilles pour séparer cuiiiplotomenl le revetciiienl épideriiiiqur du corps papillairc sous;jacenl. Dans ictlc opérai ion, un corUiin nombre de cellules du

corps muqueux sont mises en liberté. On ajoute une goulle de picrocarminale, on recouvre d'une lamelle, et l'addition d'un peu de glycéi'ine rend la préparation peisislante.

Sur celle préparation, les cellules se présentent souï' la forme de polyèdres irré- *iuliers colorés en rougebrun el munis sur Umle leur suiiace de denlelures très-variéei»

de l'orme <'l de tlimension. Au centre de la masse, il existe un noyau ovalairo, muni d'un nucléole. Tout aulour de ce noyau, on aperçoit \ine zone claire à peine colorée qui nous indique que le noyau a subi un certain relirait el ne remplit plus la cavité dans laquelle il était contenu . La masse de la cellule n'esl donc |»as liquide, ptiisqu'elle ne revient pas sur ellemême. Elle e^l au contraire solide, et le novau est lojçé dans une cavité creusée au sein de sa masse.

Le séiiim iodé donne aussi de bous résultats dans rétude des cellules à cils vibratiles. Si Ton y plac<' par exemple un fragment (l'œsophage de la jirenouille pendant vingt- ((uatre heunîs en été, ou pendant trois à quatre jours en hiver, en prenant les précautions indiquées plus liant pour ([ifil reste toujoui> de riode tlans le >éi'um, on obtient par le raclajj.' des cellules isolées et très-nettes. Ij»s cils paraissent partir d'im plateau qui limite la cellule à sa l'ace libre et qui présente à la c()U|)e optique deux bords ombré>, ce qui tient à son éjmisseur et à sa rél'ringr'uce. Le contenu de la cellule a un asjiect «granuleux, ri dans son intérieur s:* voit un noyau

Ht

Fii;. 6S. — Cellule àciisvibratilesdc rœsopha{ce do la ;;renouille, après uiacération dans le sérum iodé ; r^ cils vibratiles;;>, plateau; >i, noyau; m,extrémiléirréguliére Oe la cellule. (llOOd.)

ÉPITHÉLILMS.

aiTondi ou ovalaire. Son extrémité profonde est terminée, tantôt \m une pointe, tantôt par un bord irrégulièrement écliancré. Son corps présente une forme nettement prismatique, tandis que les mêmes cellules étudiées fraîches dans Teau paraissent arrondies et globuleuses.

Après faction prolongée du sérum iodé, les cellules isolées peuvent être colorées au picrocarminale, et, après addition de glycérine, fournissent de belles préparations persistantes où les noyaux sont colorés en rouge, tandis que le proloplasma et les cils vibraliles sont légère- Dtent jaunes.

Pour fétude des cellules cylindriques, le sérum iodé donne également de bons résultats. Ainsi, dans les cellules de Tinteslin grêle, il fait apparaître nettement le plateau strié de leur siuiace libre et le prolongement plus ou moins ramilié de leurextrémilé profonde. Dans le protoplasma de (-es cellules se montrenl des granulations graisseuses, si l'animal était en digestion.

hf sérum fortement iodé présente en outre ra\-antage de déceler la présence de la matière iîlycogène, par la coloration brun-acajou qu'il (•ommuni([ue aux rellules qui en contiennent. Ouand la quantité de matièrr glycogène est considérable, cette léaction est visible à l'œil nu ; il se produit alors, au lieu de la couleur jaune déterminée par l'iode >ur la plupart des tissus aïiimanx, une teinte brune très-marquée. îfi l'on prend jiar exemple le larynx et le phaiynx d'un embryon de mouton, et qu'après avoir fendu ces deux conduits on» les plon}j«Mlans le sérum iodé, la surface du larynx prend une teinte jaunt', tandis que celle du pharynx devient brune, ce (jui lient » '♦* qm* les cellules épithéliales de ce dernier contiennent de la nialii're glycogène.

b <li>>o('iation df»s cellules se fait bien aussi, sauf en ce qui re^rardi* Tépiderme, après l'action d'un mélange d'alcool et d'eau, que nous appellerons, pour abréger, alcool l :

Eau 2 parties.

Alcool à 36° de Cartier 1 —

^i falcool n'est pas à :\&y il faut le ramènera ce titre en y

Rasvick, Histol. 16

Fie. (iû. — Cellules épitliéliaies de rintestin de la grenouille, isolées après Taction du sérum iodé. — ff, plateau strié; //, noyau; o, extrémité irréguliùre des cellules. — 560 diam.

AIi'ool au tien.

Cellules à cils vikratilos

isolées à l'aidi?

do Talcool.

ajoiilanl de reaii ou de l'alcool absolu, suivant qu'il est plus ou moins dilue.

Ce réaclif dissocie plus rapidement que le précédent; il convient surtout pour l'étude des endothéliums, des épithéliums à cils vibratiles et des épitbéHuins cylindriques qui ont une structure complexe; il fait voir nettement les cellules calicilbrmes. Il a surtout pour avanta^^e de permettre de bien réussir les dilïéreiit(s colorations des cellules après qu'elles sont isolées '.

Lorsque les cellules à cils vibratiles ont été dissociées par l'action de l'alcool dilué, il est facile de les colorer. Si l'on veut en

faire des préparations p(M'sistantes, le picrocarminate est le meilleur réactif colorant; mais le bleu d'aniline soluble dans l'eau fournit des préparations qui, si elles n'ont pas, comme les précédentes, Tavanlage de se conserver longtemps, montrent d'une manière très-remarquable certains détails de structure fort iraportants.

Cbez un mammirère, chien, lapin, cochon d'Inde, ])renons une petite portion de la trachée et laissons-la macérei* un jour ou deux dans l'alcool .', puis, avec un scalpel, enlevons de la surface de la muqueuse trachéale une petite portion de réi)ithélium pour l'agiter sur la lame de verre avec une solution de bleu d'aniline dans le mélange d'alcool et d'eau, recouvrons d(» la lamelle et examinons. Nous trouverons dans la préparation des c(îllules dont les cils sont incolon»s, et dont le plateau coloré (m bleu présente um» striation parallèle à l'axe de la cellule. Appliquons alors à celle

KiG. 65. — Cellule cpithélialc à cils vibratiles de la Irachée du cochon (l'Inde ; alcool à un tiers ; bleu d'aniline soluble).—c\ cils; 7, plateau strié ; w, noyau ; /, extrémité pointue de la cellule. — 1000 diam.

* Moieschoit cl Pisn Borme (Mulcscholt's Untersucliungen zur Naturletirc, W) p. 99-107. Voy. Cenlralb, 1872, p. 238) ont indiqué un niclanjçc qui, d'après eux, serait très-bon pour étudier et pour conserver les cellules à cils vibratiles. En voici la formule :

Solution de chlorure de sotliuin à l pour 10. 5 volumes* Alcool absolu l —

Nous avons essayé ce réactif, qui non» a paru inférieur au mélange plus simple que nous indiquons ici.

ÉinTHÉLlU.MS.

étude un fort grossissement, et nous verrons que cette slrialion " est produite par une série de grains incolores qui semblent être la continuation des cils dans l'intérieur du plateau.

Les cellules cylindriques de l'intestin, traitées par le bleu d'aniline après l'isolation jku* l'alcool, se comjiortent différemment. C'est le plateau strié qui se colore on dernier lien, ce qui semble prouver qu'il n'est pas analojzue à celui des cellules à cils vilmililes, qui se colore en premier lieu. Li partir» qui, dans ces cellules cylindriques, se colore d'abord et de la façon la plus intense, c'est une couche placée iinniédiatement au-dessous du plateau.

Celle méthode permet aussi de voir très-nettement les cellules caliciformes isolées. Dans l'intestin, où elles se trouvent entre d'autres cellules à plateau, elles présentent la forme d'une coupe élégante avec des rebords renversés en dehors; le protoplasma avec le noyau est refoulé au fond de la cavité.

On obtient de très-belles cellules caliciformes, en mettant un fragment d'œsophage de grenouille dans de l'alcool au tiers pendant deux à trois jours et en colorant ensuite le produit du raclage au bleu d'aniline. Ces cellules sont grandes et ont une ouverture rétrécie de laquelle on voit sortir un bouchon muqueux légèrement coloré ei/ bleu (a, fig. (w). Celle seule observation montre que les cellules caliciformes sécrètent du mucus;

" CeUe striation a été signaU'C pour la preiiiiùro fois par Ebcrtli [Xnr Krnnbiùs des feineren Baues der Flimmerepithelien, Virchow's Arch., vol. WXV, 1866, p. 477; et Marchi [Beobachtungen ùber Wimperepil/ictien, Arch. fiir microsc. Anatomic, vol. H, 1866, p. Û67; . /

Hir les cellules des branchies de l'aiiodonle fgrande moule d'eau douce). Marchi a même figuré des cils allant jusqu'au noyau ; pour nous, nous ne les avons point vu pénétrer dans la cellule.

Si le plateau existe toujours dans les coUules à cils vibratUes normales, il manque par contre dans certains cas pathologiques. Ainsi dans le liquide clair du coryza, on trouve un grand nombre de cellules qui (»nt perdu leur plateau et dans lesquelles les cils naissent directement du protoplasma ; il y a même de ces cellules où les cils partant de presque toute la surface de la cellule, et où, an lieu de présenter sur toute leur longueur le mihne dianièln*, ils s'implantent sur le proloplasmi par une ba??c en forme de cône (fig. 66).

Fk;. 66. — Deux cellules à cils vibratiles des fosses nasales iW l'boinnie, isolées <lans le bquide du «oryza. — 7.')0diam.

Cellules cylindriques.

Cellulett

calicifurme^

isolées

au moyen

de l'alcool

au tiers.

ce sont, comme le dit avec raison F. K. Schulze * , des glandes muqueuses unicellulaires. Nous reviendrons sur ces cellules à piopos du tissu épithélial.

Sui* les préparations des cellules de Fœsophage de la grenouille laites avec Talcool dilué et le bleu d'aniline, à côté des cellules

ColluIe« épithéliales 4.> la vessie.

FiG. 67. — Cellules de rœso|)liage do la grenouille, fisolées après macération daiii Talcool au tiers. — a, h et c, cellules caliciformes ; d et c, cellules à cils TÎbratiles; //, cellule à cils vibratiles jeune, dont les cils ne sont pas encore formés. — 320 diam.

calicilbrines se voient des cellules à cils vibratiles dont les plans

et les arêtes se présentent avec une admirable netteté. On peut y reconnaîlre tous les détails de forme que produit la pression des cellules les unes contre les autres. Ainsi, chez quelques-unes d'entre elles, on distingue siuune des faces une dépression à fond arrondi représentant en creux le moule d'une cellule caliciforme voisine (//, lig. 07).

(^etle métliode convient égale* ment j)our dissocier les cellules épithélialos de la face antérieure de la cornée, et celles de la muqueuse vésicale. Ces dernières en particulier montrent les détails bien connus de leur structure avec une admirable netteté. I.es supei-firielles, larges et minces, paraissent creusées sur leur face pro-

loiide de dépressions arrondies séparées par des crûtes plus

FiG. 68. — Cellules épitln-liales de la vessie du cochon d*Inde, isolées après r action de l'alcool au tiers. — a s cellule de la surface vue par sa face profonde ; fc, une cellule semblable vue de profil ; c, petites cellules de la partie profonde du revêlement épithélial. — 300 diam.

» /•'/•. E. Schulze, tpilliel- und Drùsenzellen. .1/c//. ///r mtcrosc. Anatomie. 1867; p. 437.

ÉPITHÉLIUMS. 24o

OU moins saillantes, ainsi qu'on en juge sur les vues de face ou de profil de ces cellules (fig. 08, a et A). Ces dépressions représentent les empreintes des cellules sous-jacentes dont les dimensions sont plus petites et la forme irrégulièrement globuleuse (r, fig. 68).

Les cellules de la face antérieure de la cornée so montrent ^^""l«? SOUS des aspects divers, qui dans ces derniers temps ont été décrits <*•' '« co™<^«par Loti'. Les plus profondes présentent sur une de leurs faces une petite plaque transparente, vitreuse, ou bien elles possèdent un prolongement qui porte à son extrémité une plaque semblable. C'est ce que Fauteur a désigné sous le nom de « cellules à piel » iFusszellm). Quelques-unes de ces cellules sont semblables, sauf en ce qui concerne leur grandeur qui est beaucoup moindre, à celles des coucbes superficielles de la vessie, cVst-à-dire quelles sont munies de dépressions dans lesquelles sont logées les cellules sous-jacentes; une des crêtes donne naissance à un prolongement qui se termine par une plaque. Nous reviendrons sur ces cellules à propos de la cornée, et nous monirerons alors que toutes ces petites plaques viennent s'appuyer sur la coucbe la plus externe de la cornée, désignée sous le nom de membrane de Bowinan.

L'acide chromique, dans la ])roporlion de 1 pour 10000 n Acide

- * * * ' cliromiquo

2pour 10000, et le bicbromate de i)otasse, à la dose de 1 pour 1 000 ^» bichrom«i«

, * * (le potasse.

a 2 pour 1(M)0, donnent aussi de bons résultats. Mais il est indispensid)le, surtout en été, d'ajouter environ "H) à ;]0 gouttes d'une solution d'acide phénique à 1 pour lOO pour :M) gr. de liquide, afin de prévenir le développement des bactéries.

Pour les épitbéliums durs et stialifiés, par exemple pour l'épi- rota?«o. demie, la poUisse à 40 pour 100 est lui fort bon réactif; elle dissout le ciment sans détruire les cellules qu'elle ramène à la fonne sphérique. Dans des proportions plus faibles, elle liquéfie tout le tissu.

La solution de potasse que nous venons d'indiquer peut aussi être eni|)loyée pour la dissociation des produits épidermiques condensés, comme les poils et les ongles. Mais l'action ne s'opère qn'aubout d'un temps assez long.

' ^>/i, IVbfr den feinercn Ban und die pliysiologisclie Roj^eiieration der Kpitholî^n. H'ntfrfuchungen aus dem Instttule fur Physiologie uru/ Histologie in GrnZj h^rmtq, ton Hollett, 4873, p. 266).

TRAIÏK TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

NUratr d'arpjMit.

suifuri^o ^^^^^^ avoir une dissociation lapide do ces parties (poils et 'TeViIssns'*^^ onplcs) Ic nieiUour réactif cst Tacidc sulfurique ordinaire. L'objet cornés. .\ dissocier est placé sur la lame de verre avec quelques gouttes d'acide sull'urique, recouvert d'une lamelle, et chauffé sur une flamme. Le cimonl inlercellulaire est ramolli, el il suffit ensuite d'appuyer avec une aii^uille sur la lamelle pour que les cellules se séparent les unes des autres.

Le nitrale d'arj^ont en solution très-faible, à 1 pour 1000, peut servir à dissocier les cellules des épithéliums mous. Un lambeau de la nuiqueuse est plonjcé dans la solution d'argent. Les cellules sont fixées dans leiu' forme, })arce ([uo le sel d'argent se combine avec les matières albuminoïdes. La surface épithéliale est alors raclée avec un cure-dents. Le produit du laclage est déposé sur une lame de verre avec une goutte d'eau distillée et on l'y agite pour séparer les cellules; une goutte de picrocarminate y est ajoutée pour les colorer, et en remplaçant la matière colorante |)ar la glycéiine mise sur le bord de la lamelle , on obtient des prépai'ations persistimtes.

Méthodes pour étudier le tUsu épithéllal. — Après s'ètrC

rendu compte par l'isolation de la forme des cellules, il importe d'examiner leurs rappoits enire elles et avec les tissus voisins, leur groupement pour former des couches de revêtement, en un mol le tissu qu'elles forment.

Les procédés à suivre se divisent en deux groupes : les uns sont destinés à permelire de reconnaître Tagencement des cellules en examinant les surfaces épithéliales, ce sont les imprégnations, et presque exclusivement les imprégnations au nitrate d'argent ; les autres sont des procédés de durcissement divers qui permettent de faire des coupes perpendiculaires à la surface, el de reconnaître la disposition des cellules dans la lame épithéliale en examinant sa tranche. Nous conuuencerons par les imprégnations d'argent.

Imprégnations (Vargent, — Nous avons décrit longuement dans notre chapitr(^ (h^s Méthodes générales (voy. p. 105) les pi'écautions à pn^ndre dans l'enjploi du nitrate d'argent pour les iuquégnations; nons y renvoyons h» lectem* pour les détails s\u' lesipiels nous ne reviendrons pas ici.

L'imprégnation peut se faire de deux façons : par injection, lorsqu'il s'agit du revêtement épilhélial d'iui vaisseau; par aspersion ou immersion, lorsqu'il s'agit de smfaces.

ÉPITHÉLIL'MS. 217

Les inieclions se font, soit avec une solution de nitrate d'arjçent imprégna-

•* , ' . ^ lion

dans de l'eau distillée, soit avec un mélange de nitrate d'argent pa»* injccuon en solution et de gélatine. Nous reviendrons sur la manière d'appliquer ces procédés lorsque nous parlerons des vaisseaux.

L'arrosage des surfaces épithéliales libres se fait avec une solu- impiéçnation à l pour ;}00 ou 1 pour 500. Les surfaces à imprégner doi- par a»persion vent être bien tendues et arrosées d'abord avec de l'eau distillée ««wnersion. pour qu'il n'y reste aucun corps étranger; on y laisse ensuite tomber goutte à goutte la solution d'argent. Quand on pratique l'immersion, il faut avoir soin d'agiter constamment le tissu dans le bain d'argent (1 pour 300 à 1 jiour 500 de nitrate) où il est plongé, autrement il se forme à sa surface un dépôt de chlorure et d'albuminate d'argent qui y reste adhérent et qui produit des images trompeuses. Lorsque la surface du tissu commence à prendre une teinte louche, c'est un signe que l'imprégnation est produite. La membrane est alors plongée dans l'eau distillée pour la bien laver; mais il ne faut pas l'y laisser longtemps, car le ciment qui réunit le slroma de la muqueuse aux cellules n'est pas toujours solidifié, et celles-ci seraient emportées par l'eau.

La préparation placée sur une lame do verie peut être étudiée dans différents liquides.

La glycérine la consoiTC bien, elle rend tout transparent et ne laisse voir que les raies noires de l'argent.

On peut aussi conserver la i)réparation à sec (Schweigger-Sei-

Pl océdi»

do

del) ; à cet effet, la membrane est tendue sur une lame de verre, de ^^§1*^^' manière que l'épilhélium imprégné soit en contact avec le verre, iX^m et abandonnée à l'air ; puis, avant que la dessicratiou soit tout à fait ^puSaK complète, la membrane est enlevée avec une pince ; les cellules de l'épilhélium restent adhérentes à la lame de verre avec leur ciment inlercellulaire imprégné. Il suffit de la recouvrir avec une lamelle que l'on borde à la paraffine pour obtenir une préparation durable.

Pour conserver dans le baimie une iiionibrane inquvgnée à fargent, il faut, pendant (pi'elle est encore tendue, la plonger dans l'alcool ordinaire, puis dans Talcool absolu. Lorsqu'elle est déshydratée, elle est portée sur une lame de verre où on laisse l'alcool s'évaporer jusqu'à ce que la membrane commence à devenir terne; une goutte d'essence de girofle ou d'essence de térébenthine la rend transparente, et il ne reste plus qu'à ajouter du baume et à recouvrir d'une lamelle pour terminer la préparation.

un TRAlTli TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

IJuellc que soit celle de ces mélhodes que l'on ait employée pour împn'gnei' d'argent un vêlemcnl épilliélial, les cellules sont sépaicefîs les unes des autres pur des lignes colorées en brun plus ou moins foncé. Si le tissu imprégné d'argent est traité ensuite par le chlorure d'or', à I poiu- 10 (KM), prennent une belle teinte violette.

Les imprégnations d'ai^ent, faites sui^Tint les procédés que nous venons de décrire, réussissent également bien sur les endothéliuins ' et sur les épilhéliums. Nous étudie*

rons siirccssivement les faits qu'elles per-

liiim iiu iiiùîenUTc niellent de constater sur l'un et l'autre de

de 1.1 larliic, imnré- • ..

g,M dWni. - œs groupes de tissus.

^33 libcn, LJne séreuse à surface continue, comme

le mésentère j)ar exemple, tmitée par le nitrate d'argent, pré^^enle des dessins extrêmement i-éguliers, produits par la réduclion de l'argent dans le ciment inlercellulaire et dessinant les contours des cellules (lig. (}9).

Pour manifester les noyaux de ces cellules, il sulTil généralement d'un séjour de quelques heures dans le picrocarminate d'ammoniaque.

Lorsque la solution d'argent employée a été trop concenirée , ou lorsqu'elle a agi trop longtemps, celle coloration ne so produit pas, parce que le protoplasma et le noyau des cellules, dans lesquels l'ai-gent à péné-

Flf.. 70, — firaml tpipl".

inipri'Bni'' d'arpent. — ii.

impri'fni'ï ; — 6, mailles

' Jouinol de fannlniHie 2 Lr mol endothélium a

' de in pli'juiolngtr. 1868, p. 216.

cti' créé p»r His pour dêïïgner Ici rpîthéllunu qui m

fiPITHÉLILMS. 24!)

lié, ont unp nouvelle constitution chimique qui ne pernicL plus la fixation de la matière colorante.

L'endolhi'-lium qni recouvre des travées plus ou moins épaisses, rommfî celles de l'épiploon par exemple (tip;. 70), se moule sur ces travées. Sur les plus grosses, les cellules épilhéliales constituent par leur aj^encement une sorte de tube, comme on s'en assure en taisant varier le point, de manière ;î suivre les lignes noires du contour cellulaire successivement à la face supérieure, sur les bords et à la face inférieure de la travée. Les travées les plus fines sont revêtues d'une seule cellule endoihéliale qui se soude à eUe-mème par ses boi'ds oppos«''S, et forme un tube complet à elle seule.

Sur la face interne du cœur, les cellules endoihéliales sont polygonales; dans les artères, et à mesure que celles-ci diminuent de calibre, les cellules s"alloag:eot et deviennent de moins en moins laides. Dans les capillaires, elles sont très-longues et très-étroites. Elles s'élargissent de nouveau dans li's veines (fig- ri}-

Dans les capillaires lymphatiques, elles sont échancrées sur leurs boids el présentent des dents mousses qui s'enjrrènent les unes dans les autres (fig. 7:t.)

Dans les intestins, dans la vessie, dans b's bronches, il y a sous l'épithélium une couche de giandes cellules plates, poly-

Fie. 71 . — Artmalps de l'inlesliii du Inpiii imprégnées il'.-irgcnt iinr injpclion; E, cellules cndothi-lialps de ta face interne: ni, luniquc mus.

fulaire. — 20U Ji.im.

iinloppent am déppns du Teuillct moyen. Comme la plupart de cei épitliiiliumi WQl formés d'uDe ceule couclic île cellules pl.ites. Mis a em pouvoir désigner sous te nom une espî'ce parliculière d'épittiéliiiius , t.nnt au pnini de vue enibrrologique qu'au point Je vue morpliologjqiie. Hais tnus les épithélîums à une seule couche ■ de cellules plaies ne proviennent pas du feuillet moyen ; ainsi l'épilliélium putmo- ■aire, qui esl ronstruit «ur ce type, provient ilu feuillet interne. Le fait reconnu par His n'a donc pas nne portée gi'ni-rale, et le mot qu'il a créé ne peut être appliqua

î.-ifi in.Aiïi': ïi;i:iiMQi K rrinsrfiLor.iK,

gonalcs, (|in> M. Doliovc ' a si^iniilré pour la incniièri! fois. Si l'on |npiid lin fia},'iiipiil (i'iiili'srm {rii'lc, ni qir:i|tiôs l'avoir iniprt'tiii' avL'c une solution do niliale d'ai^iMil à 1 iionr ctUO on chasse avec le pinceau Irs nllnli s l'-pitliélialcs, l;i siirlaiT ainsi dvnudi-f, inipréfînn^ nni; si'tonde fuis )iar l'in-^i-nt, jjn'-scntc sni- les vîllositcs nn irsoan dr Hirnes noin-s. itianjuani los liiiiilis drs ci'llnlrs i,'nd<illirliali's, Ci-s colUilcs oui des lioids iiT('-;:idi('iftmpiit fesloinirs i|iii s'('n;,'ivTii'nt avi'C li-s lioids des ccilnlrs voisines, CflSl

»r|teiil |iar iiij'^itiun limilAp.

nilli'. Ilauiiic ilii Canada.' — ■* iiuniu.p iiar lo clr|H.t il'argnil; iil ilri^ini'cs l'ar Ir iIéjhII d'argent.

ri'Ite fomliiïonddlliéiiah' t\w Mis- a prise poin' le levêlenienl du rliylifèri! reninti ; elle n'esl pas, coniuie il le eniyail, au epnlre de la villosilè, elle est irniuédiateiiieiil sous l'épitliéli el sï-tood

Jar» le ieas qu'il lui ilaiiriail. Nous le rotllorvFrons avpc ta «{nilli'alian qa'ili pri»^ aujoiird'liui daii» li- laiigape ili-* tii^tulugistes, cl nuiii a(i[ifllrron» «ndolh«lium loiil L'pîllii'lium forint d'uno >ciik couclic de ci'1lulr« plaies, quolle que Mil mm origine,

' Ih-'xirf. Mémoire »iir V.i roiidie pn.l,.tli.'>li;.Ie ...ii>-q.illu-li;ile de» miiqiiPine". Arrhirri ilf pli'jsi"''igi'-. ISlh, |i. 10,

- Ml., li'bcr lia- Kpillirl. ,I.t l.ym[.liKerà«-«iirie|[i. el,-. Xnl':liri/I / (■li;pl /«./.i..i>. 1. Xm. (I, 102.

ÊPITIII-UUMS. 251

A toule !a surlare d*^ l'inteslin. An niveau des ginndps d(\ Licberkûhn, elle sr di-itrinie et loinie ceqne l'on a appelé la paioî propre àf ces gilandfs.

Dans la vessie, cet endolhélium e-st forini; de «rrandes cellules polyédriques, à bords droits, Dans .les lironclies, il y a iiussi sous i'épithélium un endoiliélium polygonal, limité par des lignes droites.

Pour l'étude de l'iindothéliiim pulmonaire, l'objet le plus l'avo- ' l'able est le poumon de la tortui-, parce (pii> l'imprégnation peut y êlrt' faite direclemeni comme s'il s'agissait d'une séi-eusc. Kn effet, lorsque l'oD a divisé à l'aide de la scie les deux lames de la carapace qui atlachenl le sternum, celui-ci es! laciiement enlevé, en se servant d'un scalpel pour détaclier les parties molles. Lors([ue celle première partie de ropénilion est terminée, le ponmoa quia élé divisé ;)ar l'incision apparaît dans la cavité tlioraciqne sous lu forme d'une membi-ane réticulée arllié- f,,;, 73. EiiaoïiKiimn .k)oat.iiiaircs!vm-

rente à la face interne de la iiliMiques imiirùgm: .nirgi'nt dnns rimeslin 1 III lUi lu[>iii. — 200diam.

pièce doi'side de la carapace. '

Il s(î présente ainsi par sa face inlnnc, qui peul être directement soumise à l'aclion de la suhilion de nitrnle d':ii|:enl. Lorsque l'iiiiprégnalion est produite, on lave à l'eau distillée, on circonscrit avec un scalpel de petites portions de la lame pulmonaire; cellesci sont alors détachées et conservées comme s'il s'a^'issait d'une membrane séœuse.

Chez la grenouille, il faut, [pour iniju-éirnei' le poumon, commencer [Kir ouviir laigenient la cavité abdominale, puis, avec une pipette introduite dans la glotte, on projette une solution de nitrate d'argeul à I pour 300 dans les sacs pulmonaires; ceux-ci se gonflent cl viennent faire saillie hors de la cavité abdominale. On les expose à la Inmièn^ el, (piarid la leinle brune s'est proiluile, ils sont ouveils sous l'eau distillée; avec des ciseaux, on

en coupe de petits IVagments sur lesquels se distinguont les cellules endothéliales.

Une variante de ce procédé, qui donne aussi de bons résultats, consiste à faire ressortir le liquide introduit dans le poumon, en pressant légèrement sur ce dernier, après que Timprégnation s'est produite. Le poumon est ensuite gonflé par une insufllation d'air et ligaturé à sa hase. On le coupe au delà de cette ligature, et il est mis à sécher dans un endroit chaud. Lorsqu'il est devenu sec comme de la baudiuche, on le divise avec des ciseaux en petits fragments que Ton dépose sur la lame dans une goutte d'essence de girofle, puis on ajoute du baume du Canada pour faire une préparation persistante.

Chez le lapin et chez le chat (le jeune chat convient très-bien) on ouvre la cage ihoiacique; Tanimal s'asphyxie ; on injecte alors dans son poumon, par la trachée, une solution de nitrate d'argent à 1 pour «iOO. Le poumon devient opalescent, puis noirâtre s'il est (^xposé à la lumière solaire; on en prend de petits morceaux, qui placés d'ahcud dans l'eau distillée, puis dans l'alcool absolu, devi(Mment assez durs pour qu'on puisse en faire des coupes.

Le procédé de Kinsufllation après imprégnation, que nous venons d(^ décrire pour le poumon de grenouille, est aussi applicable ici. Sur le poumon imprégné et séché il est facile de faire des coupes au rasoir. Ces coupes doivent être conservées dans le baume.

Le poumon de tous les animaux dont nous venons de parler présente un endolhélium construit sur le même type. Les cellules qui le constituent ont pour caractère de présenter un noyau situé, non pas à leur centre, mais vers un de leurs bords ou de leurs angles. Cette disposition peut être observée aussi bien sur les préparations faites par im[)régnation d'argent que sur celles qui sont obtenues par dissociation (lig. 01). Nous avons vu plus haut, à propos du traitement des endolhéliums par le séiiim iodé, que, sur les lambeaux d'é])ithélium pulmonaire détachés par le raclagt» après macération dans ce léactif, les noyaux sont plongés dans une masse de jirotoplasma granuleux. Dans les préjKirations à l'argent, lorsque Timprégnation est forte, outre la limite des larges plaques endothéliales, marquée par une ligne noire, on distingue d'autres lignes noirrs situées sur un plan plus profond (*t formant autour des noyaux une circonférence plus ou moins régulière ; cj»s ligni^s marquent la limite des masses

ÉPITHËLIUMS. 2S3

Je proloplasma périoiicléaires. "Nous reviendrons du reste sur cette disposition, .et nous en compléterons l'interprétation dans l'article de cet ouvrage consacré au prenchyme pulmonaire.

Les épithéliums proprement diU peuvent tous être imprégnés par l'argent aussi bien que les endothéliums. 11 faut noter cependant que pour Vépiderme celte méthode ne donne pas de résultais avantageux, excepté chez l'erabryon, où le tissu n'est pas encore coi-né et se comporte vis-à-vis de l'argent comme les autres épilhéliums stratifiés.

Pour imprégner un épitliéliuni, pai' exemple celui de l'inlestin, voici comment il faut procéder. Un fragment d'intestin, pris sur un chat ou un chien que l'on vient de luer, et par conséquent tout à fait Tmis, est agité dans une solution de nitrate d'argent à I pour 500 ; il y devient rapidement opalin. Lorsque l'opale.'^cence commence à tourner à une teinte blanchûtre, l'imprégnation de ta surface est faite ; le fi'agmcnt est alors retiré, agité dans Tcau distillée, où on le laisse quelque minutes. £a raclant ensuite avec un scalpel la surface inlerne de ce fragment, on obtient des lambeaux d'épilhélium de diverses grandeurs que Ton étale sur la lame, ;iver quelquesgouttesdepicrocarminate. (Pour conserver ces préparations, on dépose une goutte de glycérine au bord de la lamelle, de manière qu'elle remplace peu à peu le liquide qui s'évapore.)

Les préparations recouvertes de la lamelle el portées sous le microscope présentent des lambeaux d'épitliéiiums vus ilc face. Examinés à leur surface (c'est-à-dire quand on éloigne l'objettif de manière à voir leur partie supérieure), ces Liniltcaux montrent un revêtement régulier de cellules dont les contours sont dessinés par des lignes noires; de dislaiice en distance se présente sur ce revêlement une ouveilurc arrondie (a, lift- 74), entourée d'un cercle concenlriquc diiïus, h; ce second cercle devient plus net lorsqu'on rap[>rocbc l'objectif, ce qui prouve que la partie qui donne cette image est située plus |)rorondément.

Pjg. 7A. — ncvétemenl ^pithélial de« vitlosili-s île rmte!<tiii (lu cliicn. Lambeau ilétachù et VII de face. — (', cellules cjliiitlriqes vuei par leur facp libre ; h, cellules c«lirirornics : ", ouvcKiiro tic ces cellules »ur la Tace libre lie la villosité. — aoo diaiii.

E|>ith<^1iiim de l'e«lum.-tr

r/A TRAITI' TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

Dans la inriiic |)rr])aration, il est lacile de trouver dos fragments d'épithéliurn qui, au lieu de se présenter par leur face, sont vus de profil et permettent d\ xaminer le tissu dans son épaisseur, eomme on pourrait l(^ l'aire sur une coupe. Ces fragments monti'ent des ranj^ées de cellules à plateau, alignées les un(»s à côlé des autres, de manière que leurs plateaux sont exactemcMit à la même hauteur ; leurs exlrémilés opposées, pointues lormenl une sorh^ de denlelure à Taulre bord du fragment. ïk dislance en disUmce, ers rangées régulières se trouvent interrom* pues par um' cellule en forme de coupe, rélrécie à son col qui s( Irouve au niveau du plat(?au des autres cellules, élargie à soi milieu et se lerminant en bas par une pointe analogue à celle d('<^ cellules cylindriques.

Le col élroit de celle cellule correspond au cercle (^, lig. 7-i), et son coips élargi coriespond au second cercle concentrique

au i)remier (b, lig. 74). Tandis que toutes les cellules à plateau présentent un contenu granuleux et dans leur milieu un noyau ovalaire coloré |)ar le picrocarmiuale, les cellules caliciformes ont leur inléiieur transparent et leur noyau placé au fond du ralice à Tendroit où la cellule conunence à s'amincir.

Lorsque dans la préparation ces cellules lixées dans leur forme par l'argent se présentent isolées, on voit quVi leur ouvcMtun» elles ont des rrbords (pii vieuiKUit s'appliquer sur les |)lateaux des cellules voisines.

Sur un fragment d'c^slomac préparé de la même façon, bs cellules caliciformes paraissent composer à elb»s seules tout le revêtement, comme fa dit F.-E. Scbulze*. Elles diflëreut de celles de Tintestin en ce (prelles ne présentent pas de ii4)ord et sont étroitement serrées b's un<»s contre les autres; leur |n'o(luit de sécrétion forme ainsi une paroi muqueuse continue (pii soustrait couqdélemenl les cellules épitliéliales elles^ménMs, ainsi (pie les tissus (pfelles revè-

Fie. 75. — Ci'lliih's calicirormcs de Ccstomac (le la ^^^renouillc, isolées après inacôration dans l'alrool au Iuts.

— //, collulos droites; 7, cellules couchées sur les parties latérales des papilles de l'estomac.

De l'ouverture de ces cellules se dégage un bouchon luuqueux. — 320 diani.

* /•'. E. S/7<m/:»'. Epilhel- und Drùsenzellcu , ,!/♦/*. fur ftiivro''*-, Analomiej l. III. 1807, p. 137.

EPÏTHÉaÛMST isnl, à l'actiim du suc gastrique. Ui dis|iiisilioii iIl's n-lliilcs i liiiU'slin el celle (iesrcllules ilc l'estoiiiar soiil lus iiiL'mos clieï la ^rcnotiille que chez les mammirèies.

hwéêés durcissants pour penneltie de faire des cmtpes. — LanHlhode la plus oxiu'ditivL'flla nifillciiiv clans la iiiajoi'ité ai \ya\n ubli nii un ilurciBsemenl coii\l Qibje coD^'i'^ti 1 en ])li)\ïr lalcuoi ulivii lu. Us fi-agmeni'' dn UîMidoivenlôlrelii^s , jielils, alitt que I al lool ^m"^ n|iKit.

jHiuhIi ikns toute Irtii (.{ais !*ur; de plus, i uui 11» la couiie qui l'oo doil pratiquei <tiil daii--. un plan liifn ilt'ki mm il lsI imli^ix'nsibk s il <'ai:il d uni mriii lirane.dc lui duiiiRi «;iiil df 11 [)lont,n lian» le uaitil, um MlKfMÎoii tonvi na- Uc. Celte ftlcnsion iwia fin. obli nuL a i'"| r»iilt de deux [ipoll- Jti». L«|JiLnuci con- *Wi! « eUiier et a liwr svlc dus < pin- g" i ' cu i p 5 1 is

vKjui un fra/minl "" ""^"^

||« niiM-llc i\p suinu on sur une plique de litgt. uni i»clile çovliumli- h membi int le sci,ond tpippliqu 1 d •« ui\ilts dune |x^tilc utundiK ( uinrii p w exemple 1 Lxtoinac de la (grenouille ou l'iaie«lin il un [ 1 tu iriiiinl Cetti uiMtu csl 1 emplie d iliool ub- ^u 311 mo\eu d uiiL | ipette, âpre» a^oll phcL Ils iigjtuies ifcessaire» LjiedfNiitii ligiluii ebt plain, tu dessous du bec Jï^ la piptUc lui-^UL. lui^iic (, I biLn distendu relui n est

lonac lu lu gr oiiiUe vcrle Coupe lrii[it\enaln aprt.i 1 irciuem lit par inject ou d alcool aljs 1 1 cnlorntiD i nu ptcrocar n iiali? A la lurruce |»pllGire> I Lsde 11 lus cul cirormeia; m (cil le» Il lu III ure dci ^1" i-

256 THAITK TIXIIMOIE D'HISTOLOGIE.

alors onlové, plonjré dans l'alcool absolu, el au boul d'une heure sa consistance est assez grande pour qu'il soit facile d'y prati(|uer des coupes dans diverses directions. A mesure qu'elles sont détachées, ces coupes sont déposeras dans de l'alcool ordinaire ; on les y prend pour les mettre dans quelques gouttes de l)icrocarminate sur une lame de verre. Au bout d'une minute, on les lecouvre d'une lamelle, et la glycérine est substituée au picrocarminale.

La même méthode, sauf en ce qui concerne l'extension, peut être avanlageusfMnent (employée pour Tétude histologique de toutes l(»s gland(»s. Elh^ convient principalement pour celles qui contiennent des cellules muqueuses, la sous-maxillaire, la sublinguale, les glandes de la base de la langue, du pharynx, du larvnx, etc.

Dans ce geme de préparations, le picrocarminale peut être remplacé par l'hématoxyline ; seulement, avant de monter la préparation dans la glycérine, il (îsl nécessaire de bien laver la coupe avec de Teau.

Tous les détails que nous avons indiqués ^nv les cellules de l'estonïac et de l'intestin étudiées avec rimj)régnation d'argent peuviMit être observés sur les coupes faites a|)i'ès durcissement dans l'alcool. Les cellules caliciformes d(î l'^^stomac et de l'intestin s'y montreront d'une manière d'autant plus nette que l'c^au n'aura j>as été em])loyée pour (aire la préparation, car le mucus qui rem]>lil ces cellules, même quand il a été condensé par l'alcool, segonlle île nouveau quand les éléments .sont placés dans de l'eau |)ure ; c'est pour cela (jue nous avons conseillé de transporter directement les coupes de Talcool ordinaire dans le picrocarminale. L(» lé^er qwI*^ d'acide picrique ([ui reste dans le li([uide additionnel ^le la préparation délerniine une élection du carmin de ])lus en ]ilus nette, de t<'lle sorte que les préparations deviennent encore meilleures au bout de cpielques jours.

c<HigébUuii. La congélation <?st un procédé simple ])our donner aux tissus une fermeté sullisanli* et permettn» d'y faire di's <'oupt»s ; il est surtout bon pour les épithéliums glandulaires (voy*»/ plus loin : (ilamles salivaires). Nous avons décrit avec détails la manière de s'y prendre dans notre cha|>itre des Mrthodes f/ntéra/es (voy«*x page8;J).Lors(pfil est revemi à la t«»mpéralure ordinaire, le tissu contient généralement assez de licpiid»» pour remplir l'espace

ÉPITHÉLIUMS. 237

compris entre la Lime et la lameHe; sinon, il faut ajouter sur les bords de celte dernière quelques gouttes de sérum.

Udessicealion est un des procédés de durcissement les plus an- Dcsaictaiion. ciennemeDl usités. On remploie surtout pour les artères et pour la peau. Nous venons de voir qu'il se combine avantageusement avec le procédé de Fimprégnation à l'argent pour l'étude des endoltipliums (voy. page "ioi).

Pour préparer la pepu par ce procédé, il faut d'abord enlever avec soin loul le pannicule adipeux sous-dermique; autrement, à mesure que l'eau s'évapore, la graisse diffuse dans le tissu et emp«}che d'obtenir de bonnes piéparations. Une fois la peau dépouillée autant que possible de son tissu adipeux, elle est étendue sur une lame de liège, de façon que sa face profonde soil exposée à l'air. On la lixe avec des épingles, qu'il faut avoir soin de jjlanter obliqu(»ment on dehors, autrement elle les arrache en revenant sur elle-mènie. Celte dessiccation doit se faire dans un lien sec et chaud (en hiver il faut mettre le (issu dans une étuve), de manière à être rapide, autrement il se produirait de la putréfaction.

Pour v faire des coupes, on insère la peau dans un bouchon coiipos

. • * ' * sur la peau

deliége où Ton a préalablement tracé une fente avec une scie tieaséchco. fine, b» morceau de peau est glissé dans cette fente et s'y trouve >olidement lixé lorsqu'on série le bouchon avec les doigts. Il faut employer un rasoir à trempe dure et avoir soin de faire la ''ouiie extrêmement mince, parce qu'elle sera gonflée par l'eau •'u par le liquide dans lequel on l'examinera, ce qui augmentera d'aulanlson épaisseur.

Les coupes sont déposées sur un morcenu de papier à sec. Puis, avec une aiguille mouillée dans du carmin ammoniacal concenlré, »»||es sont transportées sur la lame de verre où l'on a prealahleinent mis une goutte du même carmin. Le liquide, en [•^uWranl par imbihition dans toutes les mailles du tissu, y porte !•» uialièro colorante, et la coloration se produit mieux que si '*'^ «'Mipcs avaient d'abord élé |dacées dans l'eau. Au bout dumMiemi-minule aune minule, les préparations sont lavées, ''•• rnanine à enlev<.*r l'excès de carmin ; ensuite on les exanun»' iHics quelles, ou bien dans de la glycérine légèrement ••ndiJi.V avec de l'acide acétique ou de l'acide formique.

^'•>piv|iarations s(ml bonnes au |K)iul de vue de l'ensemble, '"^isnun pour les détails. Klles permettent de bien voir la limite

Rabvieb, Histui. 17

rôH THAITK TKCHNlgUK D'HISTdLOGIK.

rnlre l\»|)iderme (H Ir (liM'iiic; mais les contours des collules n sont jKis distincts et leurs noyaux seuls sont nottcincnl visibles.

Viu\ niodiiicalion de ce procédé qui donne de uieilleui*s n sullats consiste à plonger d'abord l(»s coupes dans feau pendai une denii-beure. (Juand elles sont frcuiflécs, on les met sur lame de verre dans un(* goutte de picrocarminale. Li coloratii esl achevée au bout d'une minute, mais le séjour de la prépj ration dans le réaclir]M'ut élre prolongé sans inconvénients. (. recouvre d'une lamelle ; puis une goutte de glycérine mise si l'un de ses bords s'introduit p< u à peu et rend la préparalit persistante, en même temps (pi'clle Téclaircit en ne laissant bit visibles (pnî les parties colorées. Les noyaux du corps muquei de Malpiglii sont colorés ru rouge. Les cf^llules, <pii présente une teinte brune, ont des contours très-nets, marqués j)ar d stries cpii corres|)ondent aux dentelures dont nous avons par plus haut (voy. page :2.')îl). La couche cornée est colorée en jaui par l'acide picrique. Klle ( st sépaiér» du corps nmqueux de Mî j)ighi par une couche de cellules aplaties, granuleuses, coloré en rouge brun, |)0ssédant des noyaux atrophiés, ri qui cent pond à ce (pic Ton a appelé le stmttit/i Inciihnfi.

Pour bien dislingu<'r toutes ces parties, il est bon de Liiss un excès de picrocarminate avec la glycérine dans la préparalio

Li dessiccation était également employée jiar les anciens IiisI

logistes pour les m(^nd)ranes recouvertes d'é|)ithéliums mou

mais elle a été abandonnée, parce qu'elle altère l(»s cellules r|

théliales et même les nmd méconnaissables.

A.i.ir L'acide chromifiue convient dans certains las pour durcir IVm

chrooiiquc. ^ i ....

thélium glandulaire; c'est un réactif dillicili* à manier, et il tV savoir interpréter ses résultats à l'aide des données que no fournissent les autres méthodes. Il doit être enqdoNé en soluli de 1 \ à :2 pour 10(10. Si l'on [ueiid des solutions plus lorle>, s(» produit uu précipité albuminoïde jiramdeux qui t»nlève loi netteté aux piéparalions. Mais (piand la préci|utation leiit«' s' laite, on p(;ut conlimier avec des solutions plus loites, par rxi-nr à ;{ {)our lOOO. Il faut un tenq)sassrz longidix à trente jours) |h ([ue les tissus aient acipiis une consislanc»» sullisante ; encore l'a il que les Iragments en soi(^nl très-pelils et la (piantilé du liqu r<.'lalivem»Mit considérable.

Pour la peau, ce réactildonnedr bons résultats dans l'étude < cellules dentelées ri des ra|)ports enli'e le derme et répidem

KPITHÉLILMS.

io9

jiiaislescouiMîs soûl dilïîciles à faire parce que les différentes parlips eu sont inéjraleiuent durcies et glissent les unes sur les autres. AlindVviter cet inconvénient,ilfaut mettre dans Talcool les pièces durcies par l'acide chromique, après les avoir laissées dégorger pendant quarante-huit heures dans l'eau distillée additionnée d'acide phénique. Cette dernière précaution est indispensable en été pour éditer le développement des bactéries. Les éléments prennent ainsi un degré de dureté plus égal. Les coupes doivent être •!Dnservées dans Ti^aii phéniquée ou dans la glycérine. Nous y i-e\iendrons à piopos de la i)eau.

L'acide chromique s'applique encoie avec avantage aux épithéliums stratifiés (bouche, œsophage) et donne des résultats ana- !cpIes^

Les bichromates de potasse et d'ammoniaque ont sur l'acide chromique l'avantage de ne jias produire de précipité granuleux. Ils sont à recommander surtout pour les glandes (glandes salivaires, lacnmales, etc.), mais ce n'est qu'apiès une macération Irès-prolongée qu'ils déterminent un durcissement suffisant pour |>eniiPlinî de faire des coupes minces. Il faut alors (m combiner Vera|4oiavoc d'autres procédés, comme nous verrons plus loin. Lesi'piihéliums durcis dans le bichromate ou dans l'acide chromique SI' colorent très-dilïicilement par le carmin.

L'acide osmique doit èlre employé dans les mêmes conditions qut'racide chromique; il détenniiin la solidification de la sub- ^ciMnlen-rlIulaire, diminue la dilVérenco de rélVin«:ence entre !♦* ciment Pt la substance cellulaire <»l alTaiblil les ronlours des '.elluh's.

I*<uirr»»pidi'rm«',il présente l'avantage de faire bien distinguci' ♦•sdilTircnlcs couches, et de montrer les lappoiis du (h^rme et de «»*|nd(Tme. In très-jH'til fragment de peau, bien dépouillé de tout

Bichramate de potasM cl d'ammoniaque.

Acide osmiqiic.

''an* toutes les irritations des épitiiéliuins pavimenteiix stratifiés, il se produit •** W uoyaux «les cellules une vésicule (orméc aux dépens du nucléohî dilaté ; ''rttp fisicule, m s'a^^randissant, envahit tout le noyau et n'en laisse plus voir sur " foope optique qu'un croissant. (Journal th Vnnatotnir rt de la itlnjsioloyic, 1866, ^'^'^,) L'aride chromique convient pour celle étude; seulement, il peut produire •Joecau'^» d'erreur. En effet, sur les coupes ilu corps muqueux de Malpighi faites »'|»r»rs darcissement dans ce réactif, il arrive que des noyaux, divisés d'abord sur u sarfaci^ de section, se déça{;ent ensuite pour laisser au centre de la cellule une •■«ïilff. Il no f.âut pas confondre cette cavité avec un noyau ayant subi la transfor- ^m vésiculcuse.

iflO TRAETh!; lEClIMyLE DHISTdUllJlK.

le |}:iniiiailc adipeux, el ayant seulement '^ ou i millimètres de cdU est plongé pendunL dixrhnil ù vini^t heures dans i ou 5oentimèlr« cubes d'une solution d'acide osmiqne à I pour KH). Des rou|M peuvent alors y êti'e facilement pratiquées à l'aide du rasoir; ell doivent èlrcd'unegrande minceur, et examinées dans l'eau ou l^iyeénne.La couclie cornéf de ]'é])idermc est fortement colorée « noir (I.angerhans),niais cette coloration n'est pas imifonne.Si couche cornée est épaisse, coinrjie ;i la face palmaire des doîgS

l'indk illeur de lierDciulle de 1^ iiilennéiliilirr ; Miilliiglii; /.eu

il n'y a de i-olon'' en noti' ipie lii romlie su|ii-i-|ii'i<-lle cl la nuiH profonde de la lame euniée ; une porlinu inli'iiiiédiaire n'est ijiK faililenienl colorée. Il ne liuidrail pas adnielire jiour cela l'exiteiice de trois rourlies dislinetes dans ia lame nirnéi' : eil effet l jjortinn supeiiicielli' de relle-ii. s'impi'é;:iiaiil (rusmiiim, eu pi''<'lic la diffusion du réai-lif de se eonlinm-r dans une cihk-L plus |)r()r()nde. l'ar eimlii-, l'acide (ismiipie.li-jiveifHint laeileuMT les mailles du derme el le i-or|is niuipieux de Mnlpi|:lii, virT agir sur la |iai'tic prol'onile de la etuiche eorné.; comme d a a;. ^ur lu suprrliciclle. Il reste ainsi au milieu <le cette cou'-li

ÉPITHÉLIUMS. 2fi|

iiiK» portion où rosmium n'arrivo pas en quantité snlfisante pour produira la coloration caractéristique. Au-dessous de la lame coraét»qiii se limite par une li}rnc noire, se montrent des cellules aphlies avec des noyaux atrophiés ; plus profondément encore, le «wps muqueux avec ses cellules dentelées. Le derme se termine au niveau des papilles et des espaces interpapillaires par des fibrilles que l'acide osmique a rendues très-nettes. Elles sont eoui)ées selon différentes directions et semblent même pénétrer onlTcks cellules du corps muqueux.

Lacide osmique peut être em[)Ioyé avec un p^rand avantage i»}iec|ion

CI oClilO

d'une tout autre façon, pour étudier les couches épidermiques osmique sur les doigts de l'homme. Un doigt aussi frais que possible est >** vai^waux. pparé comme si Ton voulait y faire une injection colorée des vaisseaux. Une des collatérales est liée, Tautre est dégagée, et Ton jioso en outre sur la base du doigt une ligature qui en comprend toutes les parties, sauf l'artère qui a été dégagée. Pour t^lH' efficacre, cette ligature doit ètriî complétée avec un serrenœud de deGraaf. Une seringue de vein» d'une contenance supériiwe à 5 centimètres cubes (»st re!U[)li(» d'une solution d'acide osmique à 1 pour KK). On fait pénétrer ])ar une forte piession '*VTjve avec la main cette solution d'acide osmique dans le systHHf^vasculaire au moyen d'uiK» canuli* (jui est fixée dans l'artère i|-{ia;'i»c. Lp doigt se gonfle et prend peu à peu une teinte gri- ^iln». Après Tinjeclion, il est abandonné à lui-inème pendant uni'lu'ureou deux. D.'s jiorlioiis de la peau sont enlevées et pla- •vt'sdansdr Talcool fort où elles resteront vingl-({uatre heures, lavées ensuite à Teau, elles sont mises, aussi {)endant vingtquatrr heuies, dans une solution sirupeuse (h» gonnne, enfin iv[iortr'es dans ralci)ol qui leur donne une consistance très-ferme, ^ousaurens l'occasion de rappeler celte méthode lorsque nous ttonsTéiude complète de la peau et en particulier d(»s corpus- 'Hl^'sdn tact. Klle donne, en ce (jui regarde le corps muqueux d'^Malpijrlii, (L's résultats fort remar(piables. Lorscjuc le tissu est ^•nsi durci, il est facile d'y faire des cou|»es per])(»ndiculaires 0" lûmllèles à la surface.

Sur ces dernières, a[)rès dégorgement dans Teau et coloration îupicrocarminate, le corps papillaire coupé en travers apparaît '■<'niinr.' un cerchMlans le(piel les vaiss(»aux sanguins,lcscorpuscu- ''''^dii tact et le tissu conjonctif sont très-distincls (fig. 78). Ce corps P^IMllanv est limité par une |)reniière rangée de cellules épithé-

2«2 TIUETK TECIIMQIK H'IIISTOLOOIE.

liales(tig.7!>).Ccs collulns pn'scntetil ilu ci\U- ilii slroma iia|ull des prolongcinonU ou des di'uls simples on ramifii'i's qui, p< trant entre les pelJls tiiisceaiix du lîssu eunjonrtil', dôtermii enlrc le rorps muqueux de Malpjglii et le eoi-ps pupUlaire union très-solide. Ces dents sont sembhdiles » colles qui g»' seni les cellules au niveau des faces et des Lords par lesq elles se coi'i-es[ionderil. Si nous considérons niainlenant lasecc et la Iroisiètne ranf-ée de cellules et les rapports de ces cpII enire i^llcs (li;;. 711), nous serons Irappés de i-e l'ait qiiP dénis ne s'en[,'rcnenl pas les iinesdaJis les autres. Kn ell'et, il c?

ru., 78. — Pi^aii Af, 1,1 r.iic palimir'' <li' l'iiiiliiMli-llr <)<> rhoillinr versale faite »|iri's iiijritiiiii vnsciihiiri' iriiiic siiliitîoii iraiiilft o>iiiii] et rlurrissciiidil parla ([Oiiinii' rt ruli'nnl. Iliilurnliiin .nti [ikriM'nrii |iillMi H, iiatHe ii[Mllii'-liiili' iiil(>r|>a|nlliiirit : V, t»i>w'aii>: -^aiiKuiTi vrr«; S, coniiiiil ilp {[kmili- f Ailoripiii'c : CS, ri'isiuii luriu'i.- i-irmii' |ius(iilc (lu lui't. — lOU iliiiiii.

entre elles une sulistiincc d'u *[Ui constitue les dents eljestion, il est indispensable qui mince et ne contienne iiiêiiii- pa loiil entière. L'cxaiiieii doit èti sèment. Nous avons einpluyi'- I llartimek et l'raïmunski.

L'acide picriijuc en solution aqurUM' est un des meilleurs til's duicissîints, mais aussi dfs plus dilliciles à manier. Les

' iV-IVintr.'iice ditlV-i

lenle de

lèmes. l'dur lairi' <

i-tle olis.

la préparation soit

c\li-èiiie

lis dans sou épaisseï

lu- une r

n- l'ail avec un Ire;

"loi1 i-n

r,il.iirlif [f \-l A

irutuersio

KI'ITHELIIMS.

luenlsiie tissu que l'on y met doivent f^tre Irès-perits, cl la solution

d'aciilc picriqiio satinée ; ils tloivcnt y sojoni-ner vin!,'l-quatre, on

îDidusquaranln-iniitlieiires; ils y acquiiirenl de la feimelé, mais

IL^newDt pas tannés romnic par l'acide chroniique. Les sections

ikiiivm élre faiti's de façon à ne pas roiiq)nmcr la suiiace avec le

rasoir; l'opération est délirale. Si les iiaf^mcnts de tissu son!

li«-|k'lits, (le faron à être dillicili'S à inaiiilcnir, on les colle siu-

dts lames de sun'an avee do la ^nriime li'(''s-r] misse, puis le loni

1^ jioi'ti' dans l'alcool qui

aliiii' il- durrissement. On

[■■m &ire alors des coupes

lrT*-fmi's que l'on colore an

|iirroi-anninale el (pie l'on

inB'ii'ni' dans la glycérine.

I>|imci!dé est bon, surliml

puiir les ^'landes à niurus,

''I ru jKiriJculier {loiir la

lîliinJu sons-maxillaire, h-

willal est encore meilleur

<|iuim1 on emploie l'acido

piTÎijae unicpii-rjicnt, sans

iiiiiir Ri'uiirs à la},'0[inne et

i |al.,„f.| i|iiPiii; àr Malpigliî ; tr, li^su conjoiiclif.-

"'■ l;(00 ili;im.

^1lrunacim]sdela^dalld:' -fliMimillair-e dn cliirn Irailée ainsi (li^'. SOt, li's.fllnles é|)illié- W'S(!;iir,s sr |>rcsciil- ul avi'c li^iir soitmir! dirii;é vers le cmU-i- ■ii-IViiius : an loiid de la ci-llule dh vdil nu noyau ])lal vMir en fwt'ii" Miilieii irun prolopiasiiia jaune- Ci'sacini ne soni pas >|ilimqin'>; ils sont allinit;és en l'.iinie ili' ii(i\au\ ri se lorniinenl !«!■ (les ( ids-de-sar arrondis. Sur le fond de ces culs-de-sae repo- ^fniili's cellules (pii dilVêrenl des pn'-céilentes par leurs dinieii- W.lnn- ii.rnif et leur dis|U)sili.)U. Elles soûl petites, ■rranu- !i'iis.'s,('i fi.rnienl un s;ron|iequi, vu ilc pinlil, a la Inruie <Vm\ iniisMiil, '/'.

llrHiil étudier c's coupes ilans une sulnliiui l'ailile de picrowiiiinale sans v ajuuler de la {ilycérine. F.ii l'ilet. la ulycérine niliitiiii> Il ^ '■■léuieuts ; si l'on veut en mettre |iour conserver la

M.'ili>ii;li> |)»r |iiir la lîomnii

l.'Il ['Ull-Cll

E|iithôliiiin (le rcslomiii-

•i.ii TRAITI-: TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

])ans la mùiiio préj)aratioii, il est Tacile de trouver dos fragments d'épilliéliimi qui, au lieu de se présenter par leur face, sont vus de profil et permettent d'examiner le tissu dans son épaisseur, connue on pourrait le faire sur une coupe. Ces fragments montrent des rangées de cellules à plateau, alignées les un(*s à côté des autres, de manière que leurs plateaux sont exactement à la même hauteur ; leurs extrémités opposées, pointues, forment une sorte dr dentelure à Tautre bord du fragment. De distance en dislance, ces rangées régulières se trouvent intcrroml)ues par une cellule en forme de coupe, rétrécie à son col qui se trouve au niveau du jilateau des autres cellules, élargie à son milieu et se terminant m bas pai* une pointe analogue à celle des cellules cylindiiques.

Le col étroit de cette cellule correspond au cercle (>?, lîg. 7-4), et son corps élargi correspond au second cercle concentrique

au piemier (A, lig. 7-4). Tandis que toutes les cellules à plateau présentent un coutenu granuleux et dans leur milieu un

noyau ovalaire coloié par le picrocaimi — nate, les C(»llules caliciformes ont leui — inléiieur transparent et leur noyau placé au fond du calice à Tendroit où la cellule connnence à s'amincir.

Lorsque dans la pr<'î[»aration ces cellules lixées dans leur forme par l'argent se j)résentent isolées, on voit qu'à leur ouverture elles ont des rebords qui vieniUMit s'appliquer sur les plateaux des cellules voisines.

Sur un fragment d'estomac préparé de la même façon, les cellules caliciformes paraissent composer à elles seules tout le revêtement, comme l'a dit F.-K. Schulze*. I^Ues diflerent de celles de Fintestin en ce qu'elles ne présentent pas de rebord et sont étroiteiîient serrées l(»s unes contre les aulr(^s; leur jModuit de sécrétion forme ainsi une i)aroi nmqueuse continue qui soustrait conq)létenient les cellules épilliélialrs elles-mêmes, ainsi (|ue les tissus qu'elles revê-

V ri y

FîG. 75. — Ci'llvilos caliciformes de restomac (le la îçrcnouillc, isolées après macération dans l'alcool au tiers.

— //, cellules droites; .7, cellules couchées sur les parties latérales des papilles de l'estomac.

De l'ouverture de ces cellules se déj^age un bouchon niuqucux. - 320 diam.

* h\ E. Sf'hufze. Epilhel- uiid Driiseuzellcn , Ành, fur ftti'vrosc, Analvnnej l. Ul, 18G7, p. 137.

t:PiTllt:L[LU^. 353

teat, à l'actiui) dit mic i;aslnqiie. La disposition des ci-llules de l'inlestin et celle des cellules de l'estomac sont les iiiémes chez la grenouille que cliez les mammilëi'cs.

Procédés durcissanls pour permet ire de faire des crmpes. — n.ir. La métliodo la plus expédiliveetlaitioilleuie d;ins h uiajoiilé des hp cas pour obtenir un „

(Jurcissement comenable consiste à ciiiptoyer l'alcool idisolu. Les fraginenfs du tissu doivent être tièsjietits, afin que l'alcool puisse rapideinenl les aiteindio dans toute leur épaisseur; de plus, pour que la coupe que l'oD doit pratiquer soil dans un pian bien détermine, il est indispensable , s'il s'agit d'une membrane, de lui donner, a\-ant de ia plon<.'cr dans le rcaclil', une extension cuiivenahie. Cette extension [«ut être obtenue à l'aide de deux procédés. Le premier consiste â éUdcr et à tiscr avec des épingles, sur un IVa^'nicnl de nu>elle de sureau ( lion de la uieuibrane.

'G. — Esloiiuic ilu lik ^l'i'iiiiiiillu vc Irnn^vprsnlc »|iri'S iliirciisi'iiitiil [iiir iiiirction d'illcuiiJ ii1iM)[ii, l'ulurutiuii au |iicrO(:ariiiiiiatc. A la siiifacc, ppilles rcvéliic» ilc ïclliiles culicirornies u ; III, (l'Unies culicirorrnos à IViiilioucliurc ilus isianilcn; 'j, L'|iilhi-liuiii i;'aii<l'il^>'s ' V,vniï»cLiu sanguin;/ et /', iiiusrll'ri lIsKS de la miii|iieusc coiipL-ï en lon^' cl cii Iravcrii. — 250 <li:iiii.

sur une plaque de lié^'e, une pelile pore SI coiul s'a[ipli(pie à di's cavités d'une petite éleiidue, comiin' jiar exeiuple l'estoinac de la ^'renouille ou l'intestin d'un petit aniiual. Celle ca\ili'- esl rein|ilie d'alcool absolu au moyeu d'une [lipette, iipics avoir [ilacé l(!s Hgatuies néccssaii'es. L'ne deniiéie lifïaUin; est placée au-iiessous du bec de la pipette lorsque l'uii^aue esl bien distendu ; celui-ci est

alors enlevé, plongé dans l'alcool absolu, et au bout d'une heure sa consistance est assez grande pour qu'il soit facile d'y pratiquer des coupes dans diverses directions. A mesure qu'eUes sont détachées, ces coupes sont déposées dans de ralcool ordinaire ; on les y prend poui' les mettre dans quelques gouttes de pici'ocarminate sur une lame de verre. Au bout d'une minute, on les recouvre d'une lamelle, et la glycérine est substituée au [)icrocarminale.

La même méthode, sauf en ce qui concerne l'extension, peut être avanlageuscment employée i)Our l'étude histologique de toutes les glandes. Elle convient principalement pour celles qui contiennent des cellules nmqueuses, la sous-maxillaire, la sublinguale, les glandes de la base de la langue, du pharynx, du larvnx, etc.

Dans ce geme de préparations, le picrocarminate peut ôtre remplacé par l'hématoxyline ; seulement, avant de monter la préparation dans la glycérine, il est nécessaire de bien laver la coupe avec de l'eau.

Tous les détails que nous avons indiqués >:ur les cellules de l'estomac et de l'intestin étudiées avec l'imprégnation d'argent peuvent être observés sur les coupes faites après durcissement dans l'alcool. Les cellules caliciformes de l'estomac et de l'intestin s'y montreront d'une manière d'autant plus nette que l'eau n'aura i)as été employée pour laire la préparation, car le mucus qui remplit ces cellules, même ([uand il a été condensé par l'alcool, se gonfle de nouveau quand les éléments sont placés dans de l'eau pure ; c'est pour cela que nous îivons conseillé de tiansporter directement les coupes de l'alcool ordinaire dans le piciocarminate. Le lé^er e\n)<> d'acide picrique (pii reste dans le liciuide additionnel çle la préparation détermine une élection du carmin de [)lus en plus nette, d<? telle sorte que les préparations deviennent encore meilleures au bout de quelques jours, coiijéiaiioii. La congélation est un procédé simjjle |>oui' donner aux tissus une fermeté sulTisante et permettrez d'y faire des coupes; il est surtout bon pour les épithéliums glandulaires (voyez plus loin : Glandes salicaires). Nous avons décrit avec détails la manière de s'y [)rendre dans notre chapitre des Mvthodcs générales (voyez page8;jj. Lorscpf il est revenu à la température ordinaire, le tissu contient généralement assez de licpiide pour remplir l'espace

KÏMTHÉLir.MS. 207

(Toissoinent (Ips cellules rpithrlialf^s ou glandulaires, et (^'(?s! surtout dans le^-^ glandes muqueuses, ronmie la sous-maxillaire et la sublinguale, que relie obscrvalion est (acile. Sur Jfs pivparations bien réussies, laites après durcissement dans l'alcool, le liquide di^ ilùller ou l'acide picricjue, on voit les ruMo-sîu: glandulaires presque remplis par de grandes ccjlub muqueuses, saut' dans le fond de es culs-de-sac, où il e\i>le lies amas de petites cellules granuleuscîs (pii, sur les niU|M»s, forment des croissants (y, lig. 80). On admet aujourd'hui qui* ce> cellulr^s granuleuses sont destinées à foi'rncr des rellules nmqueuses par dcîs transformations successives, lorsi|up rcs dernières ont été usées pai' le travail de la sécrétion. Os croissiints de »)etiles cellub's seraient par rapport à la masse des cellules nmqueuses c(* ({ue sont les ci^llules <ln •Drps nm((ucux de Mal[)iglii {)ar rapport à la couche cornée de IV'pidenne.

l/scellult»s endothéliales, bien (pie formant une seule couche, ps:'nlent des phénomèm^s d'accroissenjent évidents. Sur le iitt'sonlère cranimaux nouveau-nés (lapin, chat, etc.), imprégné •l'ur/ent (?t coloré ae carmin, on sur des préparai i(ms du revéteiiii'iilcndolhélial des mêmes mend)ranes, isolé par le piocédé d ^ Sdmvi^iger-Seidel (p. :2i7), les c(.'lhiles eiulothéliales, au lieu à** |M»s>édi'r toutes des noyaux à lem centre connue clu z b s animaux a<lultes, ont souvent (b^ux novanx on un novau situé ••rê>(rune de> limites de la c, Unie. Dans ce deiiiiei* cas, b* noyaii •1»* la rellnle voi>ine nsl rapproché d.^ la limite corr/spon- (lanie d cette dernière, (b lelb sorte (|ue les noyaux ne sont ><'*|)arés (pie jiar im interligne» cellulaire (voyez lJi(/tof//iaijx' de imletinf* rt <h* chirn'fjh'. iH-finqurs^ t. XXllI, ari. Kl'ITIlKlJl M, li?. 113).

I)u rote, le remaniement des revêtements endolhéliaux se fait avir lîiii l'xtréme facilité, si l'on en juge d'après l'étud; ( xpériiiMitale de rinllammation des un mbranes sr-ieu^. s il du grand n»i|Juoii principalement, où c« tle éinde esi très-facile. In. •wllaïuinalion provo(|née par rinj.'ction de (pn l(|ues gouttes 'funooh'tion de nitratiMbaig; ni dans le péritoine amène le gonrt»'MHînt, la |»rolifération et la ehute des cellules eiulothéliales du r^m\ èpiploun. I.(ns(|ue b» mouv. uk ni inllammatoire ( si ar- '♦'*l«'\ h's rî'llu!es cpii sont devi'inies libres, et probabb ment aussi •^«•'llulrs lymphalicpies, s'applicpi.nt sur b s travées de la mem-

•i:i8 TUAITK TKCHMglK D IIISTULOGIE.

riitre l'rpidei'ine et lîMliM'iiie ; mais l(.'s conlours (Ijs collules ne sont pas (lislincts et liMirs noyaux seuls sont uellcmen! visibles.

L'no uiodKication tie ce procédé qui donne de meilleurs rcsullals consiste à plonger d'abord les coupes dans Teau pendant une demi-heure. Ouand elles sont i^amllées, on les met sur la lame de verre dans uu;^ «ioutle de picrocarminate. La coloration (\^l achevée au l)out d'une minute, mais le séjour de la préparation dans le réaclil" pî'ut èlie prolonjxé sans inconvénients. Ou r(M'Ouvre d'une lamelle ; puis une goulle de irlycérine mise î^nr Tun de ses bords s'introduit pi u à peu et rend la préparation persistante, en même temps (pi'i lie Téclaircit en ne laissant bien visibles (pie les parties colorées. Les noyaux du corps muqueux de Malpighi sont colorés rA\ rouj^e. Les cellules, qui présentent une teinte brune, ont des conlouis tiès-nels, marqués par des stries cpii correspondent aux dentelures dont nous avons parlé plus haut (voy. [lage i,:V.)). La couche cornée est colorée en jaune par Tacide picrique. Klh^ ( st séjjaiée du corps nmqueux de Malpighi par une couche de cellules aplaties, granuleuses, colorées en rouge brun, possédant (1( s noyaux atrophiés, et qui correspond à ce que Ton a appelé le strattuti /ucifhtm.

I^our bien distinguer toutes ces parties, il est bon de laisser un excès de picrocarminate avec la glycérine dans la préparation.

La dessiccation était également euq)loyée i)ar les anciens liislo-

logistcs pour les nuunbranes recouv(Mles d'épitbéliums mous;

mais elle a été abandonnée*, parce qu'elle altère les cellules épi-

thélial(»s et même les i'<*nd méconnaissables.

Ari.i.- L'acide chromique convient dans rertains cas pour durcir Tépi-

cnromiqiic. ^ '^ .... .

Ihélium glandulaire; c'est nu réactif dillicile à manier, et il faut savoir interpréter ses ii'sultats à l'aide des données que nous fourniss(Mil les autres méthodes. H doit être employé en solution de 1 \ à :2 pour 1000. Si l'on pr<Mul des solutions plus fortes, il se priuluit un précipité albuminoïde granuleux cpii enlève toute netteté aux préparations. Mais qjiand la précipitation lente» s'est faite, on peut conlimier avec des solutions ))his fortes, parexenq)lc à :\ pom* 1000. Il faut un temps ass(*z long (dix à trente jours) pour (pie l(*s tissus ai(*nt acipiis une consislanct; sullisanle ; encore fautil ([ue les fragments en soient très-petils et la ([uanlili*' du liquide relativement considérable.

Pour la peau, ce léaclif donne de bons résullals dans l'étude des cellules denteléLS et des rappoi'ts entre le derme et rt'pidernie,

ÉPITHÉLIIMS. 209

leurénei^ie. 1/observation des cellules à cils vibratiles soumises

àlaclion d*une matière colorante nous a montré que la vie de

tes cellules ne consiste pas seulement dans la faculté de produire

ia^ mouvements, mais encore dans la capacité d'accepter ou de

rofus^Tles édianges chimiques. Du reste, les cellules épithéliales

ont toutes une «ictivité nutritive spéciale, puisque Ton constate,

«laib rinlérieur de beaucoup d'entre elles, de la matière j^lyco-

;rène, de la graisse ou du mucus. Presque toutes les cellules

•'•|)ilhéliales jeunes, dans leur période d'aclivilé, peuvent être

•'onsidérées comme des glandes unicellulaires; l(»s unes retien-

nmi dans leur intérieur les produits élaborés (matière glyco-

Kt^*ne, gnûsse), l(?s autres les laissent exsuder à lein* surface

<ijmcus des cellules caliciformes). Tout en formant des ('ouches

de revèliîment et de [protection, res cellules sont donc aussi

des oi-panes de sécrétion, aussi bien que «'elles qui tapissent

l^m |»aroi des glandes. La seule dillërence, c'est que dans les

jrlau(i<»s, le produit de la sécrétion d'un ^rand nombie de cel-

1 1. lies est réuni dans des canaux qui arrivent à une même embou-

c-hure, tandis que hors des j»lan(les chaque cellule a une sécrétion

individuelle. La grande division des- é|)ithéliiuns en épithéliums

<!•-' revêtement oX épithéliums glandulaires, tout en conservant

>^ valeur au point de vue prali(|U(\ n\'A doiu* pas fondée au point

*!«' vue de Thistologie générale.

Oiiant aux rapports du tissu épithélial av<M- les autres tissus, il !îpK[|,în«! > a encore beaucoup de problèmes à résoudre. Cependant la *l'Vuuv<*rte de la couche (reudothélium sous -épithélial nous ♦.'\|»liqne [>()inquoi les épithéliums des nnujueuses se détachent >i aisément et sont sitôt dispaïus sur les cadavres, laudi- que '«•pidcrme, sous le({uel n'existe pas découche analogue, demeure l'it'uplus longtenqis adhérent.

Nous ne |)Ossédons encore qu(î di s notions très-iusulllisanl(îs '"Ma nutrition et la repi"odu<*tion des cellules épithéliales. La "laiiine dont ces cellules sont attachées au tissu sous-jarenl, la '••'•tiiri' (lu ciment intercellulaire, >oul autant d(î problèmes pour '^ >oluti(m (les(|uels nous ne possédons encore que des données ^'•'Hncomplètes. I)u reste, les épithéliums sont tellement dilfé- •''nl> les uns diîs autres, soit au point de vu(^ de leui* structuns ""'au jioint de vue de» leurs fonctions, cpiHs ne se prêtent pas •' 'l's considérations générales. Nous renvoyons aux chapitres l'naux (peau, glandes .sdivaires et autres, nuupieuse stomacale

UO TRAITÉ TECK.Mgl K DHISTIH.UOIE.

le pamiieule adipeux, el arant sculom-mt i ou 3 nullimèlres de côtt-, l'^t plongé pcnilnnt <li\rliiiit à vinr;t lieuios tbins iou ricentimèlre^ cubes d'une solulion d'acide o.siiiiqur> à 1 pour KM). Des coupe» peuvent alors y être facilement pratiquées à l'aide du rasoir; elle» doivent être d'une grande minceur, et exauiinces dans l'euu ou b givrérincLi couche ooinéo dn l'épidennc est fortement coloivcen noir ^Langcrhan^;, mais cftto coloration n'ei?t pas uniforme. Si Ix couche cornée est épaisse, comme à la face [)alniairc des doigU,

Km. 77. - l^iiiiH- |ii'i'|i?ii<<i''iilHiiT fi ht aiirfari- ■]«' In fmu ili- la l rindirHlriir ilc; riiomnie, >ii>r>-s lUiii'iTiiliuii ilaiiH rui'iile usniiqiif . I>erricicl]u di^ la cuiri'tic i unli'C : r" (larlic t>riiruiiili> <li> In inéiiip r

iiilcrniéJiairc ; s H x', coiiiliiil» d'iiiii; Klainlc Bii(lori]iare ; M, co MaljiÎKhi; /, corpuscule du Im'l; le, lis«u l'iinjunclir du ilcrnip; iTuin. — Gl dhiiii.

il n'y a de coloré en noir que la couclie snperlicii'lle et la coiirlic profonde de la lame coiiu-e : nue porlimi intermédiaire n'o.-^l qur taiblenicnl colorée. 11 ne faudnùt |tas aduu<ltre poui- cela l'existence de trois rouelles disliiu-les dans la lame roiiiée; erf effet la jjorlion suporficielli; di- celle-ci, s'iitipiét;n:iiil d'osuiiiini, cni' pèilio la diiïusiiin du léaclif de si; continuer dans une cohcI»; plus ])ror(inde. l'ai- contre, l'acide nsiiiique, IraversanI faciloinent les mailles du deiiuc et li- cor])s nuiqueux de Malpiglit, vient agir sur la partie profonde de la conche curnéi: cuninie il a ."^ sur la su|ieriicielic. Il v<i>U- ;nusi au milieu de cette cowlie

ÉPITHÉLIUMS. 2fil

iiiir portion où rosmiiiin n'arrivo pas en quantité sulTisante pour produire la coloration caractéristique. Au-dessous de la lame corTiéQ(\\n se limite par une ligne noire, se montrent des cellules aplaties avec des noyaux atrophiés ; plus profondément encore, le vowrp^ muqueux avec ses cellules dentelées. Le derme se termine au niveau des papilles et des espaces interpapillaires par des libi'illes que Tacide osmique a rendues très-nettes. Elles sont coiipées selon différentes directions et semblent même pénétrer t^nlv^les cellules du corps muqueux.

L'acide osmique peut être employé avec un grand avantage ijjeciion (Vune lout aulre façon, pour étudier les couches épidermiques o«miquc sur les doigts de l'homme. Un doigt aussi frais que possible esl >** vai»»caax. préparé comme si Ton voulait y faire une injection colorée des vaisseaux. Une des collatérales est liée, Tautre est dégagée, et l'on pose en outre sur la base du doigt une ligature qui en comprend toutes les parties, sauf l'artère qui a été dégagée. Pour être efficace, cette ligature doit être complétée avec un serrenœud de deGraaf. Une seringue de verre d'une contenance supérieure à 5 centimètres cubes est remplie d'une solution d'acide osmique à 1 pour 100. On fait pénétrer par une foite pression exercée avec la main cette solution d'acide osmique dans le système vasculaire au moven d'une canule qui est fixée dans l'artère ^'gajree. Le doigt se gonfle et prend peu à peu une teinte gri- ^**i"e. Après l'injection, il est abandonné à lui-même pendant une heure ou deux. D.*s portions de la peau sont enlevées et pla- ^'^^^ dans de Talcool fort où elles resteront vingl-qualre heures. l-3vées ensuite à l'eau, elles sont mises, aussi pendant vingt- ^uaire heures, dans une solution sirupeuse de gomme, enfin ''^portées dans l'alcool qui leur donne une consistance très-ferme. •^^Us aurons l'occasion de rappeler cette niéthod(* lorsque nous '^*'*Oiis rétude complète de la peau et en particulier des corpus- ^uIosJq tact. Elle donne, en ce qui regarde le cor{)S muqueux "5 Malpighi, des résultats fort remarquables. Lors(|ue le tissu est •'^'i^sî durci, il est facile d'y faire des coupes perpendiculaires ^^* parallèles à la surface.

S\ir ces dernières, après dégorgement dans l'eau et coloration

^^ pierocarminate, le corps papillaire coupé en travers apparaît

*'^n\mc un cercle dans lequel les vaisseaux sanguins, les corpuscu-

^^^ du tact et le tissu conjonctif sont très-distincls (fig. 78). Ce corps

pî^Villaire est limité par une première rangée de cellules épithé-

TItAITh' TECHMQIE DHISTOLOOIE.

liaIes(iîg.7!t).Ces cr>lliiies pn-scnlent du cùli' du stroma panillairr' des piolongements ou des di>n1s simples on laniifuVs qui, pén*'-- Uanl enli); les potils faisceaux du lissu ronjonetil, détermiaent cnlie le corps muqueu\ de Malpi(;)ii i^l le eor[)S papillaire une union Irès-solide. Ces dents sont semblables à celles qui garnissent les cellules au niveau des faces et des bords jiar lesquels elles secwrespondent, Si nous considérons iiiainlcnant la seconik et la troisième raniiée de cellules et les rapports de ces ceilnles entre elles (li^. 7!'), nous serons Inippés de ee t'ait que les (Iciils ne s'engiênent |ias les unes dans les autres. Kn effet, il existe

Fie. 7S, — Pp.m rJp la f.ii'c jialmaii'p ili' rimlù-iLciir 'li> l'Iiominp. Sedioii vcrsalc faitu npri-t iiiipitimi viisniliiicr il'iiiii- shIiiIIdit il';i<'i<Ji.> osiiiiqiic à 1 piiur I (!( iliiivUsciiiFiit pari» i^mnii'cl l'iili-nal. rjilnintinu nu picrucarniiiiiil^. — f- 'T, ]iilleji ; M, tiiassn i-pilh^lialn iiilrr|M pilla ire : V, vnbsoaiix «aiipiiii:: rnuprs r» I ''' vers; S, coniliiil ilë )tlniiilp EAilonpaiv: CS, l'i'Kion cui'ii<-c rircuiivui^iiiP ; rl.f''' |iiis(iile du lacl. — iOO iliiiiii.

entre elles une siilislance d'une réfrin^'.'nei' dilVérenlc de cell ■* qui constitue les deuls elles-niènics. l'our iiiii'c e 'tte obsunir lion, il est indispensable qui' la préparalion soit exti-èmemcii > mince et ne contienne même p^s dans sou épaisseur une c;'lluli Inul entière, l/examen doit èli'e l'ait avrr un très-liui irrassissemenl. Nous avons employé j'objn'iil jT H â immersion ili' Ilarinack et Praitmonski.

L'acide piciique en solution aqiii-use est un des meilleurs féaclifs durcissants, mais aussi des plus dilliciles à manier. Les fni};-

ÉPITHKLir.MS. 207

croisseiTient des cellules épithéliales ou glandulaires, et c'es! surtout dans le^< glandes muqueuses, comme la sous-maxillaire et la sublinguale, que cette observation est facile. Sur des préparations bien réussies, faites a|)ics durcissement dans l'alrool, le liquide de Millier ou Tacide picricjue, on voit les ruMtî-siic glandulaires j)resque remplis par de grand(»s ccl- Inlrs muqueuses, sauf dans le fond de c; s culs-de-sac, où il existe (les amas de petites cellules granuleuse > (|ui, sur les coupes, forment des croissants (y, lig. 80). On admet aujourd'hui que c<'s cellules granuleus'.^s sont destinées à former des cellules muqueuses par des transformations successives, loisque ces dernières ont été usées pai' le tiavail de la sécrétion. Iles croissiints de petites cellules seraient par lapjjort à la uiasso des <'ellules nmqucmses ce que sont les cellules du «•orpsmuciueux de Mali)iglii par rapporl à la couche cornée de IV'pidernie.

bs cellules endolliéliales, bien (|u«' formani une seule couche, |>ivs;'nlenl des phénomènes (raccroisseinent évidenls. Sur le iiM'scntère d'animaux nouveau-nés (lapin, chat, etc.), imprégné d'arireiil et coloré ae carmin, ou sur des |)répaialions du revéteiiienlcndothélial des mêmes mendjranes, isolé pin* le procédé d.^ Sdiweijrger-Seidel (p. iM), h's cellules endothéliales, au lien •le |MLSséder toules des noyaux à leur centre conmir- chî z h s auiniaux adultes, ont souvent deux novanx ou un novau situé !»rfsd'uri«' de> limites de la c. Mule. Dans ee deiiiiei' cas, \r noyau Je la rellule \oisi[ie esl rapjU'ochi' de la limile corr.spon- •lanli* d:' cetle dernière, d* tell* sorle (|ue les noyaux ne soni x'|«in's (pie par un interligne celhdaire (voyez iJir/ion/ff/ire f/c iftf'flecwf» et fh' cltirji'f/ir jtrfitifiHcs^ t. XXlll, ari. KeiTiiKiJr.M,

iHi H'sle, le remanienuml des revêtements endothéliaux se fait 'iV'Tuur extrême facilité, si Ton en juge d'après Tétude ( xpéri- ""iilale di' rinllammation des nidubranes séreu^>. s «1 du grand •'["plooii principaleuKmt , où celle élude esl ti'ès-facile. In. "dIauHiialion provo([uée par rinjection de ([uehpies goultes •luni'xilntion de nitrate d'arg* nt dans le [)éritoine amène le gonl'^Went, la prolifération et la ehute des cellules endothéliales du J^nind épiploon. I.orsque le mouvrineni inllammatoir(* ( si ar- '•''•'i l«'s cellules (pii sont devenues libres, et probabh ment aussi '>«''llulcs lyin]îhati(|ues, s'appli(|Ui nt sur les travées de la mem-

., r- rKi'.IINiyUR hlITSTOLOGIE.

!ni ùi im'-hnfîfr avor ))(>aiirnii|t dVaii, et rnmie i-nliiT par rva|)iiiation. (In p-'iil aussi iiirtlri' :)\i-Oi'iiio au tiivi.'iiu du liord tir la laincllr, cIp ; |ioiiètrc lenlemciit, an fur et â nics^iiie que Tenu

AD — riUnilo anii!-iiiii%ill»ir<> ilii rhicn uiliill^'. riiii|M> TiNr afitt* iaK-'u*tmt»t r riirii|p|iHTii|ur.l'^AiïaIiini |i;ir li" |>irriicaiiiiiiialp. — A, ariDUF i-<ni|ir MÎtanC I H\i>; B. ariiiiis <'oii|i.' m lr;i\i-:> \<ri-* Ar >uii Tuiiit; n. r^Uiilr i-aii;il pKTt'Inir luiiiii il'iiii ■'■|iillii'liitni yini-i; ni, loin-lip puilolhi'liale v laiix H ; g, rroi-'siiit» de Giiiniiizi : i,-, l.i- iiiii-i l\iit|'liaiii)iic« iiilfîrniéiliai

La méthode tU'tluivi^.si'iiit'iitiKir la j;(iiiiiiii\|toiirlaiiciIf'!; Poupes sur les nii'iiiln'aih's tvviMurs d'i''|'illi(''liiiiii. fstieli.' nui ai'téinUiqiiéc i^fc Î'O. CflU' uiélliodc doiiiK- di'S rôAdlals iiift'-rii'urs à ceux que l'eu oliliont par l'art ion de Talrool alisulu employé stul. Los piv|M(ratioii# ^mit l^^'s-IJellr^ rumnie eii-cmbii', mais les cellules é|>ilhélial<-s n'y >oi\\ pu? iii-n déliitiili-es, et la raloralionpar II' eanniii lie s"\ pioiiiiil pa^ a>t'c un - l'i-elioii aussi complèle ipie sur l's l'iéparatiun-; â l'aliool.

.«pcToUM-nirM (Ira ^pIlbHIuma. — An début lit.- Ce Cliapill'e. lUHis aM'iis élndié nniniienl -r r;iil !>' pivini-'i- dévt'!o)i[H'menl des e<'llnle> é|>illiéliale>. Nie> din .iiiin-iil di-,- l.onk■^ de se}rriioutalion du \it<'llns, i'lli'> ï.' -i'iid,-iil L- niir-- aii\ auties, (.'oïl- >litiienl de^ reiii lies iniiliniii'i- el li-niniit aiii>i r.'-pidfnne d

ÉPITIIÉLUMS.

2fi5

/es (•pilhéliiims proprement dits (feuillets externe et interne (lu WaslodernieK Mais a})rès re premier développement dont le /nécanismc <^t si simple, les membranes épilhéliales, pour s'étendre et se renouveler, sont le siège de néoformations cellulaires, et c'est là ce qui constitue l'accroissement des épitliéliums. Cet accroissement se poursuit pendant toute la vie fœtale et après la naissance ; c'est ainsi que chez l'adulte les couches superficielles de l'épiderme [ou de Tépithélium buccal se détachent peu à peu, tandis qu'il se forme, dans la profondeur des revêtements épithéliaux, de nouvelles cellules destinées à remplacer celles qui se sont détachées.

Ce phénomène si facile à observer n'a pas encore reçu une explicîilion histolojiique suffisante. Sur des coupes faites à l'aide de n'importe lequel des procédés que nous avons indiqués, on n'a fias réussi à voir, dans les dilVérentes couches de l'épidcrme <le l'homme adulte, des noyaux en voie de division ni même des «ellules contenant deux novaux. L^ même observation faite sur fépithélium de la bouche a conduit au même résultat. Cependant, fiiez Fembi von humain, il e'^t facile de faire des préparations sur lesquelles on rencontre tous les signes de la division des cellules épilhéliales du corps muaucux de Malpighi. Des Iragmenls de la peau d'un embryon de deux à cinq mois, placés pendant quelques joui-s dans le liquide de Millier, permettent d'enlever avec une pince des lambeaux d'épiderme qui, lavés à l'eau et placés dans la glycérine, monlient des cellules épithéliales très-nettes. Les noyaux de ces cellules présentent des nucléoles volumineux simples ou bourgeonneants; quelques-uns, possédant deux nueléolos, sont en forme de bissac. Certaines cellules contiennent deux noyaux ([ui se touchent encore ou sont plus ou moins distants ; enfin on observe sur quelques-unes des cellules du revêlenient, disposée autour du noyau une vésicule arrondie (Physalide).

*<^^ les ces formes des cellules épidei'miques peuvent être observeesdans les épithéliomes pavimenteux lobules; elles y ont été nécriles par Virchow ellesautres anatoiuo-pathologistes. Elles ne eonslitiienj pas un état morbide spécial ; elles sont simplement-le ^lg:n(^ d'un accroissement très-actif. Aussi les renconlre-t-on également dans toutes les inllammations de la peau, à eôté de l'altération v^îunilfMise des noyaux que nousavons décrite. Ajoutons que chez Ycvi\l>i*Yon et dans les épithéliomes les cellules épidermiques en

Mullipl iralion iloK collule< ôpidoriniqucâ chez l'iMiibrYon.

E|Mlli<''Iioni(>s lobules.

HM(.pi i: iriiisTouir.ir ■ ittioniK ..lulil'}; rc'l

:i' la iiiiitièi'c yiv'Cv^ni? en plu-; i s'y iriaiiil'<'<li- iiiir lous Ks |ir(i|iOS lit'ï ii-i:!»i'-S lyi|i[ili;i-

. 'i;!.' lii' ri-iLilii-yni scrail runui'-.:-!-:!!- uif iiialiinv

. •.iim'f (il' [iDvuiiN (('■iiitlit'liitiii nu. :i'-tii>- lie qHoi-

- . ivftosc sur iijii;i'i'iTtirii'()liS','rv;i!iriii li.-c â desiiii'-

-.uiisiiili's. Niiu:- n'y in-i>ti-ions ]ia> \d. i;ir aiijinii'd'liiii

.Ml lie- i-niliiy.iris ilans II' liqitîii ■ d.^ .Miii!.-|- ■>! di'Vfnii''

ni l'-pillir-jiniiioù 1h iinilliiilinilion di-s ivliiiit"- 'liez l'eiii- ,■111 l'Ii'i' I';ii'ili'ini>iil n'ronnin' : ri'>l r<'i>itlii-lîuiii jiiiflii"i)li'' ilr l;i ron. 11.- i'\tcnii' A' l.-i l'i'-liik' 1)111. iivinit !■■> timaux il." M. Si'liiihni'. l'Iiiil .oiisûliViMliiiiK? aii;i:ii'|i.'llillll à i:i rlini\iïiI.'.A!'i'iV;tvoirliii>sr' -t'yoïirii"i' i'ii'ii tl'nii i'iit)ii'\oii Joln>i^ A riiii| ni<)i> [» ml.ini uni' m*tiiaiii ■ (laiis !<■■ tiijtii.ii.' licMfilk iiii|ii>]riLiiit vin^t-r|ii:ili'''lii'uri'> li.^u- 1111.' >i.iiiliini .l'ariil.- osBii- "■■■i- li -■- i[ii.- à 1 r-oni- -2ilt>. nous inwrti.' '']?.>'"X- ''""- lit'ii'-ni«"nl i-oi.'!' ik'- Ism-

. . iiii.Mil i!l- |,..;iiiA ti.' l-i'l r|.ill|.'''il!lll.SllïtV-

-':.;5 ^'^i" ii'iii!'-iii\. I :• i-.-lhilr- jii«nii'il-

h'i-M> )iiV-.'iil.'nl .l.'rii<'0.>'»i«

Tlaiii^ il'''lnil- ■!'■ Il iir -hM'tiin'iniilrfiin-

■ !i'r<ui> i<-:iia!'i)ii>-r -l'i'i'i"

.jui'i' Mir <■•. -. ■'•'■; Kifalioii^

ir"> in'ii '>iuni.'iii'V,-. .'Iiin.' !■•- H('x;ni\ iiiroliiri-

■tl<'iii''Til an iiiiJi"ii iln , loli'i-iii^nui iiij:iiif"iili'

.■Hii;.--. i: v . :ui .]■■ |.iii> -raml'siliu'

:■,. !/a<'ri>i--fiiii'ni ilfi''''

'1- ii;n- ini.; rlMsiuinli"

i.-.!- ..!i.'ii..iii.'-ii.^-.r:i'-

II iii-.i>li>i',iii^ I n.iil Inu' :.la.

iiii-iil i]ik> la iiriiilf i\<*> i.'H

ai>--iil II."

iK-la .-.-iliii.'. Mr. |.anii

i.'iiii.-M il:-i .h'ii.- - r,!

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KfMTIlKLK MS. 2(i7

croissemenl <h\< tvillulos rpillirliales ou glandulaires, et v\)t^\ surtout dans le.s (xlandes muqueuses, eouime la sous-niaxillairc et la sublinjiuale , que celle ohseivalion est lacile. Sur des préparations bien réussies, laites après durcissement dans l'idoool, I»' liquide d;' Millier ou Tacide picri(pie, on voit les culs-de-sac ^dandulaires presque remplis pai- de grandes c(*llules nmqueuses, saut' dans le fond de es culs-de-sac, où il existe des amas de petites cellules granuleuse- (pii, sur les coupos, forment des croissants (y, lig. 80). On admet aujonrd'iiui que ((}> celluh^s granuleus: s sont destinées à former des cellules nuujueuses par d(îs tiansformations successives, lorsque ces dernières ont été usér's par Ui travail de la sécrétion. Ces croissants de petites cellules seraient par rapj)ort à la masse des cellules nuujueuses ce (pie sont les cellules du corps inucpiiux de Malpighi par rapport à la couche coinée de répidenne.

Les cellules endothéliales, bien (pierormanl une seule couche, présentent des pln-nomènes d'accroissfimenl évidents. Sm* le mésentère (ranimaux no\iveau-nés (lapin, chat, etc.), imprégné d'arjrent et coloré ae carmin, ou sur des préparations du levél"nient endothélial des mêmes membranes, isolé par le proi'édé d.^ S^hweigger-Seidel (p. i.M), les cellules <'ndothélialês, au lieu de pos.séder toutes des noyaux à leur ci*ntre connue ch.' z h s animaux adultes, ont souvent deux novaux ou un novau situé près d'un(» de> limites de la c. Ilule. Dans ce dernier cas, le noyau de la cellule voisiiie est rapproché de la limite correspondanl«^ d:^ cette dernièie, dr t«ll> sorte (pie les noyaux n(^ sont si»parés (pie par un interligne cellulaire (voyez Ikctitutiiairc tir invdecinc vl (h> rltirjr(/ir praliqurs^ t. XXlll, ari. KlMTUKlJl >î, lig. 113).

Du n.'ste, Ij* remaniennînl des revêtements endotliéliaux se l'ail avec un< extrême lacilité, si Ton en juge (faprès Tétude < xpérinirntale de rinllammaliou des membranes séreus. s » I du grand épiploon principalement, où cette élude esi très-facile. Vn iiinamnialion provoquée par rinj^'ction de (piehjues gouttes d'une solution de nitrate d'arg; nt dans le péritoine amène le gonllement, la ])rolifération et la ehule des cellules endothéliabîs du grand épiploon. Lors(|ue le inouv. lueni inllammatoire (st arl'èté, les cellules cpii sont devenues lil)res, et probablement aussi les cidlules lymphaliipies, s\ippli(pient sur h s travées de la mem-

cmiirvoniiaiiv

•272 TUAITK TKCIIMQl K D'HISTULOGIï::.

sérnni iodr ou dans un uirlangi» (runepiutHî d'alcool à :W dc}fréîî avec deux [)arti(»s (Feau.

Chez les têtards, (jui sont à la <lisposition de tous les histologisles, l(»s cellules de la corde isolées se nionlrenl sous la forme d'une vés'cule dont la niendirane d'enveloppe est d'une (grande minceur et se plisse facilement. Pour les observer, il faut éviter la compression, parce qu'elle y délcninine un si {|!:rand nombre de plis qu'elles apparaissent alors comme des corps tres-irréj^uliers. Lorsqu'elles llotlent librement dans le liquid»; sîms être soumise^t à la compression, il est facile d'y leconnailrc le noyau pariétal entouré (Tune couclie de proloplasma.

c«iriii.i-e (juoique la corde dorsale ne participe pas à la formation do

cartila;^e, c'est aulour d'f^lle (|ue se dévcrop|)e d'abord le tissu cartilaj^incîux. Les veilèbnjs primitives, composées uniquement de cellules enduyonnaires, apparaissent à une péiiode qui varie suivant les animaux, et plus tîu'd elles forment les vertèbres permanentes; c'est dans c(îs dernières* ([u'apparaît, à la Un de la sixième semaine chez Thomme, entre les cellules (|ui les composent, une substanc(^ qui les sépare peu à peu les unes des autres et que Ton nonuTie substance fondamentale du carlila^n). Dans la pré{>aration d(mt nous avons parlé tout d'abord, celte substance fondamentale ou subslanc(M*ar.ila^qneuse se voit nettement entre Ie> ccîUules, qui du reste ne dinèrenlen rien des cellules embnoiinaires. (le tissu j»orte le nom de cartilngc embrijonuaire,

Cartiiatf.3 A mcsurc que la substance fondauK ntalese développe, les cel-

lules sont [)r( ssé(»s b^s unes ronlre les aulres (M prennent des formes anjjuleuses causées par* cettcr pression. On donne à c;* cartilage le nom de cartilarje ffvtffl. Il ne dillëre du piviédeiit que par la forme des cellules et la cpiantité plus considénible de substanc(; inlercellulaiie.

' A propos (1p la transformation îles \prtM»ros prinnlix'son v»*rlM»ros |M.'rnianciilrs« Heniak {Vnter^urhuinjcu iihc*' die Kntu'ich'tmnj dcr W'u'fft'/tftirre, p. y.\. Comparrx His : l'ntrrsurh, nhprfhc fr'tf Auhyr, oir., 18()S, p. 1 7Hi a ol»rr>c fhti lo poulet un l'ail sinj^ulier : chat une des vrrlt'hros primitives si* «liviso <n iIimix m(titii''svcr»>a pirt-e moyenne suivant un plan de se^mentalion transversal; la moitié postérieurr tir lune <le ces vertèbre^ s'unit ù la nioiti»'^ antérieure de la vertèbre \oisine pour romif^r la vertèbre permanente. Ce (|ui prouve qu'il vi\ est réellemrnl ainsi, (''o«t que,fl3n»U vertèbre primitive, le bourgeon ner\eu\ se trouve au milieu de la hauteur i\e U vertèbre, tandis que, plus tard, on le voit situé à l'interstiee de deux vertèbre* pemianenles ronsé«-nti\cs. Du reste, celte qvn»sli<»u n'est pas encore coniplétemeiU iésolt:r, car il 11'} a pas le même nombre de vertèbres primiti\es et de vertèbres permanente».

fj^Al.

KIMTIIKLIL.MS. 209

ItMir rneiLii»'. L'observation des cellules à cils vibratiles soumises à r.irlion «Tune matière colorante nous a montré que la vie de ces cellules ne consiste pas seulement dans la laculté de produire des mouvements, mais encore dans la capacité d'accepter ou de refuser les échanges chimiques. Du reste, les celhdes épithéliales ont toutes une activité nutritive spéciale, puisque l'on constate, dans rinlérieur de beaucoup d'entre elles, de la matière «j^lycojrène, de la j^M'aisse ou du mucus. Prescpie toutes les cellules épithéliales jeuiu's, dans leur période d'îictivité, peuvent être considérées coumie des j^landes unicellulaires; les unes retiennent dans leur intérifuir les produits élaborés (matière giycogène, graisse), les autres h's laissent exsuder à leui' surface (mucus des ceMules caliciformes). Tout en formant des couches de revèlL'nii'nt et de protection, ces cellules sont donc aussi des organes <le sécrétion, aussi bien que celles qui tapissent la paroi des glandes. La seule différence, c'est que dans les glandes, le produit de la sécrétion d'un grand nombre de cellules est réuni dans des canaux qui arrivent à une même embouchure, tandis que hors des glandes chaque cellule a une sécrétion /fldividuelle. La grande division d»'s- é|)ilhéliums en épithéliums (/e revêtement et épithéliums glandulaires, tout en conservant sa \alcur au [loinl de vue praticpie, n'c^st donc |ias fondée au point (/o vue de Thistologie générale.

Ouant aux rapports du tissu é'|)ilhélial avec les autres tissus, il llpEi^J^ y zii encore beaucoup de problèmes à résoudre. Cependant la d*?'c-ouverte de la couche d'endolhélium sous-épithélial nous "ex.^j|ique pourquoi les épithéliums des muqueuses se détachent î>i aisément et sont sitôt dispûnus sur les cadavres, tandis que l^l-)idcrine, sous lequel n'exisie pas de couche analogue, demeure b*€3nplus longtemps adhérent.

^ous ne possétlons encore que des notions très-insulllisantes

sui."|a nutrition et la reproduction des cellules épithéliales. La

ïï^i^niènî dont c(*s cellules sont att;icliées au (issu sous-jacenl, la

nîtture du ciment intercellulaire, sont autant de problèmes pour

**^ solution df^squels nous ne ])ossédons (Micore (jue des données

^**^^-incomplètes. Du reste, les épithéliums sont tellement diffé-

voiits les ims des autres, soit au point de vue de leur structure,

^*^itau point de vue de leurs fonctions, (pfils ne se prêtent pas

'*^ dos considérations générales. Nous renvoyons aux chapitres

^\^édaux (peau, glandes salivaires et autres, mu(|ucuse stomacale

TnAiTi-: TKr.iiMorF. irmsï

liraiic, >'v rlali'iil ri lui irlbniicnl un i

Mîil^iv ci's diverses (iliM'ivations siii Iules épiliiéliales par division, raccr* ilei'iiii(iii('s cliez Tadulle r(*>le enror»' l^i^lrs; aussi a-l-il doniir naissaiHî'.

la plupail ironl pas d * forulenien!

(IK.NKIIAMTKS >\\

FiMl li'»

il> • lii-

t'i'illi'i

l/rhiflo (pie nous venons (!

(•(Mnpièle; nous avons lai>^lissns épitliélianx ou (Tru vous de parler à propc ainsi <pie nous Iraileroi de la clioroïde à |nn:

peau, Ole. Nous a\« = de procrdés qui pn tissus.

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