I.- > ptirlion< d«' la eolonn
- . ^inlerverléliraux tornieiil
. iil rnlon'es (pie le eorp>
. .' -- I or|iS de< verlèhres el
^.i ■. iil lormés par du li»ii
- . -u '^. !•'> ('••Mules sont pln>
. iM.l, 1'. l.S.').
TISSU CARTILAGliNELX. tlo
aspect ; bientôt la masse cellulaire revient sur elle-môme, et Teau pénètre dans la capsule. Sur les bords de la cellule, qui étaient d^abord rectilignes et nets, on aperçoit comme un collier de ^ns. En examinant ce bord avec un objectif à grand angle tf ouverture, il est aisé de reconnaître que ce qui paraît des grains est en realité une sorte de feston dessiné sur le bord de la capsule parle retrait du protoplasma. Dans certains points disposés assez régulièrement, le protoplasma, adhérant à la capsule, y reste fixé, Uodisqae dans les intervalles entre ces points, il se retire, en formant des courbes à concavité dirigée du côté de la capsule. C'est ce qui produit cet aspect festonné sur les bords de la cellule qui se présentent de profil. En inspectant au contraire avec le même objectif le milieu de la cellule qui se présente de face, il s'y montre un réseau élégant et régulier. Lorsque l'objectif est bien au point, le réseau est brillant, et les mailles sont obscures ; si on l'éloigné, le réseau devient obscur et intercepte des mailles brillantes. Ces mailles correspondent aux prolongements protoplasmiques encore adhérents a la capsule. Le réseau correspond aux parties déprimées du protoplasma qui laissent, entre elles et la face interne deb capsule, un espace rempli du liquide additionnel. On comprendra facilement l'image produite par cet ensemble, si l'oncon- Mdèm les prolongements j)rotoplasmiques comme des corps conteies placés dans un milieu moins réfiingent, tandis que l'eau qui les entoure donne l'image des corps convexes plongés dans Qfl milieu plus réfringent (voy. p. ^0). Au bout de quelques lieures, la rétraction est achevée, il ne se monlre plus dans finléricur de la capsule (|u'une masse ratatinée dans laquelle on ne voit rien dcî net.
Sur le cartilage thyroïde de l'homme traité de la même façon qnc ri'lui du fémur de la grenouille, et examiné dans les mêmes conditions, la pénétration de l'eau dans la capsule est plus rapide, •?l h c»*llule se raUitine beaucoup plus vile.
Les niodilicalions que détermine l'action de Teau dans les cellules du Ciirtilage sont, comme nous venons de le voir, si considérables, que l'examen du cartilage après l'action de ce réactif ne donne plus qu'une notion fort inexacte du tissu cartilagineux nonnal.
Four faire une bonne préparation d'étude, il faut prendre un caruui^rc r-artilage tout Irais, affranchir avec le rasoir sec une surface plane, saiwrïdduion i faire une seconde coupe bien parallèle à la première. La lamelle tfS
27fi TllAITK ÏKCII.Myi K DHISTOI.OGIE.
de cirlilugc dûUicliûc est i-apidcinont mise sur la lame, immodiab ment ix'cuiivci'tc <lo h liimelk, cl la prépai'ation est bordée an de la pai-afliiic. Toute i-ctte opd'iation doit èlrc faite le plus rapi dément possible pour éviter la dessiccation. I/évaporatioD f! nmpMiée par la Ijordurc de paraniiie, et le rartilagc se Irouv plon^'é dans son propre plasma. Tout cartilage frais contiM généralement assez de liquiè pour que la coupe disposn ainsi en préparation soit a réalité dans un milieu humide.
I^t réussite se l'eronnalt i et que la lamelle de tissu preDd • entre les deux lames de wm uiR' teinte blemUre ; cette teinte indique qu'il n'y apv (l'air inteifiosé et que le li- (]uidc remplit bien toutl'efpai'i>. Uims les points où il k trouve de l'uir interposé, te (issu jiarail blanc lors4]u'il Ht c regardé ;i la lumière réfléchie- Ces parties ne sont pas propres il .l'obst^vatioii nûiT»i'0}>ique, à cause des jeui ik lumière variés que ]iroduit la présence de l'air. Mais, ïiir toute préparation, il se trouve des espaces à leinte liyaline, et pr conséquent sans aii' interposé, assez considérables pour pennellre une lioime observation.
Dans ces espaces se montrent des masses de pioliqitasnia ïVrf des noyaux Irès-appjuenl s, et remi>lissaHt cliacunc toute la cavit' d'une capsule. A <ùlé de celles-là, on rencuiti-e généralement dem le champ une ou <leu\ ra|)sules qui inoiilient des éléments reUulaires ritlalinês. Il s'en tiunve en uulic d'autres qui sont viA^ c'ost-à-diiv qui ne luntiemieul pas d'éléments cellulaires du tout (Juel(pii-s liisloliigisles en oui rutielu qu'il existe deux pspèfesd ('a|isu]es; les unes qui ri-nrermeiil des éléments cellulaires, d'au lies qui n'eu iMissédenI pas. Il n'en esl i ien. Kn examinant la pn |Kiratinn avec un objectil' à grand aii^le d'ouvoilmv, il i-sl aï; de se cmivaiui-re que les ea|isulos des deux dernières espèces ; trouvent à la surface, laudis que les |U'eniièi-es sont dans la |iri
rir.. »J. ~ Carlila tlu \x jcrr nouille, adililioiincl. — i (die; r, i'up»iili>i — O'IO aiaiii.
TISSL CAHTlLAUl.NKl X. 273
!<w|p (lu doveloppemenl, tout le squelette est
li.iL:»*. Chez quehjues espèces animales, la
I !' I;"i, «1 le squelette demeure cartilagineux -
I \i ; tels soiil, par exemple, les mollusques
ii- I laissons cartilagineux. Chez ces derniers, ce
iiiliIlK'i (jr inalière calcaire, mais il ne devient pas
!i\. «il'/ rhnimne, (juand le développement est complet, il
, - li(in\.' phis de cartilages dans le squelette qu'aux exlré-
niiii'-< arlirulaiies des os (symphyses el diarthroses). Il y en a
</n«ore dans qiiehpies auties points du coips (oreilles, nez, épi-
glotlr, Irarhée, hronches, etc.).
La cellule rarlilagineuse ne possède aucun caractère distinclif c^uuie ni dans sa lormi\ ni dans sa conslitulion chunique. Llle est toujours contenue dans une cavité qu'elle; remplit complètement, et îia forme et ses dimensions sont en rapport avec celles de cette cavité. Elle peut èlre arrondie, aplatie ou anguleuse. Ses dimensioiis varient considérahlement. Klle est constituée essentiellement par un noyau enveloppé d'une masse protoplasmique qui contient de la matière glycogène ou de la graisse, dans des conditions déterminées.
A Télat adulte, la cellule cartilagineuse l'orme autour d'ellemême une membrane cartilagineuse que l'on nomme la ca- /»«/«, el dont on ne voit pas trace dans le cartilage embryonnaire. Dans les cartilages où la substance fondamentale est fibreuse, c'est cette capsule seuh; qui donne le caractère cartilagineux au tissu.
Suivant la nature de la substance fondamentale, l(»s cartilages cuissificaiion ont été divisés en : (arma^Ji.
Cartilage hyalin^ où la substance fondamentale est homogène, transparente comme du verre.
Cartilage fibreux^ où la substance fondamentale est conq)Osée de fibres conneclives, à Texception des capsules.
Cartilage élastique ou réticiflé, où la substance intercapsulaire contient des réseaux de libres élastiques très-serrés.
^ pourrait ajouter à ces espèces le cartilage calcifié^ où la substance fondamentale est infdtrée de granulations calcaires. Cependant il ne s'agit pas ici d'une espèce histologique, car si 'on dissout ces granulations par l'acide chlorhydrique, l'acide piœque ou l'acide chromique, la masse cartilagineuse qui reste présente les caractères du cartilage hyalin.
Rajsvier, Histol. ]8
278 THAITft TEriHiNIOrR D'HISTOLOGIE.
on \o laisse sp coaguler. Le sérum se sépare. Tne ou deux p:outtes (le re sérum, qui contient encore des globules rouges en suspension, sont déposées sur une lame de verre; puis, sur la téteda fémur de la même grenouille, on enlève, avec un rasoir huincdë desérum, une sériede coupesqui sont placées immédialemenl sur la lame. Apiès addition (fune lamelle et fermelurcàla pam(ïine,oo ohti(Mit un«^i)réparation qui, examinée de suite, montrea la surlaoe des coup(»s des capsules ouvertes, vides ou contenant dcs cellules ratatinées et anguleuses. Dans les premières vient parfois se niciwr un globuh» rouge du sang qui, pour la démonstration de rouvertare de la ca|)sule, joui» le mènie nMe que la bulle d'air dont il a été question précédennnent. Les capsules qui n'ont pas été ouvertes sool rcnq)lies exactement par leur cellule, au milieu de laquelle le noyau apparaît nettement.
Si lette préparation est abandonnée à elle-même pour être soumise à de nouveaux (»xamens les jours suivants, on y obsene qu'aa b(»utde vingt-tpiatre, (piarant«»-lmil ou .^oixante-douze heures k^ cellul(»s, cpii iMMuplissaient exactement les capsules au début, reviennent peu à peu sur elles-mêmes en consenanl une forme
spbérique, l^mdis que fc* cellules qui S(* trom'aieDt' dans les capsules ouvertes par la coui)e sont rcstéfs anguleuses.
Dans ces prépantioos pas plus que «lans Hlfs (pii ont été faites Siins addition (Kancun réactif, on ne peut remarquer aucun uKmvement auiil)oïde des rellules.
rn<» roupt^rès-lined*^ cniilagt» liyalin fi-ais, faite aver un nisoir î*r et placée dans une goulle de sérum fortiMuent iodé, présente ilrs cellules cartilajiineuses avec li'ur> uo\au\ nettement accusés. Si la préparation a été failf* a\ee le rarlilaj:e d'un mauunifère adulU\ on remarque, à coté du nt»\au, des guutt(dcl(i*s de ^niîsM\ n*-
u\,U''. ^^^" ^'^' — C-oupr lraiis\crsal(> du r.iiti'a;:** antriioïde du chi'Mi adulte, f.ùt(^ apn> mal'iTation dans une solution d'acide oniique à I |»our 300. — >•, 5nb<lance fonilain«Mitalt\ avtN" des grains êlastiiiues; m. no\au: i\ jrranulatiuns }:rai$xMi>es du protoplasnia colon'i>N m noir par l'osmium. — 300 diam.
Tissr CAnTiuoiMvrx. nu
nshsablfs à lenr ii'frinpcncn spi-cnik', el rjiii nn sonl pas ùrérs par le ri^jictir. Lni-sqiie la cellulf conticnl dp la mareahfcogène, elle se colore on brun-ac;ijoii, landis ([iie le noyau t/t ificflfoi'e. Les cpHuIpssi; coîistrveiil ponclunL iiiif heure à e hoirt- et iJemie dans ce liiiiiide, luiis elles si' ralalinent. Afs qui conlicunenl de la matièn? ^'lyco^'èue se défoiTOont plus Dtemenlqiie les autres, Le lendi^main, loutes les cellules sont Uin^es, et la luatit^rc glycogène a disparu par diiTiision. l'aride ot<mripio employé ù la dose de I pour .tOO el laiss/? ■dant douze tieitres en contacl avec le tissu (soit que le cnrti- |e entier ait i^té jilongt^ dans tiHirtif, soit (]uu la coupe ail.
Iji Elite A ser et mise ensuite la solution) itianifeste léHietlf^cnt la graisse dans rifiir des cellules, par la deratinn nnîre qu'il lui eom-
lique ir fig. (Cl). Au bout de
Te heureji, l'acide osmique i-Ue remplacé par l'eau téniqai^e ou b glycérine pour
lia préparation soit pcrsis-
U. Il faut remaïquer f^epen-
itfju'elle perd de sa netteté
r 11' temp»; la collule se MaiJDi- aulnur de la graisse.
1i'an ne dislingue plus dans
n[(^u)e qu'une masse irréllièri' noirâtre,
LVidc pienque en t^cilulion pietiic concentrée permet de Itti^mer nettement le noyau I ne dêfomir- que lentement
edlttle. J'ai cm longlL'mps l'ai penneUail seul de bien voir la cellule, en retardant sa ré- Mioa; mais je me suis assuré depuis lors qu'il y a une série iréJctiTis qui ne ralatinenl pas la cellule au début. Ainsi l'alun, S pour lUUI); le nitrate d'argent, à 1 pour 1000; le sulfate
coÎTre, i 1 pour 100; le chlorure d'or, â i pour -200; le
irane de sodium, à 1 pour 100; la potasse caustique, ù
hc. Bfl. — CirlUife diarthrodlnl de l'eitrâmilé inrérieure du Câmur du vesD,
Cou|ie pcrpendiculnire 1 la surraRp, examinée dans une solulinn lonccnlrte d'seide picrique. — i, siibilnnce Tandaoieiitale; r, rapnulc; p, proloplaiîna cellulaire; », naymi. — 500 dînm,
•>7(î FHAlïli ÏKCIlNiglK D'HISTUl.OGIE.
de cartilage ilétncli<:c est l'apidomcnt mise sur la laine, iminédialemenl recouverte de la Inuicllo, cl la préparation est bordée a\ec de la paraffine. Toule cette opération doit ôlic faite le |)lus rapidemeul possible pour éviter la dessiccation. L'évaporation esl einpécliéc par la borduic de parafline, et le cartilage se trouTe idongé dans son propre plasma. Tout cirtilage frais contienl généralement assez de liquide pour que la coupe disposée ainsi en préparation soit en réalité dans un milieu Immidc.
]m réussite se reconnaît à ce que la lamelle de tissu prend entre les deux lames de verrr une teinte blciidlre ; celle teinte indique qu'il n'y apss d'air interposé et que le liquide remplit bien toutl'es- |iace. Dans \nn points où il JC trouve de l'air interposé, k 1 li^su j)ai'a1t blanc lorsqu'il eit egardéà la lumière fénéchîe.
Ces parties ne sont pas propres à .l'iibsiuTation microscopique, à cause des jeux i^lumièiï; variés que produit la présence de l'air. Mais, surlonl^ ]iréparation, il se trouve des espaces à teinte hyaline, et [»■' conséquent sans air interposé, assez considérables pour permellrt-^ une bonne observation.
Dans ces espaces se moulient des masses de protoplasma avi'C^ (les noyaux trés-apparenis, et remplissant chacune toute la cavilt?" d'une capsule. A côté «le celles-là, on rencimlie généralement dan^ le cbanip une ou dcus capsules qui montrent des éléments cellu-— ' laircs ralalinés. 11 s'en li'ouve eu luitre d'autres qui sont vidi'S c'est-à-dire ipii ne coulieiment pas d'éléuients cellulaires du tout. Quelques hislologisles eu ont cuncin qu'il existe deux espèces di""" capsules; les unes «jui renferuieni des éléments cellulaires, d'au — ■ très qui n'en ])0ssédent |ias. Il n'en est t ien. ¥.n examinant la pré — paiittion avec un objectif à grand angle d'ouvcrlure, il cstaisî?" de se convaincre que les lapsules des deux dernières espèces se^ trouvent à la surface, tandis que les |)rumières sont dans la |ifO —
ric. S:l. ~ Carlitag'? lie la lèlc au rôiiii lie la gronuuille, pxamiLic wiiis lli|iiiilc addilioiind. — s, subïUnce f lali-; ^.capsule; m, nojau; «',
TISSi: CARTILAOINRUX. 281
ci«au\ des rra«:inents dp la sclérolique. Après avoir l'i*'- lavi^s au pinceau d;ins de l'eau disLilléo, ils sotil plartis dn nouveau dans la solution de purpurine. Loi'sqiVih y ont séjourné un ou deuK jours, ils sofil lavés rncore une fors et montés pu préparation ibmia irlycéiine.
Sur CCS préparations, la solérolique «e montre sous la l'ormn d'un nutilage hyalin, pré-
fy
^'fii
» nr-
seoUnt plui^ieurs couchos de capsules cartilagineuses i|ù paraissent circulaires sur la membiane vue ù plat, tiqui sont aplaties suivant sa surface. Kntre la scléroliqueet la cornée, il existe niHïonefd>rcusequi réunit lu deux mendtranes. Pour-* se wnlinuer avec cette zone (ftreuse, la sclérotique s'aiDinrilléffèrcmcnl. \ ce niteau, diez plusieurs tf,vt'- Mailles vertes que nous «nns examinées à cet '■iïet, nousavons rencontre, dans l'iol^rieur du prolo|ilasiiia dtsrellules cartilagineuses, des (Trains ])ignienlaiies en nombre plus ou moins lonsidémhle. Nous avons déjà ïn dans le rliai)itre précédent (pi'il existe dans la ' cboroide uuépilliéliuni pigmenté. Ifcms la même meinhrane, il existe des cellules de tissu ronjonelif cliaigé'-s Mssi de granulations pigincnlaires. A ces vaiiétés d'^pilhélium et de tissu conjunrtif foirespond, comme nous venons de le voir, un rarlilage également pigmenté. Ce fait a |»iu' le cartilage un intérêt particulier. Il démontre en effet
t.. H7. — Coii|n' limgilucliiule Jii ligiiiiGill rotirl Et <lc Va U<Ic <1u fiimiir du clial nilulu-. U('iMlcin-:atiiiii ilani une lolutiuii I uiji.eiitrûe li'ueide |iirriquc. Culuriiliuii »ïKc lit purpurine. — V, cortilnge Dlircux ; K, rarliluge Obreux caliidûi o, liMU oiseii\; »i, cniial viuruluirc; f, iiibstance rimJuiiLciilule fibreuse du ligament; e,e\ ca|i!tiite3 de curlilii|[C ; ai, l'orpiiEculcs os-
27« TIlAITft TECHKIOCK D'HISTOLOGIE,
on lf^ laisse Si' coiifriiler. Le si'iniin se si-paie. l'no ou deux jjouUi^ lie ro f^nim, qui runticiil nnrore des globules rouîrrs rn suspension, sont ilf''pus(Vs sni' une liniiR du v<HTe; puis, sur la lûtedu rémur de h iiièiiic ftienouille, on enlève, avec un rasoir liumcdé di'srriini, une siVii'de ruupes(piisontplan''esimmédiatcmenlîur lu lauii!. Apn's addition d'une laincl!i> ot fermetureàla pai-adineiOa nUlii>iituiii>pn'>[iai'atinni|ui,exauiini'-(!()t;siiitc, inonlroà lasurbre des coupes [les cajisules nuvcitcs, vides ou rontenant dËs cellules ratatinfVs et anf!ulenses. Dîins les premières vient parfois se uichcr un [jloltule roujîo liu san-j qui, pour la démonstriition de l'ouverture (ie la capsule, joue le nièine rb\i'. ipie la Itulle d'air dont il n été question piéeédeunneni . Li-s capsules qui n'ont pas été omettes sont renq)lies exactement par leur cellule, au milieu du liiqucllc lu noyau apparaît nettement.
Siretle [u-épiuationest al)an(ii)nnre à elle-même iioiirêli-esonmi.<e à de nouveaux examens les joues suivants, on y observe qu'au Itoiitde vin<i;l-qualre, quai'anti'-luiit ou soixante-douze lieui'eslrf iplissaient exactement les capsules au début, repeu sur eljes-niènies en consenant une foiHK Hpliérique, Uindis que W cellules qui se Irotimieol' dans les capsules oti>'erlcs pai' la coupe sont resté»
anguleuses.
Dans ces in-éïKiralion*, pas plus que dans cellpfsqui ont été lidtes sans ad— liition d'aucun réactil, on.
ne jieut reniaïqucr aucumuiouvenient aniiboîde dc:= cellules.
Une coupe très-fine di—
cnrlilapre liyatin TraL*.»
l'aile avec un iDSoir sw~
et placée djuis unejïOuHr^
de .'•éium lorteinent iodé ,
présente des cellules car —
tilagineuses avec leurs noyaux nettement accusés. Si la prépi—
ration a été laite avec le cartila;>i> d'un ruaiumil'ère adulte -
on remarque, à côté du noyau, des <,'OuIlelelte.s de graisse, if—
Ftn. 85. — C.aiipn LraiiivertulR <lii ri arylénnids ilu l'hii-ii adultr, failc apri riralioa daDS une imliition {racidc u ù i |ioiiT 300. — j, iiiibslaiicft riiiTilnm uvvc des Kriiiii» £la)tii|urs; n. imyaii; iiiiliiliojii t;ruisaeiise> du protu]il;isma o cil iioir ]Kir rosiiiiiiiii. — 300 dîam.
TISSU CAKTlLAr.lKKrX. ■ 283
oolïti' (ixôs soil par l'acido piriiqiir', fo\l far l'alonol. Il donno surtout de bons résiillats dans [V^tudc du rai'lila;];c r^licnlr.
LVmatoxylinp en solution iilcoo)if[ur;, pré|mp'ée comincfloiis faïonsdit pagf lOd, (.-olorc la subslante fondamenliilfi en violet iiiL<i que ïc. noyau des rollules.
Jai employé ie bien de quinolrine en solution (voy. p. 58) daos l'alcool absolu. Sous l'inlluence de ce léactir, les cellules ne se rétractent que là où les capsules ont été ouvertes. Dans les autres on distingue le noyau qui demeure incolore. Les cellules sdnlfoioréi'S en bleu clair, la sulislancc iondamenlalo en violot. Li coloration résiste â la imla-^se. Sous l'action combinée de h |iolasse et du bleu, la couleur se fixe sur les goulleleltes de pii.<c, qui deviennent d'un bleu intense.
Le niti-aln d'arçenl peut être employé avec avantage pour détermiiwr oetteinenl la limite des cîivités ea]isulaires. Voici comuienl il dut s'en servir, .Après avoir lavé ;'i l'eau distillée un cartilage, lu lètc d'un fémur de grenouille par exemide, on le plonge dans une solution de nitrate d'argent â 1 pour rHK), jusqu'à « que le «'«riilage devienne opaque. 11 est alors rctin-, et la Irtf' dii fémur est placée dans l'eau distillée pendant quelluïs minutes ; la cou[ic mince laite au rasoir jHésente une face eorveio (cell.- de la surface dn rai'ti- ^f) el une tiice plane. Pour ol)1eiiir desfuiipes qui aient les deux faces |ja- «lléles, il faut, avant de mettre Ii' Cénurdans le bain d'ar^ïenl, afl'raucliir awiin rasoir trcm|)é dans l'eau dislil ■ l'i'ime surface plane sur la lète du l'éiiiur,puis plonger la pièce dans le bain, «I l'Qlcver ensuite la trancbe mince •pie l'itment a imprégnée et durcie. '}" '"'■""".■ I*'' l« (■'"'"""''i''-
^«^ ces coupes, exauiuiees dans la ano iliiuii.
giycmncdig. HH), la sul)Stance londa-
"lenlalc, coloiée en noir, présente de dislance en distance des espaces clairs dans lesquels on ne dislingue aucun élémcnl cellu- «irc;fPS éléments ont été rendus si trauspaienlsiiar la glvcéiine 1" ils sont invisibles. .Vutour des esjiaces clairs, se remarque un "tilt inoins coloré que, le reste de la sulistancc. .\ première vue, "1 t'st Icnlé de croire que ce Ijojil représente la capsule, mé- ■Hgêedavanlage par l'imprégiialion d'ai^ent que le reste de la
2X0 TIUITK TECUXIOIE D'HISTOLOGIE.
M) pour KM), oonsorvoiU tous, |)endant un temps plus ou moins lon^% lîi colluli» dans sa fornio. De tous ces réactifs, Talun, dans la solution indicjuée, est le meilleur; il permet défaire despré- . |)arations |)ersistantes, où le cartilage se montre avec tous ses caractèn^s physiolojriques.
l'r.''paniiio.| Action des mali^res coloranlea. — Parmi IcS matîèrCS COlO-
QV* »4)lllllOII!l
.1.. piiriMuiii.'. lantcs que Ton peut employer utilement dans l'étude des cartilages, il en est une (pie je n'ai pas indiquée d«ins les Méthodes f/ntrrffles, parce que jt» ne la connaissiiis pas encore. Cette matière colorantt» est kipiff/jurutr '. Kxtraite de la garance, la purpurine se présente sous la foiine d'un corps pulvérulent ag^rloméré connue ramidon , et d'un rouge-brique. Je remploie dans un véhicule qui a la propriété di* lixer les éléments cellulaires du cartilag*» en même lem|»s qu'il rolore leui's noyaux. Voici la fornude de cette solution de purpurine : :Î00 grannues d'eau distillée et I ^i-amme d'alun sont portés à l'ébullition dans une capsule d(* porcelaine; on y ajoute alors d«^ la purpurine broyée et délayée dans un peu d'eau. L'éliullition étant continuée, il s'en ilissout une partie. On filtre à eliaud. et la liqueur colorée qui s'écoule est reçu»^ dans un llacon dans l»Mjuel on a mis préalablement IH) ceutimèln^s **ubes d'alcool à o*» d»vt'és de Carlier. On obtient ainsi une solution d'un^* «vuI'Mu* rose orangé qui présente mie iluoreMvnee liès-niarqué»'.
Pour coloria* et lîxer los éléniiMits d'un cartilage, on en fait avec un nisiùr sec des coupos minimes qui sont reçues à mesure dans la solution de purpurin»-, dont la quantité doit être seulemenl dequelque< centimètres cubes. Au 1h>uI dt* vingl-<|uatre ou quarante-huit hom<s, l^'s coup-s s-'Ul p^îipW, lavées à Peau distillée et montées en pré|»;u""alions p'-rmanemes dans la glycérine. l>s pivKU-alîons monlr nî l-^- noyaux «i- s i eliuiesi^ililagioeuses ct^loivs ou rou^e, lirniî'^ par \:n «i •ui-ie «onlour tM iK>ssédaDt clkicmi un v^u p}usieuï> nu«;!''-»I-s. L - i«P'î.^pla>ma cellulaire incoKne lenîplit t\Mis5aî:.:tîvu: h ■ aps'.'.l : h substance fondamen-
vû:n«..<«v <i iVnx :".:: £.ù: :" lî! s ; r xua::. ::> 'i • v:;vîv:i«::i / de la sn*ênouilk i-fcw .v:^»!v • S uu :.i ;•:::: ;:: î::-. il su:^*:: vi ; dvtavh-: l\tii, el de le plaoer
I il * » . ■
f ivuTiiv* .* l'^N. ■ > <.ii \ •■ "^ »•■ ït »•.■••■'- •<■!••% ^ ,.»- •-n|^%v aviV dpS
TISSr CARTlLAniNRUX. 381
ciseaux des fi-agments de. la scléroliqne. Après avoir f'-li'' lavi^s au pîacetiti dans de l'eau distilléi^, ils sont placés do nouveau dans la solution de purpurine. Lorsqu'ils y ont si^ourné un ou deux jours, ils sonl lavés encore une fois et montés en préparation dans la [ilyrénnc.
Sur CCS préparations, la sclérotique se montre sous la forme d'un cartilage hyalin, présfinlanl plusieui's couches de capsules cartilagineuses qui paraissent circulaires sur la membrane vue â plat, et qui sont aplaties suivant sa surface. Kntre la scléiolique et la cornée, il existe une zone iihreusequi réunit les deux memhrane.s. Pour' se continuer avec cette zone fibreuse, la sclérotique s'amincit létcèrement. A ce niveau, chez plusieurs k'i'nouilles vertes que nous avons examinées  cet cflel, nous avons rencontré, dans l'intérieur du proloplasma des cellules cartilagineuses, des {çrains pigmenlaires en nombre plus ou moins considérable. Nous avons déjà vu dans le chapitre précédent qu'il existe dans la • choroïde un épithélium pif;menlé. Dans la mémo membrane, il existe des cellules de tissu conjonctif ctiartrées aussi de granulations pi;:inentaires. A ces variétés d'épithéhum et de tissu conjonctif correspond, comme nous venons de le voir, un cartiia};c également pigmenté. Ce fait a pour le airtilage un intérêt particulier. Il démontre en effet
■'li^ 87. — Couiio longitudinale ilii ligaiiieiil raiirl el ilc la t<^l« du fùmur du clial nduUe. lli''<Mlcill':atictii dans une salutiuii I oiiceiiliiie d'ici de picriquc. Culornlion ;elllireus;
a nbrei
ik'iné ;
; f. siibslance Tun dame niais Hbreuse du ligament; c. <-', capsules de carlila)^ ; co, cnrpusuules oi- ECU![. - 200 diaill.
282 THAm': TF.nil.MÔL'n D'HISTOLOGIK.
quo Ir pijïiiionl, irayanl pu vonir (oui forin*' du dehors a Félt*nirnl teUnlaire, a rlr fonin'* dans son sein. Olte considch'ation a son iiiiportanc!' au point dr^ vur» de l'origine de la iniHanoso (H des tunii'urs nu'daiiiipies.
Lrs préparai ions de carlilage des nianiniifùi'es, faites suivant le iiirnie procédé, sont moins belles, en ce sens qu'un cerUun nondjre des cf Unies se sont lalalinées; néanmoins ellos sont encore meilleures (pie celles obtenues à Taide d'îiulres mélhodes. l*our obtenir un succès <omplet, il faut plonger la pièeo pondant vintil-cpiaire ou quarante-liuil lieures dans Tacide pirrique en solulioii saluréi» avani de faire les coup(»s. Celles-ci sont colorées comme il a été dit plus liani, et conservées dans la glycérine (lig. S7).
Outi'." la j'urpurine, beaucoup d'autres matières eoloi*anlcs peuvent être misiîs en usage pour l'élude du cartilagi». i,hk L'iode* doit être employé dans la solution (pic nous avons
déjà indi(piée et (pie nous reproduisons ici :