‹ Traité technique d'histologieChapitre 28 sur 106 · L:ui «lislilléc · texte numérisé non relu

L:ui «lislilléc

loilurc (le |)Ola$siiini 2

fodc q. s.

(il doit y avoir des cristaux d'iode au fond du flacon).

La substance fondamentale est très-faiblement colorée parr(» réactif, excepté dans les carlilai^es libreux et élasli(p!es ; le protoplasma se colore en jaune vif. La solution iodée sert donc à distinguer immédiatement le j)roloplasma cellulaire de la substance fondamentale; elb» (»st très-avantageuse dans les éludes d'analomie palbologique, pour (Mupècber la confusion que l'on a faite ^'•i!!*«, troii souvent di.'s cellules av(»c les capsules. Ainsi, dans le rhumayr^^ tisme articulaire cbronique, il se produit de irrandes caï)sules cafwuirs remplies de petites capsules. Kedfern, Otto Weber et d'autres ont ccmsidéré ces capsules comme des cellule^i, et ils ont pris la cellule ratatinée pour le noyau. Celte erreur [)eul être (Wiltie par Texamen du tissu avec la solution iodée.

Le carmin colore mal le tissu caitilagineux. Kmployé en solution neutre ou ammoniacale sur du cartila[ie frais, il ne piysenlo aucun avantage. Tout(» la préijaralion est colorée; le noyau ne se rcmar(pie «pie comme un." lacbe plus foncée, sans qm^ les contours en soient distincts.

Le i)icruc(uuiinate doit étn^ employé après (pie les éléments

«iriiiin

TISSU CAHTILAGIMÎI-X. 383

onl êU' )îx«'-s îioil par l'acidn pirriqiio, soit par l'alcon!. Il rionnp surtout de lions n'-sullnls dans TiHudo du rartila«;(> réticult''.

L'hémaloxyjinr en sofiitioii alcooliqur, prépiirée coiniiit''noiis l'avons dil page 10:1, roloïc la siibslanci; fondamcnlalc en violet ainsi que lo iiopi) des r-elluli-s.

J'ai eiiiployi'' le bleu de quinoir-inf en solution (voy. p. 5S) dans l'alcoot absolu. Sous l'inDuciK-e de ee réaitil', les cellule.-: ne se rétractent que lu où les capsules onl été ouverles. Dans les autres on distingue le noyau qui denicine incolore. Le.^ cellules sont coloréi's en bleu rlair, la subslanec fondamentaln en violet. La coloration résiste à la potasse. Sous l'action ronibim-e de l. liotasse et du bleu, la couleur se fixe sur les goutlelelles de graisse, qui deviennent d'un bleu intense.

Le nitrate d'arçenl peut être employé avec avan^ige [lour déterminer nettement la limite des cavités capsulaires. Voici comJiient il faut s'en servir. Apiès avoir lavé à l'eau distillée un ciulilage, la tète d'un fémur de grenouille par exenqile, on le plonge dans une solution de nitrate d'ar[;ent à I pour .'WK), jus<prà ee que le cartilage deviennr opaque. Il est alors relire, et la tète du fémur est jdaeée dans l'eau distillée pendant quelques minutes ; la coupe mince faite au rasoir présente une face convexe <relle do la surface <lu eaitilage) et une face plane. Pour olilenir des roupes qui aient les deux faces pamllcles, il faul, avant de mettre le lémur dans le bain d'argent, aflVancliir avec un rasoir lrenq)é dans l'eau distillée une suifare plane sui' la léti- du fémur, puis plonger la pièce dans le bain,

et enlever ensuite la tiancbi.' niinee siilc <iii mnih^'c iIp iai>>tp

nue l'argent a imprégnée et durcie. ''" '''■','""■ !"" i^" «""""'Hi"-

' . Iiii]irci.'ii.i(n)ii ilaq;eii!. —

Sur ces coupes, examinées dans la 21JO diam.

giycérinedig. ?<?<), la substance fondamentale, coloiée en noir, présente de dislanee en distance des espaces clairs dans lesquels on ne dislinguo aucun élément cellniaire; ces éléments onl été rendus si li-aus](aienlspai' la glycérine qu'ils sont invisibles. Autour des espaces clairs, se remarque ua liord moins coloré que, le reste de la sulislance. A première vue, on est tenté de croire que ce bord représente la capsule, ménagée davantage |)ur l'iiiqirégnalion d'argent que le reste de la

284 TRAITI': TECMNIOl'F D'HISTOLOGIE.

sul)slanco fondamentale. (7esl une erreur. Ce bord moins coloré est (lu à tout autre chose. Au niveau des bords des capsules répaisseur de la substance fondamenUile est nécessairement moins grande, puiscpie la cavité de la capsule en enlève une portion, el connue c'est la substance fondamentale qui paraît noire, la teinte obscure sera d'autant moins prononcée que l'épaisseur en sera moins jurande. Il est donc naturel que nous ayons sur le bord de chaque capsule un liséré moins foncé. Ce qui vient à Fappui de cetle manière de voir, c'est que le liséié ne forme pas un (^ontour l'égulier autour de chaque capsule. Il doit varier en effet, suivant l'incidence de la coupe par rapport à la cavité ca|)sulaire.

^''jv™**'* Le chlorure d'or s'emploie en sohilion à 1 pour :200. Il faut y

plonger de tout petits blocs de cartilage qui n'aient pas plus de :\'d i millimètres de côté. Au bout de sept à quinze minutes, ils ont pris une teinte jaune-paille; on les transporte alors dans l'eau distillée pour h*s laver, puis dans une solution très-faible d'acide acétique (une goutte pour 50 grammes). Exposés à la lumière, ils devieiment violets au bout d'un temps variable, el c'est alors qu'il faut en faire des coupes.

Dans les préparations obtenues à l'aide de ce procédé, les cellules ne sont pas ratatinées, et les noyaux sont très-nets. Mais au »b()ut d(* i)eu de temps, ces préparations conservées dans la glycérine deviennent obscures ; la glycérine ratatine les cellules et les rend granuleuses; les noyaux disparaissent dans une partie d'entre elles; le protoplasma, au contraire, devient d'un violet plus intense, et se distingue très-nettement de la subst;mce fondamentale. Ces préparations |)cuvent donc être utiles, comme celles que Ton fait .av(»c l'iode, pour distinguer les capsules des cellules.

De quelques préparations de carlilaf(e en parlieulier. — LorS-

que l'on veut étudier une pièce entièrement ciutilagineuse, comme par exemple un cartilage costal, ou bien un cartilage fœtal ou embryonnaire, il suflit d'en faire des cou[)es à main levée, que Ton peut examiner dans l'eau à l'état (rais. Mais les préparations ne se conservent pas, elles sont bientôt envahies par des microphyles ou des microzoaires. Pour faire des |)réparations durables, il faut que le cartilages ait été soumis préalablement à l'action d'un réactif : alun, liquide de Millier, acide chromique, acide picrique, etc. Alors les coupes (pie l'on en fait se conservent dans l'eau

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TISSU CAKTILAGINEIX. 285

additionnée de 1 pour 100 d'acide {tliéniquc ou encore dans un mélange d'eau et de glycérine. Lorsque la prcpar<ition est destinée à êire colorée, il vaut mieux la durcir dans l'acide picrique. Pour les cartilages fœtaux, le meil leur réactif est l'acide osmiquc à I pour :MK).

Les cartilages réticulés ou élastiques sont formés de diverses' parties de consistance différento, de telle sorte qu'il est fort diflieile d'y pratiquer des coupes à l'état n-ais. 11 est nécessaire pour obtenir de bonnes préparations de faire durcir auparavant le tissu, alin de lui donner une consistance plus égale. A cet effet, le caililagL' est plongé d abord dans l'alrool absolu pendant vingt-quatre heures, puis monté dans la moelle de sureau. Les coupes colorées au picrocarminate cl conservées dans la îîlycérine monirent le périchondrc coloré en rouge par le carmin ; les capsules du cartilage présentent dans leur intérieur di's cellules ratatinées, colorées en rose, avec un noyau un peu plus foncé. l.a substance fondamentale incolore est parcourue- dans toutes les dii cctionspar des libres élastiques, colorées en jaune par l'acide picrique.

Lorsqu'elles sont très-nonibreiiscet très-serrccs, on pourrait croire quelasubstimce fondamentale elleméuic présente une coloialitui jaunâtre. Elles se [irolongent d'une part dans le péricliondre et de I voisin. La coloralion jaune par l'acide picrique est une réaction caractéristique de la substance élastique ; nous aurons l'occasion d'y revenir. Quant au mode de l'unnation des fibres élastiques

p. 89. — \'.<m\i". l ailsvprsalp ilo l'i.pïglolte <lu ctiiiii, faite aprùs jui'>^>Mcinciit par ralcual, colorve iiar 1<) picrociiimiimte el conscrvijr iatn la ijlycériQC. — a, cet* Iules aili|ieu9es; r, listii coujuprlif lâche: e, libres Oliislii|iies 'i 'i ceiiclieï siii>erncicllcs du cui'lil'E'^ "'*'"' pelili't cellules; r, (iiirlion cenlniltt nvec iIe grandes r»l>$"lBS 'cl uni^ substance fonilaïuciitale conieiiant ilei libre» et ilr^'tirnius él>^IW"6>< Afaiaccaus rlu litMi roujoni'tircoupËa en tra-

iilri- dans le tissu roiljOnctlf

•JS(i THAITK TECHMolJK D'HISTOLOGIE.

dans la substance fondamentale du (•artila}»;e,nous en parlerons à propos du développement du tissu élastique. (h-M-iXiâfe'o Si le cartilage repose sur un os, il est aisé d'en laire des coupes .Si'JJs transversales ; mais s'il s'ajrit d'y l'aire des coupes suivant l'axe de * Ikî'ros!'*^'' ''^^> ^'^ riscpie de rencontrer le tissu osseux et d'ébrécher le rasoir. Aussi vaul-il mieux Hélarlier d'aboid au couteau une lame de cartilage, la monter dans d(^ la moelle de sureau et faire ensuite les coupes. 11 est (piel(|uefois intéressant de conserver le tissu osseux sous-jacent pour en voir les rapports avec le cartilage. Il faut aloi's détacher avec une scie une portion de la tète d'un os, comprenant le cartilage et une hme mince de tissu osseux; ce fragment est mis à macérer dans Tacide picrique en solution siiturée pendant plusieurs jours. I/os se décalcifie, et les coupes comprenant le cartilage et l'os sont faciles à fair(» (fig. 87). Nous reviendrons sur les faits qu'elles indicprent, à ])ropos de l'ossification. cuiisiiiuiioii l'n cartilage diarthrodial de l'homme adulte, étudié sur des diariiirodiai. coupcs trausvcrsales faites sur la pièce fraîche ou après un séjour de celle-ci dans l'acide picrique, et colorées à l'aide de l'un des réactifs dont il a été question (l'iode et la purpurine sont à recommander pour cette coloration), montre plusieurs couches. A la surface se trouvent des capsules elliptiques très-aplaties suivant la direction de la surface articulaire, et (|ui en réalité sont lenticulaires, disposées sur deux, trois, quatre ou un nombre plus considérable de rangées, suivant les cartilages que Ton examine. Au-dessous de cette première couche (en s'éloignant de la surface) il en existe une seconde, caractérisée par des ciipsules arrondies. Tne troisième couche, plus épaisse que les autres, est formée par des capsules allongées dans une direction perpendiculaire à la surface, et dans leur intérieur sont groupées en * séries linéaires des capsules secondaires contenant chacune une cellule. Une quatrième couche, qui sert d'union entre le cartilage hyalin et l'os, est formée par du cartilage calcifié.

Nousavonsdonc dans tout cartilage diarthrodial quatre couches distinctes: r la couche sn|)erficielle à capsules lenticulaires; "ù!* la couche à capsules sphériques ; :Y la couche à capsules primitives à direction perpendiculaire à la surface; 4° la couche calcifiée. Un peu plus loin, à ))ropos de l'étude du cartilage à la lumière polarisée, nous aurons à revenir sur- ces quatre couches.

Les anciens anatomistes croyaient (juc les cartilages diarthro-

TISSU CAIiTlLAlilNEUX.

diaux sont conslitués par des libres. Ils se fondaient sur Texpcrience suivante :

Lji os long, coupé en travers un peu au-dessus de Tépiphyse, est ensuite scié dans sa longueur jusqu'au cartilage; les deux segments divisés par la scie sont alors écartés Tun de l'autre et le cartilage est déchiré. Ce cartilage ainsi divisé montre des stries perpendiculaires à la surface et parallèles entre elles, qui simulent en effet des fibres. Mais cet état librillaire ne s'étend pas jusqu'à la surface, et très-souvent la déchirure se termine irrégulièrement, de manière à enlever de l'une ou l'autre des deux surfaces des lambeaux minces déchiquetés sur leurs bords.

Cette observation histologique, faite sans le secours du microscope, pouvait faire croire en ettet que le carlilage est constitué |>ar des flbres, sauf cependant dans les couches les plus superlicielles. L'observation microscopique que nous avons donnée tout d'abord rend parfaitement compte de cette erreur. Dans la troisième couche du cartilage, celle qui est formée par des <apsules allongées disposées en séries perpendiculaires à la surface, la décliii*ure doit se faire naturellement suivant la dircM'lion de cm> éléments anatomiques, et produit l'aspect librillaiie. Quant aux lambe;iux ciïlevés à la superficie, ils provi^^nnent Ue la couche à cellules lenticulaires dont la direction générale est j)arallèle à la surface .

Etudions maintenant un de (!es hunboaux au microscope, après en avoir fait une préparation dans la solution d'iode. Nous y observons des ciii)sules limitées par un hoid circulaire. Celle observation démontre que les ca|)sules sup( rlicic Iles, (|ui dr profil paraissent aplati(*s, sont en réalité lenticulaires. I.a paroi de ces capsules est généralement tiès-épaisse ; elle es! forruée de plusieurs couches concenlriques. Réunies en un certain nombre , ces capsules forment des groupes bien distincts*.

Chez les céphalopodes (poul|)e, seiche, calmar), il existe un t:artilage crAnien dont la structure, éludii'c de[)uis longtemps \)i\v

Appamnco

tibrcusi; du carlilaf>e à l'œil nu.

. Cirlila;ro raniilH' (les céphalopodcf.

•si je me suis cl<^iidu aussi longuement sur la disposition des cartilage? iliarllirndiaux, c'est que toutes ces particularités d'histologie normale doivent Otre bien connues de tous ceux qui veulent étudier les allératifMis [Kithologiqucs du rhumatisme ai|^u et chronique et des tumeurs blanches. Je i envoie, pour ces altérations, au Manuel WaruUomie pathologique l'ait en connuun avec M. V, Cornii.

2«8 TRAETIi: TECHNIQUE D'HISTOLOGIE,

(livcis liislologisles, Queckell', Kôlliker'', llcnsen^, et deraièremenlcni'Oie par F. Boll', pii'senle des particulai'ilésd'aulanlplui' inléressanles qu'une l'orme hislologique analogue s'observe souvenU'hez l'homme dans les choiidromes. J'aieu l'occasion d'i'ludier ce cartilage chez les poulpes, les seiches et les calmars; e'esl

ce dernici' animal qui m'a fourni les plus belles |iivitaratioil9w Pour les faire, j'ai employé din'érenls liquides moditlcatcui^ â l'alcool, le bichronialc de potasse, l'acide piciiquc.Maisde toul les méthodes, celle qui m'a donné les" uieilleurs résultats (aprS

■ Qucckcil, Cnlalodue Ic^ge urSurg , 18)1). vol

'^ KSllikfr, TrailiS J'iiistologio, '1' Èilit. frainuiec, p. 85.

^HenKii. Ueber dus Auge piiilgcr Ceplmlopodeii. Xritirhr. gir, ISea, vol. XV, |).169.

*Boll, BcUr. Eiir vcrglelch. Ilistioliigie îles Molliiskciilviiu: Analont. Sii]ii>lvineiil 1S69, ji, li et iâ.

solution iodée qui ne peut servir que pour les préparaions temporaires) est la suivante : des coupes unes, faites au msoir, sont placées pendant une heure ou deux dans le picro- ^rminate à i pour 100 et ensuite montées en préparations pcr- (naoentes dans la glycérine.

En beaucoup de points, les cellules du cartilage sont disposées [Kir petite groupes ou îlots distincts. Les cellules qui forment un ie ces petits groupes, quel que soit du reste leur nombre, envoient les prolongements ramifiés, seulement par celle de leurs faces qui ?ert de limite à l'îlot (fig. 90). Ces prolongements sont formés par un proloplasma granuleux semblable à celui de la cellule ellemème, et ils s'anastomosent entre eux de manière à constituer dans le cartilage un véritable réseau. Ce réseau, examiné sur des préparations colorées au picrocarminale, est très-apparent, parce qu'il est coloré en rouge, tandis que la substance c<irlilagîneuse est incolore ou à peine colorée. Sur les préparations fraîches traitées par la solution iodée, il est coloré en brun et <e montre aussi avec netteté. Les mêmes modes de préparation pourront être employés avec les mômes avantages dans Vélude des chondromes à cellules ramifiées. Ce tissu cartilagineux présente un intérêt particulier parce qu'il est inlermédiaire entre le cartilage ordinaire, le tissu osseux, qui contient aussi des cellules étoilées à ramifications anastomotiques, et le lissumuqueux des poissons, qui n'en diffère essentiellement que parla nature de la substance intercellulaire '.

PèriehoBdre. — Les Cartilages articulaires présentent une surlîice libre, c'est-à-dire que le tissu cartilagineux se continue jusqu'à la limite de cette surface avec ses caractères ; mais sur les lK)rdsde l'articulation, ces cartilages présentent un revêtement fibreux. Un revêtement semblable s'observe tout autour des t'iU'tilages du larynx, de la trachée, des bronches, et de tous ceux qui ne font pas partie des articulations. Cette enveloppe fibreuse, qui porte le nom de péî'ichondrc, ne constitue pas au

'Quelques histologisies ont pensé que tous les cartilages hyalins présentent une '^lore analogue. Bubnoflf^^fe'iïr. zur Kewitnùs cicrStnicttir des Knorpe/s. Comptes rendus de rAcadémic de Vienne, 1868), en examinant des coupes faites sur des f''*?nienls de cartilage hyalin ayant séjourné dans l'acide o?mique à 1 pour âOOO, p'^ndant 8 à 12 heures, prétend avoir vu de petits canaux très-fins distribués régufeiuent dans la substance fondamentale. Nous avons vainement tenté de faire la "'^ observation en employant exactement la même méthode.

Rmin, Histtfl. 19

cartilîijic une troque indépendante. Lorsqu'on chorclie à TaiTacher, elle résiste, et Ton n'arrive à la séparer qu'en déchirant son tissu ou celui du cartilage sous-jacent, et cela en employant une très-grande force.

napooriB Ce mode d'union si solide du périchondre et du cartilage penl r«richondrc ùtrc facilement étudié sui* des coupes qui comprennent les deux cariiinçc. tissus ct qui sont faites, dans différentes directions, sur des pièces fraîches ou macérées dans des solutions d'acide chromique, d'acide picrique ou dans l'alcool. Sur ces coupes, il est facile de se rendi'e compte des rapports du cartilage et du périchondre. A la limite du cartilage, les capsules sont allongées et paraissent fusi formes. Ces capsules, disposées à peu près parallèlement, interceptent entre elles des bandes de substance fondamentale. En suivant ces bandes sur la préparation, il est aisé de les voir sortir du cartilage proprement dit et pénétrer dans le périchondre, dont elles forment les fibres. Les capsules dirigées obliquement dans le môme sens se voient encore avec tous leun caractères dans les couches hts plus profondes du périchondre, entre les fibres duquel elles sont disposées. Dans des couches plus superficielles, il ne se trouve plus entre les libres du périchondre que des cellules isolées, qui ressemblent tout à fait à celles du tissu conjonctif.

Nous trouverons une disposition analogue dans les points oÀ les tendons et les ligaments viennent se fixer sur le cai*tilage (voy. plus loin, TissK conjonctif).

Dans le cartilage réticulé, les fibres élastiques (fig. 89) forment un réseau qui se trouve entre les capsules et, se poursuivant. jusqu'au péiichondre, elles s'y continuent et le traversent mèmir pour gagner le tissu conjonctif circonvoisin.

TaisseaiuL des cartilages. — Au momCUt OÙ UII cartilage S^

forme dans le tissu embryonnaire, il ne présente pas de vaisseaui alors que sa forme caractéristifjue le fait déjà reconnaître, eU qu'il se trouve beaucoup de vaisseaux dans le tissu conjonctir avoisinant. C'est plus lard, et seulement dans les cartilages qui subissent l'ossification, t|ne l'on voit partir du périchondre d<r petits bourgeons vasculaires qui pénètrent le tissu cartilagi— neux.

Pour bien étudier ce développement il est nécessaire d'injcclei'* le système vasculaire. L'opération est dilficile à réussir, parce qu^ chez l'embryon les vaisseaux n'ont pas de parois solides comm^

•TISSU CAKTILAGhNELX. 291

•hei radullc ; ils sont friables, surtout à rexlréinitc des anses [u'ils forment. Aussi est-il rare d'obtenir des injections sans iipUires. Il faut employer le bleu de Prusse soluble, et non le amnin. Ce dernier, quand il n'est pas parfaitement neutralisé, liiTuse dans les tissus et masque les ruptures qui peuvent s'être >roduites. Le bleu, au contraire, ne diffuse pas ; s'il s'en trouve în dehors des vaisseaux, c'est qu'il s'est produit une rupture {uelque pail.

Lorsque les vaisseaux ont pénétré dans le cartilage, ils sont con- m«ci1l.

-j . ,^. .•!• '11 ••' cartilage.

lenus dans des canaux smueux.Le tissu cartilagineux qui borde ces [canaux est formé d'une substance fondamentale plus dense et gé- Déralement de capsules aplaties. Cette disposition est semblable à celle que l'on observe à la surface de tous les cartilages adultes. Les vaisseaux sanguins n'occupent pas complètement les canaux qui les contiennent. L'espace laissé libre est rempli d'un tissu spécial connu sous le nom de moelle du cartilage. Cette moelle est constituée par des cellules lymphatiques et des cellules de &SU conjonclif, voire même quelquefois par des fibres de ce

ÛSSQ.

U est assez difficile de foire des coupes qui tombent précisé- nw-ioppr?-

' * * . m..»! il de:»

ment sur l'extrémité d'un bourgeon vasculaire, de manière v..is:»t.iiAcian5 à montrer nettement la façon dont il creuse sa cavité dans le cartilage. Souvent , lorsque l'on croit avoir sous les yeux une extrémité vasculaire , on n'a alTairc qu'à une sinuosité du vaisseau, qui passe dans un autre plan, et non à l'anse terminale. Quand on arrive réellement à voir l'extrémité du bourgeon, on reconnaît que la cavité médullaire du cartilage se produit par la dissolution de la substance cartilagineuse et la mise en liberté des cellules. Le bourgeon vasculaire use pour amsi dire la substance fondamentale ; les cellules dégagées toml)enldansle creux ainsi formé ; elles y deviennent lenticulaires, plates, et font une sorte de gaine aux vaisseaux.

Nous reviendrons du reste sur cette question à propos de l'osâficaiion.

t»mêt 4cs cartilages * la Inmlère polarisée. — Les auteurs

allemands admettent en général, depuis les travaux de Brùcke, l^une substance qui possède la double réfraction est d'une autre ^ture que celle qui ne possède que la simple réfraction (voy. '^olansationy p. SS). C'est ainsi que Uriicke a signalé dans les "lusclesdeux substances, dont l'une est monoréfringente et l'au-

ainbrjnniHii nhinfcnl.

292 TRAITÉ TËCDMQUE D'HISTULOGIE.

Irc bii'érringente. On s'est engagé dans cette voie à la suite de cet liistologisto, et aujouM'Iuii on note toujours, el pour chaque tissu, s'il est Jiionoréfringent ou bii-éfiingcnt.

Chez l'eiiibryoïi, les cartilages possèdent tous la rérraclioa simple. En d'autres termes, quand les deux niçois sont croisé* et que le champ est noir, la pn-paralion est noire aussi, et, daiu quelque sens qu'on la tourne, elle ne rétablit pas la lumière. 11 en est ainsi, quel que soit le mode de préparation que l'on ail employé.

Chez les animaux adultes, il en est tout autrement. Etudions un cartilage diarthiodial de l'iiomme ou de tout autre mammifère sur une coupe perpendiculaire àlasur^ce, placée dans l'eau ou montée dans le baume du Canada. Les deui niçois étant ci-oisés, le cartilage rétablira la lumière dans deux positions perpendiculaires l'une à l'autre, comme FiG 91. c.riii.ific .10 u u-ie.ruu >m'..MMr,.k.>, ,i« \^ fg^ait un icndon, une

l'homme ailtillP. Cmipe pcrrwniliriibiri- à In '

lurTace.riiilo sur le rarUliiK» trait, ne\amW;v tihrc musculaire OU UE

d.n> rcan i la lumiÈrfi poiarirMi*. le* .k-ux ppH Seulement le rél».

nicola étant croises. — 18 iliani. *^

btissenieut de la lumière ne se fait pasdans toutes les parties du cartilage, et, dans cellesoù il se montre, il se fait inégatenienl. Ainsi, sur la préparation de cartilage orientée de manière à avoir le maximum, d'intensité lumineuse (lig. 91), nous observons, immédiatement au-dessous de la surface, une bande cliiire qui correspond à la couche des capsules lenticulaires, puis une bande sombre, correspondant à la coudK des capsules rondes, ensuite une seconde bande claire plus large que la première et qui correspond à la couche à capsules primitives allongées disposées en séries et perpendiculaires i la surface. Cette bande est moins lumineuse que la première. Klle est plus lai^c et s'étend jus(|u'à la conche ailcifiée. Ab limite qui sépare le cartilage hyalin ilu cartilage ralcilié, il existe une seconde baude obscure très-étroite ; enlin une dernière bande claire est formée par le ciirlilagc' calcilîé iuî-mèinc. La limite entre la premier.' bande obscure et les deux bandes claires qui

Uavoisinent n'est pas nette ; elle se fait par une série de teintes dégradées.

Faut-ii conclure de cette observation qu'il y a dans le cartilage ciue des plusieurs substances disposées *par couches successives ? Si Ton 'rdfracuon. ^ admettait la théorie de Brùcke, il faudrait en reconnaître au moins deux, disposées alternativement : -Func monoréfringente, Tautre biréfringente.

En ce qui concerne le cartilage, cette manière de voir est insoutenable. Sauf la couche calcifiée, qui est évidemment une substance diOerente puisqu'il s'y est déposé des sels calcaires, on sait parfaiment que la substance cartilagineuse est homogène. 11 n'y a de différent dans les diverses couches de cartilage que la forme des cellules ; et c'est la même cause qui fait varier la forme des cellules et qui donne à la substance fondamentale ses propriétés monoréfringentes ou biréfringentes.

Dans la couche superficielle où les cellules sont aplaties parallèlement à la surface, la substance cartilagineuse est aussi comprimée dans ce sens, et c'est cette compression qui la rend biréfringente. Dans la couche profonde, où les cellules sont allongées perpendiculairement à la surface, la substance fondamentale, par la même cause, est comprimée dans cette direction, et cette compression la rend de même biréfringente. Entre ces deux couches, dont Tune subit une pression perpendiculaire à la surface du cartilage, et l'autre une pression dirigée dans un sens parallèle à celte surface, se trouve une couche intermédiaire où ces deux pressions se neutralisent, pour ainsi dire. C'est la couche où les cellules sont rondes, et elles ont précisément cette forme parce qu'elles sont comprimées également dans tous les sens. La substance intercellulaire n'étant pas comprimée dans une direction donnée est restée monoréfringente, et c'est pour cela que la première bande obscure se trouve au niveau de la couche des cellules rondes.

n est un fait parfaitement en rapport avec cette interprétation. Lorsque, sous l'influence d'une irritation (rhumatisme articulaire aigu ou chronique, arthrite scrofuleuse),les cellules des couches superficielles du cartilage se sont gonflées et ont proliféré, et que la substance fondamentale de ces couches a subi un certain degré de ramollissement, ces couches ne sont plus biréfringentes ; elles restent noires sur champ obscur, quefle que soit leur orientation. Il a donc suffi d'un processus pathologique changeant la constitu-

Mnbrjonniii

•202 TRAITÉ TECUMQUË D'HISTOLOGIE.

Ire biréfringente. On s'esl engagé dans cette voie à la suite de cet histologiste, et aujourd'liiii on note toujours, el pour chaque tissu, s'il est monoréfringont ou biréfringent.

Chez l'embryon, les cartilages possèdent tous la réfraction simple. En d'autres termes, quand les <leu\ niçois sont croisés <H que le champ est noir, la préparation est noire aussi, el, dam quelque sens qu'on lu tourne, elle ne rétablit pas la lumière. Il en est ainsi, quel que soh le mode de préparation que l'on ait employé.

Chez les animaux adultes, il en est tout autrement. Eludiom un cartilage dinrllitodial de l'homme ou de tout autre manunifère sur une coupe perpendiculaire àlasurbce, placée dans l'eau ou montée dans le baume du Canada. Les deui niçois étant croisés, le cartilage rétabhra la lumière dans deux positions perpendiculaires l'une à l'autre, comme le ferait un tendon, une fibre musculaire ou ua poil. Seulement te r^ blissemeul de la lumière ne se fait pas dans toutes les parties du cartilage, et, dans cellcsoù il se montre, il se fait inégalement. Ainsi, sur la préparation decartilagc orientée de manière ù avoir le maximum, d'intensité luniineusc(lig.01),nous observons, immédiatement au-dessous de la surface, une bande claire qui correspond à la couche des capsuler lenticulaires, puis une bande sombre, correspondant à la couche des capsules rondes, ensuite une seconde bande claire plus large ([ue la premièi'e et (]ui correspond à la couche à capsules primitives allongiVs disposéi-s en séries et perpendiculali^ i la surface. Cette bande est moins lumineuse que la première. Klle est plus laige et s'éfcud jusqu'à la couche calcifiée. AU limite qui -sépare le cartilage hyiilin du cartilage calcilié, il existe une seconde bande obscure très-étroilc ; enlin une dernière bande claire est formée par le cartilage* calcifié hti-mème. La limite entre la premier.' baude oiiscure et les deux bandes claires qui

PlU. SI. Ciirlil.i);^ de lu litc il'un nuiavni'iiipii dn riionime nilullc. Coupe per|inn<liciilnîre i h niifaee, Taito sur le cartiLi]^ frais, el ex.iniinre dans Toau à la Inmidn! pularistV-, les <lrux niçois Élanl rraiscs, — 18 dïam.

ravoisinent n'est pas nette ; elle se fait par une série de teintes dégradées.

Faut-il conclure de cette observation qu'il y a dans le cartilage cuae des plusieurs substances disposées par couches successives ? Si l'on UfracUon. admettait la théorie de Brûcke, il faudrait en reconnaître au moins deux, disposées alternativemenl : l'une monoréfringente, Tautre biréfringente.

En ce qui concerne le cartilage, cette manière devoir est insoutenable. Sauf la couche calcifiée, qui est évidemment une substance diOerente puisqu'il s'y est déposé des sels calcaires, on saitparfaiment que la substance cartilagineuse est homogène. Il n'y a de différent dans les diverses couches de cartilage que la forme des cellules ; et c'est la même cause qui fait varier la forme des cellules et qui donne à la substance fondamentale ses propriétés monoréfringentes ou biréfringentes.

Dans la couche superficielle où les cellules sont aplaties parallèlement à la surface, la substance cartilagineuse est aussi comprimée dans ce sens, et c'est celte compression qui la rend biréfringente. Dans la couche profonde, où les cellules sont allongées perpendiculairement à la surface, la substance fondamentale, par la même cause, est comprimée dans cette direction, et cette compression la rend de même biréfringente. Entre ces deux couches, dont Tune subit une pression perpendiculaire à la surface du cartilage, et l'autre une pression dirigée dans un sens parallèle à celte surface, se trouve une couche intermédiaire où ces deux pressions se neutralisent, pour ainsi dire. C'est la couche où les cellules sont rondes, et elles ont précisément cette forme parce qu'elles sont comprimées également dans tous les sens. La substance intercellulaire n'étant pas comprimée dans une direction donnée est restée monoréfringente, et c'est pour cela que la première bande obscure se trouve au niveau de la couche des cellules rondes.

Il est un fait parfaitement en rapport avec cette interprétation. Lorsque, sous Tinfluence d'une irritation (rhumatisme articulaire aigu ou chronique, arthrite scrofuleuse),lcs cellules des couches .superficielles du cartilage se sont gonllées et ont proliféré, et que la substance fondamentale de ces couches a subi un certain degré de ramollissement, ces couches ne sont plus biréfringentes; elles restent noires sur champ obscur, quelle que soit leur orientation. Il a donc sufli d'un processus pathologique changeant la constitu-

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lion physique de celtn tioiichc pour lui faire perdre sa doubleréfi'aclion.CoIie-rin'cstiionc pas liiV àun état chimique de la substance, et il est Iqîiquc de rattiibucr sciUement à un état physique.

Pour terminer ce qui est relAif aux cartilages (liatlhrodiain étudiés à la lumière polarisée, je dois dire que la description qui précède ne s'applique pas aux régions marginales d'un revêtement articulaire cartilagineux. Au voisinage du périoste et des capsules articulaires, les rapports intimes de continuité entre le tissu cartilagineux el le tissu fibreux (rapports que oous étudierons plus loin) cliangcnt les conditions optiques, de telle sorte que l'image régulière dont nous avons parlé ne se produit plus. Enfin, les rartilages dos côtes, du larynx, de lati-achéeet des bronches, examinés sur des coupes peipcniljculaires à la surface et placés suivant une orientation convenable, montrent \f. péricliondic fortement birélringent ; les couches superficielles munies de capsules lenticulaires se comportent comme la coudic superficielle des cartilages diarihrodiaux, tandis que les coudies profondes formées de capsules rondes, sont monoréfrinp:cntesou. possèdent une biréfringence faible,' excepté tlans les points où il s'est produit une segmentation fibrillairc de la substance fondamenljde. Ces derniei's points sont alors biréfringents. Aceraïasemcnt dca eardiagca. — A l'aide des méthodes qui permellenl de voir les cellules de cartilage dans leur intégrité, il est possible de suivre toutes 1« phases de la multiplication des cellules et de la formation de la substance fondanienlalc.

Chez les jeunes embrjons de mariiniifères, dans les couches du cartilage qui vont bientôt être envahies par rossifiration, on trouve de grandes cellules claires, riches en matière glycogêne e! ne contenant pas de granulations graisseuses. Parmi ces cellules, il y m a qui contiennent deux noj'anc (lit;. !H). D'autres fois dans unr mèmc capsule existent deux cellules côte à cùle, ou séparées fiai" une mince cloison de substance fondamentale. Kn comparant Icf^

Kic. 92. — Celliilts rarlilaginpuses, tlu rnlcarn'-iim d'un embryon i\c fhirii, prises au voi«iua{;e de la litcnc il'oïsinc.ilinn el c^aminrcs (tant une solution sntiirée d'aeide pipric|ue. — il, r.ipaulei priiiiiiLïpt et FBCondjiires ; e, pro(optasina cellulaire: b, noyaii ; n, uucli-olc; e, siilisUince ruiidanieiilalc segmentée.

unes aux autres ces différentes formes, on arrive à la notion du mode suivant lequel les cellules cartila$^ineuses se multiplient : division du noyau, segmentation de la masse protoplasmique pour former un corps cellulaire distinct autour de chaque noyau, puis, autour de chacune des cellules, formation d'une capsule distincte d'abord et qui ensuite tend à se confondre avec la capsule primitive.

Chez les grenouilles, où le développement du cartilage se fait avec lenteur, mais se poursuit constamment, on trouve dans le cartilage de la tête du fémur un certain nombre de cellules contenant deux noyaux, et des cellules qui, contenues dans une capsule primitive, sont disposées Tune à côté de l'autre ou sont séparées par une lame cartilagineuse exoessivomenl mince.

Aussi bien chez la grenouille que chez les mammifères, la multiplication des cellules cartilagineuses se produit par division, et cliacune des nouvelles cellules s'enveloppe d'une capsule secondaire distincte de la capsule primitive.

Les auteurs classiques d'histologie désignent la reproduction des cellules cartilagineuses et la formation de leiu's capsules sous le nom de génération endogèiie. Cette expression est vicieuse, car elle fait supposer que les cellules de nouvelle formation naissent dans l'intérieur de cellules semblables, tandis qu'elles tirent leur origine de la division de cellules anciennes.

Les mots de capsule mère et de capsule fille sont également mauvais, puisque la capsule primitive ne concourt nullement à la formation des capsules secondaires. Ces dernières proviennent, comme nous venons de le voir, d'un travail physiologique, accompli par chacune des cellules de nouvelle formation '.

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