CHAPITRE V
Le tissu osseux forme le squelette des reptiles, des poissons osseux, des oiseaux et des inainmileres. Nous n'étudierons pas ses variétés chez les différents animaux. Ce que nous allons dire s'applique à Thomme et aux mammifères seulement, et si nous prenons quelques exemples ailleurs, ce sera uniquement pour pure remarquer certaines formes spéciales.
On distingue en anatomie descriptive le lissuosseux conipacte du tissu spongieux, et Ton admet même des formes intermédiaires. Dans ces différentes formes de tissu osseux, la structure est la même, ce n'est que TaiTangement ou la texture qui dilïère.
ÉTUDE PRATIQUE Dl TISSU OSSEUX ADULTE.
Pour étudier le tissu osseux, il convient de faire d'abord des préparations qui en montrent l'ensemble. Mais comme ces |)réparations ne permettent pas une analyse suffisante des différents éléments, nous indiquerons ensuite des méthodes spéciales qui nous mettent a même de faire une observation plus délicate de chacun d'eux pris en particulier.
Les préparations d'ensemble sont obtenues par des coupes ^^^^}^^ faites à la scie sur des os desséchés. Il est nécessaire que l'os sur lequel seront pratiquées les coupes ne soit pas infiltré de matières grasses. La plupart des os que l'on rencontre soit chez les naturalistes, soit dans les amphithéâtres d'anatomie, ne peuvent pas fournir de bonnes préparations. Généralement, ils présentent dans plusieurs points de leur masse, soit autour du canal médullaire, soit autour des plus gros canaux vasculaires, des taches graisseuses que l'on reconnaît a leur transparence lorsque ces os sont divisés et que les surfaces de section ont été polies sur une pierre. Il se peut qu'un os ait macéré trèslongtemps et que ces taches graisseuses se montrent encore.
Manlèro
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crofcopiques.
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spongieux.
298 TUAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
Cela lient, non pas à ce que la macération n'a pas eu une durée assez longue, mais à ce que les os ont été desséchés avant d'être plongés dans l'eau. En effet, lorsqu'un os frais est abandonné à l'air, la graisse des canaux médullaires s'infiltre de proche en proche à mesure que l'eau s'évapore.
Si l'on destine un os à des préparations microscopiques, il faut le plonj»er dans l'eau dès qu'il est séparé des parties molles, et, lorsqu'il esl encore mouillé, le diviser en fragments d'une certaine longueur à l'aide de la scie. Puis on chasse avec un courant d'eau la moelle contenue dans le canal central, ou, s'il s'agit d'un os spongieux, on le soumet à l'hydrotomie. Dans ce but, une épiphyse avec une petite portion de la diaphyse étant séparée du reste de la pièce osseuse, un tube de caoutchouc d'une dimension convenable esl ajusté sur le bout sectionné de la diaphyse et fixé avec un lien. L'autre extrémité de ce, tube est adaptée à un robinet par lequel l'eau s'écoule sous pression. Pour faciliter le passage de l'eau à travers tout le tissu spongieux, si la pièce a été recueillie chez un adulte, on retranche avec un couteau le cartilage et la lamelle osseuse sous-chondrale.
Les parties osseuses compactes ou spongieuses, une fois débarrassées de leur substance médullaire, doivent être abandonnées à la macération pendant plusieurs mois, en ayant soin de renouveler de temps en temps le liquide. Lorsque toutes les parties molles ont été détruites, et que la graisse s'est décomposée en donnant des produits solides, les pièces osseuses sont abandonnées à la dessiccation. Elles deviennent blanches comme de l'ivoire, et présentent sur des surfaces de coupe une matité uniforme.
s'il s'agit du tissu compacte, des lamelles en sont séparées à l'aide de la scie, soit dans le sens transversal, soit dans le sens longitudinal. Puis elles sont usées et polies comme il a été dit (p. 82). Le tissu spongieux est trop fragile pour pouvoir être coupé à la scie sans avoir été préparé auparavant. Les lamelles qui le composent seraient brisées si elles n'étaient pas soutenues. Pour réussir ces coupes, il faut employer le procédé suivant : un fragment d'os est plongé dans une solution sirupeuse de gomme ; lorsque cette solution a pénétré dans tous les interstices du fragment, celui-ci est mis à séchera l'air; la gomme s'épaissit et devient poisseuse. Alors le fragment est plongé dans l'alcool qui coagule la gomme et complète le durcissememl. Siu' ce fragment
désormais solide, il est facile d'enlever avec la scie des lamelles minces. Ces lamelles sont usées et polies comme les autres, avec celle seule différence que, pour mouiller la pierre, au lieu d'employer de l'eau il faut se scnir d'alcool ; autrement l'eau dissoudrait la gomme, et le tissu n'aurait plus assez de solidité pour résister aux actions mécaniques. Lorsque la préparation est suffisamment mince, elle est placée dans l'eau où la gomme se dissout, et elle est mise à sécher ensuite sur une feuille de papier à filtrer.
Il est facile de faire sur des os complètement frais des prépa- c«.ipo« rations presque aussi bonnes que celles que l'on obtient sur des '"'frah." os bien macérés. Pour réussir, il est nécessaire que l'os soit plongé dans l'eau dès qu'il a été séparé des parties molles, et qu'il soit bien et complètement mouillé dans toutes ses parties lorsqu'à l'aide de la scie on y pratique des coupes minces. Les lamelles détachées sont déposées à mesure dans un petit baquet plein d'eau ; on les lave à plusieurs reprises avec un pinceau, et l'eau est renouvelée jusqu'à ce que toutes les parties graisseuses soient ch«issées. Ces coupes sont alors usées sur une pierre ponce mouillée. Lorsqu'elles sont suffisamment minces, elles sont do nouveau lavées avec le plus grand soin, puis abandonnées à la dessiccation.
Quel que soit le mode opératoire qui ait été suivi pour faire les coupes, on a recours pour terminer la préparation à des procédés variés, dont les plus usités sont l'inclusion dans l'air ou dans le baume du Canada.
Les coupes d'os qui doivent être examinées simplement dans coupw mon-
Unis
l'air sont bien desséchées, placées sur une lame de verre et recou- aan» rair. vertes d'une lamelle. Celle-ci est fixée avec des bandes do papier gommé. Ces préparations sont bonnes à la condition que les surfaces aient été très-bien polios ;. autrement elles présentent des stries qui troublent singulièrement l'image.
Les coupes minces d'os sont montées avec beaucoup d'avan- coupe» monlage dans lo baume du Canada. Suivant la manière d'opérer, dans ic baume
, . j , . . , du Canada.
on obtient dos préparations variées, opaques ou transparentes, qui permettent do distinguer mieux tollos ou telles parties du tissu.
Pour faire une préparation opaque, une goutte de baume est Préf^raiions
,,, ,, . i/v»» 0|îaquc«.
déposée sur la lame de vorre et chauffée avec ménagement audessus d'une lampe à alcool ou d'un. bec de gaz, do manière à faire
PftîparHlioiis tran8)iarcnk*s.
Do^criplion
(i(^ la cou|»o
Iransvcrnale
d'un os long:.
300 TRAITK ÏECHNIQUK D'HISTOLOGIE.
évaporer IVssonro do lérébenthino qui y est contenue et à rendre ainsi la résine moins liquide. Après refroidissement, la consistance do la }>oulto est essayée en appuyant la pointe d'une aifruillo sur sa surlhco. Si cotte surface résisie, la lame est portée de nouveau au-dessus de la flamme pour faire fondre le baume, et, tandis qu'il est liquide, la coupe osseuse tenue au moyen d'une pince y est plongée. Puis la lamelle est appliquée exactemont sur le fragment osseux on appuyant dessus avec le manche d'une aiguille ou d'un scalpel, et le tout est porté sur une surface métallique froide pour que la résine se solidifie rapidement. Ces précautions sont indispensables. Il faut, en effet, tout à la fois que le baume soit liquide pour éclaircir en l'imbibant la substance fondamentale de l'os, et qu'il se solidifie rapidement pour ne pas pénétrer dans les fins canalicules dont nous parlerons plus loin, parce qu'il les déroberait à l'observateur. La dessiccation brusque du baume du Canada en le chauffant sui* une flamme est d'une application délicate, car en la pratiquant on s'expose à enflammer la résine ou à la jaunir. Aussi est-il préférable de le dessécher lentement. Pour cela, on on place une goutte sur une lame de verre en le tenant à l'abri do la poussière, et lorsque l'essence de térébenthine s'est évaporée, sa consistance est convenable pour faire des pré|)arations. Ce procédé exige plus de temps, mais il donne de meilleurs résultats.
Les pi'éparations transparentes dans le baume du Canada peuvent se faire do doux façons différentes. Lorsque l'on se propose d'obtenir la plus gî\inde transparence possible pour voir nettement des parties que l'on a d'abord colorées, la coupe d'os bien sèche est plongée dans de l'essence de térébenthine ou dans du chloroforme. Elle est ensuite déposée dans une goutte de baume ordinaire sur la lame de verre et recouverte de la lamelle.
Lorsqu'on se propose, au contraire, l'élude des lamelles osseuses, la préparation doit être faite autrement. La coupe d'os est plongée dans du baume du Canada soc fondu par la chaleur et maintenu en fusion jusqu'à ce qu'il ait infiltré complètement les canalicules osseux.
Une coupe transversale d'un os long de l'homme adulte prise à peu près au milieu de la diafdiyse, sur une préparation opaque réussie, nous montre à un faible grossissement le tissu osseux disposé sous la forme d'un anneau dont les couches externes sont formées par un système de lamelles continu {aystème de la-
TISSU CAHTIL&GiriEUX. 301
iRfl/es pàiphcriques) . I,e liûid uenlral de cet anneau limite le i^uial médullaire cL il nst Toritié aussi par des laniellei; {système ffrimédullaire) ; mais celles-ci ne coostiluent pas un système lireulaire continu comme pour les couches périphériques. Sur presque tous les os, elles sont imbriqucps, c'est-à-dire qu'elles suDl des sections de cercles qui se recouvrent par leurs extréinilés. Entre le système de lamllci périphériques et le sysléme périmédullaire se trouvi' miuijri» un tissu dont la desrription est subordonnée à celle <les anaux vasculaircs ou canaux deUuvers. bans celle région de rw.ccs canaus se montrent sous iiilnrme de cercles vides comme II' canal médullaire central, seubicnt ils soûl beaucoup [dus ['«lili. Autour de chacun d'eux, il ''tidc un système de lamelles i\ «Hiclies concentriques semblabir àdui ijui entoure l'os tout enliw â sa périphérie, Ce sont là ^'itijUème$ de Ravei-s.
iV'iK systèmes de Havers voim (c touchent, ou bien ils soni wpïi'ùs par (les espaces de Ibiincs Irès-variées (Iriangulaiics iiii ijuadrangulaires) où le tissu "W'iix présente une disposition laoellttire spéciale. Les arcs que '•wriveiit res lamelles appartion- ■KBt à des cci'cles dont les rayons «ini toujours très-^trands par ■^['port à ceux Acs systèmes de ""ers. Ce sont \k les systànes ''f timelles interméMinires.
En n'-suiné, sur une coupe ti'nns versai e de la di!ii)hyso d'un os '""g. les systèmes de lamelles se dislintjucnt en périphériques, i^riini-dullaircs, de llavers et uilennédiaires. Nous reviendrons plus loin suj- les canaux de llavers et sur ces différents systèmes
Fin. 93. — Cau|ie transvcrwleilu cor|it
,u mt'Uioarpien Je riiomine. — o, tcini^ Je Inmcllp» pùri^ti^ti'iiicï;
lBra..i.
302 THAITE TECHiNlQUE D'HISTOLOGIE.
de lamelles, qui présentent chacun des particularités dans leur structure.
Quel que soit le système de lamelles que Ton considère, on le voit, avec un grossissement de 100 à 300 diamètres, parscnié assez régulièrement de petits corps noirs étoiles (corpuscules osseux). De ces corpuscules partent des canalicules extrêmement fins qui se divisent et s'anastomosent entre eux. Ce sont les canalicules primitifs.
Telles sont les différentes parties constituantes d'un os. Mais si nous bornions là notre observation, elle serait insuffisante, et il convient de poursuivre cette étude, soit en examinant plus attentivement les préparations dont nous venons de parler, soit en en faisant d'après d'autres procédés ayant pour but de nous faîi'C mieux connaître telle ou telle de ces parties.
Camivz 4e ■avéra. — Sur uue coupc transvei*sale, nous avons vu les canaux de Havers représentés par des cercles à peu près réguliers. L'observation de celte préparation ne nous suffit pas pour nous faire connaître exactement la forme de ces canaux. En effet, le microscope ne nous donne ici de cet objet que sa projection sur un plan, ou, si nous faisons varier le point, sur plusieui^s plans luu-allèles. Or, comme l'ensei^rne la géométrie descriptive, il iaut, pour définir un objet, deux projections sur deux plans non jKirallèles. Dans le cas particulier qui nous occupe, un canal n'est pas défini par une projection sur un plan pei^pendiculaire à son axe, il faut encore s;i projection sur un plan parallèle à cet axe. Nous remplaçons la projection sur un second plan par l'observation d'uni» coupe perpendiculaire à la première, faite par conséquent suivant Taxe de Tos, et montrant les canaux de Havers dans leur longueur. Prvpmiioo Pour ajoulcr à la netteté de ces préparations, on les traite de PMTToir la manière suivante. Une fois usées et polies par le procédé
Mv!m9. ordinaire, elles sont plongées [»endanl 10 à i\) heures dans une solution anuuoniacale de carmin concentré. Leurs deux faces sont ensuite usées sur une pierre à aiguiser mouillée avec de raloool. Les couches de la surface qui ont été ci>lorées sont ainsi enlevé»*s, et il ne reste de rouge dans la prép;u-a»ion que ce qui est en creux.
Sur les coupes longitudinales traitées de cette façon, les canaux de Havers apiKiraissent connue des tubes anastomosés, colorés en rouge. Ils sont pour la plu^^ut dirigés d;ms le sens de Taxe de
Tissr OSSEUX.
l'os et rciinis fnlic l'iix par des tanau\ obliques, lic manière f|iie les inailles interceptées ont une figure losangiqiic ou tiap^zoïdu.
Sur les coupes transvei'salcs, ils si> montienl romnic des cercles rouges, lorsque le canal est demeuré rempli de détritus ' osseux color«îs par le carmin. D'autres lois, le canal est vide, et il n'y a plus qu'un liséré rouvre bord;inl In cercle qui reprèseute ce canal. En eraployanl des objectifs forts et en faisant varier le point, il est facili; do se convaincre, surtout lorsque le canal a été coupé un peu obliquement, que ces anneaux rouges corre.<pondent A des cavités cylindriques.
Nous ne donnons pas ii'i une de.<*'riplion spéciale du tissu spongieux.
Un peut considérer sc> aréoles comme des canaux de llavers considérablement élargis, de telle sorte qu'il ne reste plus entre eu\ qu'une faible couche de tissu osseux, et celui-ci y est toujours disposé sous forme de lamelles concentriques.
Votfmmmmlt» «Mens «1 cnnnllcnlca prtmlUla. — Sur des pi'épa-
rations sèches conservées dans l'aii', aussi bien que sur celles qui sont montées dans le baume du Canada desséché, les corpuscules et les canalicules paraissent noirs, parce qu'ils sont remplis de gaz. Comme ces gaz ont un indice de réfraction trèsfaible relativement à la substance osseuse dans laquelle il sont enfermés, ils agissent sur la lumière transmise comme une bulle d'air dans le baume (v. p. 17). Il est tout à fait inutile de discuter h ce sujet l'opinion des anciens bistologislesqui considéraient ces corpuscules et ces canalicules comme des amas de sels calcaires, dont l'opacité aurait empêché la hunière d'arriver aux yeux de l'ubscnaleur, ce qui les aurait fait paraître noirs.
Pour bien apprécier la forme des corpuscules osseux, il faut lo
flG. SI. — Coupe transversale Je la diaphyse ilu l^'mur <le l'homme adulle. CaloraLion <1cs canaux de llavers par le carmin. Pré para lion tlutis le baume sec. — H, canal de Haveri; i, sjilènie de Havert; su ïjBlcme intermédiaire. — 10 (liam.
ùludicr .sur des coupes transversales cl longiliidinalcs. D'après les iiiiaiies fouiniesparles deux espèces découpes, on arrive à se convaincre qne la plupart des corpuscules, surtout ceux qui sont silués dans les sysièmes péripliériques, pi^>riniédiiltaires et de llavers, ont la forme d'une amande ou d'un ovoïde aplati suivaiil le i)l;i[i ruiriié par les liinielles qui le* contiennent. Quant aii\ i'a|ipo]l.-^,dos corpuscules avecles lamelles, il en sera question un peu plus loin, car la méthode ordinaire de pi'éparation est insuflisantepour résoudre la question.
Les eanaiicules primitifs paraissent aiiaslomos(.^3 entre eux, comme nous avons dît plus haut. Diins un système de liavers, les plus internes semblent bien s'ouvrii- dans le canal vasculairi'. mais ce détail, que l'on peut reconnaître avec peine el seulement pour quelques-uns d'entre eux, échappe sur la plupart des piî-paratioDS. Les anastomoses des canaliculcs primitifs sont ditliciles à suivre, qu'il s'agisse des canalicules d'un même sjslème ou de ceux de deux systèmes voisins.
Cependant, chez certains poissons, il u'cu est pas ainsi. Les corpuscules de la lame osseuse de ropercule des ouïes du cyprin doré et des divers poissons osseux sont remarquables par la longueur et par la n'gularité de leurs canalicules. La préparation en est tiicile.
Xprès avoir enlevé l'opetculc, ses deux faces, nrlées d'abord avec un scal]iel, sont usées sur une pierre ; puis la picœ, après avoir été lavée dans l'eau et desséchée, esd montée dans du baume du.Canada sec (Qg. !lj).
Sauf cette exception, il est nécessaire, pour bien voir la disposition des ranalicule». de recourir à un autre mode de préparation dont les résutlalï sont bien supéiieurs, et qui permet même d'acquérir de nouvelles notions sur les rapports des canaiiculi.'* unli'e eux ou avec les systèmes voisins.
ïissL U.SSEUX. aoa
liaiiso! liioilc ilj ji Réparai ion, on se in'opo.ii; de Taiiu péiiOtior
diiii> rinlcrifîiir tias ciinaliculei uiu nialièri! lii's-viveaienl coloré^ i{ui en marque uetlcinenL \c Inijel . Du loules lus inalîcics co-
Ifiranlra, cell» qui eonviniil li; iiiiciis sous ce lapport csl le bleu
il'iuiiline iasolubli! dans l'eau eu solulion alcoutifpie. I.'asïur lequel on biil les coupes doit cUt purluilcnieut lua-
rvri et dess^Johé. Dos coupes Iraiisvcisnlcs el longiUidlnali;s »oiil ■
ublenuM par le piocédé o:'dÎMÎro, Itiou usées el polie-s. Mais si
011 lu plon{;e sans leur faiiL' subir aucuue aulr.^ opéraljoii daus
b joliiUon de bleu, la malière ruloranlc n'y pi'nùlie qu'iuipar-
bilL-inent. Cehi tient
iini\\i\s la poussière
è, ki d»lrilus résul-
laMÉlii polissage ob-
luiM Il's oriDces des
nnalicules qui vieii-
nsul s'ouvrir sur !'■
dpia fatTs Je Ja px
{■aralioQ et en <'< -
cip[iail le calibre sur
UiiB ui-rlaiitc Ion -
sueur. U matière m-
lamnle daiis laquelle
broupe» sont ploii-
Si*>ne peut donc pas
Mlin ilirertemenl.
iliuuletcinalicules ,ul ,
n'i (M'^nélrant que par 'i'- »'*■ — '"•"!"■ ii-.hi->i-i-..i i.. ,iii.|)iijsH ju
i«caDaiiï de iravcrs, l;!!"o^,;^M,'!i>"iM"nJ;fi'ii",'iM,i!;;;,rin^
n'injwli (juc Irès-in- r"i'i">"'i;'ii'* i" «ivirrii»- ■*i:.v. - ii. cnn.iuK du rwiipia^-meut la pré- I!^^V^;nnpwi!l!'rriIil!Ùiiul,r^^^^
[«niliun. Pour obvier lï^U-me inUTuni.flijiro iiv,.,i ,lc*niii.-*,k>SI,„r|.f> A;
*'« inconvénient, il îîlÉjiaTrc^-lilJo llLin''''''''' '"' ''""" """" wQil, apris que la
r<'U[« a élè amincie et [loiie pai' les proeèilés oïditiair.-s, d'eu wler b deux faces avec un scalpel bien irancluuil, de les dér^i^rpour ainsi dire, en enlcv:int la œuclie superlicielle oi^ les aiialiculi» sont boucliés. I,c bleu, |iénélranl dès I.trs par toutes
'wiïprtmfs, irriguer:
'^> mnaliculcs. L'ne Ibis h
>UM». Uiilul.
coinpleleiuent 1 aiu^i préparée,
syslérnc elle est
LJ
306 TKAIÏK IKCHNlQUIi: D'HISTOLOGIK.
portiM.» dans la solution alcoo'iquc de bleu et y est abandonnée pendant une ou dciix heures; puvs on chauffe au bainniarie jusqu'à dessircation complète. La hune d'os est alors usée des deux côtés sur une pierre à rasoirs mouillée avec une solution de chlonu'e de sodium à '2 pour 100. Fille es! lavce dans cetl(î solution et montée en préparation permanente dans im mélange à i)ai'ties éj^ales de {glycérine el de la solution de sel. Le sel est employé ici parce qu'il diminue la solubilité des couleurs d'aniline ou les rend complètement insolubles.
Sur une coupe transveisale d'os traitée de cette façon*, les corj)uscules osseux et les canalicules primitifs remplis de lamatièreà injection sont Irès-nettement dessinés. Les canalicules sont faciles à suivnî dans leur trajet et dans tous leurs détours. Il est aisé de se convaincre (pie les plus internes d'un système concentrique? vont tous aboutir au canal de lîavers qui en est le centre. Celui-ci est dessiné sur la piépaiation par un cerch; ou par un anneau bleu qui représente ses parois colorées jiar le bleu d'aniline. La eommunicalion des canalicules avec le canal est du reste un fai/ admis par tous les histolo<iistes, et sur le(iuel je n'insisterai pas.
Sur la même préparation, on jieut observei' d'auties faits qui I)iésentent de Timpoitaneiî au point de vue de la structure et du iléveloppement du tissu osseux. Paiini les corpuscules compris dans les systèmes de lîavers, il s'en lenconire (|ui ne sont constitués (pie pai' une simple fente dont la lar^^eur ne dépasse pas de beaucoup celh' d'un canalicule primitif. On reconnaît (pi'il s'agit bien là d'un corpuscule, à caus(i de la place (pi'il occupe par rapport aux aulres, et parce que d(s canalicules i)rimitifs venus des corpuscules voisins l'alteiiinent peipendiculaiiemenl à son axe et se conq)ortent avec lui comme les canalicules avec les autres Coiiniiouis corpuscules. J'appelle ces corpuscules nunces confluents Incunoires des os. Je i)ense qu'il s'ajiit là de coipuscules osseux en voie d'atiophie ou complètement atrophiés. Cette observation est en rapi)orl avec celle de (piel([ues auteurs siu' l'écarlemenl des corpuscules osseux dans les projirès de V\v^i\ Seulement, je 11(5 pense pas ([ue ce phénomène soit le résultat d'une produiMion de sul)Stance osseuse nouvelle (pii écaiteiait les anciens corpuscules, comme le soutiennent ces auteurs, mais bien de la disparition d'un certain nombre de ('(^> corpuscules par le i»rocessiis
» Archives de pfnjsioivyw, IS/T', p. 1G.
lacunuiivs.
letid du moins
T[!-Sl" OS:^EUX.
d'ali-Ofiljk L'cxistt'ncc dos conMiicnls lac
mon înl(-r|)rélation ti'ès-[irobablG.
In sa-ond fait que nous mnntip i'injrclîon des r»iinlicn)i;s
|ar k Meii d'aniline esl le suivant. Les corpuscides qui sonl
i 11 limite pén|ihéi'iquo<)'un système de llavers prèsentL'iil deux
e!|»it.Ti(Ip panalicules. Les internes se comportent tomnic les ca-
ralicules des autres corpuscules osseux, c'est-à-dire qu'ils sont
rwlilignes ou léjîi'TC nient sinueux, se divisent cl s'anasionioseni
[parinosculHliun avec les cana-
Bralfs des corpuscules voisins.
Lfjnlenies eut une tout autre
BiiTlie. Ils se dirifçent d'abord
M droilc ligne vers la liuiile
fcnslt'mede Il;ivers, comme
•"ilsalhicm s'anaslouioser avec
^ canalirulcs venus d'un sys-
Imih; (If Havers voisin ou d'un
Msiémc inlermédiaiie; mais,
Kriïisà la limile du système
if llavers auquel ils appar-
bduit-nl, lis décrivent une
«orbe, ix'viennent sui' euxmêmes et vont s'anastomoser
atc des ranatieules appaite-
Bnt a leur propre .système.
'ip!*!!'' ces ciinalicnles canii-
^alti Tteurrenls. (Juelques-
m d'entre eus font exception
âlanVIe et vont s'an:istomo.ser [ «"■ des ranatieules d'uu s\s-
l^fn.Mi.i>iii.
I II r-'-Mille de ces ialls que les j.,^ „, .,. ,„ i„„j,i„„|i,i„|,. et iin..»-
f»^Jln^.■Mi.•s et les Winulieulcs Mt>-.\\- ilu [-.■.mr a,, la j-reiio.iill<>. —
ifun sysl.'-nii- de llavers l'or- !l,îiùri''lm-'r>"i'''-''!'it''")"i"''ir:!"^^^^ Nwttrin l'usemhle indépendant sak-iir' i.i iiia|>ii>sr' ii.- vm. -ludiiim. ;'M|nVi un eerlain point, l'.ehi
'M i-n rapport avec celle conceplioil de l'anatomie liéiiénde, '/a'un •^»>li''me de llavers, avec son canal vasculaire renlral, son •*-|t'-nii- lamellaire et ses corpuscules, ie[irésenle Tos élémen- .lire. Uiez certains animaux, la ^^'enouille eu particulier,
;jo8 ïhahk Tia:nMyLE u^histologie.
un os l()ii|i est l'oiiiié par un seul système de Uavers * (lig. 1*7). Dans les syslènies inlcnnédiaires, aussi bien dans ceux qui sont au voisinage du canal médullaire, que dans ceux qui sont placés à la i)ériphérie de Tos, les corpuscules et les canalicules pi'ésentent nue disj^osilion que? Ton ne peut comprendre si Tod ne coimaîl pas les libres de Sliarj)ey. ' *'!;"'•''' Sliaipev a sijinalé le premiei*, dans les couclies superlicielles
des os, des libies pales qu'il appelle libies pei'foranles et que Ton nonnue généralemenl dr' son nom, fibres de Sharpet/, Ces fîbR*< [)énèli'ent dans Tos, suivant une direction perpendiculaire oa oblique à sa surface. Nous les avons rencontrées aussi dansFinlérieur de Tos, non pas dans les systèmes de lamelles concentil- (|ues, mais dans les systèmes inleiinédiaires. Elles se présentiinl dans ces systèmes suivant les «lirections les pbis variées, niais sur les coupes transversales de la diapbyse des oslon<i:s lapluparl sont coupées liansversalement "-.
' Comptes vendua, 10 novembre 187;}.
• n (st facile d*obtenir iiolées ces fibres de Sharpey. A cet effet, une coupe miort,
l'aile sur un os frais ou oiaeéré, usée et polie soi^euscment, ot y^c^^ plongée dans 200 grammes tfea
contenant 1 à 2 grammes d'acide chlorhvdiique (les os plats dacriv conviennent spécialement potf ce îrenrc de préparation). La décJkii- — -^ calioii se produit assez rapidemcat
: >-^ Sur la lamelle d'os, examiade ite*
dans l'eau acidulée arec uo gW'
sissement de 300 à 500 diamètre*?
^ l'îs fibres de Sharpey se difti**
gueiit nettement. Kn dissociant af^ des aiguilles, on arrive à écarter 1* lamelles les unes dos autres coouif b»s feuillets d'un livre, et fi de Vf^ ■^ à autre, on regarde la préiwiti*
rtvec un faible grossissement pour se rnidro conipliMlcs résultats delà di^ ^ociaiion, on xoil les fibres reslerid-
.. " A;V ^ ^ . . • . . 1»« renies aux lamelles périphériq**»
|-n;.y8. (oiii»»» tiaiisv«'rsab« «lu Iroalal du ,. « u.
cbien ad.ille, laite sur Wm mv. ,,.:is .le- '^ ''^'î^»-^»' *'<^* profondes et ûnal^
ealciliée |»ar rai ide cliîr.rhydrique. - S, luenl être complètement isolées.!»»**
libres de Sharpey; c, corpuscules n>seux ; |.s lamelles privées de leurs fil***
r canal vasculaire entouré d'un >N>h.,ue jeSl.arpev, se remarque en creux l« de lamelles uu les libres lie pénètrent pas. ..... . . . . ^^
-- 500 diain. mouledeshb-esquiont etc enlevée*'
Tissi: ossKi:x. 30ft
Tkins les îlots qui, sur uno coupo IransviMsalc do r^s os, coi n^ndent aux syslèmi's intermédiaires (/i, fîg.îHI), elles se mon- Irenl sous forme de cercles réfringents d'un diamètre trcs-vaiia- Me. Il se trouve de ces cercles dans tous les îlots intermédiaires, inssi bien dans ceux qui avoisinent le canal médullaire central |ae dans ceux qui se trouvent à la périphérie de Tos. Jamais M n'en observe dans les systèmes de Ilavers. Cette premièie Bbjn-ation établit que tous les îlols intermédiaires ont été fornés sous le périoste, ainsi qu'on le comprendra par riiistoire du Inrfloppement du tissu osseux, (voyez plus loin cliap. vu). [),^ phSyelle ruine complètement la conception mathématique de WoKf* sur le développement des os.
Sur ces [U'éparations, il est facile d(» voir comment se comporl«llescorpus^*ules et les canalicules par rapport aux fd)res de Sbrpey. I>'s corpuscules sont placés dans les angles laissés «Ire res fibres, dans une masse plus ou moins épaisse de mbstance osseuse proprement dite; les canalicules nés de ces rorpuscules contournent les filtres de Sharpey et s'anastomosent wlmir d'elles, sans jamais les traverser. Cette dernière observation, rapprochée de celle des canalicules récurrents de la périphérie des systèmes de Ilavers, conduit à ])enser que les canalinile» osseux ne sont pas des trajets creusés api'ès coup dans la nbstance osseuse, mais (|u'ils se forment en même temps que tttle dernière.
.Vous reviendrons |»lus loin sur ce sujet à propos dn dévelo|:pment du tissu osseux.
CdteiM osiMvsefl. — L'étudc que nous avons faite juscprà prfivnl ne nous a fait connaître du tissu osseux que les parties pi n'sistenl à la macération. Pour déterminer le contenu des wpusruh'S osseux |)endant la vie, il faut lecourir à d'autres néfhodes. Le procédé à employer consist(* à décalcifier les os ws |iar les acides et à y faire des cou|)es avec le rasoir. Divers acides |KMivent convenir pour cette décalcification. Ainsi
r 1rs prt*paration5 qui n'ont pas clé soumises à la dissociation, les fihros do VfÊf wt monlrcnt sous la Torme d'un système élégant (il;;. 98). Lllcs se séparent, résDÎfscf.t de nouveau, et flnalement viennent se terminer brusquement sur la iHle la plus exïcru'* d'un svslômc de Ilavers. [Shnrpfi/^ Quain's anatomy, 1867, . I, p. 96, njr. 40.)
I /. Wfifff. Uel»fr die innere Archilrrlnr der Kr.ncliPn, clr. Vn'rhntr's Arr/.ir^ :u, \i*\ L, p. 380.
Form.-ilian
ilos I itn»linil:'!s.
nio THAiTr: trchmoie dhistologïe.
i'n--...ir< im iiirlniip» à unriirs r'^alos iVraxi oL d'acidr rlilorlivdnqiio auil •;iii..ii, rîi|)i(l('inriii. l'iio inacpi'alion prolongée dans Taoîdc cliromique à:2iK>iir KMHUMià^noin" lUOO|)('riii('l d'ohlniir le inùino résultai, à lacoiidilioii que les rraj^niiciiUd'os, s'il s'a};il du tissu oonipartc, iraient jinèrc j>lns (!<» l inillinKîtivs d»^ rùlc; autrement rf* s;*rait une illusion de respén r. L'aride ('hr(Mni(|uo a rinooménienl de inodnire souvent des «fianulations ou dos cristaux dans la pivparation; aussi est-il jrénéralenionl préférable d'emplovcr Taeide pirrique ecinei ntré, (pii n'a i>as cet ineonvénient. Quel qïie soil Taeiile ( nq>loyé, il ist indispensable que les frajniipnt.^ d'os soient très-]i;lits et la quantité du li<|uide relaliveinf'nt considérable.
On ct^MMUiaît que la décaliilieation e>t complète loi'squcli's IVajrnients oss.'ux prési ntent une r<msistance carlilagÎDcust', qu'ils Si>nt léjièrenient tlexible>, et qu'ils ne résistent [«s au sealpel. ('.es Ira;: niants sont alors montés dans de la niocll;' de suieau pour en faire d«'s roup« s. qui doivent être au^^ minces que possible. Kilos >ont placées dans Teau oii ellrsse dét olorent, puis eîle> s<»nt eoloiées soit dans une solution dt^ carmin ut utre on de pieroearminate, soit dans une solution d^acéiate de rosan>lin< dan> l'ai idearéiiquc, «m mieux encoi'een Lo> laissiuit j^tMidant vin;:t-quatre à quaranti-iniit beures daus uD^ Mention dr puinurini' ,m»v. o. rî'^i»». Kll s sont ensuite laYée:r=- • l'eau ili>lill'''e et purtéo >ur un» lame de vimtc, oii, apiYSCj'** l'on a «'tm>lalé si la loloiation est >ultisanle, elles sont inool*^* i n Mréiiara;ion.
(in peut arr>\ r à taire d> rou| ••> après déralciliralion surir^^ tVa^uients d'i«> a»e/ Nclumiuf u\, en jiro«édanl «le la inanité' sui\anl«'. l île routlelle li'us. nie iémur humain par excm|il ^^ a\aul I à :î « enlimètr s d'épai^> m, i^sl plonger dans nnfla»""*^ «OUI. nani ^(Mt ^mmuuu s o'uiî • sohjtion d'aride rhroniiquc^ r^ pour ItHN». I/a«id'' allaip» «l'ab «id les rouelles superlioiHL **^ .t, au ÏK.ul d qu Ion s ji'ur^. il est faeib* d'enlever avw *' l'.jseir. a\i\ diux :\i; M.iî'> d la î.niilelle. deux lamelles tr^--"^ î:iiut'(^s Puis Tes e>i !.':ii^ iLi-^ une nouvelli* solution d'ar î"*' ! iiiAMnitpi.'. i-i ;iu b.'ui d* ipi- i']!i > j««urs, OU peut enlever ^^^
1 1. i. \iUi- y]r V >» \.\' > \V;\ Urin- !1 ■ !;i::. nss-'USe.
I».) ,n!i\. . i'A . l'îiiii;. .lîi: »i .■■1! ij-'-n à pratiquer de? «'OUy V N',. ^ wx V ,;,!.'! ; ; ri» 1 1":":!!- ! j-'»- Uiin«e^ uui asscz {TRI""'' l'pji^'^em \\ I ««^
«h-CMlriCu'H,
Contoiiu
(1rs
corpusc.iiL'i
OSS<MIX.
Sur dos os (léralrifi<\s, les canalicules osseux son mal des- Eindo <im os Hnés^ la différence* do réFraction entre le liquide qu'ils ronlienlont cl la substance osseuse n'éLint pas assi^z considérable pour faire apparaître nettement des objets si lins, à moins d'employer Je très-forts objectifs.
Des coupes minces pratiquées sur un Irès-jietil fragment d'os Jécalcifié dans l'acide picrique, soumises pour les ( olorer à l'aclion de la purpurine, et examinées ensuite dans l'eau, . ' I ' nous présentent , dans l'inlérieur des coipuscules osseux, des détails de structure (|ui, au point de \\xr de la morphologie jrénérale, ont beaucoup d'intéiét. Au milieu de la figure anguleuse qui correspond à celle du corpuscule
osseux à l'état sec, se montre
unnovau ovalaire ou ariondi,
coloré en rouge |iar le n'*ac-
lif. Ces noyaux se sont pas
libres dans la cavité des corpuscules. Loi'squc ces derniers se présentent à l'œil de
l'obsenatcur suivant leur
grand diamètre, on voit [lartir
de chaque extrémité du noyau
nn prolongement granuleux
qwi s en va en ligne droite ou
^n suivant im trajet un peu
ondnieux gagner la jiaroi de
'îï cavité du corpuscule, l'ne
observalion attentive, faili
Fk;. 99. — Coiij)ft tr.'insvcrsalc du tissu spongieux do lu tôle du fruiur du ( hal adulte, l'aile aprrs décalriticatiou «laus uue solution d'aritlc piciique et colorée avec de. la purpurine. — c, corpusculrs osseux; //, noyaux «IfS corpuscules; />, coupe opliciuc de la lamelle de i»rotoplasnia qui constitue la cellule osseuse; .y, substance fomlamentale de l'os dans laquelle on aperroit des canalicules prinùlifs coupes dans diverses directions. — 1500 diam.
» aide d'im très-fort grossissement, monlre ([luî ce lilament cor- **^pond à la coupe optique d'une lame })roloj)lasmique d'une r^ndc minceur. Cette lanu* s'est probablement détacln'*e de la ^*'face. interne du corpuscule, car, sm* un certain nombre de ^^ux-ci, on la trouve encore lixée à la paroi, tandis que le ^^)^y\ qu'elle contient fait une forte saillie dans l'intérieur "^ la cavité. Jamais on ne voit partir (b; la lame de prolo-
CiUuli'
(WSIMIS '.
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:i!i TUAin': TECH.MOUR rrHISTOLOniK.
plnsnia (l«»s lilanifMils (|ni prnrli'oraionl dans los ranalinil«'> priniilirs.
ITani'i'^s rello ol)Soi valion, il est vraisemblable qu(» la rellnli» «isseust^ proprement dite rst une rellnle plaie, moulée sur la paroi (lu e:>rpuscnle ossuix el possédant \\n noyau globuleux. Il esl peu probable que eello masse proto[>lasmique envoie des pr(»l(»iiî4emenls dans les eanalicules primitils de telle sorte que la circulai ion plasmaliipio doit s'y faire facihMuent. c.uuK. Virebow, le i)rcmiei', adi'eril le corpuscule osseux comme une
véiilabl»^ cellnle. [/'procédé (pi'il employait pour le démontrer
consistait à décalcifier de minces la-
\ Jv niell(v> d'os au moyen de Tacide dilor-
W '^ y^%^- bydriipie étendu, et à les dissocier
-^^ ^2^ ^ ensuite avec d(»s ai|ïuilles. Il oblemil
'( ' ''^\ <le l'ette façon des cor[»s étoiles, pn'*-
senlant à leur centre une masse plii>
Va.. 100. Dt-nx roriMis- , , . '
r:iii»> i»<«ieii\ i--oi«''s ."i|)r«'s reiriMLii'nte .
niar.nuioii. ./, roiiipié- |h'i»uis lois, Neumann', en li-ailanl
i:i:i«(' loiurair; /•, d.'-a-r (1 abocd jK^r I aciile cbIorbydri(|MO, 1H1I> ,i';.iuùi^stMii.Miw.i.t.:F/.7/u-.' , j„j^. solutit»n de soude faUde des os
I Niprnntt*t* (III //.'."/'' Il /II'- ' ^ .
(n.'o.'ft'fieF.'c: .- macérés et qui par conséijuent ne pou-
va» nî plus contenir d'éléments cellulaires, est arrivé à \:oU^v des c )ri)s étoiles absolument sonihlabh's à ccnix ipie Vircbow avait (»btenus sur des osfrîiis, sauf quil^^ neprésentaieïi! pa-de n<»\au. Puisqu'elle^ persiste sur Tos macéré, la celluliMxsinise de Vircb»\v ifesl donc jkis en réalité une cellule ('/est une formation secondaire, une sorte de cuticule calcifiéeqi** nlourola cellule de la méine façon que la <-a|»sule entoure lare^'
* La première ohs»'rvatioii «le Virihow VfrhnhHii>i'jpiihrphijsi''iy-medicùlUc** Ges.'li^ch. z'i \Vùvzhurtj. 18Ô0, p. 103\ a ité TiiU eu irailan'. par rocMe chlorhyJ ^ que la «lose n'est pas spêciriée'- des lam lies osseuses cxlrailes d'une pièce de fr» •lure consolitlée, couse! ^i-e dans l'alcool. L'année suivante (/♦>:. ritat. 1851, p. 15r • Vire) o\v repreuil cctî.» q!ie>iioi»,el »iins un travail «lui, à celte époque, a frappé \i^ ^ mont lojis le-i lr>l.>logis t <. il cherche 3 dÔT.oii'.rer que le corpuscule osseux, cellule carlil.ijriMeu<\ le corpsscnie »î;: lis^u conjonctif 1 1 la cellule rrniifiéc du li ^ Il ui]'i nx son', dts ôi]ui\aionls. Il ra:'[e 1* qu'av.ui'. liri S;hw.inn, Donders el K'HIil^ ^ <»! t ad'uis la luturo c-il -laiie ili corpas ;ulo o«>' ux cl que Doidtis était anivi^, ^^ Iriitiîil «les o> par rac:le ciilorhyir q:e l al» rd et yyt la p«3 aSîC er.suite, à i*uî! * des co^^'S •*loilôs tju'il con^i.loiait c 'ni ne d.*> cellules niu ie; de f»ro:i>ngc Jienls.
- .V * . ; ; .■//. InMlr.iio zrir K'':nlni>> d«'s n<»nn.iî«Mi /..(!iiib?in-uriil Kn'>:be.i{:rwelH'^-= K«riMj;<liery. IS*.>*>.
TISSr OSSKUX.
lulo cirtilagineiiso. La véritable rellr.le est dépourvue de membrane, et elle esl constiliiée, comme les cellules que nous avons étudiées jusciu'iri, par une masse de protoplasma contenant un noyau. Cette masse est «globuleuse dans les corpuscules osseux en voie de formation. Plus tard elle s'aplatit et devient une lame extrêmement mince qui tapisse la cavité osseuse. Mais dans aucun ras on ne saurait considérer comme une membrane de celluln relte cuticule osseuse qui Tentoure et que Ton peut isoler. Pas plus que la capsule de cartilage, elle ne fait partie intéîrrante de h cellule.
iMBciies osseosos. — Lcs lamelles forment la substance osseu.<>e proprement dite. Cette substance est un composé d'osséine et de sels calcaires. Ces sels n'existent pas dans les os sous forme de granulations distinctes, mais on les met en évidence en traitant une parcelle d'os sous le microscope par de Tacide cblorhydiique ou sulfuriqwe. Le premiei' de ces acides dép:a^e des bullf^s tracîde carbonique en laissant le stroma organique, qui conserve la forme de Tos. L'acide sulfurique détermine aussi le départ de bulles de gaz, mais il forme en même temps des cristaux de sulfate de cliaux qui restent dans la préparalion, f»t que Ton reconnaît à leur foime caractéristique.
Nous avons vu qu'à la péripbéiie des os longs adulles il y a plusieurs coucbes de lamelles parallèles à la surface ; dans une ré;^ion plus profonde, ces lamelles sont disposées en cercles concentriques autour des canau>; de llavers. Eulie ces cercles concentriques se trouvent des systèmes de lamelles qui ne leur appartiennent pas et qu'on appelle des systèmes intermédiaires. Lorsqu'on examine attentivement cei^ derniers systèmes, il est facile de reconnaître, en considérant leur situation et leur direction par rapport aux systèmes disposés autour des canaux, qu'à une période antérieure du développement (l(^ l'os ils ont été des systèmes péripbériques.
Tne coupe transversale d'os montée dans du baume du Canada sec, maintenu quelque temps en fusion par la clialeur pendant -que la préparation y est plongée, montre tiès-nettemenl ces différents systèmes. Le baume a pénétré dans les corpuscules et les canalicules et les a rendus presque invisibles, et leurs détails ne {(ênent plus dès lors Tobseivation des lamelles.
lue préparation ainsi faite, examinée à un grossissement de /lOO à 500 diamètres, avec un objectif à grand angle d'ouverture.
bime1lc9
lioiiiu-^ènes
pl laiiicUps
p|rit*os.
311 TiUITfi TECliMOlT. D'IIISTOLOOIB.
monlic.soil dans le systènK- [irTiphi-niiuc, soit dans les syslèmes cont;enlii(]iies aux canaux de Uaveis, deux espices de lamelles qui allcineiil l'um; avoc l'iuilre pour forniT des couches suci.-essives; les unes, liouiofîéiies, brillantes quand l'objectif esl au delà du poiiil, ubscuies; quand on le laiiproclie ; les aulrys, d'as[]ed sliié, oliscurcs quand l'ubjcrlif esl au jioint ou au delà, biilliuiles quand il es! plus lapproclié. Ces deux espèces Ae lamellt's ont donc un<; léfringeiicc diflricnte. Nous appellerons les preinii'i-cs Imncl/fs /lo/iiof/èncs, les secondes, lamelles slrîm. Il i-sl furile (le se runvaincri' que l'aspeel sirié d'une (les-
il! î i
ifs s 3 .
Kir.. 101. — Coii|)<>s [le k ilî.ij>li}sc ilii fOmiir ili^ riioiniiif^. fLiilc fur l'oii sec et mii»li'niin il;iiLS le lijujLie Sri- r.iii<lii pir In rh;ilciii' jiisiiii'à inliUraliail îles cinolkiilPt. -A. l-iiipE liiiiisvomli-. — B. r,oii[ie loin;iUicliiiii|p. H.f^iiial .le Hiivcrs: I..liiiiiellcit liomopi'nes; i, l.iiuf lies ^liii^c's ; i-, corpuscule* osseux. — Gl)0 dijiui.
espèces de lamelles est di'i â de petits iionts à bords sinueux, forniés d'une nialièri-seinlilahle à celle des lamelles lioniut^ènes et ayant les mêmes piopriélt-s optiques. Ce,-; ponts inleirompent la lamelle sti'iée en réunissiuil lestleux lamelloslioniogènes voisines.
Celte slMictui'e des lamelles osseuses se voit aussi bien sur di's coupes lont-itudinales (lisî. 101, l!) que sur des coupes transversales (li},'. 101, A). Cila luoiive que la strialion est réellement (utiduile par de jielits p(;nls, e1 non pas par des lames lonfciludinali-s, roiiune on pomiai: lecroiri! si ras[Kit sliié ne se nion- Irail (pie sm' des c(mpes liansversdes.
Ces ponls d(mnenl aux sysl(''ines de lamelles l'aspcel d'nne ('toile
TISSr OSSKIX.
lîssi'o. iVoM relie observation qui a du conduire Sharpey* à ronsidérer la substance osseuse comme (tomposée tout entière de fibres passant les unes par-dessus les autres comme la chaîne et la trame d'une élofl'e. Cet auteur alfirme avoir obtenu après la décalcification au moyen de Tacide cblorhydrique des préparations tout à fait démonstratives, et Kolliker, qui a vu ces })réparations à Ix)ndre>, confirme le lait, mais sans mentionnei* en aucune façon qu'il «lit renouvelé Tcxpérience. Nous avons essayé le procédé indiqué [)ar fauteur, mais nous n'avons [)as réussi à voir la texture fibreuse dont il parle.
Exanen éem lamelles osseaaes et des fibres de Sliorpej ik la
iMMière polarisée. — Pour félude des os à la lumière ])olarisée, les préparations opatpies ne conviennent pas. Le meilleui* procédé consiste à placer les coupes dans du baume du Canada sec, cl à cbaufter assez longti^mps pour que le baume pénètre dans les corpuscules et les canalicules et les rende transparents.
Tne coupe longitudinale d'un os de grenouille préparée de relie façon et examinée au microscope à la lumière polarisée sur champ noir, c'est-à-dire lorsque les deux niçois sont croisés (voy. [). ;{7), est tantôt lumineuse, tantôt obscure. Kn faisant tourner la préparation sur la platine (et avec un peu d'exercice on arrive a exécuter facilement cette manœuvre sans lui faire quitter le champ du microscope), on voit qu'elle est brillante dans (ouïes les positions, excepté suivant deux diamètres perpendii'ulaircs Fun à l'autre et perpendiculaires ou ])arallèles au plan de polarisation des deux niçois.
L'ne coupe transversale de la diaphysed'un os long de mammifiVe, examinée dans les mêmes conditions, montre sur un champ obscur une croix brillante autour de chaqu(» canal de Havers (ûjf. 10:2). Toutes ces croix sont orientées de la même façon. Quand on fait tourner la préparation sur la platine, elles ne changent pas d'orientation; elles ne pioviennent donc pas d'une siruclure particulière des lamelles en certains points.
Parmi les svstèmes intermédiain^s, ceiix dont les lamelles sont dirigées parallèlement ou perpendiculairement aux branches des croix brillantes sont aussi brillants; ceux dont les lamelles sont dirigées oblicpiement par rapport aux croix sont au contraire obscurs^ En faisant tourner la préparation, les lamelh^s des sys-
Stnicluiv
d'après Sharp «y.
Coiipp
transversale
d'un o* do
uiammifèn*.
Cniix bril-