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CONSIDÉRATIONS PHYSIOLOGIQUES SUR LE TISSU CONJONCTIF

Le tissu conjonctif est répandu dans toute la masse du corps. Son importance est considérable par la place qu'il y occupe et par son rôle physiologique. Ce rôle est double et doit être considéré au point de vue mécanique et au point de vue de la nutrition.

Au point de vue mécanique, ce tissu, comme Bichat l'a si bien

TlSSl' CONJONCTIF. — CONSIDÉRATIONS PHYSIOLOGIQUES.

esposé, soulienl les organes, les entoure en leur formant une sorte de capsule et pénètrf dans leur intérieur pour leur constituer une chaipente solide. Pour les protéger, il forme aux vaisseaiii et aux nerfs une gaine qui les accompagne jusque dans leurs dernières i-aniifications. Sous forme de ligaments, il inainlieut en conlart les surfaces articulaires ; sous celle de tendons, il permet aux muscles d'agir sur les leviers osseux daas des points bien limités.

Les tendons et les ligaments, aussi bien que le périoste, autre membrane fibreuse, sont en continuité aver le squelette, et ils en sont pour ainsi dire des parties constituantes, comme il ressortira de l'étude du développement du tissu osseux. Les autres parties du tissu conjonctif sont surlout destinées k la protection, soit du corps tout entier, soit des organes. Ces derniers, s'ils étaient réduits  leurs éléments anatomiques essentiels, si le tissu conjonctif ne venait' se mêler à ces éléments pour en régler l'ordonnance et iolei'poser entre eux des parties plus solides, auraient le plus souvent une mollesse telle que le moindre choc viendrait les troubler et compromettre la vie de l'individu.

Au point de vue de la nutrition générale, le tissu conjonctif a une importance de premier ordre, surtout si l'on considère cette partie du système conjonctif qui n'appartient pas spécialement au squelette. Les fibres et les membranes dont il est l'orme constituent un système continu à lui-même dans tout l'organisme, en sillonnant et en cloisonnant en divers sens un vaste réservoir dont toutes les cavités communiquent entre elles. Kn font partie aussi bien les grandes cavités séreuses que les interstices du tissu conjonctif lâche. Ce réservoir appartient au système lymphatique, et dans toutes ses parties il contient les éléments de la lymphe. La communication directe des glandes cavités séreuses avec les vaisseaux lymphatiques est un fait définitivement acquis à la science. On discute encore aujourd'hui l'origine des vaisseaux lymphatiques dans les mailles du tissu conjonctif lâche, mais à propos du système lymphatique nous exposerons une série de faits qui tendent à prouver qu'ils prennent réellement leur origine dans les interstices de ce tissu.

La lymphe est contenue entre les différentes parties constitutives du tissu conjonctif, et elle existe partout où se trouve une maille de ce tissu. Comme il pénètre dans l'épaisseur de tous tes organes pour en séparer les éléments (faisceaux primitifs des

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