I Afirk vcr$ale« après
une a séjourne dans une solution d acide osmique a 1 pour 100, macémiion
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assez longtemps pour que tousses tubes soient lixcs, il n'y a ce- osmique. pendant pas pris une consistance sufllsante pour qu'il soit possible d'y pratiquer des coupes transversales. On pourra lui faire acquérir cette consistance en l'immergeant pendant vinj^l-quatre heures dans l'alcool, puis vingt-quatre heures encore dans une solution lég«>re dégomme arabique, et enfin un jour entier dans l'alcool fort.
Les coupes transversales doivent être extrêmement minces; pour les réussir, il faut suivre le procédé indiqué un peu plus haut (p. 7-41). On obtiendra ainsi des parties de la coupe d'une minceur cxlrême, sur lesquelles on pourra faire une bonne observation, A mesure qu'elles sont enlevées par le rasoir, les coupes sont placées dans l'alcool, mises sur la lame de verre dans quelques gouttes du même liquide, que l'on enlève ensuite avec du papier à filtrer; on laisse alors tomber sur la préparation une goutte d'eau et l'on place la lamelle ; puis, sur un des bords de cette dernière, on dépose une ou deux gouttes d'eau phéniquée et l'on place le tout dans une chambre humide. Vingt-quatre heures après, la petite quantité de gomme que renfermait la préparation étant dissoute, on remplace l'eau par de la glycérine.
Les préparations que Ton obtient ainsi présentent, dans leurs parties les plus minces, des tubes nerveux dont les aspects différents permettent d'apprécier la disposition et la signification des couches concentriques de la gaine médullaire. Dans certains de ces tubes (fig. 247), la membrane de Schwann fomie une circonférence régulière à l'intérieur de laquelle la gaine de myéline dessine un anneau fortement coloré en noir. Au centre de cet anneau se trouve le cylindre-axe, sous la forme d'un cercle granuleux dont le diamètre est beaucoup plus considérable que si la préparation avait été faite par d'autres procédés de durcissement (acide chromique , bichromate d'ammoniaque , etc.). Dans d'autres tubes, la gaine médullaire, au lieu d'être représentée par un seul anneau, paraît formée de deux anneaux concentriques dont l'interne est le plus mince ; ils sont séparés l'un de l'autre par une bande claire. Dans quelques tubes, il existe une disposition semblable à la précédente, mais avec cette différence que l'anneau externe de la gaîne médullaire est le plus mince, tandis que l'anneau interne est le plus épais. Il arrive aussi que
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diverses qiio
présenta la
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les deux anneaux sont d'égale épaisseur. Enfin, il esl un dernier aspect que présentent les tubes nerveux : la gatne médullaire n'est pas décomposée en anneaux; occupée à son centre par
Fjg. 'HT. — Section Iransvertalc clu sciatique du chien, Tnite ni <lu nerf par l'actiun suci'cssîvg île l'acide osmique i 1 pour 100, de l'alcool, di b gamme et de l'alcool. Cunservalion clans la glycérine. — gl, gaine lamcllraK: (c, tissu conjonctif intrafascieuliiire; ca, cjlinJre-aie ; my, gaine île mj(li««: ef, Inbc nerveux cnupé an viisinaye d'un élraiiplement annulaire ; cap, cipifl»irt 9ant;uin. — 400 Jian:.
le cylindrc-axc, dont Icdiamèlie est singulièrement réduit (voy. également fig. 242), elle est moins noire que dans les autrestuW à la périphérie clic forme une série de festons convexes.
Lorsque l'on connaît les étranglements annulaires et les inrisnres obliques, il esl facile de donner l'explication de ces diffé- - rcnls aspects que présentent les lubes nerveux. Siaous supposoK un de CCS tubes sectionne à ta partie médiane d'un segment cylindro-conique, la gaine médullaire coupée à ce niveau fonnen un anneau simple ; si, au contraire, la section a atteint un tube nerveux au niveau d'une incisure, la gaine médullaire fonnen deux anneaux, l'interne correspondant au segment cylindroconique emboîté, l'externe au segment emboîlant. L'épaisseur relative de ces anneaux devra varier suivant que la section aura atteint un point de l'incisure plus ou moins profond. Quant â h dernière des formes affectées par les tubes nerveux, elle dépeail de ce que ces tubes ont été coupés un peu au-dessus ou un peu au-dessous d'un étranglement annulaire, au niveau de l'undfi
enflements qui le limitent, les festons périphériques corresponant aux côtes que possèdent ces renflements.
En terminant, il convient d'insister sur ce fait, quelescylindresxes, étudiés sur les coupes transversales des nerfs après l'action e l'acide osmique, ont un diamètre relativement considérable. le diamètre correspond à peu près exactement au ruban cenral clair que montrent les tubes nerveux dissociés après macéation dans le même réactif.
On peut du reste s'assurer, en examinant des nerfs vivants, ans addition d'aucun liquide, que l'acide osmique, en fixant les ylindres-axes, leur conserve à peu près leur diamètre normal. let examen peut être fait sur des parties vivantes, des muscles par xëmple, enlevées à un animal à sang froid que l'on vient de acrifier. Mais dans ces conditions il est toujours difficile et insufisanty soit parce que les tubes nerveux sont mélangés à d'autres léments qui les masquent, soit parce que ces éléments, surtout 'il s'agit de fibres musculaires, en revenant sur eux-mêmes, léterminent le retrait ou plutôt le tassement des nerfs qui les acompagnent. Aussi est-il bien préférable de faire l'étude des nerfs ivants sur le poumon de la grenouille, en utilisant l'appareil [ue Holmgren a imaginé pour observer la circulation dans cet orfane (voy. p. 601). 11 est nécessaire seulement que le poumon soit gonflé (ce qui se faità la volonté de l'observateur) jusqu'à l'arrêt le la circulation capillaire. Dans ces conditions, les petits nerfs à nyéline qui parcourent en tous sens le sac pulmonaire étant égulièrement tendus, la plupart des détails de leur strucure peuvent être exactement appréciés. C'est ainsi que les ttranglements annulaires, les noyaux des segments et le prooplasmaqui les entoure, lesincisures obliques sont bien visibles, tirtout si l'observation porte sur des nerfs qui ne contiennent [ue quelques tubes à myéline, et si elle est faite avec un bon Dbjectif à immersion et à correction. Cette observation suffit i démontrer que toutes les dispositions qui ont été reconnues lans les tubes nerveux à myéline, à l'aide des réactifs variés dont 1 a été question jusqu'ici, ont une existence réelle, et ne doivent >as être considérées comme produites par ces réactifs.
Les tubes nerveux examinés ainsi à l'état vivant montrent sur eurs bords un double contour bien marqué et un large ruban .entrai. Le double contour correspond à la gaîne médullaire, le iiban centi^l au cylindre-axe. Il est facile d'établir que le double
Examen des
nerfs à l'élnt
Vivant.
Double
contour des
tubes ner*
veux.
contour limite en dedans et en dehprs la gatne médullaire. En etTet, les incisiires obliques, qui appartiennent à cette gaine el qui dépendent absolument d'elle, s'étendent jusqu'au contour interne et ne le dépassent pas. Le point où elles s'arrêtent en d^ dans est nécessairement la limite du cylindre-axe et de la gaine médullaire. Le diamètre relativement considérable du cylindreaxe peut donc être reconnu sur les nerfs vivants comme sur les nerfs traités par Tacide osmique, et cette observation permet d'apprécier la haute valeur, bien connue du reste, de ce dernier réactif comme fixateur des éléments les plus délicats de l'organisme.