‹ Traité technique d'histologieChapitre 75 sur 106 · XERFS. — FIBRES DE REMAK · texte numérisé non relu

XERFS. — FIBRES DE REMAK

l'état absolument frais; d'autre part, comme Tacide osmiquc n'agit que pendant un temps très-court, il est possible de colorer ensuite les éléments par le carmin. Une petite portion du nerf pneumogastrique, dissociée dans une solution d'acide osmiquc à 1 pour 100, lavée ensuite à Teau distillée, placée sur une lame de verre dans une ou deux gouttes d'une solution de picrocarminate à 1 pour 100, recouverte d'une larnelle et déposée pendant vingt-quatre heures dans une chambre humide pour éviter l'évaporation, la glycérine étant ensuite substituée au picrocarminale, fournit une préparation démonstrative dans laquelle il est facile d'observer, d'abord à un faible grossissement, le réseau des fibres de Remak.

A un grossissement plus considérable, on reconnaît que les travées du réseau, c'est-à-dire les fibres elles-mêmes, possèdent une slriation longitudinale bien marquée. Ces fibres paraissent formées par des bâtonnets disposés les uns à côté des autres. Les noyaux ovalaires qui les recouvrent sont noyés dans une masse piX)toplasmique qui s'étend à la surface de la fibre et paraît rneme pénétrer dans son intérieur. Il est (iicile de s'assurer que ces noyaux sont toujours appliqués à la surface des fibres. Parfois cependant ils paraissent ^'^ ^^- — P<>rtion du r.-

4^ j , , . . , seau des fibres de Uc-

etre dans leur épaisseur; mais une obser- mak du pneumogastrique du chien, isolée par dissociation directe du nerf dans une solution d'acide osmiquc à 1 pour 100. Coloration au picrocarminatc. Conservation dans la glycérino. — n, noyau ; p , protaplasma qui rcntoure; b, stries qui correspondent à des fibrilles. — 40J diam.

vation attentive conduit à reconnaître qu'ils sont en des points où deux fibres de Remak viennent de s*unir ou sont prés de se séparer, de telle sorte que, situés au milieu d'une travée formée de deux fibres, ils appartiennent en réalité à l'une d'entre elles (voy. fig. 248).

Après qu'elles ont subi l'action de l'acide osmique et lorsqu'elles ont séjourné vingt-quatre heures dans le

Slriation luii

l^itudinalc

des fibms de

nemak.

Fibrcn ilo Remak dissociées aprc) l'action du bichromate d'ammoniaque.

Varicoiilcs des libres âv Remak aprè:* l'action du bichromale d'ammoniaque.

picrocarminale, les fibres de Remak ont une coloration faible; elle suffit néanmoins à les faire distinguer des fibres du tissu conjonctif. On peut les colorer plus fortement, tandis que les faisceaux connectifs restent incolores, en traitant la préparation par une solution faible de rouge d'aniline, et en la soumettsA ensuite à l'action de la glycérine.

Lorsque des nerfs ont séjourné plusieurs mois dans une solutioo

de bichromate d'ammoniaque i 2 pour iOO, ils y acquièrent nie certaine consistance, et œpendant il est encore facile d'en desocier les éléments et de les colorer au moyen du picrocarminate d'ammoniaque. Dans ces préparations, les fibres de Remal se montrent avec un caractère tout spécial, qui permet également de les distinguer des fibres ronnectives. Il s'y produit un état variqueux bien accusé, tandis que les faisceaux connectifs conservent, dans ces coQdilHms, leur forme ondulcuse et leur aspect soyeux caractéristique.

Ces varicosités, comparables i celles qui se produisent si facilement dans les fines blanches des ramifications terminales des nerfs où elles sont bien connues

Remak. et G, fibro iW Remaic du pneu- j^ j^yg j^g histolOffistCS, résultent

mogaslnqiie du chicii, isolée après ma- o j

ccralion du nerf dans une solution de d unc transformation particu-

bichromated'ammoniaqueàâpourlOO. y^^^.^ ^^ ^^ SubsUmCC dcS fibrilles

Coloration par le picrocarminale, con-

scrvnlion dans la glycérine. — f, va- nerVCUSCS. LcS fibrcS dc Rcmak,

cuoies; *», noyaux. --^ diam. ^^j pi^t^^ j^g travées du réscau qu'elles composent, sont formées, ainsi qu'on peut si bien le reconnaître sur des piéparations obtenues au moyen de l'acide osmique , d'un nombre plus ou moins considérable de fibrilles placées les unes à côté des autres. Sous l'influence du bichromate d'ammoniaque, il s'est produit dans ces diverses fibrilles des vacuoles arrondies de diamètre variable , caractérisées,

FiG. liill. - 1>. l'aiM-» au de libres d,

NERFS. — TISSU CONJONCTIF. 75 i

comme tout ce qu'on appelle vacuoles en histologie, par une réfringence moindre que celle de la substance voisine. Aussi deviennent-elles obscures quand on en éloigne l'objeclif, bien qu'elles soient en réalité des corpuscules convexes. Ces vacuoles sont échelonnées le long des fibrilles nerveuses de manière à les rendre moniliformes, et, comme, dans une môme fibre de Rcmak, elles ne se trouvent pas au même niveau sur les différentes fibrilles, leur ensemble donne une figure irrégulière dans laquelle il est difficile de saisir leur ordonnance par rapport h chaque fibrille.

Sur les coupes transversales de nerfs faites après durcissement par l'acide chromique ou le bichromate d'ammoniaque (voy. fig. 246), les fibres de Remak se montrent, après coloration par le carmin, sous la forme d'îlots rouges plus ou moins étendus, suivant que la préparation provient de tel ou tel nerf. Dans les gros troncs nerveux de la vie animale (scialique^ médian, radial, cubital, etc.), ils n'occupent qu'une faible partie de la surface de coupe; dans tous les nerfs organiques, oérébiaux ou sympathiques, leur étendue est au contraire considérable, relativement au nombre des tubes nerveux à myéline.

Quels que soient les nerfs que l'on considère, les îlots qui correspondent aux fibres de Remak sur les coupes transversales, paraissent formés par un très-grand nombre de petits cercles à peu près d'égal diamètre, colorés en rouge et placés les uns à coté des autres. Ces cercles ne correspondent pas aux fibres de Remak elles-mêmes, mais aux fibrilles qui entrent dans leur composition.

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