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NOTIONS ACQUISES SUR LES ORGANES DES SENS

les cellules sensorielles gustatives. Grâce à cette méthode, on ceuaie» peut encore observer, dans répithélium qui entoure les bour- 8"»*■^'••• geons du goût, des fibres nerveuses intraépithéliales semblables à celles de la cornée. Ces fibres, qui dépendent de la sensibilité générale, jouent un rôle important dans la protection des appareils nerveux sensoriels; sans elles, ils seraient exposés aux traumatismcs de la mastication. Leur action physiologique se rapproche donc de celle des nerfs de la cornée, dont la sensibilité est si nécessaire à la conservation de Tœil et de la rétine.

A priori, il est difficile d'admettre que les nerfs du goût ou de l'olfaction soient excités directement par les substances sapides ou odorantes. On doit croire plutôt que ces substances agissent d'abord sur les cellules sensorielles et que celles-ci réagissent sur les terminaisons nerveuses en les excitant. On ne saurait concevoir, en effet, que les fibres ner\'euses, étant de simples conducteurs, puissent apprécier, par elles-mêmes, une saveur ou une odeur.

Arrivons maintenant à la comparaison de la rétine avec les autres épithéliums sensoriels. Evidemment, les cellules visuelles çeiiau» sont les équivalents des cellules gustatives, des cellules olfactives et des cellules du tact. Elles sont en rapport avec les fibres du nerf optique; mais celles-ci ont traversé auparavant deux plexus, à la formation desquels elles concourent : le plexus cérébral et le plexus basai. De plus, ces fibres se sont perdues dans des cellules nerveuses ou ganglionnaires pour se reconstituer au delà avec des modifications considérables. Par exemple, après qu'elles se sont répandues à la face intei*ne de la rétine, les fibres du nerf optique semblent se terminer toutes dans les cellules multipolaires par leur prolongement cylindraxile, tandis que les prolongements protoplasmiques de ces cellules vont se rendre dans le plexus cérébral. Les prolongements protoplasmiques des cellules multipolaires sont donc, pour un certain trajet, les seuls conducteurs des impressions visuelles. On peut répéter à peu près, pour les cellules bipolaires, ce qui vient d'être dit des cellules multipolaires. Ces deux espèces de cellules nerveuses, ainsi que les cellules unipolaires, doivent être considérées, la science autorise à le faire, comme autant de petits plexus auxquels sont annexés des organes spéciaux, le noyau et le globe ganglionnaire (voy. page 979).

Cellules audiliveii.

Ces organes jouent probablement un rôle très important dans la sensation : celui de modérateurs ou équilibrateurs, ayant pour but d'entraver Téblouissement.

Il est inutile de revenir sur l'analogie de constitulion de l'épithélium des crêtes et des macules auditives avec Tépithélium olfactif et avec la couche neuroépithéliale de la réline (voy. page 1010).

Dans le canal cochléaire, on dirait que la nature a disposé les choses pour que les fibres du nerf acoustique ne soient excitées directement que le moins possible par les ébranlements du son. En laissant de côté le nerf cochléaire qui est placé au centre da limaçon et qui, par son ensemble, constitue une masse difficile à ébranler, pour ne s'occuper que des fibres terminales, ne sera-t-on pas frappé de voir ces fibres traverser la membrane basilaire tout près de son insertion à la lame spirale osseuse. là où les vibrations de la membrane doivent être réduites à leur minimum? Au delà, transformées on fibrilles délicates et dépouillées d'enveloppes protectrices, après qu'elles ont traversé les piliers internes de Corti, elles sont plongées dans un liquide, ne touchant aucune partie résistante pouvant leur transmettre des vibrations. Lorsqu'elles ont traversé le tunnel, elles se mettent en rapport avec les cellules de soutènement, dont le corps délicat a certainement une consistance très-molle. ')n dirait que, pour assurer la pureté de la sensation, rexcitation ne doit porter que sur les cellules ciliées, et encoi-e sur um* partie seulement de ces cellules, les cils auditifs; car clle> sont noyées dans la masse molle de leurs cellules de soutènement respectives et n'éprouvent pas, sans doute, d'ébranlement latéral. Le nerf n'est donc pas excité directement par les vibrations. 11 est probable que la cellule, excitée par ces vibrations, réagit physiquement ou chimiquement sur la librillo nerveuse auditive avec laquelle elle est en rapport.

Tous ces faits établissent que les parties essentielles des organes des sens, muqueuse olfactive, l'étine, macules et crêtes acoustiques, organe de Corti et môme organe du tad. sont construites d'après un niénie plan.

GANGLIONS ET CORDONS SYMPATHIQUES lOît

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