‹ Traité théorique et clinique de percussion et d’auscultation, avec un appendice sur l'inspection, la palpation et la mensuration de la poitrineChapitre 3 sur 151 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

donc nécessaire de coordonner avec impartialité ces idées si controversées, et de faire en sorte de les utiliser dans un ensemble nouveau, qui tienne compte, nonseulement des faits d'observation et d'expérimentation, mais encore des inductions théoriques déduites des signes physiques observés.

C'est ceLte tâche difficile, je le reconnais, que j'ai tenté d'accomplir. Plus d'un demi siècle s'est écoulé depuis que Laennec à publié son immortel ouvrage. Il est hors de doute, pour tout esprit impartial, que cette œuvre prodigieuse, accomplie par lui dans un temps si court, ne peut échapper à la loi du progrès inévitable de tout problème scientifique. C'est d'ailleurs ce qu'ont démontré les travaux accomplis.

Au professeur Skoda revient le mérite d'avoir donné une impulsion nouvelle à l'étude de l'auscultation et de la percussion, en envisageant son sujet au point de vue physique ou scientifique, et beaucoup d'observateurs ont été conduits, comme le professeur de Vienne, à formuler des vérités importantes nouvelles, mélangées à des erreurs faciles à reconnaître.

Dans la genèse des signes de percussion et d'auscultation, il y a à tenir compte de trois facteurs principaux : d'abord de l'élément d'observation clinique, puis de l'élément théorique et expérimental, et enfin d'un principe intermédiaire, négligé bien à tort jusqu'ici, et que j'ai signalé dès 1865. Je veux parler du principe qui ressortit à certaines conditions physiques des organes pulmonaires sans altération anatomique

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