PRÉFACE. VII
de leur tissu. En adoptant ce dernier facteur, on s'éloigne forcément de la conception première de Laen- .nec, qui a cherché à attribuer chaque signe d'auscultation à une lésion spéciale, comme cause nécessaire.
Dans une première partie, j'ai exposé la technique des bruits ou sons de percussion et d'auscultation, en tenant compte des origines rappelées tout-à-l'heure. Il en résulte une classification spéciale.
1° Pour les bruits de percussion, cette classification estbaséesurlatonalité,rintensité et le timbre desbruits.
2° Pour les signes d'auscultation, en formulant la théorie de la béance de l'arbre aérien au niveau des organes pulmonaires, j'ai été amené à faire un groupe important désignes fondés sur les modifications de cette béance, dues à des conditions physiques subies par le poumon sans lésions de son tissu. Ce sont les respirations que j'appelle anomales, où sont compris les prétendus râles secs et les bruits dits indéterminés.
Les deux autres groupes des signes d'auscultation se rattachent à des lésions anatomiques de tissu, et comprennent : l'un les respirations cavitaires; l'autre les signes dus à des exsudais morbides.
Quant à l'auscultation du cœur, les données physiologiques si précises fournies par les tracés cardiographiques de Ghauveau et Marey, m'ont permis de simplifier l'étude des bruits cardiaques normaux et morbides.
Tous les signes de percussion et d'auscultation pas-