VOIX NORMALE
Mirquoi la voix perçue sur les parois thoraciques n'est pas même que la voix glotlique, et consiste en un bourdonnent tout différent. Mais cette différence ne trouve-t-elle is sa raison d'être dans le voisinage des vides aériens fcants, qui font l'office d'une cavité résonnante, à laquelle ni transmises les vibrations solidiennes des parois, vibrabns qui se modifient par ce passage dans un milieu de •nsilé différente ?
Il reste à expliquer comment les sons aigus, ou plutôt 6 sons de fausset ou de tête ne se transmettent pas aux ;rois thoraciques comme les sons de poitrine. La physio-
;ie peut encore nous en fournir la raison. Dans les sons
tête, dans les sons aigus de la voix, les cordes vocales, tome l'ont démontré Mûller et Donders, ne vibrent que t leur bord libre (1), qui se rapproche d'autant plus que json est plus élevé, tandis que le reste des cordes vocales, dehors des deux rubans gloltiques, reste immobile] us qu'au feau de leur insertion. On s'explique ainsi que le moubent vibratoire ne se communique plus aux parties [ides du larynx, comme dans les notes graves, et ne se fpage pas aux solides de la cage thoracique. Cette théorie de la voix thoracique chez l'homme sain [aît donc conforme aux faits physiques et physiolo-
ues (2). Quant aux modifications pathologiques de la
.) Tous les physiciens, dont les opinions différent sur la production
vibrations, sont d'accord sur ce siège limité, qui a été démontré
des examens laryngoscopiques pendant l'exercice du chant
Mai eu récemment l'occasion de vérifier la transmission delà
grave par les solide*, et l'absence de cette transmission pour la
«gué. Je me trouvais assis dans un jardin sur un banc de bois à
es . longjtad inales sur lesquelles mon dos était apnS Deux per-
m^£™» ^PPuyées à l'autre extrémité du ban/en catlsa," a grave de i un> trans par ,0s lrj ,les sur ,
-nsonner dans ma poitrine et l'ébranler d'une m !
e^XbtaU^SqUe laV°IXplUS dC -"interlocuteur
m AUSCULTATION RESPIRATOIRE.
voix thoracique, nous verrons que d'autres explications
sont nécessaires.
Signification. — L'existence de la voix thoracique nor- i maie, comme celle du murmure respiratoire de l'homme sain, 'n'est pas une preuve absolue de l'intégrité des organes! respiratoires. Sa constatation révèle avant tout une tonalité! de la voix assez grave pour faire vibrer les solides intraet extra-tboraciques, tandis que son absence se rattache sim-1 plement à une voix aiguë et grêle chez les individus parj| faitement sains. Cette distinction physiologique est d'une réelle importance, comme nous le montrerons à propos» des signes morbides.
3" toux volontaire. — Je consacre cette troisième divil sion à l'élude des bruits respiratoires normaux, parce qu'il est nécessaire de savoir par quels phénomènes d'ausculta« lion est caractérisée la toux chez l'homme sain, afin de bie« apprécier les signes anomaux qu'elle fournit.
Lorsqu'on dit à un individu, dont les organes respiratoires sont dans un état parfait d'intégrité, de tousser fortement pendant qu'on l'ausculte, on constate deux choses. D'abord il se produit un bruit sec et rapide tranjB mis à l'oreille, et qui est semblable au retentissement vocal: ensuite la respiration est modifiée en ce sens que l'expiration brusque constituant la toux est suivie d une inspiration plus profonde que les précédentes Cette dernière circonstance peut être utilisée toutes les fo.s que l'on ne perçoit chez l'individu ausculté qu'un murmure respiratoire faible et insuffisant, par une cause quelconque. Le bruit respiratoire est en effet mieux perçu immédiatement après que l'individu a toussé.