‹ Traité théorique et clinique de percussion et d’auscultation, avec un appendice sur l'inspection, la palpation et la mensuration de la poitrineChapitre 34 sur 151 · VOIX NORMALE · texte numérisé non relu

VOIX NORMALE

espiratoires au delà de la glotte, aucune consonnance ne e produit dans la colonne d'air arborisée dans le poumon, til n'y a aucune propagation de la voix dans cet organe, l'est cequiest arrivédans ma deuxième expérience (p. 171), ù un bruit glottique ayant eu lieu par aspiration au niveau u larynx qui coiffait le tube du spiroscope, ce bruit n'était ullement perçu au niveau du poumon, quoique le courant e la colonne d'air fût dirigé vers l'intérieur de l'organe, le leur côté, Bondet et Chauveau ont fait vibrer l'air de ji trachée d'un cheval, en soufflant dans une anche memraneuse fixée au bout libre d'un tube introduit entre les ivres d'une plaie pratiquée à la partie antérieure de ce induit, et le retentissement du son, engendré ainsi dans es conditions qui se rapprochaient autant que possible des pnditions de production de la voix, était absolument nul p. niveau des parties saines du poumon au niveau desquelles oreille était appliquée (1).

, 11 faut conclure de ces faits physiologiques et expérimenux : 1° que les vibrations pour la production de la voix ne | font pas de même pour les sons graves qui donnent lieu [la voix intrathoracique, et pour les sons aigus; 2° que la Mismission des sons glottiques à la poitrine ne s'effectue is au moyen de la colonne d'air intra-pulmonaire. Cette dernière proposition est contraire à l'opinion de «coda et d'autres observateurs, qui regardent l'air comme î seul véhicule des vibrations en pareil cas. Il est cepenwit reconnu que les sons se transmettent plus facilement tas les solides et les liquides que dans l'air. Et d'ailleurs 3 expériences directes que je viens de rappeler montrent

1) Dans mon mémoire de 1865, j'avais attribué la voix thoracigue "nale à la transmission delà voix glottique aux parois thoraciques ravers le poumon, à la fois par la colonne d'air et par les solides de -organe Los expériences dont il vient d'être question doivent raaestemen faire rejeter la possibilité de la transmission des sons glotues par 1 air intra-bronchiquc.

WOILLEZ. j j

que leur théorie n'est plus soutenable, et que la transmision des oscillations vibratoires se fait, dans 1 état normal d'abord par les solides, dont les vibrations sont ensuite transmises à l'air des cavités aériennes formant une caisse de résonnance. Voici, suivant moi, comment on peut exph- ,

riiipr cette théorie. . .

Dans le chant, on a distingué, des notes de poitrine et des notes dites de tète on de fausset. Les premières, cornpr nant les uotes graves, fout vibrer les enta vocales lut entières, dans leur moitié intercarflagmeuse aussi bien que dans leur moitié interligamenteuse, au niveau de leur partie libre comme au niveau de leur insertion aux aro laryngiennes : en un mot, clans toute leur étendue 1 du s te leur épaisseur. Dans ces conditions de production des sons graves ou de poitrine, qui « , propagent chus le thorax à l'auscultation, on conçoit tres-1 en que les i a ions se transmettent des cordes vocales vibrant es al parois laryngiennes et, par suite, soit dans les solides du ,» n s„it même dans ceux des parois thoraeiquJ au niveau de la base du cou, voisine de la trachée, et d od l'ébranlement vibratoire s'étendrait aux parois thorae.ques, en con Tuant secondairement dans les cavi! s aériennes I "interprétation est conforme à la loi M»M transmission plus facile du son par les solides que par S" ainsi que l'a prouvé Biot par son expérience bie 1 flite sur les conduits de Marly à Luciennes D pins, F. Savait a établi que le mouvemenv, atone na mis entre des corps solides contigus produisait des ubia Zs encordantes, comme si elles étaient un seul et même corps (1). U y a des lors a rechercha

(1) F. S»™., An... <le cMmie cl Je ^'^^tufA

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