UTRK V. CHÀFITIIS h
heure au bureau ^ y travailler tous les jours dans le même ordre et se retirer à la même heure. En observant cette routine , il évitera l'agitation morale et prendra des habitudes de calme ^ de travail et de décision qui lui permettront d'expédier beaucoup de besogne sans Atre jamais ahuri.
» Un banquier doit encore économiser le temps en ayant avec ses habitués et le public des communications aussi courtes que possible. Il ne doit jamais encourager la conversation sur un sujet autre que celui dont il est question , et il fera bien de recevoir son monde delH)ut, afin qu*on reste moins longtemps à l'entretenir. Le mobilier du bureau doit être arrangé de manière que le tHége destiné à l'habitué soit plutôt à côté de la porte qu'auprès du feu. Il est utile aussi que le bureau soit placé de manière à avoir une porte pour le public et une autre qui communique avec les bureaux des commis, afin de pouvoir^ au besoin , vérifier à Tinstant un compte , etc. Il n'est pas bon qu'un habitué qui présente des valeurs importantes à l'escompte , assiste à la délibération du banquier : il vaut donc mieux établir l'usage de la présentation préalable au bureau du principal commis^ qui vient consulter le patron et rapporte sa réponse.
» Un banquier doit prendre des moyens pour obtenir et se rappeler les renseignements qu'il reçoit. Il ne doit tenir lui-même aucun livre ^ mais il doit toujours avoir à son bureau : 1* le livre des balances générales où est inscrit^ semaine par semaine^ le mouvement de ses affaires; 2<' le livre des balances quotidiennes où se trouve un relevé^ jour par jour, de tous les comptes courants ; 3® le livre des balances hebdomadaires sur les escomptes » prêts j etc., obtenus par chaque habitué durant la semaine précédente'; 4fi le livre d'inspection où se trouve consigné le montant des valeurs souscrites par des personnes qui ne sont pas en compte avec lui; 5® le livre d'informations où se trouvent des renseignements sur le caractère et la solvabilité des personnes avec lesquelles il est en relations d'affaires; &* enfin le mémorial où sont inscrits les arrangements particuliers faits avec chacun .de ses habitués. Tout banquier ferait bien aussi d'avoir une liste de ses habitués , classés par profession , comme marchands de grains^ de cuirs, etc. 11 verrait d'un coup d'œil daus^etle classe sont ses relations et quels événements peuvent apporter du gain
HABITUDES IT HAUIIIS. 373
OU de la perte' dans tel ou tel commerce. Il trouverait aussi dans cette étude le moyen déjuger si les efTets que ses habitués lui présentent à l'escompte ont bien pour origine une opération de leur commerce ordinaire.
» Il importe beaucoup de tenir un livre de renseignements. Sans doute, un banquier dont la mémoire est forte et Texpérience grande^ pourrait s'en passer. Mais la mémoire la meilleure peut tomber en défaut^ et cela dans les occasions les plus importantes. D'ailleurs il arrive un jour ou Tau tre que le banquier est absent, ne fàl-ce qu'un moment^ et il emporte sa mémoire nvec lui...
» Un banquier peutobtenir des renseignements sur un commerçant, soit pour lui-même, soit pour un client, auprès du banquier de ce commerçant. Mais ces renseignements sont défectueux : le banquier auquel on les demande ne juge ordinairement de la solvabilité de ses habitués que d'après l'état de leur compte courant chez lui ; et si le compte se balance par un solde créditeur, les renseignements fournis par lui sont toujours favorables. En outre , le banquier peut avoir intérêt à maintenir ou à étendre le crédit de son client et à en dire , par suite , plus de bien qu'il n'en pense. Au contraire, les maisons qui exercent le même commerce se connaissent bien entre elles : le marchand en gros saitbien quelle est la solvabilité des marchands au détail qui font des affaires avec lui , et chaque banquier en a quelqu'un de chaque branche de commerce dans sa clientèle , auprès duquel il lui est facile de se renseigner. 11 peut trouver aussi d utiles indications sur les effets mêmes qui passent dans son portefeuille, s'il a le temps de les examiner.
» Il importe infiniment au banquier de se tenir au courant de la fortune et des affaires de ses habitués. L'habitué, lorsqu'il se met en compte^ fournit lui-même quelques renseignements. Bientôt les livres en fournissent d'autres : le total du compte courant indique l'importance des affaires ; l'état des balances atteste si le négociant a ou n'a pas beaucoup de fonds disponibles ; les effets disent s'il fait beaucoup d'affaires avec les mêmes maisons et si ces maisons sont bonnes. D'un autre côté, les acceptations d« client indiquent l'espèce de gens auxquels il a affaire ou qui ont l'habitude de lui accorder du crédit. Mais le meilleur moyen de se renseigner est de voir l'homme. Ce moyen, comme tous les
3T4 IJN9B Yi OUFflUr fe.
aigres, peirt trooiper ;iiiai8, en général, le pori et kRmaoièfee d*uu homme témoigaeai de son caractère. II j a des gdo» qui porésealent toujours par Tiatermédiaire de leurs emplojfés les borda- ; reaux à Tescompte^ etc. C'est fort bien tant qu'ils n'cmi |^ besoia d*uo crédit eiktraordinaire; mais s'ils ont besrâi d'un crédit qui dépasse les habitudes, le banquier doit faire Tenir le chef de la maison , et s'il a des doutes sur le caractère de soa dient , qu*il se rapporte à Timpression que produira la première entrevue : ne^f fois sur dix, cette impression ne le trcmipera pa&& Il n'est pas besoin d'étndier la phréuologie ou la pbysiognonomie pour appré> cier exactement le caractère d'un hosuae avec lequel on cause d'affaires.
» (Jn banquier de province peut bien plus facilement être renseigné sur le caractère et la solvabilité de ses habitués que le banquier de la capitale. En province, tout le monde connaît les afiaires de chacun , ses relations de famille,^ sa fortune, ses espé« rances et surtout ses habitudes.
9 Un banquier doit se diriger dans ses affaires par des principes géfiiéraux : il doit savoir d'avance s'il veut ou ne veut pas faire des avances sur hypothèques, sur contrats, sur connaissements, sur warrants, s'il veut escompter du papier qui ail plus de trois moâs à courir, etc.,. etc.
» Le grand avantage des principes générajux, c'est qu'ils économisent le temps. Lorsqu'un banquier répond à un habitué : ce II estcoatraire aux règles et principes de la. maison de faire des avances sur connaissement, » il n'y a rien à répliqser. A défaut de principes généraux , il faudrait s'expliquer, cauaer et courir le risque d'être surpris par un interlocuteur habile: et beau paorleur. Le banquier qui s'est imposé une règle, écoute patiemment, sans changer de réponse ni de résolution.
»41 est utile à un banquier d'avoir des principes généraux, et plus il acquerra d'expérience, plus il en aura; mais il n'est pas utile de les exposer et de les discuter à tout propos. En gtoéral , en cas de r^us, il vaut mieux ne pas meitiver. La scie^ee de la baniue est si peu répandue , que les explica^ons du baa^ier ne seraient paâ comprises. D'ailleurs quel ndsoimement pourrai t prouva à celui qui a besoin d'argent, que loi kanquier n'a pas^ toelde loi en. refuser t.. . On peut tmierfois, dan^certaimea» paf*
HÀiiTQiw Vf Witam. 375
f^, s'éfMltor defffrindpes généraux^ maitii est bon de ne 8'0H écarter si souTent , ni sans motifs graVe». ' n Bsns fes grandes filles , il Tant mienx prendre une on deux branches d'aflkîres que de se lirrer à foutes les opérations de banque. C^est ce qui se fait à Londres.
» Un Banquier doit être prudent lorsqu'il ourre un nouveau compte sur ses livres. Le nouveau cHent doit être présenté par quelque négociant dont il soit personnellement connu. Plus ce négociant sera considérable , plus la recommandation aura de poids. A cehri qui se présenterait sans parrain^ il faudrait demander de qutrl se recommande, et en même temps Tinterroger sur le genre d^aAtires qu'il fait, et sur le crédit dont il présume avoir besoin. IT devra dire dans cet entretien de quelle espèce et de quel caractère sont les eflëts qu'il apporte à Tescompte, et donner tous les détails qui méritent une considération particulière. C'est une grande faute à un commerçant de fournir au banquier chez lequel it ouvre ttn compte des renseignements inexacts. Tout banqmer craint les comptes douteux qui lui font soupçonner quelqwefraude^oorempleîde valeurs suspectes ^ et prend facilement ombrage. En général y il serait bon de ne jamais accepter le compte de celui qui a un autre banquier; on n*a le plus souvent deux banquiers que pour obtenir de Yna et de Tautre autant de cfécKt fBMr Ton peut. Si le cottiner^nl a qvitfté son banquier, il est bon de samiv pourquoi.
]> C'est une mauvaise politique d'attirer k soi la clientèle des aatares banquiers en ouvrant des crédits plus larges. C'est aussi le plus souvent une mauvaise politique d'avoir des clients éloignés dmit cm ne peut suivre les affaires...
» iln petit banquier ne doit pas avoir chez lui de gros comptes. Des banques, d'ailleurs bien administrées, ont été minées par un gFOSi compte* En effet si ce compte a besoin de crédit, il absorbe left ressources du banquier et l'oblige à restreindre le crédit de ses autres clients oa d'avoir recours, soit au réescompte, soit à quefapie autre mode d'emprunt. Le gros compte, fût-il toujours CBiditaur^ aurait encore de grands inconvénients. Un petit banquier ne peut pas employer un dépôt considérable de manière à le rdarouver en cas de besoin : et il est obligé, pour faire face aux de rtmbottBsementv d'augmenter son encaisse beaucoup
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plus que ne l'augmenterait un gros banquier. Ainsi 100^000 /. déposées dans une maison qui a 2 millions de dépôts, ne donnent pas lieu à une augmentation d'encaisse. Mais si cette somme est placée chez un banquier dont les dépôts ne s'élevaient aupa* rayant qu'à 300,000 l.y ce banquier doit é'ever son encaisse. On a vu de petites banques fort incommodées par le remboursement de sommes considérables qui avaient été déposées chez elles par des compagnies de chemins de fer.
B On peut diviser en cinq classes les effets présentés à l'escompte : — V Lettres tirées par les manufacturiers sur les mar"cbands en gros; — 2** Lettres des marchands en gros sur les marchands au détail;— * 3® Lettres du marchand au détail sur le consommateur; — 4<» Effets dont l'origine n'est point commerciale, mais dont la valeur est réelle^ tels qu'assignations sur rentes et baux, sur débiteurs par contrats^ etc.; ^- 5** Cerfs volants ou effets de complaisance.
» I^s effets des deux premières classes sont les meilleurs et ceux qui conviennent le mieux à l'escompte. Ceux de la troisième classe ne doivent pas être trop encouragés. Celui qui consent un billet ou une acceptation à son boucher^ à son boulanger^ à son tailleur, etc., est presque toujours un homme qui dépense plus qu'il n'a. Les gens rangés paient leurs fournisseurs argent comptant. Les effets deJa quatrième classe ne doivent pas non plus être encouragés : ceux qui ne sont pas dans le commerce n'ont que faire avec le papier de commerce.
» L'escompte doit toujours être refusé aux effets de la dernière classe. Un banquier expérimenté les reconnaît facilement : ils énoncent des sommes rondes^ aussi fortes que le timbre «ur lequel ils sont inscrits le permet; en générai leur échéance est aussi éloignée que possible^ et ils sont présentés à l'escompte aussitôt après le tirage. Les tireurs, accepteurs et endosseurs, sont souvent parents, amis, et ont des professions dont l'exercice ne donne point lieu à la création de papier de commerce entre eux.
» Dans les cas douteux, le banquier, avant d'escompter un effet, voudra consulter ses livres et y chercher une réponse aux questions suivantes : Quel est le caractère du client? La réponse est au livre de renseignements. Quelle est la balance ordinaire du compte ? la réponse est au livre des comptas courants, f^uelestfe montant
HiBiToi» iT MAïain. 377
des eficomples déjà ocasentis à ce client? La réponse est au grand livre des escomptes. Puis viendront d'autres recherches : quel est le rapport du compte d*escompte au compte courant? Les effets escomptés étaient-ils sur un grand nombre de débiteurs ou sur un petit nombre? Ces effets ont-ils été escomptés sur le crédit du client ou sur celui des autres signataires? Ces effets sont-ils régulièrement payés? Ensuite viennent les recherches sur les secondes signatures^ sur celle de Taccepteur. Voir le livre de renseignements. Quelles affaires peuvent avoir été faites entre le tireur et Taccepteur? Le tireur a-t-il déjà fourni des traites sur le même accepteur^ et ont- elles été payées exactement ? De ces traites^ en reste-t-il à échoir et quand vient leur échéance? « » Il y a des signes précurseurs de faillite qu*un banquier doit savoir observer. Lorsque, par exemple, la balance du compte courant diminue en même temps que les escomptes augmentent; lorsque les effets présentés à 1 escompte portent des signatures suspectes; lorsque les effets retournés ne sont retirés qu*avec lenteur, à la fin du jour; le tanquier doit se tenir en garde. Mais il doit se défier surtout des tirages croisés : dès qu'il en aperçoit, il faut aviser aux moyens de se débarrasser poliment du compte.
x> Le banquier doit exiger que le compte courant soit proportionné à l'importance des escomptes. Si le solde est faible, le banquier doit conclure que son client est embarrassé dans ses affaires ou qu'il va plus loin que ne le lui permet son capital.
B Ce qu'on appelle « nourrir un compte » est une opération qui demande quelquefois beaucoup de prudence, de tact et de persévérance. Un banquier, après avoir fait à un client des avances considérables, apprend tout-à-coup que ce client ne méritait pas sa confiance.. S'il supprime le crédit accordé ou le suspend, le client manquera et le fera perdre. Il convient quelquefois, en ce cas, d'attendre, d'accepter les bonnes valeurs, de refuser les mauvaises, de demander de temps à autre des versements et des couvertures, de manière à se remettre peu à peu en sûreté. Quelquefois il vaut mieux offrir une augmentation de crédit moyennant bonnes garanties, mais il faut prendre garde aux garapties difficileç à réaliser. On a vu des banquiers qui avaient fait des avances sur des gages de ce genre, perdre plus que s'ils avaient tout d'abwd accepté les chances d'une faillite du client. La plupart
37S liitm ▼• cBiOTm- u
ùtB ]»aiH|ues qui sont tcmbées, ont péri poor ii*afoir pM' su gpiécr une peste en face : d'abonioB avait ouverl un crédit svee' iuptudenoBy pais, poar nepasooniproi&ettreles fonds avanças, OD s'était ei^aigé davantage, puis davantage, jusqu'à ee que hsr sort d« la banque s'était Hé à celui du dient^ et à la fin 9^ avaient suecombé Tun et l'autre. »
On remarquera sans doute que dans FensenAle de ces^ préceptes, M. ()ilbart semble supposer que le banquier est libre de faire ee qu'il veut, de prendre tel ou tel papier^ de refuser tel ou tel autre. Cette liberté existe dans une certaine mesure k Paris, à Londres, et peut-^tre davis quelques autres grandes villes. Ma/s il en est autrement dans les villes de second, de troisième ordre et surtout dans les campagnes. Or il se fait, dans ces localités,* un grand nombre d'opérations de banque, plus difficiles qoe celLes des grandes places et qui demandent au banquier beaucoup de soin, d'intelligence et quelquefois d'invention. Les banques répandues dans les localités obscures sont nombreuses et dignes d'encouragement ou au moins de souvenir; ce sont en quelque sorte les pionniers de la civilisation commerciale, quf mènent rude vie et endurent les fatigues au profit de tous; qui vont à la recherche des capitaux et de ce qui, dans les campagnes, est plus rare que^ les capitaux, des aptitudes commensiales ou în^ <lustrielles. . •
Dans les villes même, il faut souvent traverser des temps fe^ durs, où les affaires sont rares et la concurrence ardente et aveugle. Il faut du travail pour se défendre des exigences* des capitalistes, du travail pour fixer une clientèle capricieuse, mobile, oublieuse des services rendus; et dans ces situations quelquef<»B extrêmes, on ne conserva pas sai» peine sa liberté. D'ailleurs les principes àioncés dans là citation ci-dessus sont sous tous les ^apports isréprocfaabies.
Il est une espèee die papier que M. Gilbart et les praftciens traitent avec trop de dédain, c'est le papier bourgeois, si l'en peat ainsi dire, tel que les lettres en recouvrement venant de persoiuies étrajDgères' an eommeree, envois de fbnds, etc. Ce papier, il est vrai, n'est pas abondant, msàw il est sûr, puisque jamais il ne^ Tient à Tescompte. Il serait convenaltfe de Teneouraiger, au lieu de hiioppoier du dédaia et des^exigenees élevées. Ken ac^
HAriiToms R mxmiBL 379
eutîHiy ee pi^r aerail un moyen de populariser la bmqiie et d*liabitiier foutes les ciaiset «le la société à e'eii servir. Tel hcM&me pour lequel ou refuse eu dédaigne de faire un envoi da fonds ou un recouTienEK'nt viendrait b^ntèt peut-être déposer queues épargnes chez le banquier; plus tard il y aurait un compte courant, il aimerait à payer et à recevoir psr écritures, sans maniement de fonds, sans garder, pendant plusieurs mois dans use armmrty des écus qui ne sont utiles ni à lui-même^ ni à qui que ce soit. On se plaint quelquefois de la ré[iugnance qu'éprouvent les habitants de la campagne à aller en banque, à déposer lettre fonds; on peut être certain que celte répugnance n'est pas tans moti& et qu'il u'est pas impossible de la surmonter. - Je n'insisterai pas davantage sur les maximes et les préceptes pratiques; aussi bien la plupart de ces maximes se trouvent répamiues dans tout le cours de cet ouvrage et rattachées aux priif-' cipes qui leur servent de démonstration. Suivant une méthode qui convient mieux à qui ne peut invoquer, comme M. Gilbart, l'autorité d^une longue expérience. J'emprunte encore une citation à cet auteur : elle se rapporte à la conduite que doit tenir le banquier en temps de crise. Les paniques dont il est ici question ne sont, fort heureusement, connues que sur les grandes places^ à Londres et à Paris surtout; mais elles ont leur contre-coup dans les pro* vinces et eonstituent un des idéaux contre lesquels il importe le plus au banqai^ de se tenir préparé.
c Une crise eà toujours précédée d'une période de spéculation; il suit de là que te Joanc^ier qui vé^l traverser sans peine la crise doit être prud^t eç temps de spéculation. Il lui faut une grande fermeté pour cela, c^ il est bien plus difficile d'agir ayec sagesse en temps de spéculation qu'en temps d^ crise. Mais si le banquier n*e8t pas sage eai temps de spéculation^ sa sagesse lui servira peu tosque la crise sera venue.
n Lors donc que Targeniest abondant^ g^e le prix des rentes eslétevé, et que les awtres banquiers ouvrent libéralement des crédits, il doit redoul^er de précaution dans ses escomptes et dans les avances $fB,% fait, il ne faut paaqùe la crainte #8 je^arder des cafRtaux sans emploi ou d'olfenser ses ayants e<^iâptè 'lui fasse oublier les Trais principes; C^cstfje moment de faire halaneer les comptes débiteurs et dormants» d'éleifner les valeurs doute^e»
380 UV]I£ V. CHAPITRE I.
et les clients faibles ; il ne faut plus alors faire que des place* ments à courte échéance sur des valeurs faciles à réaliser et peu sujettes h changer de prix sous Teffet de la crise. L'escompte du papier de commerce de premier ordre, même à un intérêt minime, les avances sur rentes ou autres valeurs sûres sont les meilleurs placements en pareil cas.
» Bientôt les aftaires prennent un aspect menaçant; il faut alors refuser l'escompte aux effets inférieurs et tenir-ses capitaux réalisables. Pour obtenir ce résultat, il convient de parcourir plus attentivement que jamais les livres, de rappeler les avances, de veiller à ce que les comptes courants soient bien couverts, de réduire les escomptes et d'éloigner les comptes inférieurs. Tout ceci doit être fait avec discrétion et jugement, de manière à faire porter les réductions sur les effets douteux ou qui n'appartiennent point à la clientèle ordinaire. Il faut aussi surveiller avec soin les comptes dont le solde créditeur n*est pas proportionné aux escomptes obtenus.
D Lorsque la crise arrive, les fonds sont demandés de trois c6« tés : 1*" les ayants compte réduisent leurs soldes créditeurs; les dépôts sont retirés, parce qu'alors les capitalistes peuvent trouver ailleurs un intérêt plus élevé ou sont tentés par le bas prix des rentes; 2® les demandes d'escomptes et d'avances augmentent, et elles viennent non-seulement de la petite clientèle dont le banquier peut ne pas se soucier, mais aussi de négociants riches qu'il a intérêt à obliger et qu'il désire obliger ; 3* lui*méme jugera qu'il est prudent de garder un encaisse plus fort pour subvenir aux demandes. Il faut donc que le banquier réalise sa réserve en commençant par les valeurs sur lesquelles il n'a pas de perte à subir.
D S'il a placé des fonds exigibles à volonté chez un escompteur, il les rappellera; s'il a prêté à la Bourse à courte échéance, il ne renouvellera point ses prêts; s'il a pris du papier d'escompteur, il le réalisera à échéance et n'escomptera plus. Si ces réalisations ne suffisent pas, qu'il vende ses rentes ou ses billets de l'échiquier ou qu'il les mette en gage. Le banquier de province qui a placé sa réserve en effets de commercé sera heureux alors de les réescompter, et plus heureux s'il peut les réescompter à des c<Ai* ditions qui ne soient pas trop dures.
HABiTUDKS ET MAXUiSt. 381
» Lorsque la crise a commencé, il ne faut plus songer ni à réduire les avances^ ni à suspendre les escomptes. Il vaut mieux élever le taux de lintérèt. Toute demande d'argent serait inutile et ferait croire que le banquier est court de fonds. La crise toutefois est un bon prétexte pour exiger des remboursements ou pour refuser des crédits à ceux auxquels on ne veut pas prêter du tout.
» En temps de crise^ un banquier est obligé de refuser souvent et il doit apporter beaucoup de discrétion dans la forme de ses refus. Mais quelque polie que soit cette forme, il offensera. L'offensé se plaindra peut-être et répandra dans le public que le banquier est gêné, peut-être même que le banquier est sur le point de suspendre. C'est là la cause des bruits de faillite qui courent dans ces moments et qui, détruisant la confiance, augmentent la gêne.
» En temps de crise, on offrira plusieurs fois au banquier de porter chez lui un compte à condition qu'il fera certaines avances.
» Il doit examiner avec précaution une telle offre. Il est bien possible que tel négociant, dont le compte est important et bon, veuille quitter son banquier, parce que celui-ci n*est pas en mesure de suffire à ses besoins. Mais il est possible aussi que des marchands de peu d'importance prennent le prétexte de la rareté de Vargent pour demander un crédit que leur banquier n'a pas pu, disent-ils, leur accorder, et qu'en fait il n'a pas voulu leur accorder. C'est au banquier auquel ils s'adressent à voir et à réfléchir. En acceptant et en refusant cette offre, il court la chance de se tromper, mais s'il commet une erreur, il vaut mieux que ce soit par excès de prudence.
» Il y a peu de sagesse à vouloir attirer à soi la clientèle des autres banquiers, en temps de crise, par des offres de crédit. Le meilleur moyen d'acquérir de nouveaux clients, c'est de bien traiter ceux que Ton a. 11 vaut mieux employer ses capitaux à soutenir de vieux amis qu'à en acquérir de nouveaux. Si vous en avez assez pour suffire aux deux emplois, c*est fort bien ! Encore fautil ne prendre qu'avec prudence de nouveaux comptes, surtout s'il est nécessaire de faire les premières ouvertures. En temps de crise, le banquier verra venir quelques-uns de ses clients les plus riches qui, dans les temps ordinaires, négocient leur papier à Tescompteur chez lequel ils trouvaient des conditions plus dou-
382 uvu Y. €Màrrm i.
€68. Si le banqumr est obligé de réduire ses aflEiires dam la crise, il doit commencer par les clients de cette espèce. Mais s*il a. des fonds et si le négociant esl riche, le banquier acceptera le pa{Her présenté et se contentera de percevoir un intérêt élevé en rappelant doucement au client ses anciennes infidélités. Les exhortations au bien font toujours plus d*effet lorsqu'elles viennent dans les temps d'affliction.
»... En temps de crise, les ayants compte auxquels le banquier bonifie un intérêt demanderont un intérêt plus élevé, ce qui est juste; mais il faut avoir soin, en faisant droit à cette demande, d'engager le capitaliste pour un temps déterminé. Autrement 11 ne tarderait pas à retirer ses fonds ou à exiger un taux d'intérêt que le banquier ne peut pas accepter sans imprudence. Le banquier qui consentirait, en temps de panique, à payer un taux d'intérêt élevé, inspirerait des doutes sur sa solvabilité, ce qui ferait retirer de chez lui plus de capitalistes que Tintérèt bonifié aux capitaux déposés n'y en retiendrait.
D ... Autant qu'on peut juger de l'avenir par l'expérience du passé, toute crise ou panique est suivie d'un reflux de capitaux. Le banquier aurait un grand intérêt à savoir à quel point précis changera le courant des affaires. Mais il ne peut pas le savoir et il vaut mieux suivre au jour le jour les événements que de s'engager dans des spéculations sur ce sujet. Toutefois, dès que le changement se dessine, le banquier fera sagement de placer tous ses fonds dispouibltis sur les valeurs réalisables dont il est probable que le prix ne tardera pas à s élever, telles que billets de l'échiquier et rentes. 11 sera libéral daa s ses avances et réduira l'intérêt bonifie aux capitalistes. Qu'il soit prudent toutefois dans ses escomptes, cat, bien que l'argent reparaisse, le commerce ne se relève qu'avec lenteur, et le contre-coup de la panique occasionne souvent des faillites : il convient donc de n'escompter en un tel ternies que du papier de toute sûreté.
D Observons en finissant que, dans les temps de crise, le banquier doit plus que jamais prendre soin de sa santé et observer son régime, se tenir en garde contre l'humeur noire et les sombres pressentiments. Qu'il s'efforce de conserver son jugement caUne, et en se préparant à tout, qu'il n aille pas augmenter le mal en annonçant de plus grands maiheuiB. S'il se laisse abattie.
iMOMSiSÀtioif oiTiMsimE. 383
il«nm noîBs de force peur lulter contre les difficultés de sa po- «Hîott. Il refusera crédit, par exemple, à ses meilleurs clients, «éaliteta ses réserves à tout prix et eu toute hâte pour fortifier outre mesure son encaisse. Cette façon d'agir aggrave la crise; d'ailleurs la peur est contagieuse : un banquier triste effraie ceux auxquels il parle ^ augmente lui-même la panique. »
§ 3. — Administration intérieure.
Ici, plus que jamais, nous devons laisser la parole au praticien, TOici quels sont ses préceptes :
Arrangements intérieurs. — « Il importe qu'une banque soit placée dans un des quartiers les plus beaux et les plus riches de la ville, et que la maison elle-même ait un bel aspect. 11 ne faut pas même r^arder de trop près aux dépenses d'établissement matériel, parce qu'elles sont une condition de succès. 11 faut que le logement du banquier soit entièrement séparé des bureaux et ne communique avec eux, s'il est possible, que par une porte dont le banquier ait seul la clef, de manière à ne pas mettre sous les jeux du public la cuisine, le salon, les enfants et les nourrices..
» Le bureau, isolé du logement personnel du banquier, doit être spacieux, bien éclairé, bien aéré.
» Il doit être assez spacieux pour que les commis puissent travaillera l'aise. Il faut que le comptable ait la facilité de tenir plusieurs livres ouverts en même temps, parce qu'alors il ti-availle plus vite; que les caissiers puissent se mouvoir à Taise et qu'il y ait aussi de l'espace pour le public, car lorsqu'on est gêné on compte mal les espèces, et toute erreur commise prend beaucoup de temps aux caissiers par suite des explicatioiis avec le public auxquelles elle donne lieu. D'ailleurs, Tespace est nécessaire à la santé des commis , auxquels il procu re plus d'air respirable. On n'en n'a jamais trop dans un bureau où plusieurs perluonnes travaillent ensemble toute la journée et à la clarté des lampes.
jD Le bureau doit être bien éclairé. Tout banquier sait que l'on commet moins d'erreurs dans les écritures de toute sorte en été gu'en hiver. Pour lire de mauvaises écritures , des signatures presque illisibles, pour reconnaître celles qui seraient fausser^ il
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faut de la lumière. Si une portion du local est mal éclairée, il vaut mieux rafiecter au public qu'aux employés de la banque. Ceux-ci ont toujours besoin de lumière, ne fût-ce que pour se préserver de la tristesse et de Thumeur noire sous l'empire de laquelle on travaille peu et mal.
» On a écrit '^es volumes sur Timpureté de l'atmosphère des villes et sur la salubrité de Tair des champs. Si l'atmosphère des villes est impure, que sera l'air d'un bureau dans lequel plusieurs personnes sont entassées, où brûlent les becs de gaz, et où l'entrée et la sortie d'un grand nombre de personnes soulève incessamment la pouFsière?... Le banquier qui néglige de faire aérer convenablement ses bureaux se verra souvent privé du travail de ses commis retenus chez eux par la maladie. »
Choix des commis. — Dans le choix des employés, il faut considérer d'abord l'âge de celui qui se présente. A I^ondres, on prend ordinairement des jeunes gens de dix-neuf ans : ils sont employés d'aborJ aux recouvrements, et par conséquent, il faut
qu'ils soient assez forts pour se défendre en cas d'attaque
En Ecosse, on prend des commis plus jeunes, mais leur emploi est différent.
» Il faut considérer ensuite à quelle classe de la société appartient le candidat. En général, ceux qui se présentent sortent des familles du commerce moyen, ou de familles de pasteurs, d'officiers, de fonctionnaires. Pendant la dernière guerre, les commis de banque Sortaient presque tous du commerce, parce que les gentlemen obtenaient facilement des fonctions publiques; main* .tenant que ces fonctions sont d'un accès plus difficile, ils entrent volontiers chez le banquier. Chaque classe a ses avantages : les iîls de famille ont en général une meilleure éducation littéraire et des manières plus polies, mais ils n*ont aucune idée des afihires et des habitudes d'affaires. Accoutumés à aller à la chasse et à la pèche avec les héritiers des familles riches, ils considèrent le travail de banque comme une corvée à laquelle ils se soumettent par nécessité, mais bien peu digne de la destinée à laquelle ils se croient appelés. Les ûls de marchands, au contraire, habUtués aux affaires, par les entretiens du foyer paternel, et sachant quMls doivent gagner leur vie , considèrent leur admission dans
ADlimiSTRÀTlON IMTÉBIEURK. 385
une banque comme un événement heureux et remplissent leurs fonctions de tout cœur.
» 1) convient encore de rechercher d'où vient le candidat qui se présente et s'il a déjà été employé. Ceux qui sortent de Técole ne sont encore propres à rien et doivent être pris trois ou six mois à Tessai. Ceux qui ont passé deux ou trois ans chez un marchand sont les meilleurs. Ce n*est pas une recommandation d'avoir été clerc d'avoué ou< commis de courtier. Ceux qui viennent des banques de la campagne et spécialement des banques d'Ecosse sont considérés comme lenis pour le travail de Londres.
» Ji faut s'informer de la famille du candidat. Bien que ni l'hon* neur ni la probité ne se transmettent avec le sang^ il est probable que des parents vertueux et religieux ont donné à leurs enfants une éducation vertueuse et religieuse^ et on doit penser que le jeune homme habitué aux exemples de probité dans sa famille les reproduira dans sa vie. Une grande force morale est nécessaire pour remplir des emplois de confiance qui comportent une grande responsabilité, etcett<; force suppose des facultés intellectuelles d'un ordre élevé. »
Distribution du travail, — « La distribution du travail entre les commis est un objet important, mais Texpérience est le meilleur guide que Ton puisse consulter pour les arrangements de ce genre. On peut cependant formuler à ce sujet quelques principes généraux. Dans la distribution du travail , il convient de placer les employés de la comptabilité de manière à ce qu'ils contrôlent le travail des autres divisions. Il importe surtout de séparer la comptabilité proprement dite de la caisse, car si le même employé tenait la caisse et faisait la comptabilité^ il lui serait facile, en cas d'erreur volontaire , de faire accorder les livres avec l'état de caisse. Dans les grandes maisons, lorsqu'un livre sert de contrôle à un autre livre, il ne faut pas, autant que possible, les faire tenir par le même employé. Il n est pas nécessaire * d'être défiant envers les personnes, mais la défiance dans l'arrangement des fonctions est de la sagesse. Il convient donc que toute fraude qui serait commise par un employé puisse être constatée et révélée par le livre que tient un autre employé. Pour le même motif, il est bon que tout engagement, billet ou quittance^
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délîyré au publio» porte deux signatures, cette d'un cainior et celle d*un complable.
» Il faut que le travail soit eiactemept divisé, de manière à ce que toute fonction soit dévolue à une personne déterminée, et que jamais un commis , blâmé pour avoir négligé de faire sa besogne, ne puisse dire : «t Ce n*est pas mon affaire. » C'est pourquoi il ne faut jamais remettre un travail collectif à plusieurs commis, parce qu'alors chacun en ferait aussi peu que possible et rien ne serait bien fait. S'il s'élève entre les commis une contestation sur leurs attributions respectives , il faut qu'il y ait près d*eux quelqu'un qui puisse trancher la difficulté sur-lechamp.
D II existe trois grandes divisions dans les banques de Londres: la caisse, la comptabilité générale et les recouvrements. Le caissier n'est pas seulement un compteur d'argent; il lui faut une grande mémoire pour se souvenir à peu près de l'état du compte de chaque habitué, de manière à pouvoir acquitter des mandats sans recourir trop souvent à celui qui tient les comptes courants. Il lui faut du coup d'œil pour pouvoir reconnaître les fausses signatures, un grand sang-froid au milieu de la foule qui se presse au guichet et, même en face des reproches les moins mérités, de la politesse et de la prévenance pour le public en tout temps et en tout cas , parce que ce sont ses rapports avec le public qui contribuent le plus à faire la bonne ou la mauvaise réputation de la banque.
» Les employés à la comptabilité doivent avoir une bonne écriture, écrire exactement les chiffres, travailler assidûment et ne pas craindre, dans les temps où les affaires pressent, de passer la soirée sur les livres. Mais il y a une grande différence entre les qualités nécessaires au simple commis et celles que doit posséder le chef de comptabilité.
D Celui-ci n'est pas un simple teneur de livres : autre chose est de tenir des livres, à l'avance réglés et préparés, autre chose est de former une combinaison d'écritures, d'établir une comptabilité appropriée aux opérations d'une maison. Encore lorsqu^one comptabilité est établie, un bon chef aura-t-il souvent roocasiim, en banque, de trouver une meilleure façon de passer certains arides , de faire des essais qui ne ressortent pas immédiatement
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des litres, de débrouiller les comptes longs et compliqués, de les éekireîr et de les abréger. Une bonne tenue de livres et un chef à tète lucide (dear headed) auraient empêché plus d'une banque de suspendre ses paiements.
o D'après c«» données, il faut placer chacun dans la division pour laquelle il a le plus d'aptitude. »
Appointefnenfs. — - a Dans toute banque , le salaire des plus jeunes est inférieur à celui des anciens. En Ecosse , un commis de banque fait un apprentissage de trois années pendant lesquelles il reç(»t peu de chose. Il n'en est pas de même à Londres où un jeune commis reçoit au début 60 /. par an, et sa part dans les cadeaux de Noël, ou 80 /., dans les banques par actions qui ont supprimé Tusage des étrennes données à leurs commis par le public. Mais partout les règles d'avancement sont variables et il ne peut en être autrement. Quelques banquiers augmentent les appointements de chaque commis tous les ans, lors même qu'il n'aurait pas obtenu d'avancement, et , en ce cas, les appointements sont réglés exclusivement sur le nombre d'années de service ; d'autres ont une hiérarchie dans laquelle chaque grade correspond à un chiffre d'appointements, et alors ]e salaire dépend de l'avancement : d'autres combinent les deux systèmes et donnent un minimum de salaire au grade et un supplément annuel à l'ancienneté. Chaque système a ses avantages , mais il est une règle que nous voudrions faire prévaloir, ce serait de proportionner toujours l'augmentation des salaires aux profits de la maison. Si la banque prospère^ les appointements des employés doivent être augmentés^ et si elle éprouve des pertes , ils doivent partager son infortune. C'est le moyen de prévenir les effets du caprice de la part de la direction de la banque , et l'envie de la part des employés. Le taux des appointements doit toujours être fixé par une règle, jamais par la faveur.
» Maîtres, donnez à vos serviteurs ce qu'il est juste et équitable de leur donner, en vous souvenant que vous aussi avez un maître dans le ciel. » Soyez justes dans vos distributions d'avancement, et choisissez ceux qui sont les plus dignes et les plus capables de remplir l'emploi auquel ils sont destinés. Soyez justes dans la fixation du salaire, et souvenez-vous qu^ayant plus de responsabilité que les serviteurs ordinaires, ils doivent être payés