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COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

ficrire le nom et la somme^ comme s'il s'agissait d'un article de caisse.

Il est évident que le Journal d'une maison un peu importante ne peut pas être tenu par un seul comptable : on le divise, selon les besoins^ en quatre journaux correspondant aux quatre grands comptes, ou en un plus grand nombre s'il le faut. Une fois la division admise^ elle n'a plus de limites fixes. Sur chacun de ces démembrements du Journal, on classe les articles des mains-courantes en autant de chefs qu'il y a de comptes au Grand-livre, c'est-à-dire en concordance avec la subdivision déjà introduite dans la comptabilité. Quelques maisons même n'ont point d'autre journal que les mains-courantes, sur lesquelles les articles sont indiqués et classés sommairement sur une feuille vo« lante, au fur et à mesure des inscriptions^ par l'employé même qui tient la main-courante. Lorsqu'il s'agit ensuite de relever ces premières écritures, soit au livre des Comptes courants, soit au Grand-livre, on coUationne et on pointe la feuille de classement avec la main-courante. On recherche la cause des discordances, s'il y en a, et si aucun article n'a été omis, puis on passe écriture.

Les journaux ou mains-courantes sont toujours tenus par. pair et inipair, afin de rendre le travail plus facile et deper* mettre à tous les commis de travailler en même temps.

Livre des Comptes courants. C'est un grand-livre sur lequel chaque ayant compte a une tête séparée sous laquelle on relève, d'après le journal, soit à son crédit, soit à son débit, chaque ar^ tide entré ou sorti pour son compte.

Dans plusieurs maisons, le livre des comptes courants^ au lieu d'être réglé par débit et crédit séparés, selon la méthode ordinaire, n'a que deux colonnes à gauche, l'une de dates pour les articles du crédit et du débit, l'autre pour Tinscription du folio du journal d'après lequel l'article est rapporté, et, à droite, une colonne d'échéances, une colonne indiquant le nombre des jours pendant lesquels l'intérêt a couru, puis deux colonnes de caisse destinées à recevoir les sommes qui expriment l'intérêt produit, soit au crédit, soit au débita Le compte ainsi tenu présente cet avantage, qu'à tout instant il offre à l'œil et à l'esprit un résultat

* Voir aussi le modèle ci-après» livre YI, chap. m.

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aet^ clair %i qui permet d'arrêter tt de régler le eompte à Yidonlé et 8ur-le-cbamp. — Dans les comptes courants sans intérêt léei^ proque, les trois premières oolono^s à droite suffisent : elles présentent la balance des capiteux.

La plup^t des banquiers relèvent la balance quotidienne de chaque compte courait sur un carnet que Von appelle « Livre de situation. • La balance générale dék comptes géoéraux «e trouve au Grand«Uvre.

Làj comme dans le commerce de marchandises^ tout vient se résumer en toteux. Hais ^ la différence du (;rand4ivre de eommerce^ il est utile que celui du banquier soit tenu par joiur et au courant. En général, chaque livre auxiliaire a un compte ouvert au Grand-livre^ et comme chacun de ces livres ne fournit qu'une somme par jour^ un totel^ les écritures du Grand4ivre ne sont jamais excessives.

11 y a des banquiers qui n'ont point de Grand-livre; il y en a qui n'ont pas de journal proprement dit ou qui n'y portât le relevé des mains-courantes que par toteux et par jour, comme au Grand-livre^ et qui, au moyen de signes de repère^ relèvent dirao^ tement^ comme nous l'avons déjà dit, sur les main8^M>urante8 le livre des comptes courante ; il y en a^ surtout en Angleterre, qui ont supprimé le livre des numéros. En outre^ chaque chef de comptebilité a sa méthode et ses arrangemente particuliers, comme chaque comptable a sa manière de calculer^ de telle sorte qu'en dehors des principes fondamenteux, û est impossible d'in* diquer une règle générale.

Toutefois on peut dire que si le luxe de comptabilité est dispendieux^ s'il a ses inconvéniente> les lacunes en ont de bien plus grands et de bien plus coûteux encore. L'absence du Grand-livre, par exemple, qui est le contrôle général de la comptebilité, ne permet point au banquier de suivre le mouvemeot d'ensembte de ses opérations et de chaque subdivision de ses affaires en particulier. Dans plusieurs maisons bien tenues, le Grand-livre est relevé chaque semaine sur un carnet que l'on appelle Livret des bilans ou Semainier général, réglé sur quatre colonnes de caiiM à droite, débit, crédit, soldes débiteurs et soldes créditeur*

Au fon d , la comptabilité du banquier diffère fort peu ou même ne diffère point de la comptebilité conunerciale ordiaalro* Son compte

de oapital; tm inventaires ffemestriele on annuels ne diffèrent poittt Qon plus de ceux du commerce^ et iU sont faciles parce que l'în«yentaire des livres et de la caisse est fait en quelque sorte ebaqus jour; il n'est besoin de faire qu'un inventaire des portefeuilles et de solder les comptes. Il est vrai que dans les maisons importantes la vérification matérielle des portefeuilles est une grosse affaire. Quant aux écritures d inventaires^ elles ne présentent aucun ei^ ractère particulier.

Les banques par actions ont une comptabilité semblable à eelle qui existe dans toutes les grandes sociétés, dans lesqueUeb des livres spéciaux, tenus au besoin par des employés partiôuliers,- constatent les versements, les transferts, les distributions de dividendes.

Les banques de circulation ont un livre spécial pour Tenregis** trement des billets qu'elles émettent ; il indique la date de l'é* nUssion, le numéro du billet inscrit à la souche et la somme. La caisse est débitée par ce livre du montant des billets émis, et eré* ditée de ceux qui rentrent et sont destinés à la destruction» Geiix* ci viennent au débit du compte « billets d dont la balance iûdi* que exactement le montant de la circulation. Ce livre spécial n'eit qu'une subdivision du compte Effets à payer, et il est soumis awfc mêmes règles que ce compte.

Les comptes des correspondants étrangers doivent contenir ua double colonne de caisse, parce que les opérations qui y sont oaii* statées sont presque toujours exprimées en deux sortes de âiû&«* naie* Si Ton remet, par exemple, des florins à Amsterdam, la ire* mise est inscrite en florins dans une colonne de caisse intérieure^ changée en francs au cours du jour ou au taux convenu^ et res^ sortie à la colonne des francs et centimeSé De même, si le oor* respondant envoie une remise en francs et centimes, elle est inscrite à la colonne à ce destinée et aussi en florins, au change courant ou convenu. Les différences, s'il y en a, se passent par profits et pertes, et les francs et les centimes seuls figurent à là comptabilité générale.

Nous avons supposé que les vérifications étaient quotidiennei et les écritures constamment à jour dans une banque. C'est qu'en effet les choses ne peuvent guère se passer autrement sans icm mages graves. Quelques maisons placées dans des localités iscMe

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et dont les opérations sont rares et lentes peuvent seules se soustraire à la nécessité de tenir à jour leurs écritures ; encore, pour ces maisons mêmes, la négligence a des inconvénients graves et plus d'une fois elle a été chèrement expiée. Dans une maison vigilante, chaque matin, tous les articles inscrits la veille au journal sont coUationnés par le chef de comptabilité ou sous sa direction avec les divers livres auxquels ils se rapportent; le chef de comptabilité vérifie aussi l'inventaire de caisse, etc.

La journée commence par le dépouillement de la correspondance qui apporte des billets de banque, des remises, des avis : il faut que tous ces articles soient passés avant l'heure où le public fréquente les bureaux. Puis vient le public dont les communications remplissent la main-courante de caisse, le livre d'entrée, d'effets à recevoir, etc. Le soir, lorsque les bureaux sont fermés, il faut classer et résumer au journal, pointer et vérifier les mains-courantes. Le travail de la comptabilité est rude en banque; il absorbe forcément toute la journée.

La manière d'établir des relations avec le public peut abréger beaucoup le travail de la comptabilité ou, tout au moins, Vaccélérer et le simplifier. Autrefois, par exemple, et cet usage dure encore dans quelques départements, on portait au livre des comptes courants les remises des correspondants du dehors et des ayants compte en général, effet par effet, et on les détaillait au livre des comptes courants, sur lequel on n'établissait les intérêts et les changes qu'au moment de relever les comptes. De là un travail extraordinaire et considérable à certaines époques de Tannée et des chances d'erreur nombreuses. On obvie aujourd'hui à ces inconvénients en faisant le travail presque jour par jour, et en le communiquant à mesure à l'intéressé.

Un bordereau est présenté. Aussitôt le comptable examine les effets qui le composent, constate qu'ils sont en forme et acceptables, et fait le décompte des intérêts, commission et change. Puis, selon les conventions, on crédite l'ayant compte du montant du bordereau et on le débite de l'agio, ou bien on le dédite du net produit seulement, comme s'il avait versé la somme en espèces. Le compte des négociations, écrit sommairement sur le bordereau même, lequel est établi sur une feuille fournie et réglée à l'avance par le banquier , est transmis à Payant compte qui

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peut le vérifier. Au livre des comptes courants^ e comptable de la banque n'a plus que le net à inscrire.

La Banque de France^ le Comptoir national et quelques maisons importantes donnent un livret à leurs ayants compte. Mais il semble que les commerçants^ soit négligence ou esprit de routine, répugnent à s'en servir et préfèrent des feuilles volantes. Il y aurait cependant avantage pour le négociant à avoir toujours sous sa main un état détaillé de son compte courant en capital. Quant aux intérêts^ ils sont calculés bien plus facilement et plus vlte^ lorsqu'on débarrassse le compte du détail des remises et que tous les effets sont passés valeur au jour de la négociation. Cette manière de compter appliquée aux comptes de banquier à banquier abrège très-utilement les longues écritures des comptes courants.

Dans les villes où la Banque de France n'a pas de succursale, il faut encore tenir une petite comptabilité des recouvrements sur place. Il est vrai que cette comptabilité établie seulement sur des livrets, ne rentre pas dans les écritures générales. A Paris et dans les Tilles où la Banque de France a des succursales^ les banquiers préfèrent avec raison avoir la majeure partie de leur caisse en compte courant à la Banque et charger cet établissement de tous leurs encaissements : la Banque fait ce service gratis. En ce cas, les effets à recouvrer ou, comme on les appelle, les effets au comptant, sont remis à la Banque quelques jours avant l'échéance, inscrits^ valeur au lendemain de l'échéance^ au compte courant et passés par caisse chez le banquier. Le montant des effets impayés doit être remboursé à la Banque, bien qu'elle ne l'ait pas avancé, parce que le compte courant du banquier en a été crédité chez elle.

Les effets remis en recouvrement par des particuliers sans compte ouvert au préalable, forment une branche peu importante et considérée en quelque sorte comme fortuite dans les affaires du banquier. Ils sont l'objet d'un livret auxiliaire où est inscrit le nom du déposant : les écritures de ce livre indiquent le numéro de l'effet, le montant de la somme y exprimée et l'époque où, en raison de l'échéance, le paiement doit être effectué. On demande au déposant inconnu la consignation préalable du montant des frais éventuels du protêt, et on a soin, en adressant XeU

48t uvBK V. caifiTU m.

I»t au cofrespondant qui doit le reeouvrer^ d'y joindra une tt«4| pour lui demander avis de reeouTrement : il sait que refiet dioli être Niottriié aussitôt, s^il n'est acquitté; et s'il est acquitté^ que le hanquier cédant doit en être avisé sur-le«champ.

La eamptabilité de la banque du commerce es^ plus diflBeite et plus compliquée que celle de la haute banque. Dans les maisons foî ont pour affaire principale les achats de titres, rentes, actions^ obligations^ ete*, rétablissement de Ja comptal»lité est très-simple^ al 09 peut, à la rigueur lui appliquer sans modification celle du eemmeree^ ear un titre de rqnte ou d'action n^est pas autre chose quHiiia rentable marchandise.

Si le teneur éprouvait le besoin d^obtenir des renseignements plus spéoiaux et plus détaillés sur Torganisation de la comptabilité d'une maison d'importance moyenne, il les trouverait sans peine dans quelques opuscule» courts et substantiels^ publiés par M. Hussoa^ gérant de la maison de banque Husson et O», de Nancy. Ces opuscules contiennent les principes généraux et te délail de la ccanptaMlité de cette maison, bien tenue ^ dirigée avec une connaissance profonde des principes de Tart du banquier^ et dans laquelle quinze employés suffisent à suivre un mouvement d^aflaires oà les détails abondent. Le trait le plus original de cette eoraptabilité est l'introduction d'un Journal-Grand-Livre , dans lequel les articles viennent se classer à la fois par ordre de temps et par ordre de matières. Ce livre, plus large que les Grandslivres ordinaires, est réglé sur la moitié de la page de gauche comme un journal ordinaire, et en effet, toutes les opérations sont inscrites à la colonne de l'extrémité de cette demi-page, dont Taddition donne le total des affaires fartes. La seconde moitié de la première page et la seconde sont réglées par dix doubles colonnes verticales, sur lesquelles on inscrit , tant au débit qu*au crédit, ebaque article sous un des chefs suivants : l»* Comptes courants; f» Caisse; 3* Portefeuille; 4» Bons de caisse *; 5^ Mandats; 6* Débiteurs et Créanciers divers; 7» Agios; 8* Frais généraux; 9» Comptes de fonds; 10^ Éventualités. A la fin de la page, la

jquj:^ dQ vue, p^oftaDt ii^itérèt h des coAditiooi d^ef oùué^ : elle domid on emploi productif aux fonds que ces émissions lui procurent par des opérations

CQMPTABUJTÉ GÉNÉAÀU. 4M

•omiM qui ressort ôe Paddition de ehaeune des dix doables colonnes ^ doit être égale à celle qui ressort de Tadditioii des deux premières colonnes. Ou a ainsi , à la fin de chaque page , un pr*«^ mier contrôle, exactement comme dans les livres de caisse anglais dont nous ayons indiqué la réglure. Les articles Comptes courants et Frais généraux se subdivisent ensuite sur un livre , que M. Husson appelle le a petit Grand-Livre. »

Uémploi du Journal-Grand-Livre convient à merveille dans l«i petites maisons et dans les moyennes^ dans toutes celles en un mot dont un seul employé peut tenir le journal. Dans les maisons où le journal se subdivise , il suffit d'additionner chaque joiur le résultat des opérations sur chaque journal spécial, pour aToir le même contrôle partiel et provisoire que par l'emploi du Journal-Grand-Livre.

On peut trouver aussi dans les opuscules de M. Husson d'excellents préceptes sur le règlement de la journée , la distribution du travail entre les employés et sur les détails de Tinireûtaire d'une maison de banque.

Nous ajoutons en terminant ce chapitre un exposé complet et dér taillé de l'organisation d'une grande maison de banque destinée à faire des opérations de toute sorte, telle que cette organisation a été établie par un homme expérimenté sur la place de Paris ^^ et d'une capacité éprouvée et reconnue. Cet exposé d'une organisation, que chacun peut réduire et modifier à son gré, présente une collection de renseignements utiles pour les praticiens.

MurttM de la eortBsp<mdance et secrétariai. — Un chef, employés ,

chargés :

1« De la correspondance relative aux propositions diverses^ pour opéralioas et ouvertures de comptes de toutes natures; de faire connaître et de débattra, snr les indications du gérant, les conditions de la maison^ la nature et rimror^ tance dps crédits et avances, soit sur garanties mobilières, soit sur garantiei immobilières, et sur effets présentés à l'escompte : le tout sur les reoseigiMments et tarifs fournis par le bureau des renseignements, celui du conteiitieuz, le chef du portefeuillo et celui de l'escompte ; 2o de la correspondanes avec les actiounaires et de celle à laquelle donnera lieu la suite des opérations, des relations, des comptes et de leur développement; a<^ de la tenue et du classement des lettres copiées par la presse mécanique ; Af^ du clastement des lettres reçues et répondues; 5*^ de la tenue du livre des adresses de teiis les clients et correspondants de Paris, des départements et de Tâtranger; e* de Texpédition de toutes lettres circulaires.

ffoXa» ^ Le chef de correspondance sera appelé à l'ouverture des lettres

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reçues chaque jour et prendra note sur un cahier à ce destiné des noms des signataires desdites lettres. Il les numérotera afin d'être ainsi informé du nombre des lettres qui doivent loi être remises par le chef de comptabilité et de réclamer celles qui viendraient à manquer.

Bureau des renseignements. — Un chef du bureau des reusei^ements et

employés. — Ce chef sera chargé :

!• De la correspondance confidentielle à l'effet d'obtenir des renseignements exacts^ quant à l'importance du crédit à accorder*; 2f> d'inscrire, d'abord sur des fiches-cartons à ce destinées, ensuite sur les livres ou registres des renseignements^ qui seront divisés en AK et LZ, les renseignements obtenus pour être consultés par la gérance, et afin qu'il soit toujours à même de donner, sur le crédit et la valeur de toutes les signatures dont seraient revêtus les effets présentés, tous les renseignements nécessaires; Z^ de classer et de conserver dans des cartons fermés la correspondance et les documents relatifs auxdits renseignements.

Bureau du contentieux,-' Un chef du bureau du contentieux et employés.— Le chef du bureau du contentieux sera chargé :

i^De l'examen des demandes d'avances sur garanties mobilières et, après vérification des mémoires réglés, des créances liquides et de toutes antres valeurs données en nantissement, des droits et marchés et enfin de la valeur des matériaux et marchandises en consignation, de la rédaction des actes relatifs à cette nature d'avances; de faire Classer dans des cartons spéciaux aux avances sur garanties mobilières, toutes les pièces, titres, actes et documents concernant cette catégorie des opérations de la maison; 2» de l'examen des demandes d'avances sur garanties immobilières, de la rédaction des actes relatifs à cette nature d'avances, après les vérifications nécessaires, quant à la régularité et à la valeur des hypothèques; de faire classer dans des cartons spéciaux aux avances sur garanties immobilières toutes les pièces, titres, actes et documents concernant lesdites avances; 3» de l'enregistrement sur un registre spécial et de la conservation des oppositions èsmains de la caisse, des significations de transports et autres actes extrayodiclaires sur lesquels il peut y avoir ouverture à litige; 4o de l'examen des actes de mutations, en cas de décès, faillites ou autres cas extraordinaires ; 50 quand naîtra le contentieux pour effets échus protestés et en soufirance, de faire tenir au bureau un livre d'entrée desdits effets en souffrance, avec des colonnes indiquant le mode suivi pour le recouvrement desdits effets; 6^ de faire classer dans des cartons tous les actes extrajudiciaires donnant lieu à des diligences pour la conservation des droits de la maison ; ?<> de suivre, régler et arrêter les comptes avec le notaire, l'huissier, les agréés et les avoués; 80 de la correspondance relative aux affaires litigieuses; 9» de la surveillance des faillites ou arrangements amiables, d'assister aux assemblées, de faire toute production de titres, etc...; 10<* de la conservation et du classement dans des cartons spéciaux de tous titres et pièces ou renseignements, soit qu'ils se rapportent à des paiements contentieux faits par la maison, soit qu'ils établissent pour ou contre elle des droits quelconques ou qu'ils aient terminé, une difficulté .

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Caisse: — Un caissier, un sous^eaissier on employé, un garçon de caisse. — Le caissier et remployé de la caisse, chargés :

]• D'inscrire les sommes à recevoir et à payer aux livres d'échéances, recettes et dépenses, d'après le livre d'entrée des effets à recevoir pour les recettes, et d'après les bordereaux de nets produits pour les effets escomptés quant aux dépenses, et sur tous les autres documents qui devront être fournis au caissier par le bureau de la comptabilité, tant pour les recettes que pour les paiements; 2« de recevoir et d'inscrire les effets et traites à accepter par la maison et de les transmettre au chef de comptabilité pour préparer les acceptations à signer; Z^ de prendre note des premières à envoyer à l'acceptation à Paris, après' les avoir fait timbrer, et de veiller à leur retrait; 40 de relever à la fin de chaque journée, d'âpre le livre d'échéances des dépenses, le montant des paiements à effectuer le lendemain, ledit relevé à fournir au chef de comptabilité pour être retourné au caissier après avoir été soumis au visa du gérant; 5o de relever en même temps, d'après le livre d'échéances des recettes, le montant des effets à encaisser le lendemain, ou le montant de toute autre nature d'encaissement à effectuer; 60 de tenir le livre de caisse eu partie simple, c'est-à-dire par recettes et dépenses; 7o de préparer et faire signer par tous les clients effectuant un versement à la caisse, un bordereau conformément à l'imprimé qui sera disposé à cet effet; 80 de remplir le reçu à délivrer au client ayant fait le versement et le faire signer par le gérant; 9« de retirer reçu de tout paiement effectué, soit pour paiement de net produit de bordereau de l'escompte, soit pour toute autre cause, après visa du gérant; ÎQ^ de tenir au courant le carnet avec la Banque de France; c'est-à-dire d'inscrire au crédit de la Banque le montant des mandats, signés du gérant, tirés sur elle, et d'avoir soin de faire inscrire sur ledit carnet par la Banque, soit le montant des versements espèces qui seraient faits à la Banque, soit le montant des effets remis au comptant , soit le net produit des effets remis à l'escompte ; 11* de noter chaque jour sur un livre ad hoc le montant des ports de lettres et des timbres; iîfl de fournir chaque jour sur les 4 heures et 1/2, au chef de comptabilité, le relevé de toutes Jes recettes et dépenses de la journée, accompagné des bordereaux de versements ou recettes, et de toutes les pièces justificatives des dépenses, avec indication du solde en caisse; i3o de remettre chaque jour, sur les 4 heures et 1/2 au plus tard, à la gérance, la composition du solde en caisse, conformément à l'état de situation imprimé qui sera remis à cet effet au caissier.

Nota. — Il devra toi^ours y avoir à la caisse du papier timbré pour billets ou traites de ôOO jusqu'à 10,000 fr., pour les billets à faire souscrire par ceux auxquels seront faites des avances sur garanties mobilières et immobilières. Le caissier indiquera, sur un carnet ad hoc, les timbres dont il aura fait remise et le motif.

Il fera en outre timbrer de 1«000 à 10.000 fr. du papier avec vignette spéciale pour la maison destiné à recevoir les dispositions que celle-ci pourra faire, par suite de ses crédits, avances ou relations avec des clients ou des correspondants dans les départements.

Bureau du portefeuille, — Un chef du bureau du portefeuille, chargé :

De tenir un cahier indiquant, en résumé, l'entrée de chaque jour, en nombre d'effets et sommes, soit provenant de l'escompte, soit des remises

44t umB y. cHAPms ur.

^pontes far 1a coorritr, avac indicatioa résamé» des «ffels sortis âiaque jour, soit remis à la caisse, soit négociés k la Banque et à divers, de manière que le solde des effets en portefeuille soit ainsi constaté chaque jour.

Afin que le chef du portefeuille puisse savoir l'importance des effets entrés diaqne jour et qui doivent lui être remis par le chef de l'entrée, en ce qui concerne les effet<t escomptés, aussitôt leur admission par le conseil d'eseompte, le chef de l'escompte lui transmettra le nombre et le montant des efléts escomptés, 1o sur Paris, 2» sur les départements.

Quant aux effets reçus par ta correspondance, les lettres, après avoir été ouvertes par le gérant, lui seront remises, pour qu'il note les effets contenus dans chaque lettre dont la rentrée dans le portefeuille devra être faite dans la journée.

11 sera chargé de retirer les traites adressées à la maison seulement pour en obtenir l'acceptation, et après les avoir inscrites sur un cahier ad hoc, de les remettre au caissier pour suivre le nécessaire.

Lorsque la traite sera en règle, ce dernier la retournera au chef du portefimille qui la remettra à la correspondailce avec l'indication du correspondant auquel elle devra être adressée.

Le chef du portefeuille devra classer les effets dans des boîtes en fer-blanc, par catégorie et par échéance. Il devra avoir : "1° une boite pour les effets sur Paris susceptibles d'être remi^ à l'escompte à la Banque; 2° une pour les effeis n'étant revêtus que d'une seule signature à Tordre direct de la maison, susceptibles d'être négociés à des banquiers, ou d'être directement encaissés par elle; 3° une boîte pour les effets payables dans les départements.

Le chef du portefeuille est chargé de donner à la comptabilité : !<> les effets destinés à être remis à l'escompte à la Banque de France, pour en faire la sortie et le décompte ; 2° ceux destinés à être négociés à des banquiers pour en feire également la sortie et le décompte ; 3o pour en faire la sortie au moins trois Jours avant l'échéance, les effets dont le caissier sera chargé de feire faire l'encaissement, soit en les remettant au comptant à la Banque, soit en les faisant encaisser par le garçon de caisse. Un bordereau desdits effets, dressé à la comptabilité, bureau de la sortie, indiquant le nombre, l'échéance et le montant desdits effets est remis au caissier.

Le chef du portefeuille doit visiter chaque m-^tin la boîte des effets sur les départements, pour les faire sortir toujours dix jours au moins avant l'échéance avec indication du correspondant à, débiter.

L'inventaire détaillé du portefeuille devra être fait tous les trois mois : l'exactitude de cet inventaire sera contrôlée par le relevé détaillé, d'après le livre d'entrée, des effets non sortis à la date où il se fera.

Pour ne pas arrêter le travail courant, les employés de l'entrée et de la sortie feront leurs relevés le samedi soir, et lé dimanche les additions des relevés faits sur les livres d'entrée et ceux sur les effets en portefeuille.

Le compte effets à recevoir au grand livre est arrêté à la même époque et doit présenter un solde conforme, en nombre d'effets et en sommes, au total du relevé du portefeuille . •

Bureau de la comptabilité générale, — Un chef de la comptabilité chargé :

De ta direction et de la surveillance des bureaui ci-après et de tenir notamment le journal dé Correspondance, comprenant toutes les premières

GOMPTABOnt GÉNtftAU. 44S

écritures en i»rtie doable, antres qae les Joamaux de caisse et les joaniatix d^tttrée et dé sortie des effets.

AirMW âê p09compt0.^Vn chef de l'escompte et un employé soos sa direction.

D sera chargé de recevoir les effets accompagnés dn bordereau qui seront présentés à l'escompte — Il préparera la f(»uiUe de présentation de chaque jour accompagnée des effets, pour le conseil d'esc<xnpte. — Il assistera an conseil d'escompte pour placer la fiche d'admission paraphée par le gérant, «or les effets de chaque déposant qui seront admis à l'escompte.-- Il apposera une fiche sur les effets rejetés du bordereau présenté, sans qu'il soit besoin en les rendant au client de faire connaître les motifs de non-admission. — Il fera le bordereau et le décompte des effets admis conformément aux tarifs et eonditions. Les calculs seront faits à la fins et par lui et par l'employé sous ta direction. .

La feuille d*escompte de chaque journée sera faite en double; l'une indiq>aaBt le nombre des effets remis par chaque client, le montant brut, l'agio, soit l'intérêt, la commission et le change pour les effets sur les départements, enfin le net produit à payer, pour être, après le visa du gérant, remise à la caisse, pour que le caissier note sur son livre d'échéances>âépen»ies les sommes nettes à payer à chaque présentation ; l'autre pour noter les nets produits sur les livres d'entrée, et servir à la rédaction du journal d'entrée.

Chaque bordereau d'escompte est fait en double ; l'un pour être remis au client, l'autre pour être classé dans un carton ^ cet effet. — La feuille d'escompte de chaque journée, destinée à la comptabilité, doit être également classée dans un carton spécial.

Les deux employés de l'escompte sont chargés de faire le calcul des intérêts to effets remis par la maison, soit à la Banque de France, soit aux banquiers; Tua sur le Uvre.de sortie négociations, l'autre sur les bordereaux fournis par la Banque et sur ceux qui seront préparés pour la négociation aux banquiers. Ils sont en outre chargés de la tenue des comptes courants l'un des livres de A à K> l'autre des livres de L à Z.

Forfoalitës relatives à la feuille de présentaHon des effets» — Dès que les ^ets sont déposés à la comptabilité, bureau de l'escompte, ils doivent être remis au bureau des renseignements, qui remplit un tableau ou bordereau âesâits effets^ dont le modèle sera fourni par le chef de comptabilité* indi" quant le nom du préseiatateur, son crédit par des chiffres de convention, le nom du souscripteur ou du tiré accepteur, celai du bénéficiaire et l'échéance. Cette première partie du bordereau remplie, le chef du bureau des renseigneiDeots remet les effets aux employés de l'escompte, et ledit bordereau au chef de comptabilité qui fait remplir par l'employé chargé du livre de risque, la deuxième partie, celle indiquant l'importance des effets à échoir portant les mêmes signatures que celles présentées à l'escompte. Cet état «insi complété est rendu au chef des renseignements qui le présente au gérant. Il retire cet état pour le classer dans un carton ad hoc, — La feuille de présentation est en outre accompagnée de la situation , d'après le livre de risques tenu à ta comptabilité, de chacun de ceux qui déposent des effets à l^sscompte,, indiquant mois par mois le montant des effets déjà escomptés pestant à éçhoii' au jour de la présentation.

JT/fifev sur ^étranger préseni^ à la négociation,^ Nul doute que, soit par

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suite des relations avec les correspondants de province, soit par présentation à l'escompte, la maison se trouvera appelée à recevoir et à faire la négociation des effets sur l'étranger. Dans ce cas les bordereaux et les calculs seront fSoits par le chef de comptabilité et le chef de l'escompte : ils seront chiffrés conformément à la cote de la Bourse^ sous la déduction de la commission convenue ou indiquée dans les tarifs. A cet effet ladite cote devra être remise chaque jour au chef de comptabilité. Ce dernier, lorsque commencera cette nature de négociations, fera disposer un livre d'entrée et de sortie des effets sur l'étranger qui sera tenu à la comptabilité.

Les effets sur l'étranger se tirant ordinairement par première et seconde, souvent par troisième et quelquefois par quatrième, le chef de l'escompte sera tenu d'inscrire et de conserver dans un carton les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes remises avec les premières par les correspondants et autres, pour être négociées pour leur compte, afin de les fournir au besoin aux termes des avals. Il devra en outre inscrire et conserver les premières acceptées remises par les correspondants pour être tenues à la disposition des secondes et des troisièmes, et faire noter au débit de qui de droit les frais de ports de lettres et timbres auxquels ces remises pourraient donner lieu.

Comptes de retour, — Dès que seront établies les relations avec des correspondants de province et de l'étranger, et qu'aura lieu la négociation d'effets sur l'étranger, les traites non payées et protestées pourront donner lieu à des comptes de retour. Dans ce cas, le chef de l'escompte établira lesdits comptes de retour , à faire signer par l'agent de change , sur un imprimé timbré, disposé à cet effet. . ^

Bureau des billets transférables, dépendant de la caisse, — Un sous-chef

et employés, chargés :

1° D'enregistrer, sur un livre à ce destiné, toutes Ic^s décisions relatives à la création, à l'émission et à l'annulation des billets transférables; 2» de constater l'entrée en caisse, par ordre de dates, de numéros et d'échéances, desdits billets; de constater également la sortie de la caisse, soit l'émission ou la mise en circulation; S» de constater, sur un registre spécial, la rentrée desdits billets, soit ceux remboursés; 4o d'enregistrer ceux retirés déûnitivement de la circulation et à cet effet annulés en vertu de délibérations; 5» enfin, de suivre et surveiller, suivant les indications et instructions des gérants, toutes les opérations concernant lesdits billets; de tenir tous registres, à souches ou autres, devant servir de contrôle, et permettant d'empêcher ou de reconnaître toute contrefaçon et toute fraude.

Bureau des consignations et marchandises, — Un chef et employés, chargés :

10 D'examiner et analyser, pour les soumettre aux gérants, les demandes adressées pour olptenir des avances sur consignations ; 2o de faire expertiser lès marchandises offertes à la consignation, et de prendre, en raison de Vévaluation, l'autorisation du gérant, sur la somme à avancer; 3» de s'entendre avec le chef du bureau du contentieux pour la rédaction de l'acte de nantissement; 40 de tenir les livres d'entrée et de sortie des marchandises consignées et autres livres de détails nécessités par lesdites opérations^ 5o de veiller à l'entretien et à la conservation des marchandises, et, s'il y a lieu^ aux assurances; 60 de s'occuper, le cas échéant, de leur vente et livraison, et

COMPTABILITÉ GÉNÉRjlLÏ. 445

de dresser les factures; d'en régler le montant avec les consignations, sous la déduction des frais et commissions; 7" d'inscrire sur un registre à ce destiné lesdits factures et règlements; S** d'examiner les demandes d'avances sur connaissements, de s'entendre avec le chef du bureau du contentieux, sur tout ce qu'il convient de rechercher^ de constater et de' connaître^ pour la sécurité, la régularité et la validité de l'opération; de faire toute correspondance à cet égard; 9» de s'occuper, sur l'autorisation des gérants, de l'exécution désordres d'achat et de vente par commission de toutes marchandises; de tenir, pour les opérations, des registres séparés de ceux concernant les consignations; lO^ de recueillir et classer les cotes concernant le cours des denrées coloniales et autres marchandises.

Bureau des rentes et actions,— Vn chef et employés, chargés :

lo De la tenue du livre d'inscription des actions de la maison ; 2o d'inscrire et faire régulariser le transfert des dites actions; S^ d'établir les décomptes et états d'émargement pour les intérêts des actions à acquitter tous les six mois aux ^ptionnaires; 4o d'inscrire les ordres de ventes et d'achats de rentes, actions et autres effets publics, donnés par les correspondants, et d'eu re« mettre la note au gérant qui les fera exécuter par l'agent de change; 5o de tenir l'entrée et la sortie de toutes les rentes, actions et valeurs , appartenant à la maison ou déposées par les actionnaires et correspondants; 6» de préparer les bordereaux et quittances, pour la perception des semestres de rentes et valeurs diverses appartenant, soit à la maison, soit aux clients et correspondants; 70 de faire délivrer, lorsqu'il y aura lieu, par le notaire de la maison et de recevoir les procurations pour vendre et acheter des effets publics; S» de recevoir et classer, dans un portefeuille à ce destiné, les inscriptions de rentes confiées à la maison, pour en recevoir les semestres; de préparer les extraits desdites inscriptions à signer par le gérant, tenant lieu de récépissé; de retirer tout reçu desdits extraits; S» de tenir les registres des opérations de bourse, soit pour les affaires au comptant, soit pouf celles à terme, exécutées pour compte des correspondants; iOo de fournir à la correspondance la note de toutes les opérations et ordres à exécuter, pour en donner avis aux correspondants; ilo de recevoir et vérifier les comptes des agents de change, avant d« les transmettre au bureau de la comptabilité générale^ pour eu passer écriture; 12o de recevoir les procurations, brevets et titres pour traitements et pensions, soit à recouvrer au crédit de divers, soit remis en garantie d'avances faites; de veiller à l'exécution des formalités pour toucher au Trésor ou autres caisses.

LivBES mvciPAVx* Livres journaux. — Pour les motifs déjà donnés tous les livres journaux sont divisés en pairs et impairs.

Pour rendre plus faciles et plus certains les reports aux grands-livres, ils sont subcUvisés en journaux d'entrée et de sortie, pour la caisse et les effets à recevoir. Il y aura :

!• Un journal dit de correspondance, pair et impair, comprenant toutes les écritures autres que celles de caisse et d'effets à recevoir. Ce journal principal sera tenu par le chef de la comptabilité. — 2" Un journal de caisse, receltes, pair et impair. —3o Un journal de caisse, dépenses, pair et impair. Ces deux derniers journaux seront tenus par l'un des employés de l'escompte. — i» Un journal effets à recevoir entrée, pair et impair. — 5» Un journal d*effets à recevoir sortie, pair et impair. Ces deux journaux seront tenus par

446 uvMB Y. caàffim m.

le chef de l'es«Mupte. Ce dernier et l'emploi^ ions ea dif«Glie& po«ft««i, tant que les opérations de la maison n'auront pat encore pris tes déTilopfements qu'elles doivent promptement avoir^ tenir les 4 livres joumfeitt eidessus; mais il est probable que la nécessité d'un employé spécial powr les rédiger ne tardera pas à se taire sentir.

Livres des comptes courants, — Il y aura des comptes ouverts aux gmiids

livres A K eiLZt intitulés M, N, son compte d'estompte, pour tous ceux

qui présenteront des effets à l'escompte^ dont le net produit sera porté à. iear crédit pour être tenu k leur disposition. Cette catégorie ne figurera pas tmr les livres des comptes courants, on n'y inscrira que les crédits spéciaux el ka relations de banque et les dispositions respectives du correspondant qui est dehors.

Les livres de comptes courants seront divisés en quatre : deux pour les noms de la lettre il à iC et deux pour ceux de la lettre I à Z. Les deux premiers de i4 à JT seront tenus par le chef de Tescompte, qui devra les arrêter tous les trois mois en intérêts, commissions et changes. ~Les deux derniers livres de I. à Z seront tenus par l'employé mus sa direction qui devra également les arrêter tous les trois mois.

Grands-uvres. ~ Il y aura un employé chargé des reports aux grandsb'vres divisés eu quatre et d'établir les balances semestrielles.

!. Grand-livre des comptes généraux, — Le grand- livre des comptes généraux contiendra notamment les comptes ci-après; savoir :

Actif. — 10 Le compte capital ; 2» le compte de caisse ; 3° le compta de Banque de France; 4° le compte d'effets à recevoir; 5" le compte d'effets sur l'étranger; enfin tous les comptes de rentes, d'actions diverses et de valeurs qui feraient momentanément partie de l'actif, soit comme placement, soit comme provenant de nantissements ; 6° le compte de frais de premier établissement. Ce compte doit être crédité d'un amortissement annuel.Ce livre contiendra en outre les comptes transitoires de celui de profits et pertes qui doivent être transportés au débit de ce dernier compte à chaque balance se** mestrielle tels que : 7» frais de commerce; 8o appointements; 9<> compte de courtage.

Fasaif. — 10« Compte d'effets à payer; U* fonds capital réalisable ; 12» capital de garantie et de réserve; 13' intérêts et commissions. Ce dernier compte à transporter au crédit de profits et pertes lors de la balance semestri(3lle; 14^ compte de profits et pertes; 15o compte de réserve, etc

II et lll. Deua, grands-livres de il à iC et de I a /. Ces deux grands-livres sont destinés aux reports des articles relatifs aux comptes d'escomptes et aux' comptes courants. •

IV. Un grand- livre divers. Ce grand-livre est destiné aux reports des articles^ concernant des effets escomptés, et aux reports de toute opération accidentelle immédiatement soldée.

Livres auxiliaires. — Entrée et sortie des effets. — Un chef pour diriger rentrée et la sortie des effets, et surveiller le pointage et l'inscription sur le livre d'entrée des effets sortis. — Trois employés sous sa direction .

Entrée, Dès que le chef de l'escompte aura terminé le calcul des borde* reaux présentés à l'escompte, il apposera sur les effets remis par chaque cUeut une fiche préparée à cet effet indiquant le nombre d'effets, le remettant à créditer et le montant brut des effets 4U'il remettra au chef de rentrée.

Ce dernier devra vérifier et coter lesdits effets^ c'est-à-dire s'assurer si 1a

GOMPTABorrà GiNteàUs. 44T

wœflBctn tottiM lettres Mt tDafome 4 la loimiM en chlflfres, et d&sdceeiii la fNMer à r«ncre roilge ainn que l'échéance. Qoand lefteflMa i<mt payables en provifMB, il doit répéter en encre ronge et en tète la ville et le départeaieot. Il doit remplir, s'ils étaient restés en blanc, les endos qni précéderaient la signature du remetUnt : il doit également, après qu'il a rérifté que la dernière signature est <«lle indiquée sur la fiche à créditer, remplir au moyen de la griffe l'endos au nom de la maison.

Ces examens et vérifications étant terminés, il doit classer les fiches aooompagnées des effets par lettres alphabétiques, quant aux noms, de A à f et de I à Z. Si rentrée se fait un jour pair, il se reporte au livre pair, série À y pour savoir le numéro à placer fur les effets, de j4 à K; il appose sur chaque effet la griffe destinée à recevoir la série et le numéro , ce travail terminé, il donne tous les effets dont les compte;» à créditer sont de la lettre il à la lettre JC, à l'employé chargé de l'entrée de la série A. -- Après avoir opéré de la même manière quant aux effets des comptes à créditer de h lettre £ à la lettre Z, il les remet à l'employé chargé de l'entrée de la série J?.

L'entrée terminée sur les deux livres, il retire les effets de la journée et, après avoir vérifié qu'il a un nombre égal à celui porlé sur la feuille de l'escompte, il rend lesdiu effets au chef du portefeuille.

Le chef de l'entrée et de la sortie doit noter sur les livres d'entrée, dans une colonne réservée à cet effet, le net produit des remises de chaque client, d'après les feuilles fournies par le chef de l'escompte.

Les livres d'entrée i>ont divisés en pair et impair, afin que, lorsque le jour est impair, les livres du jour pair soient disponibles pour la rédaction du livre-journal d'effets à recevoir entrée et pour le report au livre des comptes courants.

Chaque journée d'entrée a deux séries, l'une de ^4 à JT, l'autre de I à Z, pour faciliter, d'une part, les reports par les deux employés des comptes courants dont l'un, chargé du report des comptes courants de la lettre AkK, prend le livre d'entrée de cette série, et l'autre, chargé des reports de la lettre I à Z, prend à son tour le livre d'entrée de cette dernière série; et, d'autre part, les reports aux grandi-livres également divisés 'en A Kei LZ, attendu que, sur le livre-journal, tous les comptes de la lettre ii à la lettre K sont crédités à la suite les uns des autres et qu'il en est de même pour les comptes de la lettre L à la lettre Z.

Sortie. — Les livres de sortie des effets à recevoir sont divisés en deux catégories, pour les jours pairs et impairs, soit 4 livres : — 1® négociations à la Banque et à divers ; — 2» effets remis à la caisse et aux correspondants.

Avant de remettre aux employés de la sortie les effets négociés à la Banque et à divers, le chef de l'entrée et de la sortie doit vérifier s'ils sont bien par ordre d'échéances, en commençant par la plus courte : c'est ce qu'il aurait soin de faire, s'il ne les recevait pas du portefeuille ainsi classés. Il fera lui-même le bordereau des efiets sur l'imprimé fourni par la Banque. Il fera également le bordereau des effets négociés à divers banquiers. — Les livres de négociations à la Banque et à divers, ainsi que les bordereaux d'escompte préparés seront immédiatement remis aux employés de l'escompte, chargés de faire le calcul des intérêts à 3 et à 4 p. %.

Il est essentiel de recommander aux employés de la sortie de biffer le numéro de l'entrée au moment où ils inscrivent la sortie des effets.

Quant aux effets remis à la caisse pour en opérer l'encaissement, le chef de

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rentrée et de la aortie fera lol-mème le bordereau indiquant leiayearde reflet^ Téchéance et la somme. Ce bordereau contiendra les mêmes détails qne ceux qui seront sur le livre de sortie pair on impair, sauf la série et les numéros qui sont inutiles pour le caissier^auquel seront en même temps remis lesdits eiîets à recevoir.

Pointage de la sortie det effets à recevoir et annotaHon sur le livre d'en* trée. — Tous les matins le chef de l'entrée et de la sortie doit désigner deux employés sous sa direction pour faire le pointage de la sortie; c'est-à-dire, conformément à la série et aux numéros, se reporter au livre d'entrée pour remplir les colonnes destinées à indiquer la sortie, le folio et la somme. On a adopté un signe pour indiquer sur le livre de sortie que l'effet, sorti par négociation ou autrement, est annoté sur le livre d'entrée. Les mêmes employés prendront, tous les matins, le livre d'échéances-recettes du caissier, pour y noter, quant aux effets sortis, le folio (p) du livre de sortie. Us le renverront tout de suite à la caisse.

Livre des risques,-^ Ce livre des risques, destiné à constater la situation et l'importance des effets à échoir, sera tenu par le chef de l'entrée et de la sortie : cet employé établira, à l'appui de chaque feuille de présentation à l'escompte, d'âpre le litre des risques, la situation de chacun des présentateurs portés sur ladite feuille, avec indication du montant des effets à échoir par échéance.

livre des effets à payer, — Àceeptations, — Ce livre sera tenu par le chef de l'entrée et de la sortie.

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