‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 123 sur 168 · SOLDE · texte numérisé non relu

SOLDE

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En cas de réescompte des effets ou de remise en recouvrement, on peut lyouter une colonne indiquant cette espèce de sorties. Mais dès qu*on remet du papier à long terme ^ on n'a plus aucun moyen commode de constater qu'on est libre des risques de l'endossement.

Cette comptabilité^ suivie à jour, tient le banquier au courant, sûr simple inspection , de Fétat réel de ses affaires avec l'ayant compte , parce qu'elle met constamment le solde en évidence et indique d'un coup d'œil le montant des engagements escomptés ou passés en crédit au compte courant et non encore échus.

Mais ce livre n'appartient point à la comptabilité proprement dite; c'est plutôt un livre de renseignements. On peut en dire autant du Livre de Risques^ où on inscrit, effet par effets le moD* tant des endossements consentis par la maîsmi.

On peut ranger dans la même catégorie le livre dlÊchéances qui n'est qu*un livre d'ordre. Tous les jours de Tannée, dimandies et fêtes exceptés, y sont inscrits en tète des pages, à des intervalles plus on moins éloignés, suivant l'importance présumée des échéances. On donnera, par exemple, plus de pages aux 5, 10, 15, 20, 25 et fins de mois qu aux jours ordinaires, plus de pages à tel mois qu'à tel autre. En somme, ce livre est une sorte d'agenda réglé par trois colonnes de francs et centimes à droite de la page. On y inscrit d'abord, le jour même de l'entrée, le numéro de l'effet, le nom du cédant, du souscripteur ou de l'accepteur, et le montant de la somme y exprimée. Puis, au jour de l'échéance, si l'effet est payé, on en rapporte le montant dans la seconde colonne; et s'il n'est pas payé, dans la troisième. J/effet impayé est retourné le Jour même du protêt ou de la présentation, s*il est sans frais, au cédant qui en^ doit rembourser le montant ou reprendre l'effet et en donner récépissé, s'il a un compte créditeur. Dans le premier cas, il n'y a pas lieu de passer de nouvelles écritures ailleurs que sur le livret de service de caisse; dans le second, l'effet et les frais, s'il y en a, sont passés au débit du compte du cédant. Si l'effet reste à la banque, il passe sur un livre spécial d'effets en souffrance ou au remboursement.

Le Livre d'effets à payer est un journal sur lequel on inscrit, à la date de leur échéance, les billets souscrits par la maison le jour même de leur création, les lettres acceptées le jour de l'ac-

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ceptation. On n'est pas dans Tusage d'y inscrire tes avis de correspondants qui, en effet, n'engagent pas la mai8(m d'une manière formelle. Ils sont inscrits sommairement par sommes, avec les efiEets à payer proprement dits, sur un livre d'échéances réglé comme le livre d'échéances actives.

Par une exception remarquable, le livre d'effets à payer est tenu à l'inverse des autres; le crédit est inscrit à gauche et le débit à droite, parce que ce livre est effectivement la reproduction de ceux des porteurs d'engagements de la maison dont le crédit constitue le débit de la maison et réciproquement.

Enfin Ton sépare ordinairement le compte Profits et Pertes en frais généraux de commerce et agios actifs ou passifs, changes et commissions. De là deux livres spéciaux, sur le premier desquels sont portés les appointements des employés, les réparations ou le loyer, les frais de bureau, d'entretien du mobilier, etc. Sur le second viennent se placer les escomptes, commissions et changes perçus ou payés par la maison.

On comprend qu'il est facile de subdiviser en un très-grand nombre de livres, selon les matières et les besoins du service, tous les livres que nous avons énumérés. Le journal d'effets à recevoir peut être scindé, par exemple, par la distinction des effets sur place et des effets sur le dehors ou l'étranger, des effets sur nantissement de marchandises ou sur dépôt de titres, soit de rentes, d'actions ou autres valeurs.

En réduisant les livres auxiliaire» à leur expression la plus simple, on trouve quatre journaux, correspondant aux quatre grands comptes généraux : Caisse, Effets à Recevoir ou portefeuille. Effets à Payer et Profits et Pertes. Ces livres sont plus on moins divisés, selon que la maison passe un nombre d'articles plus ou moins considérable; mais ces subdivisions ne changent point le caractère de ces livres et n'altèrent en rien Texactitude de la comptabilité.

Le livre d'entrée des effets ou des numéros, celui de sortie, les deux livres d'échéances actives ou pas sives, le livre des risques ne sont que des livres d'ordre ou de renseignements généraux. Ije livre d'^itrée se subdivise, pour la facilité du travail, par ordre alphabétique. Ainsi on inscrit sur un même volume les effets sur lesquels le nom du cédant comm<3nce par les lettres

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de A à K, el (hun un autre, les effets où le nom du cédant eom* menoe par des lettres de L à Z ; et, s'il le faut, rien ii*est plus facile que de subdiviser encore ces deux volumes. Les mainsfour rantes des quatre grands comptes peuvent être tenues par pair et impair, c'est-à-dire divisées en deux volumes : sur le premier sont inscrites les opérations des jours impairs du mois, 1, S, 5, 7, etc.; Vautre reçoit les opérations des jours pairs. Par ce mojen, on a Tavantage de pouvoir relever, à la comptabilité générale, les opérations de la veille, sans embarrasser les employés qui tiennent les mains-courantes et qui travaillent sur le livre pair, lorsque la comptabilité relève le livre impair et réciproquement. Journal. Ce livre est réglé, comme dans le commerce, par une ou deux colonnes simples à gauche de la feuille sur lesquelles (m inscrit en regard de chaque article le numéro de la feuille de la main-courante à laquelle il se rapporte et le folio du livre des comptes courants; le premier de ces chiffres est mscrit au moment où on fait le journal; le second, lorsqu'on le relève au livre des comptes courants. A droite de la page sont deux colonnes de caisse. Dans la première, on inscrit en détail les sommes entrées ou sorties, et ou reporte en un seul article, à la seconde, le total qui doit être inscrit à un seul compte au Grand-livre.

Les articles établis sur le journal sont destinés à une double dassifiication; au livre des comptes courants, ils sont détaillés quant aux personnes ; au grand-livre ils sont résumés dans leurs résultats sous le chef des comptes généraux. Dans l'inscription des articles on peut donc négliger les détails qui ne se rapportent pas directement aux personnes et porter en résumé et par groupes tout ce qui se rapporte à la comptabilité intérieure sur laquelle les mains courantes fournissent toujours, au besoin, tous les renseignements désirables. Ainsi pour l'inscription des effets d'un bordereau, il suffît d'indiquer le nom du cédant, Téchéanoe et le " lieu de paiement, c'est-à-dire la base des calculs relatifs au change ou à l'escompte. Ënf^re peut-on se pasi^r de ces détails si, comme plusieurs maisons bien tenues, on a une main-coùrante pour les bordereaux, sur laquelle sont établis les dianges, commissions, etc., et si on a le soin de remettre chaque fois sur le livret de rayant compte, ou sur une feuille volante qu'on lui r^met, le résultat détaillé de la négociation. £a ce eaHy il suffit d'in-

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