‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 142 sur 168 · BIS. CHANGES · texte numérisé non relu

BIS. CHANGES

centimes. On voit tout d'abord que cette expression ne veut pas dire que la monnaie de compte soit la plus employée dans les paiements et rec<^ttes, car en France le centime est rare et la pièce de 1 fr. n*e8t employée que comme appoint de la pièce de 5 {r. Celle-ci prévaut dans rusage^ mais non dans les écritures, parce qu'en effets la pièce de 1 fr:, qui a moins de valeur et qui se sub* divise décimalement en centimes, est infiniment plus commode dans les comptes. L'Angleterre compte par livres, shillings et pence : sur Ips livres de commerce, chaque colonne de caisse se compose donc de trois compartiments; et comme la livre se divise en 20 shillings et chacun de ceux-ci en 12 pence^ il faut souvent faire des réductions qui sont bien plus compliquées que celles qui résultent du système décimal. Ajoutons que la dernière subdivi* sion, le dernier équivalent , le denier où penny> de 10 centimes environ, ne permet pas, aussi bien que le centime, de rapprocher les comptes de Texactitude mathématique.

. La monnaie de change est celle qui est employée dans Tévalua* tion du change avec les monnaies étrangères. Autrefois il n*était pas rare que la monnaie de change fût différente de la monnaie de compte et de la monnaie réelle. Naguère encore, dans la cote du change entre Paris et Amsterdam, on employait Tancien écu de 3 livres dé France qui n'existait p ùs, ni comme monnaie réelle, ni comme monnaie de compte. Pourquoi? parce que telle étaitrbabitude. Mais chaque Jour ces distinctions de monnaies diverses qui surchargeaient la mémoire des employés de banqusK et embarrassaient quelquefois la comptabilité, tendent à disparaiue et l'unité s'établit. Eu France^ par exemple, le franc est à la fois monnaie réelle, monnaie de conîptè et monnaie de change, de même qu'en Angleterre la livre sterling et ses subdivisions.

Souvent la monnaie de compte est, soit une monnaie de ban • que, soit une ancienne monnaie réelle, hors cours, niais qui s'évalue, par un chapge tacite, en monnaie réelle et courante.

Voici un tableau des monnaies de compte employées sur les principales places de commerce : les villes de la Suisse, des États Sardes, du duché de Parme et de la Belgique n'y figurent point, parce qu'elles ont la mènie monnaie de compte que la France; Buenos Aires, Val paraiso et les autres places de TAmérique du sud ont presque toutes conservé l ancienne piastre et comptent comme Mexico.

lï

•ïaSEI;5Sïg83J!3S»5«SS;SgS8SSS

Page 1