‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 147 sur 168 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES ARBITRAGES

Les arbitrages de banque ont pour but de trouTer la voie la plus avantageuse pour tirer ou pour . remettre des lettres de change sur les places étrangères. On donne à cette opération le nom d'arbitrage parce que en s'y livrant le banquier fait un choix.

Il y. a des opérations d'arbitrage qui naissent directement de celles du commerce de marchandises lui-même ; il y en a qui sont lobjet d'un commerce spécial très-légitinie. Dans les premières, il s'agit de tirer oii de remettre, c'est-à-dire de recouvrer une somme déterminée ou de la payer aux conditions les plus ai^antageuses. Dans les autres, on spécule directement sur le cours des changes, avec liberté, sans être tenu par aucun engagement de recouvrer ou de payer, ou, en d'autres termes, de tirer ou de remettre.

1^ Cas où il s'agit de Urer ou de remettre une somme déterminée.

S'agit-il de tirer sur Londres, ou, en d'autres termes, de recouvrer une somme à Londres, on cherche si par quelque voie indirecte la lîVre sterling produira un plus grand nombre de francs que par la voie directe, ce qui se fait par le change indirect de la livre sterling avec diverses places, ou même en échangeant la livre sterling contre une autre monnaie, celle-ci contre une troisième et celle-ci en francs En prenant l'exemple déjà cité ci-dessus, où la livre sterling vaudrait 25 fr. 13 à Hambourg, tandis* qu'elle ne vaudrait que 25 fr 05 à Paris ou à Loudres, il serait plus avantageux de négocier la traite sur Londres à Hambourg et d'en reprendre le niontant en papier sur Paris au change de 190.

S'il s'agissait, au contraire, de remettre, c'est-à-dire de payer à Londres, il serait plus avantageux de remettre directement que de prendre la voie de Hambourg.

En termes généraux, lorsqu'on a besoin de tirer; on cherche.

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d'après le cours des cbanges^ quelle est la place sur laquelle la monnaie que.Fon veut vendre se vend le plus cher^ et lorsqu'il s'agit de remettre, c'est-à-dire de payer, on cherche, toujours d'après le cours des changes, quelle est la place sur laquelle la monnaie que l'on doit est à meilleur marché. En un mot la question est toujours d acheter au meilleur marché et de vendre au meilleur prix que Ton peut.

Dans toutes les opérations relatives à ce que Ton appelle le premier cas des arbitrages, il ne s'agit que de comparer le résultats de divers changes indirects et de choisir le plus avantageux.

Soit une somme de 1,000 livres sterling à payer de Paris à Londres. Il s'agira de Ty payer au meilleur marché possible, de vérifier si, par une voie indirecte, par l'intermédiaire de telle ou telle place de commerce, on pourrait éteindre la dette de 1,000 livres en déboursant un moindre nombre de francs que par le change direct, par l'achat, sur la place de Paris, d'une lettre sur Londres.

Les cours sont cotés ainsi qu'il suit :

Cours du change.

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