‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 2 sur 168 · PRÉFACE. TU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. TU

plète de la banque fondée sur l'observation des faits, et qui, partant des définitions et des généralités économiques, allât jusqu'à la description d'un compte courant et à l'arithmétique d'un arbitrage. Ai-je réussi? Il y aurait présomption à l'affirmer. Lorsqu'il s'agit d'embrasser dans son ensemble et dans ses détails un art multiple, varié, changeant suivant les temps et les pays, il est difficile de ne pas commettre beaucoup d'omissions et au moins quelques erreurs. Toutefois, tel qu'il est, j'espère que ce livre, dont les déductions sont fondées sûr la méthode éprouvée des sciences physiques , contient un assez grand nombre de principes certains, de vérités démontrées, et de faits concluants pour pouvoir être utile.

Peut-être encourra-t-il des reproches de deux sortes : les économistes jugeront sans doute que les principes généraux y sont trop brièvement exposés, que la nomenclature, au moins en ce qui touche au capital, n'y est pas assez respectée; les praticiens, au contraire, penseront peut-être qu'il ne contient pas un assez grand nombre de définitions et de détails techniques.

C'est qu'en effet le but de ce livre n'est ni d'enseigner l'économie politique, ni de fournir un répertoire des connaissances de détail dont telle ou telle branche de la banque peut avoir besoin. Des ouvrages excellents ont été faits sur l'une et sur l'autre matière ; il ne restait qu'à indiquer en quelque sorte le point de jonction et d'alliance où l'économie poUtique, la comptabilité et l'arithmétique se rencontraient pour former un art, l'art du banquier.

Les principes fondamentaux énoncés en cet ouvrage et qui en constituent en quelque sorte l'individualité, ne sont point empruntés directement aux Uvres. Mais j'ai tâché de profiter des discussions et des publications qui ont eu lieu soit en France, soit à l'étranger, sur la matière si délicate et si étendue du crédit public et privé. Galatin et Carey, en Amérique, Ricardo, Tooke et Parnell, en Angleterre, ont jeté de vives

Vlil PRÉFACE.

lumières sur la théorie générale du crédit. C'est un devoir pour TBoi de signaler les excellents travaux de M. Wilson dans VEcmomist, Fhistoire deLawson et surtout les divers ouvrages si éminemment empreints de vues pratiques de M. Gilbart. Ce livre est destiné à des hommes habitués soit à Téiude, soit à la pratique des affaires, dont le temps est précieux et qui connaissent au moins Péconomie politique, la comptabilité et l'arithmétique. Il convenait donc d'être bref, de ne pas remonter sans cesse aux éléments, et de ne pas se laisser aller aux développemeiits. J'ai essayé de me conformier à cette règle.

Paris, 22 décembre 1861

En accueillant avec faveur la première édition de cet ouvrage, le public m'a inaposé le devoir de fairemieux. J'ai essayé d'améliorer cette seconde édition en profitant des critiqués bienveillantes dout.mon travail a été l'objet, en rectifiant quelques erreurs, en comblant quelques lacunes. Ainsi, toute lapartiede ce livre qui se rapportait aux opérations de Bourse, aux banques de placement et de spéculation, a reçu dans cette édition de nouveaux développements. J'y ai joint aus^ des détails nouveaux sur les banques Belges et Piémoniaises, sur les banques d'échange et sur l'organisation générale de la comptabilité* \

Je dois adresser ici mes remercîments aux personnes qui ont bien voulu me donner des avis et des renseignements, et m'adresser des comptes rendus de banques par action de France où du dehors. En matière de banque les docunaenls positifs ont toujours une grande valeur pour l'écrivain, et ils lui sont utiles^ lors même qu'il ne serait pas assez habilô pdur s'en servir directement.

. Pàrî», 22 Juin 1853,

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