CHAPITRE m
LES DBPOTS.
I^s changeurs ou banquiers de l'antiquité ne se bornaient pas au commerce des monnaies ; ils les prêtaient pour un temps plus ou moins long et recevaient eux-mêmes en dépôt les fonds des particuliers pour s'en servir et les faire valoir. A Athènes, ils jouissaient d'une telle réputation de probité, qu'ils ne donnaient pas même de reconnaissance des fonds qu'on leur remettait en dé^ôt, et qu'ils étaient crus sur parole. Ils recevaient^ au contraire, de ceux auxquels ils prêtaient, une reconnaissance ou billet^ )^eipoYpa<pov, qu'ils gardaient en portefeuille ou négociaient quelquefois aux capitalistes, suivant leurs besoins.
De nos jours aussi le banquier n'opère pas seulement sur ses capitaux : ceux qui lui appartiennent en propre ne forment le plus souvent qu'une portion médiocre de ceux qu'il met en mouvement. 11 reçoit les fonds disponibles des capitalistes, et s'en sert dans ses opérations.
Les conditions auxquelles les capitaux viennent se placer en dépôt sont très- variées, suivant les usages locaux et les convenances particulières; ces conditions établissent avec les capitalistes des rapports qui exigent, de la part du banquier, beaucoup de soin, d'attention et de vigilance.
Les oiipitaux remis en dépôt sont remboursables sur demande ou à terme prévu.
Dans le premier cas, le banquier, placé sous le coup d'une demande imminente, ne peut engager les fonds ainsi déposés que pour un temps très-court et avec précaution, de manière à parvenir, sans trop de peine, à les retrouver au besoin.
Les capitaux remboursables à une époque déterminée ofi&ent pbis d'avantages au banquier, parce qu'il a une base de tempK