‹ Traité théorique et pratique d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 32 sur 104 · Enfin, adv. d'ordre mod. est s.-ent · texte numérisé non relu

Enfin, adv. d'ordre mod. est s.-ent

Exercices.

I. 1. La Nouvelle-France conservera-t-elle quelques débris de la nationalité française ? 2. La Louisiane, l’ Acadie, l’Illinois, le Michigan sont devenus Anglais ; seul sur ce continent, le Bas-Canada a gardé la langue, les mœurs et les coutumes de la vieille France. 3. Placée sous un climat salubre mais sévère, ne pouvant jouir des avantages de la navigation que

endant la moitié de l’année, à sa naissance harcelée par es attaques incessantes des cinq nations iroquoises, la colonie française du Canada a eu à lutter longuement et péniblement, pour se maintenir sur le sol de la patrie. 4. Plus tard, en passant sous le joug de l'ennemi le plus constant de la France, nos pères purent un instant croire que c'en était fait de la nationalité canadienne. 5. Eh bieu ! malgré le mauvais vouloir de quelques gouverneurs, et les persécutions sourdes des mignons du pouvoir; en dépit des calomnies, des injustices, des insultes dont elle a été abreuvée, la population franco-canadienne s’est soutenue, s’est multipliée, et a pris sa part des progrès matériels, en conservant pré-

int.

ris

1e8 ais

cieusement sa foi, sa langue et ses institutions. 6. Bien des fois en la voyant se relever fraîche et forte, à la suite des succès obtenus par ses ennemis politiques, on aurait pu répêter ces paroles: ‘Cependant on roule, et lorsqu'on pense être au fond d’un précipice, on se trouve debout.”

IT. 1. La Providence a amorti les coups dirigés contre la population canadienne, lorsque celle-ci ne se comptait que par centaines ; aujourd’hui, huit cent mille Canadiens, unis par les liens les plus étroits, ont le droit de s’ayneler frères. 2. Rejeter l'héritage que nos pères ont soigneusement gardé pour nous, serait une ingratitude à leur mémoire, et une trahison envers les générations futures; désespérer de le pouvoir conserver, serait méconnaître la protection du Dieu qui a veillé jusqu’à présent sur nos destinées.

III. 1. Fable arbrisseau transporté des bords de la vieille France sur la terre vierge de l’ Amérique, l'érable planté par Champlain a jeté de profondes racines dans le sol du Canada ; souvent battu par les tempêtes et attaqué par ia hache du bûcheron, il s’est redressé après chaque orage, ses plaies se sont guéries, sa tête s’est couronnée d’un feuillage plus vert et plus vigoureux ; aujourd’hui, dans la force de l’adolescence, il promet d'étendre encore longtemps son ombre tutélaire, sur le promontoire de Stadaconé et sur les eaux du majestueux Saint-Laurent.

J. B. À. Ferrann, Ptre.

I. 1. Si l’on envisage l’histoire du Canada sous l’aspect religieux, on voit d’abord se présenter à nos regards ces c .irageux missionnaires allant au milieu des hordes sauvages, dans les forêts les plus profondes, prêcher une religi n de charité et d'amour, adoucir les mœurs sauvages des barbares, abolir leurs atroces coutumes, civiliser enfin et aider la France dans son désir de faire un centre de civilisation dans cette partie de l'Amérique.

IT. 1. Ce sont ces martyrs qui, en allant verser leur sang pour évangéliser ces peuplades barbares, découvraient de nouvelles terres, de nouveaux fleuves, de nouveaux pays ; ce sont eux qui donnaient de nouveaux prosélytes à la religion et de nouveaux alliés à la France. 2. C’est à leur zèle et à leur dévouement, ainsi qu'à ceux de généreux catholiques que nous devons les grandes institutions religieuses et d'éducation dont nous sommes fiers aujourd’hui,

III. 1. Si l'on passe au caractère guerrier, nous rencontrons le hardi pionnier qui, après être venu s’établir bravement en Canada à la suite es missionnaires, abattre les forêts vierges, féconder de son sang et de ses sueurs une terre qu’il veut léguer à ses descendants, va, aussi soldat que cultivateur, se joindre aux jours du danger aux troupes régulières pour refouler les sauvages au fond de leurs forêts, faire craindre, respecter et admirer notre nom, et aider à remporter ces victoires qui jeitent un brillant reflet de gloire sur notre race et couronnent le front de la nationalité canadienne de cette auréole ineffaçable et éternelle de bravoure, auréole conquise sur ces terrains immortalisés par un sang généreux et qui ont noms Carillon, Oswégo, Plaines d’Abraham.

Page 1