‹ Traité théorique et pratique d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 33 sur 104 · C. J. L.-LAFRANCE · texte numérisé non relu

C. J. L.-LAFRANCE

Instituteur.

I. 1. Dans nos chants populaires, le caractère personnel, le moi humain trouve son expression dans le rhythme mesuré. 2. Mais, même lorsqu’ilne chante que ses joies, ses peines, ou des sujets d'amour, d'aventures, de combats, etc., le paysan, le colon ou le voyageur canadien entend toujours la grande voix de Dieu dans les champs qu'il cultive, dans la solitude des bois, sur le fleuve géant ou sur les lacs immenses; les plus belles fêtes auxquelles il lui est donné d’assister sont toujours les fêtes de l’église ; son âme, peccable sans doute, ne connaît pas la hideuse incrédulité ; un sentiment religieux accompagne toutes ses actions, parle à sa conscience ; il pense à Dieu dans les jeux de la veillée comme dans le travail; la prière entre un peu dans toutes ses actions. 3. De là, dans ses chansons, l'infini, le permanent, à côté du fini, du passager ; de là le rhythme majestueux, insaisissable du plain-chant à côté du rhythme tangible, mesuré de la musique moderne. (Chansons populaires du Canada).

ERNEST GAGNox, Professeur de Musique.

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