‹ Traité théorique et pratique de droit pénalChapitre 14 sur 141 · NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR VICTOR MOUNIER. XXI · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR VICTOR MOUNIER. XXI

étrangères, soit dans les recueils des Sociétés savantes et Académies dont il faisait partie ; ses publications sont en si grand nombre que nous ne pouvons les analyser ici. Qu'il nous suffise de rappeler qu'aucun sujet ne lui demeura étranger et que, loin de se cantonner dans Tétude du Droit pénal, son esprit, avide de s'instruire et de communiquer sa science, était à la recherche de tous les problèmes intéressants des sciences, de Thistoire, de Fart et de la littérature. C'est ainsi que tantôt il recherchait les traces de l'usage de la boussole au treizième siècle, tantôt il comparait le Menteur et le Cid de Corneille à certains drames espagnols et vengeait notre poète des accusations de plagiat lancées contre lui ; l'histoire était l'objet de ses études, non seulement dans ses rapports avec le Droit pénal, lorsque par exemple il entretenait les Sociétés savantes de Toulouse des pénalités anciennes, mais encore dans les faits étrangers à cette science, et c'est par une étude historique qu*il a terminé la longue liste de ses publications, en recherchant si Anne d'Autriche et Mazarin étaient secrètement mariés ; l'art lui-même était l'objet de ses préoccupations dans une étude présentée, en 1871, à l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de notre ville sur l'acquisition de la propriété des objets d'antiquité et des pièces auxquelles s'attache un intérêt scientifique, étude qu'Userait intéressant de rapprocher de la loi récente du 30 mars 1887 sur les monuments historiques.

J'ai cherché à rappeler dans ces quelques pages les priticipaux traits de cette existence si bien remplie et qui s'est écoulée, pendant quatrevingt-huit années, dans l'amour de la science, la pratique du bien et le dévouement à la jeunesse studieuse. Je n'ai pu analyser tous les travaux de Molinier. J'ai voulu seulement retracer la physionomie si s>inpathiquc « de ce savant doué d'une haute raison, d'un cœur noble, d'un goût délicat, dont la sagesse et la vertu n'avaient rien d'austère, qui, faisant de la bonne humeur l'accompagnement naturel de la bonne conduite et de l'aménité l'ornement de la vertu, avait le caractère le plus égal en même temps que le plus sûr, un commerce plein de charme où il portait la douce gaieté d'un homme de bien qui est content de lui et veut être agréable aux autres. » Nous pouvons dire de lui, en terminant, ce que M. Mignet a écrit sur un célèbre moraliste et historien : « Après avoir pensé en philosophe, écrit en moraliste, agi en citoyen, vécu en sage, fini en chrétien, notre vénéré collègue comptera parmi les meilleurs des hommes et les plus respectables.

Gkobges VIDAL.

NOTICE BIBLIOGRAPHIQDK

DBS

Page 1