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DE LA FENAISON

Le meilleur temps pour faucher le mil c’est lorsqu’il est en fleur ; ce qui sera généralement le cas entre le 10 et le 20 de juillet. On doit alors le faucher le plutôt possible. On doit observer la même règle quant aux autres herbes cultivées ou spontanées, destinées à faire du foin.

Les fermiers qui ne fauchent pas leurs propres prairies, trouveront le plus de profit à faire faucher à prix fait par acre. Dans le Bas-Canada ce prix est généralement pour des prairies de mil ou d’herbe, non cultivées de 2s. à 2s. 6d. par acre sans nourriture ; pour de fortes prairies où il y a beaucoup de treffle le prix de la fauchaison est souvent du double. Dans le Haut-Canada le prix est aussi plus élevé. Lorsque l’herbe est toute debout, un bon faucheur fera dans sa journée un acre et demi et peut-être deux; mais j'ai vu de bons faucheurs ne faire dans leur journée pas plus d’un demi arpent de treffle épais. Les faucheurs devraient commencer leur ouvrage à la pointe du jour, afin qu’ils puissent se reposer pendant les grandes chaleurs, et travailler ensuite bien avant dans la soirée ; l’herbe se coupera mieux le matin et le soir, que pendant les chaleurs du jour.

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Premier jour.—Toutes les herbes fauchées avant midi seront le même jour également étendues sur toute la surface du terrain. Cela’ devrait se faire avant diner. En suivant cette méthode régulière d’étendre l'herbe destinée à faire du foin, celui-ci sera d’une meilleure qualité, et vaudra plus au fermier et à l’acheteur. Lorsqu'on luisse l'herbe en tas, la surface est séchée par le soleil et le vent, pendant que la partie intéieure ne l’est pas, mais bien flétrie et d’une couleur differente. Dans ceclimat, 1e foin étendu avant midi devrait être soigneusement retourné Paprès midi, s'il fait bean, et ramassé, mis en rang et formé en veillos tes bien faites vers 3 ou 5 heures. Je trouve qu’une forte rosée tombant sur le foin après qu’il a été étendu et partiellement séché, avant d’être mis en veillotes, lui fait beaucoup de dommage, et en change la couleur au‘ant que ferait la pluis. Les fermiers trouveront done avanageux pendant le beau temps, de mettre le soir de chaque jour en veilotes tout le foin coupé avant midi.—Deuxième jour.—{/ouvrage de ce jour commencera par étendre tout le foin fauche pendant l'après-midi du jour précédent, et tout ce qui a eté fauché ce matin. Après cela toutes les veillotes faites le soir précédent devraient être remises en rangs, mettant trois rangs de veillotes dans chaque, si cela peut aisément se faire, ratelant immédiatement entre les rangs, et mêlant la ratelie avec l’aure foin, afin oue tout sèche d’une même couieur. On tournera ensuite ces rangs une ou deux fois avant diner. Après diner, si le temps est favorable, et l’herbe rien que du mil, tout ce qui fut mis en veillotes le soir précédent et étendu pendant la matinée, peut être entré dans la grange ou mis en meules. J’ai fréquemment fait cela ; maïs le jugement du fermier doit naturellement déterminer, quand le foin est assez sec. Un jour peut faner plus de foin que trois autres, quoiqu'il puisse ne pas mouiller ces jours là ; le foin peut ne pas être également bien étendu ou tourné dans tous les cas ; ces circonstances auront une influence matérielle quant au temps nécessaire pour préparer le foin pour la grange. On doit aussi prendre soin à l’herbe étendue le matin.elle doit être retournée, ramassée, ratelée et mis en veillotes, comme on a fait le premier jour, et les mêmes opérations se répèteront chaque jour suivant de la fenaison. Il est très essentiel que lors de la fenaison le fermier ait assez d’aide pour faire l’ouvrage régulièrement. Il vaut inieux s’arrèter à faucher, que d’en faucher plus qu’on ne pourrait soigner comme il faut ; l’herbe souffrira bien moins debout qu’etant à terre, coupée, et blanchissant au soleil brûlant du jour; après avoir été exposée aux fortes rosées de la nuit. Le foin ainsi exposé ne vaut pas beaucoup mieux que la paille. La proportion des faneurs en Angleterre est de vingt personnes sur quatre faucheurs : mais on ne peut pas établir une règle certaine ; le rateler, le temps et d’autres circonstarces doivent guider le fermier dans ces choses coinme dans d’autres bien mieux que des règles établies dans des livres. Par un temps orageux et variable, il faut plus de monde que par un beau temps ; et on doit faire bien atiention de ne pas étendre plus de foin qu’on ne puisse parfaitement bien 2".anger. Le meilleur mode du fermier est pourtant de cesser de faucher dans un temps bien variable et orageux jusqu’à ce que le temps devienne sec. En Canada ce délai ne sera jamais bien long.

Dans un temps variable j’ai vu le foin mis en ce qu’on appelle des scil. letes tapées, et pris immédiatement sur la terre après lavoir fauché ; elles sont faites à la main, en petits rouleaux d’herbe fauchée et de Ja grandeur d’une botte de foin placée débout. Ces sortes de veillotes sèchent facilement, et le foin conserve sa couleur ; il vaut mieux mettre le foin en veillotes tapées que de le laisser sur la terre pendant un temps orageux, et la dépense sera plus que remboursée par la meilleure qualité du foin. De ces petites veillotes on peut ensuite faire de plus grandes,

sans l’étendre, jusqu’à ce qu’on ait un temps favorable pour achever de sécher.

Le foin se conservera bien dans des meules bien faites et bien couvertes de chaume, et assurées contre le vent par des cordes de paille rutour des bords et du sommet des meules. Celles-ci peuvent être fai:s sur des broussailles ou sur du foin inférieur ou de la paille, pour prévenir tout dommage du fond. Si le foin est bien tassé, Suffisamment, mais par trop sec, bien salé, il sera si compact qu'il ne souffrira pas plus du mauvais temps que s’il était dans la grange, excepté que la partie extérieure perdra de sa couleur.

La perte de l’herbe fraiche étant séchée à devenir du foin est de trois parties sur quatre vers le temps qu’on le met dans la grange ou en meule, et dans un mois plus tard par l’évaporation peut-être d’un vingtième de plus. En hiver ie foin souffre peu de perte. (On suppose qu'en hiver le foin pèse un huitième de plus qu’en été. Les fermiers peuvent déterminer par là quel est le temps convenable de vendre. Le mil ne perdra par la fenaison pas plus de la moitié de son poids, et quelque-fois moins. Le foin fait d’herbes naturelles ( gros foin) d’une qualité grossière, serait mieux s’il avait sué ou un peu fermenté en meulons ou en petites veillotes, avant de l’engranger. Les fibres boiseuses du foin grossier deviennent plus palatables et nutritives par ià, et sa condition comme fourrage est améliorée. La pratique de saler le foin ne doit pas étre négligee. Elle arréte la fermentation, et conservera par conséquent la couleur du foin. Les bestiaux le mangeront mieux, quand même il aurait souffert pendant la fenaison, que du foin d'une meilleure qualité qui n’est pas salé; dans ce climat il est plus salutaire au bétail, et il contribue beaucoup à empêcher le foin de perdre de son poids. Depuis un ou deux gallons suffiront pour cent bottes.

Pendant la fenaison, la présence continuelle du fermier est nécessaire, pour diriger chaque opération dans son cours, surtout lorsque la ferme est grande. Il doit trouver et ordonner de quelle manière ch = sonne doit le plus avantageusement faire son ouvrage. Un homme d’énergie tirera le plus grand avantage de chaque heure, et sauvera son foin pendant que le soleil Juit ; pendant qu'une personne d'un charactire différent, permet que son foin soit souvent surpris par la pluie et à moitié gâté, au il le laisse sur la terre jusqu’à ce que tout le jus en est évaporé par le soleil. En effet un hum. © :ndolent est peu fait pour être un grand fermier, et n’améliorera januis ses circonstances par Pagriculture en Canada.

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La deuxième crâe de l'herbe des prairies, est généralement consommée sur le champ. Dans ce climat, il y a peu d'herbe de deuxième crûe dans des saisons sèches, excepté dans des prairies situées dans des vallées ou des bas-fonds, Dans des saisons modérément moites, le produit de la deuxième crûe esttrès considérable, mais il vaut rarement la peine de le faucher pour une seconde récolte.

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