DES PATURAGES
Peu de terres du Canada peuvent être nommées d’anciens el riches pâturages. Tout terrain qui pouvait être labouré fut continué la deuxieme année en herbe. Les fermiers ont été tant attachés au système de la culture arable, qu’il n’arrivait que rarement que des pâturages devinssent vieux et riches. Il ne fut peut-être pas nécessaire qu’il en fût ainsi. Ce système pourtant a été peu favorable à amélioration du bétail ; il fut en effet impossible que le bétail pût parvenir à aucun degré de perfection dans de pauvres pâturages qu’on laissait seulement pendant une anne dans le produit spontané des prairies raturelles ou dans des pâturages qui n’étaient pas susceptibles de culture. Dans ces circonstances le bétail doit avoir dégénéré, et son amélioration est impossible tant qu’un système d'agriculture plus judicieux n’est pas introduit. J’ai exposé le projet de l’économie convertible et je crois qu’il améliorerait considérablement k nourriture des animaux, sans qu’il soit nécessaire de tenir de la terre propre à la charrue en pâturage permanent : inais pour toutes les terres qui exigent des dépenses considérables afin de kes préparer à la charrue, il sera en général plus profitable au fermier de les laisser en pâturage permanent dans un pays comme celui-ci, où l’on peut acheter abondance de bonne terre à bas prix.
Il y a diff-rentes sortes de prairies natureïles, qui, une fois améliorées ne devraient pas étre levées ; telles que les prairies aquatiques, des terres exposées à l’inondation, et des terres près des prandes villes où le produit des prairies est toujours récherché pour le paccage des animaux, et pour fournir du foin, qu’on ne peut pas avec profit porter au marché à une grande distance, par rapport à son grand volume et à son bas
rix, s Les fermes ne sont pas assez grandes, ou pas assez bien subdivisées à présent, pour que les fermiers puissent tenir leurs bestiaux de différens âges, ou destinés à différens usages, dans des enclos séparées, quoique cela serait bien à désirer, et qu’il soit essentiellement nécessaire pour l’amélioration profitable du bétail, Dans beaucoup de cas il convient de mêler les animaux ; mais le fermier devrait toujours être ? même, de les tenir tous ou en partie séparés, dès qu’il le trouve nécessaire. Les bestiaux qui doivent engraisser à l’herbe, devraient être troublés aussi peu que possible. Les mener et rarnener au pâturage avec les vaches à lait ou d’autres animaux chaque matin et chaque soir, leur fait du dommage, et il en est autant, lorsqu'on les retient dans le pâturage, quant les autres bestiaux sont ramenés à la maison, parce qu’ils s’ennuiront, de ne se reposeront, ni paîtront lorsqu’ils sont séparés des autres animaux,
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Dans chaque champ en pâturage on devrait faire provision d'eac, d’abri et d’ombre, soit moyennant quelques arbres, un des appentis transpoitatiles, qu’on peut enlever avec les bestiaux «nn enclos à l’autre. Toutes les mauvaises herbes devraient être soigneusement fauchées dans les pâturages vers le ler. de juiilet.
Il est difficile d'évaluer exactement quel nombre de bestiaux on peut bien nourrir et entretenir par acre ; celà dépend du sol, de sa richesse ou fertilité quand on a ensemencé la terre. Si ces terres qui sont favorablement situées dans des vallées fertiles, dans beauroup de parties des Canadas, pouvaient devenir de vieux pâturages, elles suppoiteraient et engraisseraient un bon nombre d’animaux sur une étendue donnée de terrain, pour payer le fermier aussi bien comme si la terre était sous la charrue, et je crois même beaucoup mieux J’espère que des résul!ats également favorables seront obtenus de la terre alternativement paccagée, selon le système de l’économie rurale convertible, si les fermiers veulent seulement tenir leurs terres dans un état constant ue fertilité, et en sémant toujours de la graine de trefle et d’herbe, s’ils veulent en faire des pâturages.